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jeudi 2 mai 2019

[Cinéma] Captain Marvel

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  • Nom: Captain Marvel
  • Avec:  Brie Larson, Jude Law, Samuel L. Jackson
  • Genres: Science-fiction, Action
  • Sorti le: 6 mars 2019

Captain Marvel raconte l’histoire de Carol Danvers qui va devenir l’une des super-héroïnes les plus puissantes de l’univers lorsque la Terre se révèle l’enjeu d’une guerre galactique entre deux races extraterrestres.

Je voulais absolument voir Captain Marvel avant de visonner Avengers Endgame. Depuis son introduction à la fin de Infinity War, j'étais curieuse de découvrir l'histoire de ce personnage important, aux pouvoirs gigantesques, qui pourrait bien sauver tout le monde.  

Ma critique sera courte car je n'ai pas grand chose à dire sur ce film: pour moi, il n'apporte absolument rien à la franchise. L'histoire de Carol Denvers ne m'a pas captivée, de même que l'interpretation de Brie Larson. Le côté dur et mono-expressif de l'héroine/l'actrice m'a assez déplu, il a été difficile de m'attacher à elle. 

L'intrigue en elle-même est classique, on devine aisément qui est le méchant de l'histoire et le cheminement reste prévisible. Les seules petites choses qui ont su garder mon intérêt, ce sont les clins d'oeil à d'autres films du MCU. Nick Fury a été pour moi le personnage le plus intéressant, je suis restée curieuse tout le long concernant la perte de son oeil. Incontestablement, ce personnage a fait du chemin et j'ai bien aimé le voir à ses débuts. Lui qui est très sérieux dans les autres franchises, a su apporter la dose d'humour qu'il me manquait.

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Autre point positif, les effets visuels magnifiques. Il faut reconnaitre que le film constitue un réel spectacle et qu'on s'en prend plein la vue. Se retrouver dans les années 90 a aussi ajouté un plus à l'ambiance, donnant un réel contraste avec les autres planètes et les vaissaux ultra sophistiqués qu'on peut y voir. 

Ceci étant dit, c'est la première fois que je ressens autant de déception dans l'univers Marvel. Le côté Girl Power, c'est très bien, mais personnellement, ça ne m'a pas plus convaincue que cela. Sans doute parce que j'ai eu un réel problème avec le personnage, que j'ai trouvé trop distant et trop froid.

Je sais qu'il s'agit là d'un film introductif mais j'en attendais clairement plus. La preuve, j'ai du mal à mettre en avant des points positifs. Il y avait tout un mystère autour de Captain Marvel, malheureusement, ce n'est pas un personnage que je vais continuer à suivre.


En bref, j'ai été déçue par Captain Marvel. Certes, il s'agit d'un film introductif sur un nouveau personnage, mais l'histoire de Carol ne m'a pas séduite plus que ça. J'ai trouvé le film long et ennuyeux, porté par une Brie Larson peu expressive. Seuls petits points positifs, les quelques clins d'oeil aux autres films de la franchise et la scène post-générique. Vu le statut de Captain Marvel, je m'attendais à nettement mieux la concernant. A voir comment elle s'en sort dans Avengers Endgame!


lundi 22 avril 2019

La muse des cauchemars [Le faiseur de rêves #2] de Laini Taylor

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  • Nom: La muse des cauchemars [Le faiseur de rêves #2] de Laini Taylor
  • Lu en: français
  • Pages:  628 pages
  • Sorti le: 4 avril 2019
  • Editeur: Lumen Editions
  • VO: paru sous le nom Muse of nightmares en octobre 2018
  • Tome Antérieur: Tome 1

Le rêve comme seul rempart contre la violence du monde. Il est un monde où hommes et femmes naissent avec un don précieux, dont seuls les plus puissants gagnent le droit de se servir en temps utile, mais toujours au nom de l'Empire. A respectivement seize et dix-sept ans, Nova et Kora rêvent du jour tant attendu où des envoyés à la peau bleue viendront enfin les enlever. Alors, seulement, elles pourront accomplir leur véritable destin. Très loin de là, à travers l'espace et le temps, dans la mythique Cité oubliée - qu'après tant d'années, Lazlo Lestrange peut désormais contempler de ses yeux -, retentit une explosion qui fait basculer son monde et celui de Sarai. Leur avenir ne tient désormais plus qu'à un fil, celui que manipule par la seule force de son esprit une enfant cruelle et meurtrie. A la fois plus puissant et plus vulnérable que jamais, le jeune homme va devoir choisir : sauver celle qu'il aime ou bien tous les habitants de la ville interdite jusqu'au dernier. Sans compter qu'un danger plus grave encore menace... Car l'oiseau blanc qui surveille la citadelle depuis toujours veille, et il est grand temps pour lui de passer enfin à l'action. Dieux, monstres, fantômes, mondes étranges et guerre totale, La Muse des cauchemars clôt avec maestria une série aussi poétique que haletante. Qu'on se le tienne pour dit : l'univers de Laini Taylor n'a pas fini de hanter nos rêves...

 

J'avais été emporté par l'étrangeté et l'onirisme du Faiseur de rêves, je suis ravie de découvrir la fin de ce magnifique dyptique, atypique dans son écriture, riche et dense dans son intrigue. 

Ce deuxième tome est tout aussi merveilleux quoique très sombre puisque l'heure est à la vengeance, à la colère et à la guerre... l'oeuvre d'une enfant cruelle qui utilise les vivants comme les morts comme des pantins pour parvenir à ses fins. Le monde de Lazlo qui s'est découvert de nouveaux pouvoirs et celui de Sarai devenue muse des cauchemars et proie de cette enfant meurtrie, va changer, profondément, irrévocablement. 

Au niveau du contenu je ne veux pas trop vous en dire pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte, sachez seulement que j'adore le fond, l'explication mystique de tous les pouvoirs surnaturels et dons, ainsi que l'idée et le concept des dieux. Nous avons toutes les réponses sur le métal précieux, ce matériau façonné par quelques hommes seulement et nommé Le Mésarthium. On découvre la réelle identité de Lazlo Lestrange et c'est très surprenant.

Les Séraphins, l'oeuvre et le destin du Tueur-de-Dieux Eril-Fane, les rejetons des dieux, de nouveaux personnages (deux soeurs)... l'auteure rajoute des choses nouvelles tout en répondant à nos attentes sur l'origine de son univers. Et surtout on comprend l'origine de la malédiction qui s'est abattue sur Désolation. La série se conclut merveilleusement bien.

Un univers mystique, mythologique, métaphorique, onirique et ô combien poétique, marqué par une plume qui inspire sérénité et envoûtement. Le Faiseur de rêves et La Muse des cauchemars, cette duologie est une histoire fantastique, charismatique qui a une âme et dont la délicatesse et la poésie n'ont d'égale que le raffinement de la plume de Laini Taylor.

On est un dans un roman fantasy onirique où l'on nage en plein rêve et peuplé de créatures incroyables : séraphins, anges, dieux, fantômes, papillons, humains mêlant magie, mystères et pouvoirs... La structure du récit dans ce tome 2 avec des flashbacks est tout aussi habile et permet de comprendre énormément de choses sur les personnages. 


En bref, une duologie dont je ressors enchantée, à la fois captivante et unique, riche d'un monde fantasy exceptionnel. Fantômes et magie, pouvoirs et dons, dieux et humains, émotion et romance, innocence et vengeance, et bien plus encore pour nous charmer et créer une expérience de lecture authentique!

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vendredi 19 avril 2019

La cité du ciel de Amy Ewing

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  • Nom: La cité du ciel de Amy Ewing
  • Lu en: français
  • Pages:  447 pages
  • Sorti le: 14 février 2019
  • Editeur: Collection R
  • VO: paru sous le nom The Cerulean en janvier 2019
  • Premier tome d'une duologie

« Dans trois jours, Sera Lighthaven procédera au plus grand acte de foi qu’une Céruléenne puisse accomplir, annonça la grande prêtresse. Elle plongera du promontoire situé dans les jardins Nocturnes et répandra son sang pour rompre le cordon. Elle sera honorée et chérie par nous toutes tandis que nous voyagerons vers notre nouvelle destination. » Sera se sentait comme engourdie. Son cerveau refusait de faire le lien avec ce qu’elle venait d’entendre, comme si la grande prêtresse parlait de quelqu’un d’autre. Nous sommes les Céruléennes, notre sang est magique. Ces mots prirent un sens nouveau et absolument terrifiant à ses oreilles. Son sang allait causer sa mort…

 

Sera, 17 ans vit dans la Cité du ciel. C'est une Céruléenne. Cette cité plane au-dessus d'une planète, là-haut, entre ciel et espace. Elle vit avec ses trois mères dans une société dite matriarcale, contrôlée par la Grande Prêtresse, elle-même tenant son pouvoir d'origine divin de Mère Soleil. Leur société est très ancrée dans la religion et la spiritualité. Mais bientôt, alors que Sera ne connaissait pas sa place ni son rôle dans cette hiérarchie, la Grande Prêtresse la choisit comme Elue. Elle devra se sacrifier, sauter des jardins Nocturnes et couper le lien qui unit la cité à la planète d'accueil, pour permettre aux Céruléennes de voyager et de se choisir une nouvelle planète avec des ressources fraîches et neuves...

Léo et sa soeur Agnès vivent à Kaolin. Si l'un est arrogant et superficiel, l'autre est scientifique, volontaire et courageuse. Tous deux cherchent l'approbation d'un père, homme d'affaires impitoyable. Leela est la meilleure amie de Sera. Elle est gentille et douce et pleure la perte de sa meilleure amie sacrifiée. Tolérante et généreuse, elle est en proie à de violents cauchemars où elle sent que Sera a besoin de son aide. Elle enquête et va découvrir des vérités peu engageantes sur le monde tel qu'elle l'a connu... Ces personnages aux destins différents vont se croiser et nous allons suivre pour chacun d'entre eux, leur évolution. Quel sera le rôle de chacun ? De Sera dont la chute finalement ne s'est pas révélée mortelle à Agnès que j'ai adoré et qui va essayer à son niveau de combattre certaines injustices...

J'ai beaucoup aimé La cité du ciel parce que l'univers est étrange, fantastique et très original. Original dans le sens de l'univers magique quasi mystique mais peut-être pas au niveau du déroulement de l'intrigue ni des personnages et de leur évolution. Il y a des rebondissements auxquels je m'attendais mais lorsqu'on est spécialiste des romans YA je pense que c'est normal d'être moins surpris par des retournements de situation. L'univers est riche et dense, très spirituel et proche des romans dystopiques où les héros se rendent compte qu'on leur a menti et que bien des choses s'avèrent être manipulées.

J'ai adoré Agnès, une jeune fille prometteuse qui a du courage et cherche à créer sa propre voie, quitte à attirer les foudres de son père. Mais de manière générale chaque personnage de cette histoire est intéressant et passionnant à suivre. Pour le coup, une lecture fluide qui m'a bien tenu en haleine et qui m'a emporté dans son monde incertain, onirique, magique et aux multiples ramifications. J'ai aimé certains personnages plus que d'autres comme Agnès et Leela et moins Léo et Sera. Par contre j'ai été agréablement surprise par l'évolution psychologique de Léo. 


En bref, une bonne lecture qui a su me séduire pour son fond onirique, et cette cité du ciel énigmatique, son ambiance teintée de mysticisme, de fantastique et de magie mystérieuse, avec des personnages attachants que l'on a envie de voir évoluer, et son écriture assez fluide et novatrice. 

chronique_lael

samedi 13 avril 2019

[Cinéma] Alita Battle Angel

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  • Nom: Alita Battle Angel
  • Avec:  Rosa Salazar, Christoph Waltz, Jennifer Connelly
  • Genres: Science-fiction, Action
  • Sorti le: 13 février 2019

Lorsqu’Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur qu’elle ne reconnaît pas, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire. Ce n’est que lorsque les forces dangereuses et corrompues qui gèrent la ville d’Iron City se lancent à sa poursuite qu’Alita découvre la clé de son passé - elle a des capacités de combat uniques, que ceux qui détiennent le pouvoir veulent absolument maîtriser. Si elle réussit à leur échapper, elle pourrait sauver ses amis, sa famille, et le monde qu’elle a appris à aimer.

Depuis la diffusion de la bande annonce, j'avais très hâte de découvrir Alita Battle Angel. Avant mon visionnage cependant, je me suis penchée d'un peu plus près sur l'univers, en découvrant par la même occasion qu'il s'agissait d'un manga à l'origine. J'aurai tôt fait de regarder un peu l'anime pour me faire une idée, et le moins que je puisse dire, c'est que Gunnm m'a bien convaincue. En allait-il être de même pour Alita? 

D'emblée, je peux vous dire que oui, j'ai été extrêmement emballée par le film, même si, comme toute adaptation, il y a pas mal de différences. Certaines sont venues étoffer l'histoire, tandis que d'autres m'ont un peu déçue. En effet, dans ce monde dystopique, l'humanité survit et se réorganise entre la mystérieuse cité suspendue dans le ciel, Zalem, et Kuzutetsu, le bidonville né des déchets de la cité. La vie n'est que violence et insécurité, un trait bien visible dans l'anime, mais quelque peu édulcoré dans le film. La ville étant une décharge, je m'attendais à ce que l'ambiance soit plus sombre et pesante, afin de montrer tout le désespoir des habitants mais il n'en fut rien.

L'histoire se concentre sur Alita, une jeune cyborg amnésique retrouvée par le Dr Ido. D'abord un peu timide et réservée, Alita va vite se dévoiler: en elle se cache une guerrière, c'est évident. Son évolution dans le film est assez rapide, ce qui ne m'a pas gênée pour garder une bonne dynamique au récit. Cependant, on en sait encore très peu sur ses origines, sa perte de mémoire étant un bon prétexte pour mettre en avant ses talents guerriers.  Un mal pour un bien car on ne s'ennuie pas avec elle, et on reste curieux car Alita reste un peu imprévisible. 

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Autour d'elle gravitent certains personnages dont Yugo, le love interest. Il apporte un certain contraste à l'histoire puisque Alita tombe assez vite amoureuse de lui. Cela permet quelques moments plus calmes pour reprendre notre souffle. De plus, Yugo constitue un bon fil rouge pour Alita et conditionne complètement ses actions. 

En soi, le scénario n'a rien d'extraordinaire et donne cette impression d'être inachevé - il y encore tant à découvrir - mais pour introduire l'univers et en particulier Alita, je dois dire que le pari est rempli. Ce premier film tient toutes ses promesses! En plus de m'être laissée emportée par l'histoire et le jeu des acteurs (mention à Rosa Salazar pour son interprétation), j'ai également été séduite par le visuel, très réussi (en particulier les Cyborgs plus vrais que nature), et la musique qui apporte un plus indéniable à l'ambiance globale. 

Si vous aimez les dystopies avec un bon rythme et des personnages attachants, Alita devrait vous plaire, réunissant tous les ingrédients pour passer un excellent moment. Il faut le dire, Alita est un peu unique en son genre.


En bref, j'ai beaucoup aimé le film qui offre une excellente dynamique, porté par des personnages attachants et des effets visuels très réussis.Alita vaut assurément le coup d'oeil, que vous soyez fan du manga d'origine ou pas, l'histoire est suffisamment intéressante pour que notre intérêt soit maintenu du début à la fin. Avec un tel potentiel, je ne serai pas contre une suite à Alita, qui, selon moi, est loin d'avoir livré tous ses secrets.

mardi 9 avril 2019

La voix des ombres de Frances Hardinge

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  • Nom: La voix des ombres de Frances Hardinge
  • Lu en: français
  • Pages:  512 pages
  • Sorti le: 24 janvier 2019
  • Editeur: Gallimard Jeunesse
  • Tome Unique

La jeune Makepeace avait pourtant appris à se défendre contre les fantômes. Mais aujourd'hui un esprit habite en elle. Il est sauvage, fort, en colère... et il est aussi son seul rempart contre la cruelle dynastie de son père. Dans un pays déchiré par la guerre, Makepeace va devoir faire un choix difficile : la liberté ou la vie.

 

J'avais beaucoup aimé L'Ile aux mensonges, étonnamment conquise et subjuguée par l'ambiance instaurée dans ce livre. Je suis moins séduite par La Voix des ombres car j'ai eu énormément de mal à m'imprégner des personnages. L'ambiance est tout aussi réussie pour ce conte sombre, axé sur le surnaturel mais un fantastique assez glauque et effrayant. Bref je ressors partagée de cette lecture car j'ai lu ce roman sans vraiment m'y attacher.

Je n'ai pas forcément compris le lien avec la guerre civile anglaise du XVIIe siècle... si ce n'est pour servir une violence de certains faits et donner plus d'impact et d'urgence à la situation de Makepeace. Makepeace est maltraitée par sa mère qui décède brutalement suite à une révolte dans la rue. Recueillie par un oncle éloigné, Makepeace a un pouvoir secret : celui de voir les fantômes. En effet parfois quand quelqu'un décède, son esprit s'échappe à la recherche d'un endroit à hanter ou d'une personne. Makepeace détient un espace en elle pouvant recueillir ses défunts mais attention à la possession... L'Ours vient en elle. Il est sauvage, et en colère mais c'est aussi et bizarrement son seul refuge et soutien face à la famille de son père...

Manipulation, malédiction et possession, bienvenue dans les rouages et mécaniques de l'esprit. Et celui de Makepeace est étonnant mais porteur de choses terrifiantes et de mystères. Je vous l'ai dit, je n'ai pas été vraiment attirée ni captivée par ce roman. Je peux simplement vous dire que j'apprécie néanmoins l'écriture de l'auteure, à la fois sombre, spirituelle, métaphorique et immersive. Il y a une bonne ambiance et si vous recherchez une lecture différente, avec un univers de fantômes original et atypique, alors il vous faut lire du Frances Hardinge.

Mais j'ai préféré L'île aux mensonges et le roman que je lis en VO Fawkes. C'est d'autant plus dommage pour moi car la couverture est juste époustouflante et en fait un magnifique livre à avoir dans sa bibliothèque.


En bref, encore une lecture surprenante, pas forcément des plus agréables en ce qui concerne mon expérience mais j'apprécie toujours autant la plume de Frances Hardinge. Ici dans les marais humides d'Angleterre, elle est empreinte de mystères et de secrets à ne pas dévoiler. Le côté fantastique n'étant pas aussi présent que le côté historique, je reste un peu sur ma faim sur ce titre mais je suis néanmoins ravie de cette impression étrange dans laquelle je ferme les dernières pages.

chronique_lael


samedi 6 avril 2019

Roi de cendres de Kayla Ancrum

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  • Nom: Roi de cendres de Kayla Ancrum
  • Lu en: français
  • Pages:  336 pages
  • Sorti le: 20 février 2019
  • Editeur: Milan
  • Premier tome d'une duologie

August et Jack n'ont jamais fait partie du même monde. August est discret, alors que Jack est la star du lycée. Pourtant, tous deux partagent bien des secrets, à commencer par leur amitié qui remonte à l'enfance. Quand Jack semble envahi par des hallucinations inquiétantes, c'est le monde d'August qui s'effondre. Il réagit alors de la seule façon qui lui semble envisageable : en plongeant dans la folie de Jack.

 

Rois de cendres est un roman subtil malgré sa violence. La violence du début de deux arrestations pour acte de vandalisme et pyromanie, violence du monde dans lequel vivent August et Jack, le trafic de drogue, la montée progressive de la folie et des hallucinations de plus en plus immersives, la violence de la relation toxique et nuisible... mais c'est aussi une histoire d'amitié hors norme, atypique et insolite, voire d'une histoire d'amour entre deux êtres qui ne peuvent imaginer vivre séparés l'un de l'autre. C'est un roman choc, qui interpelle, parfois dérange et vous percute, même si pour moi il est écrit avec sensibilité et émotions, avec subtilité et tendresse. 

J'ai trouvé les notes de l'auteure absolument convaincantes et importantes. Chacun à sa manière, August comme Jack manquent d'affection dans leur quotidien respectif et familial. C'est ce manque qui les unit l'un à l'autre. Se créer alors une dépendance fusionnelle entre ces deux personnages. C'est ce que raconte Rois de cendres et comment cette dépendance relationnelle se manifeste concrètement. Puis Jack est victime d'hallucinations et se prend pour le Roi d'osier. Il doit trouver le Bleu merveilleux et part dans des délires dangereux et graves. Que va faire August ? Comment va t-il réagir ?

 Rois de cendres est une lecture différente qui pour ma part m'a beaucoup plu mais que j'ai lu avec un certain détachement et du recul. Il est fort d'un point de vue psychologique et la montée tout en tension, tout en stress rend la lecture pleine de suspense et terriblement addictive. Je l'ai lu quasi d'une traite et je ne pouvais plus m'arrêter. Je me souviens d'avoir eu peur pour ces deux là et me demander jusqu'à quel drame ils vont se rendre compte que leurs actes mèneront vers l'impasse.

Mais j'ai été touché aussi, et émue par ce soutien inconditionnel que August apporte à Jack. Comment ils se font du bien mais aussi du mal tous les deux, pourvu qu'ils soient ensemble. L'objet-livre, sa mise en page, les photographies, tout concourt à une expérience littéraire pour mieux s'imprégner de cette histoire unique. C'est intense et toujours troublant... c'est plein de contradictions et de sentiments exacerbés. Ca nous parle d'envies, d'obsessions, de résignations, de négligence, de noirceur et tout ça grandit au fur et à mesure que la folie s'installe dans la tête de Jack. 


En bref, une lecture choc, une lecture passionnante et bluffante qui ne vous laissera pas indifférent tellement la relation entre les deux personnages est forte et fusionnelle. Quand le final arrive et que l'on a toutes les réponses à cette folie, c'est incroyable car on ne s'attendait pas du tout à ça et c'est particulièrement émouvant, de même que les raisons psychologiques invoquées par l'auteure pour décrire cette relation, pourquoi et comment elle est née... Les éditions Milan ont fait fort avec cette publication, non seulement l'objet-livre est splendide et inoubliable mais le contenu l'est tout autant.

chronique_lael

samedi 2 mars 2019

We are young de Cat Clarke

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  • Nom: We are young de Cat Clarke
  • Lu en: français
  • Pages:  360 pages
  • Sorti le: 17 janvier 2019
  • Editeur: Collection R
  • Tome Unique

Le soir même où la mère d’Evan épouse « Breakfast Tim », présentateur vedette de la radio locale, le tout nouveau demi-frère d’Evan, Lewis, est retrouvé inconscient et grièvement blessé. Il est l’unique rescapé d’un terrible accident de voiture. Une tempête médiatique se déchaîne alors et tous les doigts accusateurs sont pointés sur Lewis, jeune toxico solitaire. Tout le monde semble penser que l’accident est lié à une affaire de drogue, mais Evan n’y croit pas une seconde. Aidée par son père journaliste, Harry, elle se met en tête de découvrir ce qui s’est véritablement passé le soir de l’accident. À mesure qu’Evan creuse dans la vie des trois adolescents morts dans le crash, elle va lever le voile sur des vérités dérangeantes et sur un secret qui menace d’anéantir sa famille… ainsi que l’ensemble de la communauté.

 

J'adore les romans de Cat Clarke, je les trouve percutants et addictifs, toujours très bien écrits et proches des préoccupations adolescentes. Je ne savais pas à quoi m'attendre avec We are young mais j'y vais les yeux fermés car pour moi il ne faut pas manquer un Cat Clarke. 

Evan Page est une adolescente de 17 ans, plutôt sérieuse, sauf en ce soir de mariage de sa mère avec son beau-père Tim. Pour faire simple, elle s'envoie en l'air avec un gars qu'elle connaît à peine sans protection. Pourquoi fait-elle ça ? C'est parce qu'elle ne contrôle plus sa vie et disons-le, que sa famille recomposée ne la rend pas heureuse.

La fête est interrompue lorsque le beau-père d'Evan reçoit un appel de l'hôpital. Lewis son fils a eu un grave accident de voiture dont il est le seul survivant. Trois morts, un handicapé dans le coma... une affaire de drogue, d'alcool ? Même si elle a peu d'affinités avec son demi-frère, Evan veut connaître la vérité et je l'ai trouvé attachante et mature parce qu'elle s'investit vraiment pour rétablir la vérité sur Lewis. Que s'est-il passé cette nuit-là ?

 Je ne vous en dis pas plus car comme pour tous les romans de Cat Clarke, il faut les découvrir et découvrir surtout l'intensité de ses intrigues, toujours vives et fortes, parfois chocs comme ici. Et à l'inverse de Girlhood, je n'ai rien vu venir si bien que j'étais totalement prise dans l'ambiance de ce young adult qui file tout en tension dramatique et qui se conclue en une vérité glaçante et pleine d'effroi.

Ce n'est pas joyeux et le thème du deuil est sous-jacent... mais quand tout accuse Lewis et le trafic de drogue, Evan a envie d'avoir des réponses et ce qu'elle découvre est plutôt choquant avec un autre thème encore plus dur à évoquer. Cela n'en fait pas forcément une lecture émouvante car j'ai trouvé que l'auteure rajoutait des éléments d'action, de rebondissements et de petits drames liés au personnage de Tim.

Dans l'ensemble j'ai beaucoup aimé ma lecture. Je n'ai pas forcément accroché à tout l'univers de Evan, son groupe de musique, ses problèmes avec ses amis mais j'ai beaucoup aimé la manière dont elle réfléchit, dont elle s'engage réellement dans la guérison de Lewis. C'est touchant et surprenant venant d'une adolescente comme elle, mais elle montre son côté protecteur même avec son petit frère. 


En bref, We are young est un roman YA efficace et prenant à suivre. L'écriture de Cat Clarke est sans conteste percutante, directe, franche, avec cette force de caractère qui lui est propre. A l'instar de Cruelles et Revanche, c'est que derrière son rythme efficace, addictif et cette incroyable capacité à parler de l'adolescence, il y a beaucoup de profondeur dans ses propos. Une excellente lecture, pas tout à fait le coup de coeur mais c'est dû uniquement au background auquel j'ai peu accroché, sinon les personnages sont bien campés et courageux et les thèmes abordés importants !

chronique_lael

mardi 19 février 2019

Starlight de Cristina Chiperi

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  • Nom: Starlight de Cristina Chiperi
  • Lu en: français
  • Pages:  240 pages
  • Sorti le: 8 novembre 2018
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • Premier tome d'une duologie

Au détour d’un couloir de l’université, Daisy tombe sur celui qu’elle aurait préféré ne plus jamais revoir : Ethan. Ethan, son ex-meilleur ami passionné par les étoiles et les galaxies. Ethan, le responsable du divorce de ses parents. Six ans après, la colère de Daisy n’a pas faibli et la jeune fille est bien décidée à ignorer l’étudiant. Mais son coeur n’est pas du même avis…

 

J'ai reçu Starlight complètement au hasard (appelez ça une erreur de casting) et comme il avait l'air sympa, je me suis lancée à sa découverte. Au début, j'ai plutôt bien accroché à ce roman aux thèmes plutôt intéressants, mais très vite mon intérêt est retombé face à une romance trop simple, brouillonne et peu convaincante.

Ce qu'il faut absolument savoir pour éviter trop d'attentes, c'est qu'il s'agit d'une duologie et que la fin propose un joli cliffhanger qui ne va pas en ravir beaucoup. Ce premier tome est donc tout en superficialité histoire de pouvoir tenir la suite. Je vous avoue que je trouve ça dommage car l'idée d'un one-shot me plaisait bien. 

Parlons peu mais parlons bien, ce que je retiendrai ici, ce sont les thèmes abordés: l'astronomie et la philosophie apportent un gros plus à ce livre, ce qui a réussi à maintenir mon intérêt. J'étais curieuse de découvrir les petites citations, réflexions et autres secrets de l'univers. Bien que ça reste léger et peu aprofondi, j'ai vraiment bien aimé cet aspect et ce concept de réunir ces sujets ensemble. 

Pour le reste, je ne peux pas en dire autant de bien, j'ai trouvé les personnages clichés, leurs liens cousus de fils blancs, des dialogues creux, des réactions immatures...Le seul que j'ai pu supporter c'est Ethan, véritable passionné et ami fidèle. Ce garçon a du potentiel, à contrario de Daisy que j'ai trouvée très centrée sur elle-même, capricieuse et cachotière. Je n'ai pas franchement adhéré à son comportement face à ses amis, elle qui pourtant en a bavé plus jeune. C'est toute l'ironie de l'histoire! 

Un roman très superficiel donc, qui a un certain potentiel mais qui se limite au strict minimum, avec des codes déjà vu des centaines de fois. Cependant, si vous voulez une lecture qui reste agréable, n'hésitez pas à lire Starlight, détente garantie. 


En bref, un roman qui fait passer un bon moment, abordant des thèmes très intéressants comme l'astronomie et la philosophie. C'est pour moi le gros point fort du livre, à contrario de la romance cliché et cousue de fils blancs. J'avoue que je m'étais attendue à un tome unique et à plus de profondeur dans le développement mais attendez-vous à une suite qui, selon moi, ne laisse présager rien de bien folichon.

vendredi 8 février 2019

[Musique KPOP] CLC - NO.1

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  • Nom: NO.1
  • Artiste: CLC
  • Pays: Corée du Sud
  • Genre: Pop
  • Sorti le: 30 janvier 2019

Depuis que j'ai découvert les CLC en janvier 2017, je dois admettre que le groupe ne me déçoit absolument pas! Après leur mini album Black Dress l'an dernier que j'avais adoré, j'ai un gros coup de coeur pour leur nouvelle sortie intitulée NO. Un mini album totalement réussi qui confirme vraiment mon intérêt pour le groupe.

La chanson titre, NO, m'a de suite plu. Je la trouve sincèrement très addictive, avec une introduction plutôt puissante et un ensemble très charismatique. Dans cette chanson, les filles s'assumment et le font savoir! Les sonorités electros en font un titre très dynamique sur lequel on ne peut que se déhancher et fredonner les quelques paroles en anglais du refrain. Une piste parfaite qui démontre tout le talent du groupe à se renouveller. 

La seconde chanson que j'ai particulièrement appréciée de l'album est Like it. De la vraie dynamite! J'aime la construction de la chanson qui alterne les moments forts avec quelques passages plus softs pour enchainer avec un refrain simple mais efficace. Dans le genre pop, I need you s'en tire plutôt bien. Elle est un peu plus classique dans le style mais personnellement je la trouve très sympathique, elle fait bien le job, et ses consoeurs, son dynamisme est tout à fait agréable. Et puis le refrain reste facilement en tête! 

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J'ai un peu moins accroché à SHOW, question d'affinités, mais objectivement la chanson a tout à fait sa place sur ce mini album. Malgré ses tonalités entraînantes, et un brin rétro,  je la trouve plus dans la retenue que les trois autres titres précédemment présentés. Enfin, Breakdown peut être considérée comme la "ballade" de l'album. La chanson, plus douce, permet de souffler un peu et de profiter d'une instrumentale plus légère. Je l'aurai bien vue en fin d'album pour clôturer en beauté.

En conclusion, ce comback est une grande réussite, proposant des titres forts et dynamiques ainsi qu'une belle homogénéité. L'écoute se fait d'une traite et chaque piste a sa place dans ce mini album. Je le trouve assez idéal si vous voulez découvrir ce groupe au grand potentiel et qui vaut le détour, assurément!

► Ecouter le mini album en entier

dimanche 27 janvier 2019

Snow de Danielle Paige

Snow

  • Nom: Snow de Danielle Paige
  • Lu en: français
  • Pages:  374 pages
  • Sorti le: 7 novembre 2018
  • Editeur: Milan
  • Premier tome d'une duologie

Je m'appelle Snow. J'ai 17 ans, et je suis internée dans un hôpital psychiatrique depuis 11 ans. Je suis amoureuse de Bale. J'ai des colères... glaçantes, littéralement glaçantes. Un fou vous dira toujours qu'il n'est pas fou, mais je vous promets que je ne délire pas. En voici la preuve...

 

Attirée par la magnifique couverture et repéré lors de sa sortie en VO, il me semblait idéal de lire Snow en ce mois de janvier, en plus le froid et la neige étaient au rendez-vous. Snow c'est l'histoire d'une jeune adolescente de 17 ans, qui est enfermée dans un hôpital psychiatrique depuis ses 11 ans... ce qui est un peu excessif lorsqu'on songe qu'elle y est depuis son enfance.

Au début du livre, Snow raconte pourquoi elle a été enfermé, choix difficile et nécessaire émanant de sa mère, d'un père inexistant et aux abonnés absents. Snow a des colères... et ses colères sont glaçantes c'est-à-dire qu'elle gèle les gens, les touche ou leur balance de l'air frigorifié. Mais ce qui lui vaut son séjour prolongé c'est que petite, persuadée qu'on l'appelait depuis l'intérieur d'un miroir, elle se fracassa dessus en tentant de le traverser. Rien qui n'effraie le pyromane Bale qui depuis qu'il l'a embrassé a totalement perdu le contrôle de lui-même. 

On navigue un peu dans une sorte de Shutter Island... le lieu fait froid dans le dos. Il s'agit d'un hôpital psychiatrique pas très accueillant qui apparemment n'aide pas plus que ça les pensionnaires. Snow n'a pas l'air vraiment folle. On ne sait pas si c'est de la folie ou si elle est parfaitement lucide mais dès le départ, on devine aisément qu'en fait elle est parfaitement saine d'esprit mais dotée de pouvoirs surréels. Snow c'est l'adolescente à qui il arrive des choses extraordinaires comme ce garçon qu'elle croise dans ses rêves et qui lui parle d'un autre royaume dont elle serait l'héritière princesse.  

A partir de là, on pense à la Reine des Neiges en version initiatique... 

J'ai adoré toute cette première partie qui jongle entre folie ou pouvoirs extraordinaires. On fait la connaissance de l'héroïne un brin sarcastique sur sa situation et on essaie de deviner si tout ça est réel, si elle est folle, si elle rêve de ce mystérieux jeune homme qui l'invite à traverser un miroir de glace. C'est plein de suspense, un peu sombre, totalement addictif mais lorsqu'on bascule dans l'autre partie du livre à savoir lorsque Snow se retrouve de l'autre côté et rencontre la Sorcière des Flots, d'autres personnages et découvre ses véritables origines... je suis un peu partagée.

Tout le côté conte et récit merveilleux est assez bien mené mais il y a trop d'épreuves, trop de passages longs, trop de retours en arrière. Pourtant Snow a un vrai but : déjouer les plans du Roi des Neiges son père et retrouver Bale le soi-disant amour de sa vie (sauf qu'elle va en embrasser ou se laisser embrasser par deux autres donc ses sentiments sont quelque peu fluctuants!). 

Je vous avoue avoir totalement décroché vers la fin... même si l'intrigue se tient bien. Pour moi l'auteure aurait dû alléger ses "faux" rebondissements pour créer quelque chose de plus captivant et de moins lourd au niveau du contenu. Trop de détours, trop d'intrigues sentimentales, pour une fin ouverte qui plus est, qui ne m'a pas totalement convaincue... 


En bref, un univers merveilleux et fantastique très bien amené par le biais du thème de la folie et du miroir... une entrée en matière excellente et captivante qui m'a tenu en haleine. L'entrée dans l'autre royaume et les clins d'oeil à la Reine des Neiges sont bienvenus également mais trop de longueurs et de pseudo romance viennent essouffler une intrigue qui ne manque parfois pas d'actions et de rebondissements. J'ai bien aimé mais je reste partagée !

chronique_lael