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mardi 8 décembre 2015

Did I mention I love You ? [Dimily #1] de Estelle Maskame

PKJ 2

 

  • Nom: Did I mention I love you? [Dimily #1] de Estelle Maskame
  • Lu en: français
  • Pages: 412 pages
  • Sorti le: 7 janvier 2016
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • VO: paru sous le même nom en juillet 2015

Eden, 16 ans, va passer l’été dans la nouvelle famille de son père, à Santa Monica, en Californie. Il vient de refaire sa vie, ce qui signifie qu’Eden a trois nouveaux demi-frères. Le plus âgé, Tyler, est un vrai bad-boy : séducteur, égocentrique, violent … Mais Eden décèle en lui une grande fragilité, conséquence d'un lourd passé. Fascinée, elle ne peut s’empêcher de succomber au charme de la seule personne qui lui est pourtant défendue : son demi-frère.

Un grand merci à PKJ pour l'envoi de ce livre.

Après quelques mois sans lire de romance, je dois dire que mon retour dans ce registre est raté. Je m'attendais à une histoire vraiment prenante, passionnante et pourtant... je n'ai rien retenu de ce roman. La seule chose positive que j'en retire, c'est le fait que cette histoire se lit très vite grâce à son style simple et que c'est sans prise de tête, idéal pour se détendre.

Pour le reste, je ne sais pas par où commencer. Eden, 16 ans, débarque à LA auprès de son père, 3 ans après l'avoir perdu de vue. Un gout amer en bouche, Eden n'a accepté de passer l'été avec son père que pour visiter la ville mytique. Très vite, le ton est donné: cet été, ce serait chaud, ce sera sexe, alcool, drogue et rock'n'roll. Si comme moi, vous pensiez à un scénario un peu plus creusé, notamment en ce qui concerne le lien familial, c'est franchement loupé.

Au début, ça passait, je trouvais encore le roman "mignon" dans le sens sympa. Après une centaine de pages, j'avais cette affreuse impression d'être au coeur d'une histoire à la Gossip Girl ou pire, à la Mean Girls. Si vous avez vu ce dernier, vous pouvez sans peine imaginer l'ambiance: Un trio de filles, Meghan, Rachael et Tiffani, et la petite nouvelle qui débarque, Eden. Tiffani, c'est la meneuse, l'équivalent de cette garce de Régina dans le film Mean Girls. Même sarcasme, même égoisme. Une vraie cinglée qui contrôle tout. Quant à ses acolytes, Rachael et Meghan, on ne peut pas dire qu'elles soient très perspicaces. Meghan est plutôt transparente et Rachael une vraie ivrogne.

Dans le lot nous suivons donc notre héroine. Eden, qui se vante plus d'une fois d'avoir un peu plus de neurones que ces filles mais qui les suit comme un petit chien dans le seul but de se faire accepter dans le groupe. Au début elle est assez pénible d'ailleurs, répétant qu'elle a horreur des fêtes, horreur de l'alcool, qu'elle tiendra jamais etc.... Au final, elle est la première à mentir, à découcher et à se saouler. Eden, malheureusement, n'est pas une héroine à laquelle j'ai pu m'identifier. En général, l'âge m'importe peu, il y a de ces héroines jeunes qui ont un caractère tellement charismatique qu'on en oublie leur jeune âge. Mais Eden n'est qu'une gamine, qui veut à tout prix faire comme les autres pour être acceptée. Elle en oublie souvent les conséquences, d'ailleurs.

Car ce livre ne met pas grand chose en valeur. De point de vue de l'auteure, à 16 ans, s'il faut s'amuser, autant se bourrer la gueule, pourquoi pas tester la coke et coucher à chaque soirée. Avec le même gars ou pas, qu'importe. Alcool, sexe, drogue, voilà le joli message de ce roman. Au bout de 400 pages, j'avoue avoir été lassée de ce schéma très répétitif et très peu glorieux.

Pire, les valeurs familiales sont tout bonnement bafouées, écrasées. Les parents se font avoir par leurs enfants qui mentent, qui se saoulent, qui découchent. Ils capitulent et jamais aucun d'entre eux n'utilise l'autorité nécessaire. Celle qui englobe le dialogue, la communication. Je pense que l'auteure a voulu cette ambiance uniquement pour rendre les escapades de Eden plus scandaleuses, avec un goût du risque. Pour que ce soit plus excitant.

Et pour aller plus loin, Eden s'enflamme pour son demi-frère, Tyler, qu'elle ne peut pourtant pas encadrer pendant presque la moitié du roman. Un revirement aussi inattendu, que prévisible, que moyennement intéressant. En général, je suis toujours attirée par les bad boys mais Tyler ne m'a fait ni chaud ni froid. Tel un gamin, il a le comportement d'un rebelle qui fait juste sa crise d'ado. Son pseudo passé nous est balancé en deux lignes, sans aucun état d'âme. Je n'ai rien ressenti. Ni de la compassion, ni de la tristesse. Je n'ai pas non plus ressenti d'amour ni de passion lorsqu'il succombe à Eden. La nature scandaleuse n'y a rien fait parce que pour moi, ça ne l'était même pas. 

En bref, j'ai souvent levé les yeux au ciel. Cette romance ne m'est clairement pas destinée. A presque 30 ans, je pense que j'attends autre chose des romances. Mais au fond, ce livre m'interpelle quant aux messages qu'il fait passer aux ados. Pour moi, il a toujours été facile de discuter avec mes parents et surtout, de m'amuser sans boire. De même, pour intégrer un groupe, pourquoi ne pas rester soi-même? Il y avait du potentiel quant à certains sujets à développer mais au final, il y a très peu de valeurs dans cette histoire, pour beaucoup de superficialité. 

La fin rattrape heureusement un peu le reste et pique notre curiosité quant au second tome. A voir si l'auteure prendra plus de risques et creusera plus son récit pour lui donner plus de consistance et surtout, pour qu'il puisse transmettre un peu plus de valeurs et de respect.


jeudi 3 décembre 2015

Je t'ai rêvé de Francesca Zappia

je t'ai revé

 

  • Nom: Je t'ai rêvé de Francesca Zappia
  • Lu en: français
  • Pages: 442 pages
  • Sorti le: 12 novembre 2015
  • Editeur: Collection R
  • VO: paru sous le nom Made You Up en mai 2015

La folie est son quotidien, rien ne la préparait à être « normale ».
- On joue au jeu des vingt questions ?
- OK , mais c'est moi qui les pose cette fois.
- Ça marche.
- Si je devine en moins de cinq questions, je serai vraiment déçue.
Il esquisse un sourire et répond :
- Ne m'insulte pas.
- Est-ce que tu es vivant ?
- Oui.
- Tu habites ici ?
- Oui.
- Je te connais ?
- Oui.
- Est-ce que je t'ai rêvé ?

Un grand merci à la Collection R pour l'envoi de ce livre.

 Je ne savais pas à quoi m'attendre avec ce roman et j'ai été agréablement surprise. J'ai même été époustouflée par ce récit qui m'a englouti des les premières pages. Que dire, Je t'ai rêvé est très addictif et nous entraîne dans son univers particulier avec facilité.

Le sujet abordé ici est tout aussi passionnant qu'horrifiant. Alex, notre jeune héroïne, souffre d'une maladie mentale. Pour elle, différencier la réalité de l'imagination se révèle être un défi quotidien. Pour tenir le coup, Alex a quelques habitudes rassurantes: inspection du périmètre en faisant un tour complet sur elle-même et prises de photos régulières pour garder des preuves de ce qu'elle voit. A 17 ans, la jeune fille tente de se comporter comme une ado normale.

Lorsqu'elle intègre son nouveau lycée, elle fait très vite la connaissance d'un petit groupe bien sympathique: Tucker - son ami avec lequel elle bosse dans un restau -, Les triplés, Jetta, et enfin Miles. Ce dernier va vite prendre de la place dans la vie d'Alex même si elle ne s'en rend pas compte au départ. Ces personnages sont tout aussi attachants que l'héroïne. Ils lui apportent une certaine stabilité, normalité. Bien qu'elle doute toujours d'elle même, Alex peut compter sur ses nouveaux amis, en particulier Miles.

Ce major de promo est difficile à déchiffrer. Mais avec Alex, ils forment un tandem exceptionnel. Leurs échanges sont hillarants. Ils m'ont autant faire rire qu'émue, tout dépendait des moments. La complicité s'installe progressivement et j'ai beaucoup aimé cette évolution tout en douceur. Ca ne rend leur lien que plus réel et magnifique.

Je ne m'étais d'ailleurs pas attendue à une romance mais elle a été la bienvenue. Cette légèreté était nécessaire pour Alex comme pour nous, lecteurs. On en oublie un peu que notre héroïne doit batailler chaque jour et quand elle flanche, on a mal au coeur. Alex est une fille courageuse, qui en veut. Elle n'arrive pas toujours à garder le contrôle et j'ai trouvé admirable le fait qu'elle s'en rend compte et l'accepte.  

L'intrigue, liée à la maladie, est hyper prenante. Il se trame des choses au lycée et Alex va jouer un grand rôle. Alors qu'on pensait tomber dans une certaine petite routine, l'auteure amène quelques twists, choquants. J'avoue qu'une révélation en particulier m'a brisée le coeur. Je ne l'avais pas du tout vu venir. En cela, Francesca Zappia sait comment maintenir l'attention du lecteur.

De plus, elle a un style d'écriture que j'ai adoré. Très juste, réaliste, orienté jeunes, sans filtre, sincère. C'était vraiment le style idéal pour cette histoire: tantôt plus dramatique et sérieux, tantôt drôle. De même, on a parfois nous mêmes la sensation de ne plus faire la différence entre ce qui est réel ou pas. C'est très déstabilisant.

Je t'ai rêvé est pour moi un roman hors du temps qui nous fait prendre conscience de beaucoup de choses. Que la réalité n'est pas acquise pour tout le monde. Que malgré tout, il faut garder espoir. Et quand l'amour s'en mêle, on se sent toujours plus fort. Ce roman est juste magnifique. Il ne peut laisser personne indifférent. Il traite le sujet de la maladie mentale avec subtilité et finesse. Ce n'est ni de trop, ni trop peu. 

En bref, je conseille absolument ce roman. C'est un contemporain qui mérite qu'on s'y intéresse. Ce sont des personnages qui méritent qu'on partage un bout de leur histoire. 

 

lundi 30 novembre 2015

Le Feu Secret de Carina Rozenfeld & C.J Daugherty

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  • Nom: Le Feu Secret de Carina Rozenfeld & C.J Daugherty
  • Lu en: français
  • Pages: 474 pages
  • Sorti le: 12 novembre 2015
  • Editeur: Collection R
  • VO: paru sous le nom The Secret Fire en septembre 2015

Sacha est un ado français de 17 ans et il ne peut pas mourir. Il peut se jeter depuis un toit, être poignardé, se faire tirer dessus, il survivra à tous les coups. Jusqu’au jour où l’histoire et certains ennemis décident qu’il doit mourir. Pire encore, sa mort entraînera quelque chose de terrible. Quelque chose de mortel. Et ce jour se rapproche…
Taylor Montclair est une ado anglaise ordinaire, qui sort avec ses amis, et travaille dur pour réussir ses examens, jusqu’au jour où elle commence à faire jaillir des éclairs de son esprit. Elle est également la seule personne sur Terre qui peut sauver Sacha.
Il n’y a qu’un problème : les deux ne se sont jamais rencontrés. Ils vivent à des kilomètres l’un de l’autre et des forces obscures vont tout faire pour les maintenir éloignés. Ils ont huit semaines pour se trouver. Survivront-ils assez longtemps pour sauver le monde ?

Un grand merci à la Collection R pour l'envoi de ce livre.

J'étais très impatiente de découvrir ce livre. Voilà que deux de mes auteures favorites s'associaient pour nous offrir une lecture pas comme les autres. Et que vous dire! Cette écriture à 4 mains m'a complètement bluffée tellement c'était remarquable. Il y a une telle fluidité dans le récit, qu'on ne sait pas/plus qui écrit quelle partie. Un vrai régal. 

L'histoire quant à elle, comporte tous les bons ingrédients d'un YA. Au départ, cela peut sembler classique, voir même assez cliché. D'un côté une ado anglaise, première de classe, un peu coincée, trop sérieuse. De l'autre, un ado français, rebelle, qui sèche les cours et semble se foutre pas mal de ce qui se passe autour de lui. Les deux auteures prennent le temps de planter le décor et de nous présenter les personnages. C'est un peu longuet sur le début mais très vite, on se rend compte qu'il faut souvent se méfier des apparences. 

Car Taylor et Sacha portent bien plus sur leurs épaules qu'ils ne le savent. Et c'est là qu'on rentre dans le vif du sujet. Si Sacha se comporte de manière détachée, c'est parce qu'il se sait condamné le jour de son 18ème anniversaire. Comment? Pourquoi? C'est toute la question. Et quel est le rôle de Taylor? La jeune fille semble à des milliers de kilomètres de Sacha, tant au sens propre qu'au figuré. Mais quand les deux se rencontrent, d'abord virtuellement, on sent une étincelle.

L'intrigue s'accélère et avec nos deux protagonistes, on plonge la tête la première dans une histoire incroyable! Le Feu Secret a une ambiance tout à fait particulière. Avec le recul, je me suis dit qu'il serait parfaitement entré dans mon challenge halloween! Carina & CJ ont imaginé un monde fantastique, baigné de magie noire et d'ancienne prophétie. L'angoisse nous guette, l'adrénaline monte, le temps nous manque. On en fait qu'une bouchée de ce roman, tant les révélations sont intéressantes, et l'action de plus en plus présente. 

Et si le background constitue l'atout majeur de l'histoire, je dois dire que j'ai adoré Sacha et Taylor. Ils sont si attachants, si courageux, drôles aussi. Je pense m'être assez bien identifiée à Taylor, de part son côté sérieux mais qui veut bien faire et qui va dépasser ses limites pour avancer. Sacha se révèle bien plus fragile qu'il n'y parait. C'est un jeune homme déboussolé, qui ne veut pas renoncer. Sa rencontre avec Taylor constitue son meilleur espoir, si pas le seul. 

En bref, je n'étais pas loin du petit coup de coeur. La faute à un début un peu lent sans doute, bien que j'ai fini par dévorer le reste. Carina Rozenfeld et CJ Daugherty nous prouvent encore une fois combien elles sont talentueuses! Ensemble, elles font même des merveilles! J'ai très hâte de lire le second tome, car après toutes ces révélations, quelque chose me dit que les choses vont encore plus s'accélérer! Une excellente surprise, une histoire passionnante que je recommande chaudement!

mercredi 25 novembre 2015

Ma raison de vivre [Breathing #1] de Rebecca Donovan

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  • Nom: Ma raison de vivre [Breathing #1] de Rebecca Donovan
  • Lu en: français
  • Pages: 534 pages
  • Sorti le: 5 mars 2015
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • VO: paru sous le nom Reason to breathe en juin 2012 

Lycéenne parfaite, athlète accomplie aux notes maximales, Emma n’a pourtant qu’une amie, Sara, et ne sort jamais. Personne ne la connaît vraiment.
C’est ce mystère qui attire immédiatement Evan, tout juste arrivé de San Francisco. En quelques jours, il va bouleverser le quotidien bien huilé de la jeune fille, et devenir sa raison de vivre. Mais il ignore qu’en tentant coûte que coûte d’entrer dans sa vie, il la menace directement. En effet, Emma vit chez son oncle et sa tante qui la maltraitent quotidiennement, parfois jusqu’au sang. Et si elle fait profil bas, c’est avant tout pour que personne ne remarque ses nombreux bleus…

Un grand merci à PKJ pour l'envoi de ce livre.

Je suis heureuse d'avoir donné une seconde chance à ce roman. Je l'ai, en effet, depuis 3 ans dans ma PAL, en VO. A l'époque, je pense que ce n'était pas le bon moment pour moi de le lire. J'ai commencé mais je peinais, jusqu'à le mettre en pause. Toutes ces années sont passées et quand le roman est sorti en VF, mon intérêt s'est réveillé. Après lecture, je peux vous dire que j'ai adoré.

Ma raison de vivre se lit très vite malgré ses 534 pages. Je m'attendais à ce que cette lecture m'accompagne quelques jours et pourtant, je l'ai lu en 2 après midi. Impossible de le lâcher! Cette redécouverte en français m'a vraiment mieux convenue. Je me suis plongée tout entière dans ce récit poignant, touchant mais aussi extrêmement révoltant.

Ce n'est pas un secret, Emma se fait battre par sa tante. Rien que de l'écrire, j'éprouve un profond dégoût. Ce sentiment m'a d'ailleurs souvent habitée. Comment peut on faire une chose pareille? Heureusement, ces passages abominables n'étaient aussi nombreux que je m'y attendais. Cela dit, quand ils arrivent, on fait comme Emma, on retient sa respiration, on serre les poings, on souffre. Je n'ai jamais hai un personnage à ce point. Mais dans l'horreur, j'en ai aussi voulu à Emma. J'avais de plus en plus de mal à comprendre ses motivations. Certes, elle fait preuve d'altruisme mais il y a des limites. De là à mentir, à nier, à même à la protéger, elle, c'était au dessus de mes forces. Sara et Evan ont d'ailleurs gagné mon admiration car à leur place, je n'aurai pas été aussi patiente si une de mes amies vivait ce calvaire.

Parlons-en de Sara et Evan. Je les ai adorés. Ils apportent tellement de choses à l'histoire! D'abord Sara qui est une amie fantastique. On sent qu'elle est prête à craquer et agir pour protéger son amie, pour autant, elle respecte les décisions d'Emma. Sara est d'un soutien sans failles, qui permet à Emma d'expérimenter une vie d'adolescente plus ou moins normale. Et si Sara incarne la figure de l'amitié à la perfection, Evan apporte de l'amour. Ce personnage est tout aussi incroyable! Petit à petit, il entre dans la vie et le coeur d'Emma. Leur connexion est vraiment belle et ce gars là, il mérite tout le respect du monde. Protecteur, amoureux, il est aussi en colère contre ce que vit Emma. L'impuissance nous fait parfois commettre des erreurs. Mais l'honnêteté nous fait gagner l'amour. C'est beau.

Aussi, ce roman est partagé. Entre l'horreur derrière les murs de la maison et l'amitié en dehors, on passe par une myriade d'émotions. J'ai été soulagée que la souffrance ne prenne pas le pas sur le reste. Les moments au lycée apportent la légèreté dont on a besoin. Ça en devient presque banal jusqu'à ce qu'elle nous rappelle, ainsi qu'à Emma, que ce n'est pas comme ça que les choses se déroulent. 

Rebecca Donovan a une plume divine qui fait que la lecture devient vite addictive. Beaucoup d'émotions découlent de cette histoire et quand on arrive aux toutes dernières pages, c'est avec le coeur brisé. Une fin insoutenable qui nous donne juste envie de lire la suite, pour se rassurer. Et espérer. 

jeudi 19 novembre 2015

La Reine & La Préférée [La Sélection, Histoires secrètes #2] de Kiera Cass

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  • Nom: La Reine & La Préférée [La Sélection, Histoires secrètes #2] de Kiera Cass
  • Lu en: français
  • Pages: 180 pages
  • Sorti le: 21 octobre 2015
  • Editeur: Collection R 
  • VO: paru sous le nom The Queen & The Favorite en mars 2015

Ce hors-série exceptionnel vous invite à remonter le temps : des années avant America, une jeune femme de caste inférieure est déjà venue au Palais dans l'espoir de conquérir la main du Prince. Découvrez dans « La Reine » comment Amberly, une fille ordinaire, est devenue souveraine d'Illeá.
La nouvelle exclusive « La Préférée » vous révèle les coulisses de l'histoire de Marlee : si America a longtemps hésité entre Aspen et Maxon, sa meilleure amie, elle, a su immédiatement ce qu'elle voulait... ou plutôt qui elle voulait. Quitte à tomber en disgrâce.
En bonus, Kiera Cass revient sur ce qu'il est advenu des autres candidates de l'Élite, et sur bien d'autres choses encore...

Un grand merci à la Collection R pour l'envoi de ce livre.

J'aime bien l'univers de La Sélection. C'est un peu une lecture doudou, qui reste mignonne, avec des personnages attachants. Ces deux nouvelles me rendaient curieuse, en particulier celle consacrée à Amberly, la reine. Dans cette nouvelle, on fait la connaissance de la jeune femme lors de sa participation à la Sélection.

C'est probablement le plus intéressant car on découvre un peu la vie à cette époque et surtout on se rend compte comment le roi Clarkson s'est peu à peu forgé ce caractère froid et distant. Clarkson est un jeune prince qui tente de garder la tête haute malgré le déchirement permanent de ses parents. Le jeune homme montre peu ses sentiments et n'inspire aucune sympathie. De même que la Sélection qui se révèle tendue et ennuyeuse, la faute à la Reine Abby, exécrable.  Dans ce méli-mélo, Amberly semble néanmoins sure d'une chose: elle aime Clarkson de tout son coeur. Son amour est aveuglant, c'est très beau. Heureusement que le Prince s'en rend compte assez rapidement. Cela étant dit, je n'ai pas compris ce qu'elle lui trouvait, tant ce personnage est distant. 

La Préférée met en vedette Marlee, au temps de la Sélection d'America. Rien de bien neuf sous le soleil, Kiera Cass ayant choisi le moment de haute trahison pour revenir sur ce personnage. On revit donc la punition sur la place publique du point de vue de la jeune femme ainsi que ses maigres souvenirs sur sa rencontre avec Carter. Pour le coup j'ai trouvé que c'était très superficiel même si ces deux là sont attachants et surtout....très amoureux! La suite n'est pas très surprenante, elle apporte juste quelques détails sur la vie du couple jusqu'au couronnement de Maxon et l'abolition des castes. 

Ce receuil de nouvelles est pour moi un plus pour les fans de la série, et permet de compléter ainsi sa collection. La nouvelle consacrée à la reine reste le point fort, car elle apporte une nouvelle perspective à cet univers. Pour le reste, cela reste très sympathique mais pas non plus indispensable.


mercredi 18 novembre 2015

November 9 de Colleen Hoover

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  • Nom: November 9 de Colleen Hoover
  • Lu en: anglais
  • Pages: 310 pages
  • Sorti le: 10 novembre 2015
  • Editeur: Atria books
  • Niveau de compréhension VO: facile 
  • VF: aucune information pour le moment

This is a love story between a guy (me) and a girl (Fallon). 
I think. 
Can it even be considered a love story if it doesn’t end with love? 
Mysteries end when the mystery is solved. 
Biographies end when the life story has been told. 
Love stories should end with love, right? 
Maybe I’m wrong, then. Maybe this isn’t a love story. If you ask me…I’d say this might even be considered a tragedy. 
Whatever it is—however it ends—I promised I would tell it. So without further ado.
Once upon a time…I met a girl. 
THE girl.
 

Les romans de Colleen Hoover, je les lis les yeux fermés. J'ai aimé chaque lecture et je m'attendais de nouveau à tomber amoureuse avec cette nouvelle histoire. Et bien que j'ai trouvé ce livre très bon, j'en ressors un peu déçue, choquée même. Colleen Hoover va plus loin avec November 9 et j'avoue que c'est avec un certain soulagement que j'ai terminé ma lecture.

Le début me plaisait pourtant énormément. On fait la connaissance de Ben et Fallon. Très vite, on se rend compte que la date du 9 novembre va être déterminante pour ce roman. C'est en effet en ce jour que Ben rencontre Fallon. La jeune femme de 18 ans est sur le point de déménager à New York pour démarrer une nouvelle vie, après son terrible accident. Alors qu'elle pensait passer son dernier jour à faire sa valise, c'est avec ce mystérieux Ben qu'elle restera jusqu'à son départ.

Entre les deux, on sent une connexion immédiate. Insta-love comme diraient eux-mêmes les personnages, bien qu'ils détestent cette expression. Ben et Fallon développent une attraction si évidente qu'elle fait mal, surtout quand la demoiselle part à l'autre bout du pays. Pour ne pas perdre tout contact, Ben lui propose de se voir chaque année, à la date du 9 novembre, sans toutefois interagir tout le long de l'année. 

Colleen Hoover nous embarque dans une histoire originale, qui se déroule sur plusieurs années, toujours à la même date. On voit les personnages grandir, évoluer. On apprend aussi à les connaître. La première partie du roman est magnifique. J'ai tellement aimé la connexion de Ben et Fallon, qui se comprennent sans dire un mot et pourtant, ils ne se voient qu'un jour sur l'année. Plus on progresse, plus les événements deviennent lourds. Ben traverse des moments difficiles, tandis que Fallon tente de retrouver une vie normale après son accident. Et puis tout change à nouveau...

Je vous avoue que la seconde partie du livre m'a choquée. Il y a un premier retournement de situation qui m'a beaucoup émue. Dans la douleur, l'amour est plus fort, mais pour combien de temps? S'en suit une révélation qui m'a laissée sans voix. Je me suis sentie trahie. Oui rien que ça! J'ai perdu confiance en l'un des personnages. C'était pour moi tellement inconcevable! Peut être qu'à ce moment, j'ai pensé que l'auteure avait été trop loin. 

De fait ma vision d'un des deux protagonistes a changé. Je n'arrivais plus à m'y attacher. Mais ce n'était pas le pire, après tout. Car Colleen Hoover ne nous épargne pas. Ce qui suit est bouleversant, difficile, intense, dur. Dans le contexte actuel, j'avais encore plus la gorge nouée, l'estomac tout retourné. Je n'avais qu'une envie, finir le livre. J'avais un besoin énorme de légèreté, ou qu'on me prenne aussi dans les bras. 

Les révélations sont pour le moins choquantes, je le répète. A la fin, on ressent à nouveau une certaine sympathie, mais le mal est fait. Je trouve d'ailleurs que Colleen Hoover résout très vite son roman. Jouant peut être trop dans l'émotion, dans la dureté, cette fois. La toute fin reste quand même très belle et nous réconcilie un peu avec ce fameux personnage. Mais j'ai un goût d'inachevé, et le coeur lourd. Cette histoire d'amour m'a éprouvée.

Pour autant, je dois reconnaître que ce roman est très bon. L'auteure a toujours une plume fabuleuse, cette manière d'écrire qui fait que, quand on commence, on ne peut pas s'arrêter. Et puis dans la dureté de ses pages, il y a un joli clin d'oeil, une belle surprise, qui m'a fait sourire. Pour terminer, je ne m'étais sans doute pas préparée à cette histoire.  Beaucoup d'émotions sont contenues à travers les pages. On pleure, on rit, on aime, on déteste, on admire, on est choqué. November 9 est un roman qui ne laissera aucun lecteur indifférent. 

lundi 16 novembre 2015

Zodiaque de Romina Russell

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  • Nom: Zodiaque de Romina Russell
  • Lu en: français
  • Pages: 478 pages
  • Sorti le: 22 octobre 2015
  • Editeur: Michel Lafon
  • VO: sorti sous le nom Zodiac en décembre 2014

Sur la planète du Cancer, comme dans le reste de la constellation du Zodiaque, l’astrologie régit la vie quotidienne. Pas de place pour l’imprévu, et encore moins pour une catastrophe. Pourtant, Rhoma, jeune étudiante Zodaï, est hantée par de terribles visions. Personne ne la croit mais l’impensable se produit brutalement : une des lunes du Cancer explose. Raz-de-marée, pluies de météorites, tout l’univers de la jeune fille est plongé dans le chaos. 
Aidée de son mentor, le flegmatique Mathias, et d’Hysan, l’excentrique émissaire du signe de la Balance, Rhoma se lance alors dans une course contre la montre au travers de la galaxie pour prévenir les autres civilisations de la menace ancestrale qui plane sur elles. Car les douze signes du zodiaque étaient à l’origine treize… et, dans l’ombre, le dernier attend son heure. Celle de la destruction.
SEULES LES ETOILES DETIENNENT LA VERITE.

Un grand merci à Michel Lafon pour l'envoi de ce livre.

J'avais très hâte de lire Zodiaque depuis sa sortie en anglais l'année dernière. La couverture m'avait beaucoup plu, de même que le résumé. Lorsque j'ai eu l'occasion de le lire en français grâce à Michel Lafon, j'ai sauté de joie. Bien entendu, je ne vous cache pas une petite appréhension, suite à quelques avis mitigés. Mais ce sentiment fut vite balayé: dès les premières pages, j'ai su que j'allais adorer ce roman.

Ce qui en fait son point fort, c'est tout simplement le monde imaginé par Romina Russell: il est juste incroyable, grandiose, sensationnel! J'ai toujours été fascinée par les galaxies, les planètes, les signes astrologiques, tout ce qui défini notre univers. Et l'auteure a réussi un pari fou de construire autour de cette mythologie un monde crédible, qui tient la route et qui nous emmène au delà des étoiles! 

Il sera d'ailleurs difficile de vous expliquer le fonctionnement de chaque Maison, qui porte donc un nom issu du Zodiaque. Chaque maison a des compétences particulières, et les habitants ont des caractéristiques bien différentes. Rhoma, notre héroïne, provient de la maison Cancer. Altruiste, la jeune femme est née pour penser avant tout au bien des gens qu'elle aime et celui de sa planète. En dernière année de lycée, Rhoma se révèle aussi douée pour déchiffrer l'Ephéméride, qui prédit le futur du Zodiaque. Depuis peu, Rhoma a d'horribles visions, mais personne ne semble la prendre au sérieux jusqu'à ce que le pire se produise...

Pris de court, les survivants n'ont d'autres choix que de nommer notre jeune héroïne comme Mère sacrée, en d'autres termes, la représentante de la Maison Cancer. Rhoma, qui ne connaît strictement rien à ce rôle, l'apprendra bien à ses dépends. Commence pour elle une sacrée aventure au travers du Zodiaque pour mettre en garde chaque Maison. Il semblerait en effet que les catastrophes soient orchestrées par quelqu'un agissant dans l'ombre...

C'est une sacrée aventure qu'on vit en tant que lecteur. J'ai adoré voyager dans le Zodiaque avec Rhoma. Si la jeune fille m'a souvent tapée sur les nerfs à cause de son immaturité, elle montre cependant une sacrée dose de courage. Escortée par deux jeunes gens: Hysan de la Balance et Mathias aussi du Cancer, Rhoma va avoir du fil à retordre émotionnellement parlant.

C'est sûrement pour moi le point noir du roman, celui qui fait que je n'ai pas eu le coup de coeur. Vous le savez, je déteste les triangles amoureux. Et bien qu'il ne prenne pas toute la place ici, le triangle est bien présent et l'auteure en joue beaucoup. Tantôt Rhoma n'a d'yeux que pour Hysan, tantôt elle culpabilise en pensant à Mathias qui ne la laisse pas de marbre... Ce petit jeu est assez lassant, surtout qu'on ne sait toujours pas vers qui son coeur se tourne pour de bon. Quant à moi, j'ai eu une large préférence pour Hysan qui est intelligent mais aussi bien plus expressif, inventif. Mathias m'a paru bien plus froid et distant, sans doute à cause de son devoir envers Rhoma. Cela dit, je n'ai pas trop ressenti de sympathie pour lui.

Sincèrement, ce que j'ai adoré c'est l'intrigue, l'identité de chaque Maison. On en visite quelques unes assez rapidement mais ce fut vraiment génial de découvrir l'univers de chaque planète. Je vous avoue avoir souri de toutes mes dents, lorsque la Maison Gémeaux a été décrite comme étant le berceau de l'imagination. Que puis-je dire? J'approuve totalement! Je suis sure que le second tome nous fera encore bien voyager! 

Romina Russell a une très belle plume. Malgré son univers complexe, elle arrive à expliquer les choses de manières claires et fluides. Et bien qu'on ingurgite pas mal d'infos en peu de temps, tout m'est apparu très facile à suivre. Je me suis sentie concernée par cette histoire, embarquée dans cette mythologie incroyable. Ce livre fut une superbe découverte pour moi. Je n'ai qu'une envie, c'est de vous pousser à le lire. Au delà d'un triangle amoureux, il y a une intrigue bien pensée, et incroyablement fascinante. On ne s'ennuie pas une seconde tant on découvre des choses. Le voyage fantastique par excellence et un young adult qui se démarque pour son originalité! 

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Zodiaque a fait l'objet d'une lecture commune avec Mathieu du blog The Shadow Books! Découvrez sans tarder son avis sur le roman! Ainsi que celui de Momoko du blog Mo comme Mordue! Voici son avis.

vendredi 13 novembre 2015

The Revolution of Ivy [The book of Ivy #2] de Amy Engel

the revolution of ivy

 

  • Nom: The Revolution of Ivy [The Book of Ivy #2] de Amy Engel
  • Lu en: français
  • Pages: 322 pages
  • Sorti le: 5 novembre 2015
  • Editeur: Lumen 
  • VO: sorti sous le même nom le même jour 

Condamnée à l'exil pour ses crimes, Ivy se retrouve seule au-delà de la barrière qui protège les siens d'un monde hostile, dévasté par l'arme atomique des décennies plus tôt. Trahie par sa famille, abandonnée par Bishop, elle doit quitter Westfall et s'enfonce dans la nature sauvage et découvre qu'elle est habitée. Cette année, mon tour est venu. Mais la ville où elle est née se tord dans les convulsions d'un coup d'État, et le chaos ne tarde pas à régner. C'est un Bishop différent qui débarque dans le camp où Ivy s'est réfugiée, un Bishop qui a découvert, entretemps, plus d'une vérité. Il est temps pour la jeune fille de décider ce qu'elle compte faire : se venger ou... faire la révolution ?

Quelle ne fut pas ma joie de gagner ce livre au concours Lumen! Aussitôt reçu, aussitôt lu. The Revolution of Ivy se lit d'une traite. Un cran en dessous de son prédécesseur, j'ai tout de même beaucoup apprécié ma lecture. Ce second et dernier tome clôture très bien le dyptique.

A la fin de The book of Ivy, la jeune femme se retrouve de l'autre côté de la barrière. Un moment insoutenable mais qui débouche sur une partie de l'intrigue plutôt prévisible: la survie et l'adaptation d'Ivy à cette nouvelle vie. Le début est des lors un peu lent. Ivy, seule, tente de rester debout dans un monde hostile. Mais c'est sans compter sur la faim qui la tenaille et le danger qui l'entoure. Après une très mauvaise rencontre, Ivy tombe sur deux petits nouveaux, qui feront partie de ce second tome.

Grâce à Ash et Caleb, Ivy se reconstruit peu à peu. Ces deux personnages sont assez attachants quoi qu'un poil clichés. Leur personnalité reste en surface mais ils dégagent assez de présence pour qu'on les apprécie. Pendant un temps, Ivy va évoluer avec le duo avant d'intégrer la vie au Camp. Jusqu'à ce que Bishop ne fasse sa réapparition et que les événements s'enchainent...

Retrouver Bishop fut une véritable bulle de tendresse et d'amour. J'aime beaucoup ce personnage. Il fait complètement rêver. C'est rare un héros masculin dans son genre. Bishop est droit, respectueux mais surtout doux envers les autres. Il irradie d'amour et ça se ressent à des kilomètres. Ivy a énormément de chance! Et il lui en a fallu du temps pour enfin l'admettre et l'accepter. Dans ce tome, la jeune fille ne fait pas toujours les bons choix. Elle veut s'endurcir et se montre parfois détestable. Je ne l'ai pas toujours approuvée surtout en ce qui concerne Bishop. Heureusement, elle se rend vite compte que ce gars là, il est unique et qu'il est  tout ce qui compte. Petit à petit Ivy ouvre son coeur et ose penser à un avenir avec sa nouvelle famille. 

Ce tome met encore une fois en avant les liens familiaux. Nous définissent-ils? Doit on agir selon eux? Pas vraiment. Se libérer d'un passé, construire un futur, choisir celui qu'on aime et ceux qu'on considère comme sa famille malgré l'inexistance de liens de sang, c'est le gros message de The Revolution of Ivy. A travers les révélations et rebondissements, on comprend que ce sont nos choix à nous, qui nous définissent.

Malgré une intrigue plus lente, et un peu prévisible, ce dernier tome conclut très bien la série à mes yeux. Amy Engel ne s'encombre de pas de détails superflus et va à l'essentiel. Bien qu'une certaine superficialité existe dans les événements, les sentiments et les émotions sont fortement présents. Que demander de plus? Tout y est pour en faire un dyptique vraiment à découvrir. 

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The Revolution of Ivy a fait l'objet d'une lecture commune avec Mathieu du blog The Shadow Books! Découvrez sans tarder son avis sur le roman!

mercredi 4 novembre 2015

Cité 19 de Stéphane Michaka

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  • Nom: Cité 19 de Stéphane Michaka
  • Lu en: français
  • Pages: 348 pages
  • Sorti le: 15 octobre 2015
  • Editeur: Pocket Jeunesse

Que faisait le père de Faustine à minuit au sommet de la tour Saint-Jacques ? Et qui l'a précipité dans le vide ? Convoquée pour identifier le corps, Faustine ne reconnaît pas les mains de son père. Persuadée qu'il a été kidnappé par une secte mystérieuse, elle se lance sur la piste d'un inquiétant personnage. Elle suit l'homme dans une station de métro, trébuche, perd connaissance et se réveille... 150 ans plus tôt !Pour Faustine, c'est le début d'une série d'aventures, aux confins du thriller, de la science-fiction et de l'Histoire.

Un grand merci à PKJ pour l'envoi de ce livre.

Ce livre, il m'a intriguée des que j'ai posé les yeux sur sa couverture. Une ambiance historique sublimée par une phrase d'accroche qui attire le regard et pique la curiosité. J'ai commencé ce roman sans vraiment savoir où j'allais mettre les pieds. Je m'étais sans doute attendue à tout, sauf à ça! Si Cité 19 est très bien écrit et offre une certaine originalité, j'en ressors un peu mitigée.

Objectivement - d'où ma note - ce livre est très bon. L'auteur manie avec excellence son sujet, maîtrise la langue française avec aisance: que ce soit à notre époque ou au 19è siècle, la différence est clairement marquée. De fait, nous plongeons la tête la première dans cet univers très spécial et inattendu. J'avoue que j'ai été surprise par plusieurs révélations, ce qui a tenu en haleine mon intérêt. Le rythme s'essouffle peu, aussi, on lit Cité 19 à vitesse grand V. 

Jusqu'ici, rien d'anormal. Je pense juste que je m'attendais à un autre type d'atmosphère. Cité 19 est pour moi un peu déprimant car son ambiance est pesante. Lorsque Faustine fait un bon dans le temps de 150 ans, j'avais espéré suivre un autre genre d'aventure. C'est ce point en particulier qui fait que je suis un peu mitigée. En effet, la jeune fille trouve très vite ses marques, étant une grande passionnée de cette époque. Intelligente, elle apprend à se fondre dans la masse pour mieux garder le contrôle de ses mouvements. Mais une vague de crimes affreux l'avale tout entière et l'entraine, ainsi que le lecteur, dans une enquête aussi dangereuse que sombre. 

C'est précisément ce que je n'ai pas vraiment apprécié. Je m'imaginais découvrir cette époque autrement que par le biais d'une investigation sanglante et macabre. Mon sentiment de malaise s'agrandissait de même que mon envie d'avancer plus vite. La cause? L'oppression. Bien que l'enquête de Faustine soit très rythmée, et qu'on ne s'ennuie pas, je n'ai pas adhéré à ce pan de l'histoire et à la manière d'aborder ce siècle. A titre indicateur, le résumé nous mène plutôt sur une fausse piste...

De même que j'ai eu du mal à accrocher aux personnages. La faute souvent, à ces romans qui exploitent leur récit à la 3è personne. Un mal pour un bien, qui nous permet une vue d'ensemble plus étendue mais qui installe une certaine distance. Faustine est néanmoins une héroine très intéressante, passionnée mais solitaire, mal dans sa peau mais courageuse. J'ai trouvé qu'elle dégageait une belle présence et que sa vivacité d'esprit lui permettait d'aller très loin dans son enquête. Les autres personnages sont encore trop secondaires à mon goût pour vraiment pouvoir écrire à leur sujet. 

Ce qui m'a réellement plu, c'est le nombre de rebondissements et le véritable but de l'histoire. Au delà d'un retour dans le temps, Stéphane Michaka évoque un tout autre sujet que j'ai trouvé passionnant. Sa conception est d'ailleurs très  intéressante et tout à fait réaliste. Difficile de vous en parler sans vous spoiler, aussi vaut il mieux pour vous de faire la découverte pendant votre lecture.

Malgré quelques points en demi teintes, d'autres attisent suffisamment ma curiosité pour lire la suite. Mine de rien, j'ai bien envie de savoir comment tout cela va évoluer et surtout finir. Le suspens reste entier!

mardi 3 novembre 2015

Spice & Wolf T2 [Spice & Worlf #2] de Isuna Hasekura

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  • Nom: Spice & Wolf T2 de Isuna Hasekura
  • Lu en: français
  • Pages: 455 pages
  • Sorti le: 24 septembre 2015
  • Editeur: Ofelbe
  • VO: reprend les 3è et 4è light novel japonais

Holo est une déesse louve de la moisson qui peut prendre l’apparence d’une jeune fille. Décidée à rejoindre ses terres natales, elle demande à Lawrence Kraft, un énigmatique marchand itinérant, de l’y conduire.
Après avoir échappé de peu à la ruine Lawrence, toujours accompagné de Holo, quitte la ville de Rubin Heigen et se dirige vers le nord, à la recherche d’informations sur le village natal de la Louve sage. En chemin, ils rencontrent Amati, un jeune marchand qui succombe au charme de Holo, tandis que Lawrence se lance une nouvelle fois dans un pari audacieux. 
S’apercevra-t-il à temps qu’il risque de perdre bien plus que de l'argent ?

Un grand merci à Ofelbe pour l'envoi de ce livre.

J'avais beaucoup aimé le premier tome paru en mars dernier chez Ofelbe. Spice & Wolf s'était révélé être une lecture très différente de mes univers habituels. Dans une ambiance moyenâgeuse, j'avais rencontré Lawrence, un marchand itinérant et Holo, une Louve sage. Avec eux, j'avais été embarquée dans une aventure particulière, mêlant affaires, argent, amitié et fantastique.

Avec ce second tome, je ne savais pas trop comment le récit allait évoluer et j'avoue être heureuse du chemin qu'a pris l'auteur avec son histoire. Si, dans le 1er tome, il avait énormément insisté sur le rôle et la valeur de l'argent, ici, Hasekura s'en éloigne et se concentre bien davantage sur ses personnages. Les relations sont mises en avant, et j'ai adoré cet aspect. Bien entendu, l'auteur n'en oublie pas le commerce, qui restera toujours le point central, mais il est arrivé à nous embarquer dans une quête bien plus spéciale: celle des origines de Holo. 

La première partie se concentre alors sur cet élément. Avec cela, la relation entre Lawrence et Holo change, se complique, s'intensifie. Les reparties entre les deux jeunes gens sont toujours aussi piquantes. Malgré tout, on sent qu'une attache plus profonde se forme entre les deux. En particulier lorsqu'un tiers veut mettre la main sur notre Louve préférée.... Là, nos deux protagonistes ne peuvent encore se l'avouer mais pas question pour eux de se quitter.

C'est vraiment un des points forts de ce second tome, qui apporte un nouveau vent de fraîcheur. Après la dure réalité du marchandage, Lawrence découvre que les relations humaines (ou fantastiques comme on veut) sont bien plus complexes qu'il n'y parait. Dans ce tome, j'ai trouvé que le jeune homme avait mûrit, bien qu'il reste encore trop timide à mon goût. 

Quant à la seconde partie, elle étonne davantage car Isuna Hasekura s'éloigne encore plus de son point de départ. L'ambiance se transforme et nous emmène au coeur des mythes et légendes. A travers cette nouvelle étape, Lawrence et Holo se rapproche de leur but mais en sont finalement encore loin. Cela étant, les informations partagées sont aussi précieuses pour eux que pour nous. Cela nous promet encore de belles choses pour la suite.

En conclusion, ce second tome est vraiment très bon, peut être même, avec du recul, bien meilleur que son prédécesseur. Lawrence et Holo sont très attachants et s'équilibrent l'un l'autre. Ils constituent le pilier de cette histoire fantastique et malgré leur entêtement, on ne peut que les apprécier. Au delà des apparences, Spice & Wolf est vraiment un light novel fouillé et complexe qui offre à son lecteur un dépaysement total et bienvenu.