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mercredi 14 février 2018

Les Belles de Dhonielle Clayton

Les Belles

  • Nom: Les Belles de Dhonielle Clayton
  • Lu en: français
  • Pages: 486 pages
  • Sorti le: 22 février 2018
  • Editeur: Collection R
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom The Belles le 6 février 2018
  • Premier tome d'une série

Dans le monde opulent d’Orléans, les gens naissent gris, ils naissent condamnés, et seules les Belles peuvent, grâce à leur talent, les transformer et les rendre beaux. En tant que Belle, Camélia Beauregard est presque une déesse dans cet univers où triomphe le culte des apparences. Or Camélia ne veut pas se contenter d’être une Belle. Elle rêve de devenir la favorite choisie par la reine d’Orléans pour s’occuper de la famille royale et d’être reconnue comme la plus douée du pays. Mais une fois Camélia et ses soeurs Belles arrivées à la cour, il s’avère que la position de favorite tient davantage du cauchemar. Derrière les ors du palais, les noirs secrets pullulent…

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J'avais repéré Les Belles depuis son annonce en VO il y a de cela de nombreux mois. J'avoue que j'étais très curieuse de lire ce roman qui traitait la Beauté comme sujet. A l'heure où nous vivons dans une société qui privilégie l'image à d'autres traits plus importants, il était quasiment impératif que je découvre ce livre. 

Imaginez un monde gouverné par la Beauté. La légende raconte que le Dieu du Ciel tomba amoureux de la Déesse de la Beauté. Il lui offrit le soleil, la lune, et tout ce dont elle rêvait. Le temps passa et la Déesse devint plus attachée à ses enfants. Furieux et jaloux d'être délaissé, le Dieu lança une malédiction sur les futures générations: à partir de maintenant ils seront tous gris et ternes. Pour essayer de réparer cela, la Déesse créa alors les Belles, ces êtres magnifiques pouvant rendre la Beauté aux gens au moyen de puissantes Arcanes. 

Des générations et des générations plus tard, Camélia Beauregard, et ses autres soeurs, s'apprête à vivre le moment le plus important de sa vie: se présenter au monde et devant la famille royale d'Orléans. A l'issue de son passage, la reine devra élire la Favorite, soit la meilleur d'entre toutes. Camélia, assez audacieuse, espère obtenir ce rôle qu'elle convoite depuis toujours. Elle est très loin de se douter que tout ne va pas se dérouler comme prévu et pire encore... 

L'intrigue est vraiment excellente. Au départ, j'avoue avoir été septique, ayant peur de suivre une réplique de La Sélection mais il n'en fut rien. Si le début est un peu long, passés les 40% de lecture, on ne lâche plus le livre. Au fil des pages, le scénario s'intensifie, se complexifie, s'horrifie pour nous tenir en haleine jusqu'à la fin. Vous vous en doutez, à la Cour, tous les coups sont permis. Et notre pauvre Camélia va l'apprendre à ses dépends.

La jeune fille est un personnage assez controversé. Tantôt courageuse, tantôt naive, Camélia ne maitrise pas son jeu. D'un certain point de vue, on peut la comprendre, vu qu'elle a toujours rêvé d'être la favorite. Son image de ce rôle est tellement précis que Camélia - dite Camille pour les intimes - ne prend pas la mesure des enjeux. Heureusement, il faut avouer que son caractère têtu lui vaudra pas mal de bonnes réparties et son intelligence lui permettra d'y voir clair dans les machinations qui l'entourent, même si c'est parfois avec un temps de retard. J'admets que durant la lecture je ne savais pas trop si je l'appréciais ou non mais elle a réussi à me convaincre.

Ce que j'ai apprécié particulièrement, c'est ce mythe sur Les Belles. On en sait pas encore grand chose mais les quelques brides sont fascinantes. J'ai beaucoup aimé aussi le lien qu'entretiennent toutes les soeurs de cette génération. A travers des ballons-postes, elles s'écrivent, s'encouragent, ne s'oublient pas. J'ai vraiment très hâte d'en apprendre davantage sur leurs pouvoirs, leurs aptitudes car de ce qu'on en voit, c'est déjà phénoménal. 

Dans un monde où la Beauté règne, les Belles peuvent vous changer votre apparence au gré de vos envies. C'est un rituel particulier et il faut se montrer assez résistant à la douleur pour espérer être beau. Un adage bien connu encore aujourd'hui et qui pose toujours autant question. Dans ce roman, outre une intrigue fictive et fantasy, on ne peut s'empêcher de s'interroger sur le pouvoir qu'à la Beauté. Quel prix est-on prêt à payer pour se faire remarquer? A quel jeu est-on prêt à jouer pour être au coeur des tendances et écraser ses concurrents? Car dans cet univers, chacun veut pouvoir surpasser l'autre. Cela entraine la folie, voire pire encore. En est-on si loin aujourd'hui? Sous une autre forme, l'image nous poursuit partout, nous forçant à être plus beau, plus mince, toujours plus au top. 

Les Belles est donc un roman passionnant où se mêle action, jeu de pouvoir et questions d'actualité. Je suis agréablement surprise par cette histoire qui va crescendo plus on avance, finissant en apothéose, avec la promesse d'une suite palpitante et pleine de nouvelles révélations. 


En bref, j'ai adoré découvrir ce livre passionnant et original qui va crenscendo au fur et à mesure de notre progression. Si la mythologie des Belles reste encore un peu discrète, l'action et les complots compensent notre curiosité et nous tient en haleine. Avec un sujet plus que d'actualité sur la Beauté et l'image que l'on revoie, Les Belles se révèle être un roman bien dosé et intelligent. 


samedi 10 février 2018

The Rain [The Rain #1] de Viginia Bergin

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  • Nom: The Rain [The Rain #1] de Viginia Bergin
  • Lu en: français
  • Pages: 384 pages
  • Sorti le: 20 septembre 2017
  • Editeur: Bayard Jeunesse
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom The Rain le 17 juillet 2014
  • Premier tome d'un dyptique

Une pluie mortelle s'abat sur Terre : l'humanité est menacée de disparition. Ruby, 15 ans, part à la recherche de son père. Je m'appelle Ruby Morris, et voici mon histoire, si vous la lisez, vous avez énormément de chance d'être encore en vie. Question : Quand faut-il abandonner tout espoir ? a) Maintenant. Immédiatement. On est foutus. b) Dans deux semaines, environ. c) Jamais. d) J'imagine qu'il pourrait y avoir un d), mais s'il existe, je ne l'ai pas encore trouvé...

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Imaginez les beaux jours reviennent, parsemés de nuages et de petites pluies fines, histoire de rafraîchir les rayons de soleil qui chauffent doucement la peau. Les gens commencent à préparer des fêtes et les premiers barbecues se tentent, car même s'il pleut, oh ce n'est pas grave c'est juste une petit douche!! N'est-ce pas ? Et bien Ruby, 15 ans se trouve à l'une de ces fêtes, faisant trempette dans un jacuzzi du tonnerre en bonne compagnie, un dénommé Caspar McCloud. Et là, après un baiser qui marque le coup d'envoi d'un gros coup de foudre, surgit une pluie torrentielle! Ce n'est pas vraiment ce qu'avait annoncé la météo et c'est bien connu, ils se trompent tout le temps. Alors on rempile les maillots et on file vite à l'intérieur. Et là à la télé passe une alerte Info : " Ne sortez pas de chez vous s'il pleut. C'est dans la pluie. La pluie est mortelle!"

Très vite ceux qui ont été en contact avec l'eau se grattent jusqu'au sang, leur peau s'arrache en lambeaux. Ruby voit son nouveau/futur/ex petit-ami en pleine crise, se frottant le crâne, le visage... Des particules toxiques sont dans l'atmosphère de la Terre et contaminent l'eau. Un scénario catastrophe et franchement plausible que nous raconte Ruby sur un ton franchement décalé, drôle et prenant.

Okay ce n'est pas le roman du siècle mais je me suis amusée comme une folle au cours de ma lecture. Okay on s'y croirait mais il n'y a rien de nouveau sous le soleil car l'auteur réunit ici toutes les ficelles d'un page turner sur la fin du monde, version catastrophe naturelle, changement climatique, pluie toxique. Le ton m'a énormément plu dans le style zombiesque (sans zombies!) avec un air de Bienvenue à Zombieland pour les dialogues et l'humour et Walking Dead pour l'ambiance fin de l'humanité, et rajoutez aussi un peu de Contagion (le film).

Ruby est une héroïne franchement marrante et attachante. Elle va vivre pas mal de péripéties et va vite percuter sur ce qu'il faut faire. D'abord un peu râleuse, agaçante et impulsive telle une adolescente lambda, elle va se révéler fragile face au drame, mais aussi intelligente, évoluant psychologiquement au cours des épreuves qu'elle va devoir affronter.

Pour le reste, les aventures et les actions s'enchaînent et on saisit rapidement le cours de l'intrigue : scènes apocalyptiques, cadavres éparpillés, routes peuplées de voitures désertées, émeutes et scènes de panique (celle dans la piscine est totalement gore!!), pillages et rencontres malveillantes. C'était sympa à lire car le ton est badass, percutant et vous tient en haleine. Du coup même si j'ai deviné certaines actions, le suspense final demeure car les dernières lignes sont sacrément aguicheuses et complètement superficielles par rapport à l'urgence de ce qu'il se passe!!! Et flûte, me voilà devant un dilemme car je n'avais pas envie de lire la suite mais j'ai quand même envie de savoir!!


En bref, je terminerais ma chronique par un QCM tant affectionné par Ruby l'héroïne : a) un roman qui se dévore malgré des ficelles convenues, b) une héroïne un brin immature mais qui évolue dans un style badass. Elle va prendre confiance en elle, s'appuyer sur les conseils de son beau-père et suivre son chemin, selon ses idées, même si elle n'a pas envie de rester seule dans cette situation (pourrie!), c) la fin du monde genre classique mais qui au final nous prend par surprise car c'est drôle!! alors petit d) je m'achète la suite ou bien!!??

chronique_lael

jeudi 1 février 2018

Le Gang des Prodiges [Renegades #1] de Marissa Meyer

le gang des prodiges

  • Nom: Le Gang des Prodiges [Renegades #1] de Marissa Meyer
  • Lu en: français
  • Pages: 608 pages
  • Sorti le: 1er février 2018
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom Renegades le 7 novembre 2017
  • Premier tome d'une série

l y a plus de dix ans, les Renégats, un groupe d’hommes et de femmes détenteurs de pouvoirs surhumains, ont vaincu les super-vilains. Ils font désormais régner la paix et la justice. Mais les super-vilains n’ont pas disparu… Parmi eux, Nova, qui a dédié sa vie à la lutte contre les Renégats, responsables de la mort de sa famille. Prête à tout, elle se fait passer pour l’un d’entre eux et infiltre leur repaire afin de les espionner. Mais lorsqu’elle se lie d’amitié avec le fils adoptif des deux principaux Renégats, ses certitudes vacillent…

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Marissa Meyer fait désormais partie de mes auteurs incontournables. Ayant adoré les Chroniques Lunaires et trouvé beaucoup de potentiel à Heartless, j'avais hâte de découvrir sa plume dans un univers tout beau, tout neuf, bien loin des contes revisités. Le moins que l'on puisse dire c'est que Meyer a réussi son pari en proposant un livre original et totalement addictif. 

Malgré ses 600 pages, Le Gang des prodiges se dévore. Pas une seule fois je me suis ennuyée dans cet univers fascinant et très bien construit. Tous les éléments ont leur place pour qu'on puisse vraiment saisir toute la complexité et l'étendue du monde imaginé par l'auteure. 

L'histoire commence dix ans avant le contexte actuel. Nova, alors agée de 6 ans, assiste à la disparition brutale de sa famille. Alors que la petite fille attendait d'être sauvée par les Renégats, réputés pour protéger la population, c'est l'Anarchiste Ace qui la prend sous son aile. Elevée au sein des super-vilains, Nova entretient une vengeance personnelle envers les Renégats qui ont non seulement oublié sa famille mais qui ont finalement réussi à reprendre le pouvoir aux Anarchistes. 

Dix ans plus tard, toujours animée de ce sentiment, Nova et ses compagnons échaffaudent un plan afin d'exterminer une bonne fois pour toute cette bande de super-héros qui n'ont en tête que le pouvoir. Du moins, c'est ce que Nova croit dur comme fer jusqu'à ce qu'elle intègre le quartier général en tant que nouvelle Rénègate, mais agissant pour le compte des super-vilains...

J'ai adoré cette stratégie de l'auteure de nous faire découvrir tout le fonctionnement de cette organisation par le biais de Nova qui n'y connait rien. On se retrouve sur le même pied d'égalité et ainsi, on arrive à mieux cerner les choses. Ou à se sentir encore plus ébranlé. Du point de vue de la jeune fille, les Renégats ne sont pas dignes de confiance... et pourtant! En découvrant les équipes, le Conseil, on a un tout autre sentiment. Si le Conseil se fait plus discret, j'ai été prise d'affection par l'équipe de Nova, à commencer par Adrian, ce jeune homme très créatif qui a un sens aigu de la justice et de bien faire les choses. Timide, altruiste, drôle, Adrian est devenu rapidement mon personnage préféré. Il a évolué dans un environnement radicalement opposé à celui de Nova mais c'est bien connu... les contraires s'attirent. 

Quant à Nova, j'ai eu un peu plus de mal avec elle. J'ai bien saisi son sentiment de vengeance, sa déception et sa colère constantes mais j'ai parfois trouvé qu'elle restait trop froide, trop distante. De fait, je n'ai pas pu vraiment m'y attacher. J'avais espéré voir ses idéaux un peu plus secoués mais la jeune fille campe fermement sur ses positions... ou presque. Au fond, je crois qu'elle n'ose admettre que son équipe de Renégats lui plait bien. 

Outre Nova - alias Nightmare - et Adrian - alias Sketch -, on rencontre une foule de monde et j'avoue que j'étais à chaque fois très curieuse de découvrir le pouvoir de chacun. Du côté des Anarchistes, j'ai bien aimé Honey et Leroy. L'une contrôle les abeilles, guêpes, tandis que l'autre est un master en poisons. Malgré leur statut de super-vilains, ils restent plutôt sympas, réalistes et attachants. Du côté des Renégats, j'ai beaucoup apprécié le duo Oscar/Ruby, plus connus sous les noms de Smokescreen et la Tueuse Rouge. Par contre j'ai détesté Frost qui, comme son nom l'indique, maitrise la glace. Comme quoi, il n'y a pas que des gentils chez les Renégats! 

Malgré un fil conducteur qui peut paraitre simple - l'infiltration de Nova - on se rend compte à quel point tout est bien plus compliqué que cela. Je crois que la première guerre a laissé pas mal de traces des deux côtés et que finalement, il n'y a peut être pas un camp de gentils et un camp de méchants bien défini. C'est tout l'enjeu du roman et l'auteure arrive bien à nous faire douter.  Le final nous laisse dans un suspens terrible que je n'avais absolument pas vu venir. Autant dire que toutes les cartes vont être redistribuées! 


En bref, Le Gang des Prodiges est un roman qui m'a énormément plu grâce à son univers particulièrement bien développé, une action bien présente et une équipe de super-vilains et super-héros à rencontrer. C'est passionnant, prenant et il y a tellement à découvrir qu'on ne peut lâcher le livre. Porté par des personnages à la personnalité bien définie, ce roman pose les bases d'un monde complexe qui nous promet bien des retournements de situation et de belles surprises. 

mardi 30 janvier 2018

Trois de tes secrets de Julie Buxbaum

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  • Nom: Trois de tes secrets de Julie Buxbaum
  • Lu en: français
  • Pages: 384 pages
  • Sorti le: 18 janvier 2018
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom Tell me three things le 5 avril 2016
  • Tome Unique

Nouvelle dans un lycée huppé de Los Angeles, Jessie ne se sent pas à sa place. Alors qu’elle songe à rentrer à Chicago, elle reçoit un mail providentiel et… anonyme : un expéditeur inconnu lui prodigue de précieux conseils pour s’intégrer et éviter les pièges de Wood Valley. Jessie ignore tout de son ange gardien mais décide de lui faire confiance. Pour faire tomber le masque, elle l’incite toutefois à lui révéler trois de ses secrets…

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Trois de tes secrets a retenu mon attention lorsque Pauline, de l'équipe PKJ, en a parlé sur Twitter. Son enthousiasme était tel que je fus intriguée. J'apprécie lire de bons romans contemporains et j'avais le sentiment que celui-ci me plairait. Ce que je ne doutais pas, c'était à quel point! Si j'avais eu le cran de faire nuit blanche, j'aurai lu le roman d'une traite. 

Il faut dire que le style est d'emblée hyper addictif. Je l'ai commencé en fin d'après midi, par curiosité et j'avais déjà avalé plus de la moitié sans m'en rendre compte. La plume, fluide, est très agréable. Mais ce qui nous tient en haleine, c'est de connaitre la véritable identité de Pep.

Pep, pour Personne-en-Particulier, qui se présente à Jessie derrière des mails afin de l'aider à se faire une place au sein du lycée de Wood Valley. Suite au remariage de son père, l'adolescente doit quitter sa vie à Chicago pour la huppée Los Angeles. Un changement radical qui est extrêmement difficile pour la jeune fille qui ne se sent pas du tout à sa place. Il faut dire qu'à Los Angeles, les choses et les gens peuvent paraitre surfaits. Mais en grattant un peu la surface, on se rend compte que pour la plupart, il s'agit de maintenir une facade. 

Lorsque Jessie débarque à son nouveau lycée, son statut de nouvelle fait vite le tour. Mais grâce à Pep, elle va peu à peu trouver sa place - non sans difficultés - se faire des amies et accepter cette nouvelle vie. Ses échanges avec Pep sont ce qui la fait tenir et nous, lecteurs, on adore ça. Pep est vraiment le personnage central de l'histoire. On a envie de connaitre son identité tout de suite. Mais le garçon est mystérieux et avec Jessie on apprend à le connaitre via quelques secrets partagés. 

J'ai adoré leurs échanges. J'y ai retrouvé un peu cette connexion que j'ai avec mon meilleur ami, que je ne peux pas voir réellement (merci la distance) mais avec qui je peux parler de tout, de rien, n'importe quand, du jour ou de la nuit. Entre Pep et Jessie, c'est un peu la même chose. On sent une aisance naturelle, un lien particulier qui se construit. Pep est intelligent, enigmatique, abîmé. Jessie est sensible mais battante, sincère. Ils se comprennent. Se complètent. C'est vraiment fort. 

Bien entendu, la jeune fille rêve de le rencontrer. On échaffaude alors des théories sur la véritable identité de Pep. Car dans la vraie vie, Jessie ne reste pas seule dans son coin. Non, autour d'elle gravite trois garçons, tous potentiellement Pep. Par choix, je ne vous parlerai ni de Caleb, Ethan ou Liam. Parce que mon préféré s'est aussi révélé être la bonne personne. Et cette découverte là, il faut la faire en lisant. Autant vous dire que j'avais le sourire niais à la toute fin. 

Par ailleurs, ce livre n'est pas seulement une histoire d'ados qui se parlent par écrans interposés. C'est tout un contexte plus complexe: la perte d'un être cher, recommencer de zéro ailleurs, se rendre compte que le monde entier ne tourne pas autour de nos émotions, notre douleur, accepter le renouveau, s'adapter. La famille a une belle place dans ce roman et j'ai totalement apprécié cet aspect. Bien que l'image de Los Angeles soit un peu cliché, Jessie est restée une fille simple et humaine, avec ses doutes, ses interrogations, ses qualités, ses défauts, son naturel. Elle n'est pas tombée dans les travers, elle est restée elle-même malgré cette jungle hostile que représente son lycée huppé. 


En bref, Trois de tes secrets est un roman aussi sérieux que drôle qu'intelligent. Il traite de plusieurs sujets qui devraient faire écho chez beaucoup de lecteurs. L'histoire est très bien dosée, proposant diverses thématiques mais au final, ce qu'on retiendra, c'est le sourire niais qu'on a vissé au visage après avoir tourné la dernière page. Du rire aux larmes, Julie Buxbaum nous livre un roman fort à lire sans plus attendre.

mercredi 24 janvier 2018

Eliza et ses monstres de Francesca Zappia

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  • Nom: Eliza et ses monstres de Francesca Zappia
  • Lu en: français
  • Pages: 400 pages
  • Sorti le: 18 janvier 2018
  • Editeur: Collection R
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom Eliza and her monsters le 30 mai 2017
  • Tome Unique

Dans la vie de tous les jours, Eliza Mirk est une fi lle timide, intelligente, un peu étrange et... qui n'a pas d'amis. Dans sa vie en ligne, Eliza est LadyConstellation, créatrice anonyme de La Mer infernale, un webcomic extrêmement populaire. Avec des millions de followers et de fans à travers le monde, son alter ego est une véritable star. Mais Eliza ne peut s'imaginer aimer le monde réel plus qu'elle n'aime sa communauté numérique. Puis, un jour, Wallace Warland arrive dans son lycée et Eliza va vite se demander si la vie ne mérite pas d'être vécue hors ligne...

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Eliza et ses monstres était le roman YA que j'attendais impatiemment de découvrir dans la collection R et je ressors de cette lecture avec beaucoup d'émotions, dans un tourbillon de questions, de sentiments, de ressentis. Je crois que c'est l'un des meilleurs young adult contemporain que j'ai pu lire, pourtant j'avais un peu d'appréhension avant de le commencer car j'avais peur que l'univers du fanart ne me plaise pas. Je ne suis pas trop fanart, fanfiction, et tout ce qui est webcomic voire même webwriting mais j'ai trouvé le propos hyper juste, abordé avec délicatesse et intelligence. Car finalement peur importe la passion, ici celle du dessin et de la BD, quand celle-ci prend tellement le pas sur votre vie privée, le résultat est le même.

C'est le cas d'Eliza qui partage son identité entre celle de tous les jours où elle est l'insignifiante, la transparente et la très introvertie Eliza Mirk. Pas d'amis, pas de discussions, beaucoup de silence pour une fille qui est dans sa bulle. On ne sait pas tellement si c'est elle qui a un trouble social, si elle souffre réellement de marginalisation et d'exclusion voire de dépression car chez Eliza on sent qu'elle recherche un peu cette solitude amie, ce besoin d'observer les choses de loin sans y participer. Puis il y a LadyConstellation, son identité virtuelle sur le web, créatrice de La Mer infernale, un webcomic qui attire des millions de fans. Et ce n'est pas rien car Eliza réunit une grosse somme d'argent grâce à la vente de produits dérivés issus de son oeuvre de SF. Elle aime sa communauté numérique, ses abonnés, ses followers et ne vit que pour dessiner et créer. Elle vit son histoire à fond, la ressent et tout son être vibre que pour ça. Mais là encore elle ne s'immisce pas dans cette communauté et garde l'anonymat aussi bien que la discrétion. Puis un jour, un nouveau, Wallace débarque dans son lycée. Il ne parle pas mais il est fan de La Mer infernale qu'il transpose en roman...

Eliza m'a beaucoup touché et en même temps parfois je ne la comprenais pas. C'est ce sentiment oscillant sans arrêt entre affection et incompréhension qui a rendu ma lecture attachante. Surtout aussi parce que mon adolescence n'a pas été facile, très solitaire également. On va suivre la relation d'Eliza et de Wallace avec dans l'esprit le fait qu'elle garde un secret important vis-à-vis de lui. Quelque chose qui pourrait bouleverser leur complicité naissante. Eliza est solitaire, certes et j'ai pu la comprendre : préférer sa passion à la vraie vie, vivre une vie sur les réseaux et par le biais de sa passion plutôt qu'interagir avec sa famille, avec les gens de son lycée. Parfois quand la réalité nous déçoit, on préfère vivre et s'investir dans nos passions, nos vocations, ce qui nous procure du bonheur. Mais Eliza a des défauts et pour moi elle est égoïste voire égocentrique. Ne pas remarquer certaines choses chez ses frères, c'est comme si elle avait des oeillères et que rien d'autre ne compte hormis son webcomic. C'est assez affolant et déroutant à la fois. On essaie de se mettre à la place des parents, inquiets et qui aimeraient avoir une adolescente normale et qui ne se replie pas sur elle-même. Donc on évolue dans ce climat qui peut-être pesant et difficile parce qu'Eliza est une fille brillante et intelligente, qui a du talent et énormément de choses à apporter autour d'elle. Mais elle ne s'en donne pas la peine...

Tandis que Wallace ne parle pas pour des raisons plus graves et qui nous apparaît comme un jeune homme sympathique, bon et généreux. Le lien entre Eliza et lui est incroyable, né d'une passion et d'une complicité. Il y a un vrai partage, une confiance qui va s'ébranler face aux secrets d'Eliza... Pourtant impossible de lui en valoir car si Eliza garde ses secrets, elle va apprendre progressivement à baisser sa garde, à se faire violence, à faire des efforts, à rencontrer les amis de Wallace. Le roman est très bien écrit, de cette plume pleine de sensibilités, de style, de subtilités psychologiques car l'héroïne n'est pas facile à cerner. J'ai également adoré le côté intimiste et immersif du roman qui nous plonge dans les pensées d'Eliza, mais aussi dans toutes ses réflexions et sa manière d'agir. Ainsi Eliza et ses monstres est un YA contemporain qui mise tout sur la psychologie de son héroïne et sur ses interactions avec son entourage.


En bref, c'était une chouette lecture sur le malaise adolescent, le manque de sociabilité, la marginalisation mais aussi sur l'art et la créativité. C'est assez dépaysant de voir comment le processus de création artistique peut couper l'adolescence de tout un monde. Ce fut une lecture très intéressante sur les mécanismes de protection de soi, qui évoque de manière originale la quête identitaire, la confiance en soi et en autrui et qui pousse à avancer, à se dépasser pour trouver le bonheur. Un roman YA incontournable de 2018!

chronique_lael


jeudi 18 janvier 2018

Rendez-vous à Central Park [ Coup de foudre à Manhattan #2] de Sarah Morgan

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  • Nom: Rendez-vous à Central Park [ Coup de foudre à Manhattan #2] de Sarah Morgan 
  • Lu en: français
  • Pages: 480 pages
  • Sorti le: 31 mai 2017
  • Editeur: Harlequin
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom Sunset in Central Park le 30 aout 2016
  • Tome Antérieur: Tome 1

Depuis le désastreux divorce de ses parents, Frankie a un avis arrêté sur l’amour : ce n’est pas pour elle. La vie qu’elle s’est construite à New York, entre son passionnant métier de botaniste et son indéfectible groupe d’amis, lui convient parfaitement. Et si Matt, le frère aîné de sa meilleure amie, est le portrait-robot de l’homme idéal – célibataire, fiable et furieusement sexy –, elle se contente très bien de leur relation platonique. Mais, quand ce dernier décide de briser ce fragile équilibre en lui proposant un rendez-vous, Frankie sait qu’elle a un choix à faire : affronter ses peurs ou laisser l’homme parfait sortir de sa vie.

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Quand vous avez besoin d'une lecture doudou, rien de tel qu'un roman de Sarah Morgan! C'est l'assurance de passer un bon moment et de se sentir bien. J'ai donc commencé ce second tome avec joie mais aussi avec un peu d'appréhension. En effet, je n'étais pas certaine d'apprécier Frankie que j'avais trouvé très froide dans le livre précédent. Quelle erreur de jugement! J'ai adoré ce personnage auquel je me suis grandement identifiée.

Frankie reste traumatisée par le divorce de ses parents qui lui a donné une image terriblement négative de l'amour. Avec un père inexistant et une mère qui s'envoie en l'air tous les hommes qui passent, la jeune femme se sent honteuse mais surtout, pense que les histoires d'amour, ça finit toujours mal. Très peu à l'aise dans ce domaine, Frankie a appris à se barricader derrière une forteresse impossible à franchir afin de se protéger. La peur de ressembler à sa mère la tenaille et tout stratagème est bon pour faire l'inverse. Alors qu'elle se pensait à l'abri, ses certitudes vacillent quand Matt, son meilleur ami et le frère de Paige, lui donne un rendez-vous...

J'ai franchement adoré découvrir l'histoire de Frankie et Matt qui évolue avec une certaine lenteur et logique. Frankie est une jeune femme à laquelle je me suis fortement identifiée. Comme elle, j'ai du mal à saisir l'instant présent et le vivre pleinement. Comme elle, j'ai une image de l'amour assez catastrophique. Comme elle, je suis persuadée que ça finit toujours mal et que ça sert à rien de tenter si c'est encore pour avoir le coeur brisé. Comme elle, je n'y connais rien au jeu du flirt et de la séduction. Comme elle, je me laisse guider par ma peur et non mes sentiments. 

Pour moi, c'était donc vraiment très fort. Pour d'autres, Frankie a sans doute pu se révéler fatigante avec ses incertitudes. Tout dépend de ce que chacun a déjà vécu ou pas. J'ai donc beaucoup aimé la voir s'ouvrir, certes avec panique, mais aussi avec courage et honnêteté. Confronter son passé, accepter la réalité et embrasser pleinement ses sentiments. Cela prend du temps mais avec Matt, Frankie sent qu'elle peut enfin aller de l'avant. 

Et on la comprend, Matt est un homme qui fait rêver. Bosseur, surprotecteur, honnête, doux, il incarne un peu un certain idéal. Connaissant Frankie depuis de nombreuses années, il sait comment se comporter avec la femme qui l'aime. Pour autant, Matt était loin de se douter des traumatismes de Frankie. Ce sera d'abord un choc puis une révélation: c'est la femme de sa vie. 

J'ai totalement fondu pour Matt qui se montre extrêmement patient même si il essaie aussi d'ouvrir les yeux à Frankie de manière parfois un peu brute. Une stratégie comme une autre qui fonctionnera et qui démontrera à quel point les deux sont faits pour être ensemble. On ressent toute leur complicité sur bien des sujets - que ce soit leur travail respectif, les films, ou encore Central Park - ainsi qu'une énorme confiance, base vitale pour toute relation. 

Comme toujours avec Sarah Morgan, on termine sur le grand final. Si, dans certains de ses livres cela est très précipité, ici il n'en est rien. Matt et Frankie se connaissent depuis longtemps et s'aiment depuis tout autant. Cette fin m'a parue logique et donc très belle. 


 En bref, j'ai eu un petit coup de coeur pour Rendez-vous à Central Park. Je ne m'attendais pas à autant m'identifier à Frankie, ses peurs, ses doutes, ses barrières. Mais quand l'amour, le vrai, est là, il peut nous donner la force et le courage de regarder ses angoisses en face, et de saisir enfin le moment présent. Voilà une histoire d'amour tout en douceur et confiance qui fait encore une fois rêver. 

mercredi 17 janvier 2018

Nevermoor: The Trials of Morrigan Crow [Nevermoor #1] de Jessica Townsend

Nevermoor

  • Nom: Nevermoor: The Trials of Morrigan Crow [Nevermoor #1] de Jessica Townsend
  • Lu en: anglais
  • Pages: 384 pages
  • Sorti le: 12 octobre 2017
  • Editeur: Orion Childrens Books
  • Fiche: présentation officielle
  • VF: A paraitre
  • Premier tome d'une duologie

Morrigan Crow is cursed. Having been born on Eventide, the unluckiest day for any child to be born, she's blamed for all local misfortunes, from hailstorms to heart attacks - and, worst of all, the curse means that Morrigan is doomed to die at midnight on her eleventh birthday. But as Morrigan awaits her fate, a strange and remarkable man named Jupiter North appears. Chased by black-smoke hounds and shadowy hunters on horseback, he whisks her away into the safety of a secret, magical city called Nevermoor. It's then that Morrigan discovers Jupiter has chosen her to contend for a place in the city's most prestigious organisation: the Wundrous Society. In order to join, she must compete in four difficult and dangerous trials against hundreds of other children, each boasting an extraordinary talent that sets them apart - an extraordinary talent that Morrigan insists she does not have. To stay in the safety of Nevermoor for good, Morrigan will need to find a way to pass the tests - or she'll have to leave the city and confront her deadly fate once and for all.

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~ ENGLISH REVIEW~ 

Well, for my first book in english this year, I started with a wonderful book! I loved it!! It was really surprising and quite worrying too. The world imagined by Jessica Townsend was awesome. I was really taken aback by her style, for a middle grade, it was not always easy to understand at first but then it became simple and clearer. I loved everything in this book, the background, the magic and the characters. Morrigan is a girl I appreciated, she is endearing. The plot was interesting, I loved the tournament and the tension between the characters who want to win. I really enjoyed Nevermoor, his style, his magical atmosphere and the overflowing imagination.

J'ai ADORE!! Et je vous avoue que je démarre fort avec cette première lecture en VO. Ne vous fiez pas au middle grade car cette lecture, en anglais est assez soutenue. Déjà un conseil si vous choisissez de lire ce livre en anglais, préférez le hardback qui est juste époustouflant. L'intrigue ne pouvait que me plaire, nous sommes dans de la fantasy et cela dans un univers merveilleux mais également très inquiétant. Tout d'abord le personnage de Morrigan m'a rappelé l'héroïne de Furthermore, une sorte d'Alice au Pays des merveilles qui tombe ici presque par enchantement dans une ville fabuleuse révélant des secrets improbables. A commencer par ce Jupiter North, une Mary Poppins au masculin qui la sauve d'un destin tragique car de là où elle vient, Morrigan est détestée, méprisée.

Tout dans Nevermoor est assez étonnant : les lieux sont totalement féériques et fantaisistes. L'Hôtel Deucalion abrite une palette de personnages merveilleusement éclectique, à commencer par son patron, l'énigmatique et charismatique Jupiter, membre de la Wundrous Society et qui sait des choses que d'autres ne savent pas. Il y a Fenestra le magnificat (un chat!) qui parle, Jack le neveu maussade de Jupiter et un nain vampire qui déambulent à travers les étages. Le fumoir aux vapeurs parfumées réveillant tous les sens et la salle des ombres où l'imagination entraînera le lecteur dans un voyage étourdissant. Mais il y a aussi des mauvais côtés à Nevermoor, des histoires sombres de sorcières, de Wundersmith (sorte de croquemitaine) et du Gossamer (que je traduis par une sorte d'espace-temps, un brouillard opaque et onirique qui permet de voir des choses sans être vu). Autant d'idées brillantes, de situations captivantes qui nous plongent dans une ambiance enchanteresse à mi chemin entre Harry Potter (et la Coupe de Feu en référence aux épreuves/tests/ du Tournoi de la Wundrous Society), Mary Poppins, Furthermore de Tahereh Mafi et même L'histoire sans fin.

Les personnages sont hauts en couleurs, l'intrigue est fascinante et les décors superbes! Nous découvrons que Morrigan est une héroïne attachante qui n'a jamais connu le sentiment d'appartenance ni même l'amour familial. Son père est resté froid et distant tandis que les citoyens de Jackalfax croient que Morrigan est un fléau pour leur communauté. À Nevermoor, on considère que Morrigan est entré illégalement et les autorités locales sont déterminées à l'envoyer chez elle. On a donc affaire à une héroïne rejetée de tous qui évolue pourtant de manière positive, s'efforçant de rester naturelle, de suivre son instinct.

Le tournoi de la Wundrous Society comprend quatre étapes pour évaluer les enfants de Nevermoor et j'ai adoré suivre chaque épreuve qui visent à analyser la personnalité de chaque candidat avant les capacités extraordinaires. Les complots et trahisons sont inévitables avec des centaines de concurrents en lice, car chacun veut faire partie des trois finalistes. Les ténèbres descendent au-dessus de Nevermoor quand le méchant et désagréable Wundersmith s'immisce dans le coeur de Morrigan.


En bref, j'ai beaucoup aimé ma lecture car Nevermoor est comme je m'y attendais : un conte de fée éclatant d'imagination et d'énergie, rempli de métaphores et d'images, fantasque et enchanteur, tellement copieux et dense. J'ai passé un superbe moment de lecture parfois un peu complexe car le middle grade n'est pas forcément le plus facile à lire en anglais et jamais on ne s'ennuie. C'est très bien écrit et j'ai surtout hâte de lire la suite de ce conte imaginatif et irrésistible !

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samedi 6 janvier 2018

Simon Thorn et le sceptre du Roi animal [Simon Thorn #1] de Aimée Carter

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  • Nom: Simon Thorn et le sceptre du Roi animal [Simon Thorn #1] de Aimée Carter
  • Lu en: français
  • Pages: 331 pages
  • Sorti le: 11 janvier 2018
  • Editeur: Michel Lafon
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom Simon Thorn and the Wolf's Den le 2 février 2016
  • Premier tome d'une pentalogie

Simon Thorn a le pouvoir de parler aux animaux. À douze ans, il découvre le secret de ses origines : il est un Animalgame, un être capable de se transformer en animal. Et sa première métamorphose pourrait bien décider du destin de tout un peuple, car il l’ignore mais il est l’héritier du roi des aigles et de la reine des loups… en guerre depuis toujours.

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Pour commencer l'année 2018, j'ai jeté mon dévolu sur une lecture qui allait, j'en étais certaine, me plaire. Simon Thorn était dans ma wishlist depuis un moment et je fus ravie de voir qu'il débarquait en français. Sa couverture m'a de suite plu et le contenu fut à la hauteur de cette splendide illustration. 

Le livre démarre au quart de tour avec Simon, 12 ans, qui se rend à son premier jour de classe. Le jeune garçon n'a jamais été apprécié et pour cause: il a la capacité de parler aux animaux. Pris pour un cinglé, Simon subit le harcèlement et plus encore. Ce début, révoltant, est vite balayé par une intrigue bien plus complexe: Simon apprend par sa mère et son oncle qu'il est un Animalgame et l'Héritier d'un Royaume particulier: Celui des Oiseaux ou celui des Mammifères. 

Alors que notre jeune héros tente de comprendre ce qui se passe, les choses s'accélèrent pour nous offrir un rythme effréné qui ne faiblit quasi jamais. Dans sa quête de connaissances, Simon est obligé de braver tous les dangers afin de sauver sa mère, kidnappée par un des Royaumes. Avec l'aide d'une amie d'école, la seule qui ait jamais pris sa défense, Simon s'engoufre au coeur de l'Antre, un Repaire dédié aux 5 Royaumes qui constituent les Animalgames. Alors qu'il pensait sa mission simple, Simon se rend compte qu'il est passé à côté de sa vie et qu'il a une famille qui sort bien de l'ordinaire. 

Voilà une lecture addictive et palpitante qui nous embarque de la première à la dernière page. Il y a tellement de choses à découvrir, de questions à résoudre, de réponses à trouver! J'ai adoré ce côté de l'histoire, découvrir avec Simon ses origines, trembler avec lui lors de situations difficiles, ou compatir à ses sentiments. Simon est un petit gars fort attachant, certes qui fonce tête baissée, mais qui fait preuve de beaucoup de courage et de sang-froid. Avec lui, on fait la connaissance d'une panoplie de personnages tous plus intéressants les uns que les autres.

Aimée Carter a bien travaillé son univers qui se révèle riche, tant au niveau des événements, que des personnages. Malgré beaucoup d'ennemis, Simon se fait de nouveaux amis et c'est toujours ensemble qu'on arrive à mieux avancer. La famille, les amis, des valeurs que j'apprécie énormément et qui sont bien abordées. Parfois, l'amitié est plus forte que les liens du sang, ou inversement... 

C'est une histoire qui ne nous laisse pas le temps de souffler, et malgré le flot de questions incessant, je trouve que l'auteure a bien dosé ses révélations. Certains étaient peut être plus prévisibles que d'autres et j'avoue que je n'avais pas vu venir la fin. Elle m'a beaucoup plu et change bien des perspectives. Je lirai la suite avec grand plaisir. 


En bref, j'ai beaucoup apprécié ce premier tome qui nous fait découvrir le monde des Animalgames. C'est original et palpitant surtout que le livre offre un condensé d'action et en devient totalement addictif. Porté par des personnages très attachants, Simon Thorn et le sceptre du Roi animal m'a convaincue et me laisse avec une vive curiosité quant à la suite. Amateurs de romans jeunesses et de mythologie bien travaillée, foncez! 

***

Simon Thorn et le sceptre du Roi animal a fait l'objet d'une lecture commune avec Maelle du blog The Notebook 14! Sans tarder, n'hésitez pas à aller découvrir son avis sur son blog!

mardi 2 janvier 2018

Nuit blanche à Manhattan [Coup de foudre à Manhattan #1] de Sarah Morgan

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  • Nom: Nuit blanche à Manhattan [Coup de foudre à Manhattan #1] de Sarah Morgan
  • Lu en: français
  • Pages: 460 pages
  • Sorti le: 1er mars 2017 
  • Editeur: Harlequin
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom Sleepless in Manhattan en mai 2016
  • Premier tome d'une trilogie

Un nouveau projet, une nouvelle vie, et le ciel de Manhattan pour seule limite. Même si l’entreprise d’événementiel qu’elle vient de lancer avec ses deux meilleures amies est encore au point mort, Paige veut y croire. Mieux, elle a un plan : ne plus jamais laisser la peur de l’échec la paralyser, manger sainement et se tenir aussi loin que possible de Jake Romano – mieux connu sous le nom de « Celui qui lui brisa le cœur ». A partir d’aujourd’hui, Paige ne pense plus au passé, seulement à l’avenir. Sauf que, dès sa première commande, son passé et son avenir se télescopent violemment.

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Après avoir dévoré la série Snow Crystal, il était quasiment impératif pour moi de lire cette autre série de Sarah Morgan. Avec Nuit blanche à Manhattan, on quitte les sommets enneigés pour la grande ville qui bourdonne d'activité, qui scintille de mille feux la nuit et qui oblige ses habitants à vivre à un rythme effréné. 

Paige, Franckie et Eva sont trois amies d'enfance venues s'installer à New York pour se construire une nouvelle vie. Travaillant dans l'événementiel, Paige est certaine d'obtenir une promotion après tous ses efforts. Mais alors que la jeune femme a rendez-vous avec sa boss, elle apprend qu'elle et ses amies sont toutes les 3 virées sur le champ. Une catastrophe pour notre héroine principale qui panique à l'idée que sa vie si bien contrôlée ne le soit plus du tout.

Heureusement, les 3 amies peuvent compter sur Matt, le frère de Paige et Jake, le meilleur ami de ce dernier - et accessoirement le crush de Paige depuis toujours - pour les aider à aller de l'avant: pourquoi ne pas monter sa propre agence? Une idée aussi plausible que dangereuse mais qui séduira le trio. 

Le roman s'axe alors au début sur cet aspect du travail. Comment se lancer dans la jungle des entreprises, surtout à New York? A quoi faut-il penser, anticiper? Un concept intéressant qui m'a bien plu et en même temps qui m'a un peu ennuyée. Oui j'avoue que d'un point de vue personnel, revivre ces étapes de la création de business ne m'a pas sincèrement emballée. J'ai pu néanmoins compatir à l'angoisse des filles quant au démarrage compliqué auquel il faut s'accrocher. Heureusement, Jake est un chef d'entreprise assez prisé qui bosse dur. Grâce à son aide, la société de Paige est très vite lancée.

Démarre alors une certaine routine de travail dans laquelle on suit les filles, leur rôle au sein d'Urban Genie. Bien entendu, c'est autour de Paige que l'histoire est centrée et celle-ci prend rapidement un tournant plus sensuel. En effet, avec Sarah Morgan, il faut d'attendre à de la romance. Et de la romance, on en a avec Paige et Jake. Amis depuis longtemps, les deux jeunes gens sont toujours attirés l'un par l'autre sans pour autant l'assumer. Mais lors d'un événement particulier, Jake ne peut s'empêcher d'embrasser Paige qui en avait toujours rêvé. 

J'ai bien aimé leur histoire car on sent qu'il y a une base solide entre eux. Ils ont un passé commun et une histoire propre qui les rendent attachants, parfois énervants mais très humains. Chacun partage ses appréhensions et ses peurs mais au fond, l'amour est plus fort. Enfin, d'abord le sexe. Car entre Paige et Jake, c'est chaud brûlant et les jeunes gens s'accomodent très bien de cette relation. Mais c'est bien connu, les sentiments finissent par se manifester et ce qu'on croyait sans danger le devient. 

C'est une jolie romance que nous offre Sarah Morgan car les deux personnages sont obligés d'affronter leur ressenti, de les assumer et d'accepter que la vie peut être surprenante, et dans le bon sens. J'ai particulièrement apprécié Jake qui arrive enfin à s'ouvrir sur la fin. Certes, peut être rapidement mais avec l'auteure, cela ne m'a pas surpris, que du contraire. 

Nuit blanche à Manhattan n'est peut être pas un coup de coeur mais c'est encore une fois une vraie lecture doudou bien écrite, crédible et adorable. Si j'ai une petite réserve sur l'histoire de Franckie, j'ai hâte de découvrir celle d'Eva, qui semble être si douce et rêveuse. Dans tous les cas, j'ai aimé les différents thèmes mis en avant ici, que ce soit la ténacité au travail, l'amitié solide et l'amour magique.


En bref, Nuit blanche à Manhattan fut une lecture très agréable mettant en avant des personnages très attachants, humains et crédibles, qui évoluent au sein d'un New York magique. Si les thèmes de la ténacité au travail, croire en ses rêves et l'amitié ont une place de choix, c'est toujours l'amour qui occupe le centre avec une très belle histoire tout en passion et confiance. Que dire, j'ai passé un excellent moment!

dimanche 17 décembre 2017

Merry and Bright de Debbie Macomber

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  • Nom: Merry and Bright de Debbie Macomber
  • Lu en: anglais
  • Pages: 224 pages
  • Sorti le: 3 octobre 2017
  • Editeur: Ballantine Books
  • Fiche: présentation officielle
  • VF: pas d'infos
  • Tome Unique

Merry Knight is pretty busy these days. She’s taking care of her family, baking cookies, decorating for the holidays, and hoping to stay out of the crosshairs of her stressed and by-the-book boss at the consulting firm where she temps. Her own social life is the last thing she has in mind, much less a man. Without her knowledge, Merry’s well-meaning mom and brother create an online dating profile for her—minus her photo—and the matches start rolling in. Initially, Merry is incredulous, but she reluctantly decides to give it a whirl. Soon Merry finds herself chatting with a charming stranger, a man with similar interests and an unmistakably kind soul. Their online exchanges become the brightest part of her day. But meeting face-to-face is altogether different, and her special friend is the last person Merry expects—or desires. Still, sometimes hearts can see what our eyes cannot. In this satisfying seasonal tale, unanticipated love is only a click away.

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~ ENGLISH REVIEW~ 

Well, I wanted to love this book, but I'm really disappointed. The story was cute, yes, but too much superficial. There was nothing magic or dreamy. I was eager to finish the book. Everything remained on the surface. As if the author had a starting point and an end point and between the two, she did not know what to write. Many people meet through Internet and I know from experience that we can go much further in this kind of story. 

Merry and Bright est la nouvelle romance de Noel de Debbie Macomber et comme j'avais fortement apprécié celle de l'an dernier, je me suis jettée dessus. Le livre étant assez court, il se lit d'une traite. Pour autant je boude, cette lecture m'a parue trop superficielle. Avec un sujet pourtant assez intéressant, à savoir les rencontres sur Internet, j'avais bon espoir de lire une petite romance sympathique voire même surprenante. Mais des le départ, c'est extrêmement prévisible et un peu ennuyeux. 

Merry travaille dans une société  dont le dernier contrat est crucial pour l'entreprise. Engagée comme intérimaire pour un an, Merry se donne néanmoins à fond dans ce travail en faisant des heures supplémentaires à n'en plus finir. Sa vie sociale en prenant un coup, sa mère et son frère décident de l'inscrire sur un site de rencontres. Au départ pas très enthousiaste, Merry finit par se prendre au jeu et discute très rapidement, via son écran, avec Jay. Très vite le courant passe entre les deux mais le mystère reste entier: ni Merry ni Jay n'a mis de photos, ainsi ils ne savent pas quelle apparence ils ont. 

Un point obligé si l'auteure voulait garder du suspens mais qui fut un peu gâché par l'identité de Jay révélée d'emblée. Quelles chances avez-vous de vous inscrire sur un site de rencontres et de papoter avec votre boss que vous voyez tous les jours et que vous n'appréciez même pas ? Et oui, le monde est petit du côté de chez Merry. Le seul atrait était donc de découvrir le Jay en ligne et le Jayson de la vraie vie. Il faut avouer que le gars se montre assez froid et impersonnel avec ses amis, sa famille et ses employés. Grâce à la franchise et la douceur de Merry, il va cependant s'ouvrir peu à peu via ses discussions en ligne.

La suite, je vous la laisse deviner... La rencontre semble inévitable mais ne se passe évidemment pas comme prévu. Je n'ai pas trouvé le déroulement très attractif et j'avoue que j'avais hâte de le finir. La romance ne m'a pas fait rêver. La famille, pourtant très présente, n'a pas été assez développée. Tout est resté en surface. Comme si l'auteure avait eu un point de départ et un point final et qu'entre les deux, elle n'avait pas su quoi écrire. Pourtant ce genre de sujet est plus que d'actualité. Beaucoup de gens se rencontrent via ce biais. Et je sais par expérience qu'on peut aller bien plus loin dans ce genre d'histoire. Que les interrogations personnelles sont bien plus nombreuses. Les interprétations aussi. Le stress d'une rencontre, l'appréhension, le jugement. 

J'aurai aussi aimé que l'auteure passe outre l'apparence. Si les deux jeunes gens ne savent pas à quoi ils ressemblent au départ, il était peu probable que l'un des deux aient des défauts physiques. A quand une héroine avec plus de formes ou plus petite? A quand un héros portant des lunettes et s'habillant classe mais pas forcément en costume trois pièces hyper couteux et de surcroit super riche? Au final, j'ai trouvé ce roman très stéréotypé malgré quelques petits efforts ici et là. 


En bref, Merry and Bright ne m'a pas convaincue, étant trop lisse, trop prévisible et trop stéréotypé. La romance, pourtant le sujet phare du livre, ne m'a pas fait rêver. L'auteure s'est contentée d'une petite histoire mignonne sans trop réfléchir à la développer, pensant qu'à cette période de Noel, on se contenterait de quelque chose de chou, sans réelle consistance. Dommage car l'auteure m'avait agréablement surprise l'an dernier et j'attendais cette sortie avec impatience.