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vendredi 19 février 2016

Audrey Retrouvée de Sophie Kinsella

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  • Nom: Audrey Retrouvée de Sophie Kinsella
  • Lu en: français
  • Pages: 304 pages
  • Sorti le: 3 mars 2016
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • VO: paru sous le nom Finding Audrey en juin 2015

Audrey, 14 ans, souffre d'anxiété, ne sort jamais de chez elle et garde en permanence ses lunettes noires. Son thérapeute lui demande de tourner une vidéo sur son univers familier. La jeune fille entame une série de chroniques sur son quotidien et filme sa mère perpétuellement au bord de la crise de nerfs ou son frère accroc aux jeux vidéo. Un jour, elle croise Linus, un ami de son frère...

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~ ENGLISH REVIEW~ 

I've never read a book from Sophie Kinsella before but this one... this one won my heart! I really loved Finding Audrey. This book is so refreshing thanks to the writing style. I liked how Kinsella  wrote about Audrey's anxiety disorder. It was funny but smart. Real. It was about life and family. It makes me laugh all the time. But even if it's funny, I totally understand the subject Kinsella talked about in this book. Anxiety isn't easy, it is hard work to overcome it. Audrey was brave and she never gave up, I liked this character so much, like her family. Such a great family, supportive and again, so funny. This book was definitely well written.

C'est la première fois que je lisais un roman de Sophie Kinsella. Comme beaucoup, je connais cette auteure grâce à sa série l'Accro du Shopping, que j'ai seulement vu en adaptation cinématographique. Mais je sais que l'auteure est appréciée et Audrey Retrouvée me tentait beaucoup, se situant déjà dans le genre young-adult et traitant d'un sujet que je connais très bien.

Audrey a 14 ans et a vécu l'enfer dans son ancienne école, ce qui l'a conduite à rester enfermée chez elle et à développer une anxiété aiguë envers les autres. La jeune fille, pour se protéger, porte en permanence des lunettes de soleil noires. Elle interagit peu avec son entourage mais reste néanmoins très curieuse de ce qui s'y passe. Audrey, comme la plupart des personnes très anxieuses, vit dans sa bulle et imagine sans cesse que les autres parlent d'elle. Son malaise est réellement profond, ce qui l'oblige à être médicamentée et suivie. 

Je vous avoue que je me suis pas mal identifiée à cette jeune fille. J'ai moi-même déjà souffert d'anxiété, certes, pas du tout à ce niveau là, mais je connais les angoisses. Je n'en ferai pas étalage mais je comprenais les sentiments d'Audrey. Le plus dur, c'est de passer au-dessus de cette petite voix qui nous paralyse et aller de l'avant. Sortir de cette zone de "confort" est redoutable et il faut souvent un élément déclencheur. Pour Audrey, il s'agira de Linus, un ami de son frère.

J'ai littéralement adoré comment l'auteure a traité ce sujet. Parce qu'au-delà du personnage d'Audrey, il y a tout un petit monde qui gravite: sa famille. Et croyez-moi, c'est une sacrée famille!! J'ai aimé le tableau qu'en faisait l'auteure, totalement moderne et actuel. Il y Anne et Chris, les parents; Franck et Felix, les frères. Chacun a son rôle à jouer dans cette histoire. Et surtout, chacun est hyper attachant. J'ai beaucoup apprécié Franck, le grand frère accro aux jeux vidéos, Felix, le gosse de 4 ans qui voit tout en rose, Chris, le papa complètement dépassé et plutôt accro à son blackberry, et enfin Anne, la maman qui nous apporte un humour complètement décapant. Cette maman, qui prend le Daily Mail comme une Bible, en fait voir de toutes les couleurs à son plus grand fils. Elle fait une obsession sur la passion des jeux vidéos de Franck et cela amène des situations hilarantes. 

Malgré le côté très réaliste des choses, l'humour est extrêmement présent dans ce livre. Un pari osé pour aborder ces sujets familiaux, médicaux mais ô combien efficace. Parce qu'on rit, et très souvent. C'est une vraie bouffée d'air frais. Le style d'écriture est tout simplement parfait, fluide et complètement addictif. 

Audrey Retrouvée est pour moi un excellent livre. Certes, il va peut être un peu vite sur la fin concernant l'évolution d'Audrey, mais ce n'est pas seulement son histoire, c'est celle d'une famille complète avec laquelle il n'est pas toujours facile de jongler. Sophie Kinsella nous délivre ici un roman passionnant, drôle mais qui pose aussi questions et qui est porteur d'espoir et de beaucoup de messages. 


lundi 1 février 2016

La vérité sur Alice de Jennifer Mathieu

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  • Nom: La vérité sur Alice de Jennifer Mathieu
  • Lu en: français
  • Pages: 206 pages
  • Sorti le: 4 février 2016
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • VO: paru sous le nom The truth about Alice en juin 2014

Au lycée de Healy, la vérité est une question de point de vue. Alice Franklin est une traînée. Tout le monde le sait. C'est forcément vrai puisque c'est écrit partout sur les murs du lycée. On dit qu'elle a couché avec deux garçons d'affilée... Tout le monde a sa vérité sur Alice : son ancienne meilleure amie, son admirateur secret... Quelle sera la vôtre ?

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~ ENGLISH REVIEW~ 

The Truth about Alice is a nice book with a very strong message. Jennifer Mathieu wrote brilliantly about what everyone has probably experienced once in their life: rumours. What people say about you can be powerful enough to destroy you. The book is divided between 4 characters: Elaine the popular girl, Josh the guy who lost his best friend, Kurt the nerd one and Kelsie the former best friend. Each of them talks about Alice. She's a slut they say. But is that the truth? No one really knows because no one wants to know. All the book is about "what others think about you" and the image you want to give them. Even if I thought the characters were a little superficial and not very developed, each of them is interesting enough. This book is realistic and very well written. It shows us how easily the truth can be distorted and what people are willing to do to change or not that fact. 

La vérité sur Alice est un roman très intéressant. Bien qu'il soit assez rapide et que les personnages soient tous très clichés, le message que fait passer ce livre est juste énorme. Et je pense que chacun devrait le lire car il donne matière à réfléchir. 

Chacun de nous a sûrement déjà vécu les rumeurs: que ce soit à l'école, au boulot, ou même sur la blogosphère. Qu'elles soient vraies ou fausses, les rumeurs ont la capacité de se répandre à une vitesse folle. Ce qui m'amnène à un point non négligeable: à la base de ces rumeurs, il y a soit une vérité déformée ou un mensonge inventé. 

Jennifer Mathieu traite ce sujet avec brillance à travers 4 personnages. Chacun d'eux a une personnalité bien définie qui est extrêmement cliché. Je pense que c'est un fait voulu par l'auteure qui veut montrer qu'à l'adolescence on est très souvent - voire tout le temps - défini par des étiquettes. Et ces étiquettes peuvent aussi sympathiques que destructrices. L'époque du lycée peut être dangereuse pour les élèves selon leur statut social.

Je vous avoue que j'ai eu du mal avec 3 personnages sur 4. Elaine, Josh et Kelsie sont des personnes malveillantes qui sont assez égoïstes et ne pensent qu'à leur image personnelle, sans chercher vraiment à savoir ce qui est bon ou pas, et les conséquences de leurs actes. Ils traînent Alice dans la boue, elle représente leur défouloir. Le seul que j'ai apprécié est Kurt qui apporte l'espoir et la légèreté. Il est différent des autres, se démarque et à travers lui, on se dit qu'il existe encore des personnes de confiance. C'est le seul qui se fera son propre jugement sur Alice. Quant à cette dernière, il est difficile de lire toutes les horreurs à son sujet. C'est également l'originalité du livre mais c'est très frustrant. La pauvre ne peut se défendre et on a beaucoup de peine pour elle. Le dernier chapitre lui est seulement consacré et on se rend compte de toute l'étendue des dégats. C'est dur. 

Si le fond et la forme sont très bons, les personnages antipathiques m'ont freinée. Je suis restée assez extérieure à l'histoire, ne pouvant m'attacher réellement à personne. Je regrette juste que les personnages soient restés assez superficiels. Ce que je retiendrai vraiment de ce livre, c'est son message assez fort et les réflexions qui en découlent.

lundi 18 janvier 2016

NIL [NIL #1] de Lynne Matson

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  • Nom: NIL [NIL #1] de Lynne Matson
  • Lu en: français
  • Pages: 456 pages
  • Sorti le: 16 février 2016
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • VO: paru sous le même nom le 4 mars 2014

Charley se réveille sur une île somptueuse qui n’est sur aucune carte. Seule, perdue, elle survit tant bien que mal jusqu’à ce qu’elle rencontre Thad, le beau leader d’un clan regroupant les seuls humains présents sur l’île de Nil. Charley va vite comprendre que quitter cet enfer paradisiaque sera plus difficile qu’elle ne le pensait: la seule issue, ce sont les rares portes qui apparaissent au hasard sur l’île… Il n’y en a qu’une par jour, et une seule personne peut l’emprunter. Pire encore: on n’a qu’un an pour s’échapper. Sinon, on meurt. Le compte à rebours a déjà commencé…

Un grand merci à PKJ pour l'envoi de ce livre.

J'ai toujours voulu lire NIL lors de sa sortie VO. Ce livre me tentait beaucoup, alors quand la chance s'est présentée de le lire plutôt en français et en avant première, je n'ai pas hésité. NIL s'est révélée être une lecture passionnante, aussi bien angoissante que déprimante. Ce livre ne fait qu'une seule bouchée de vous. Car quand vous l'avez commencé, impossible de le lâcher. 

Lynne Matson partage son récit entre deux personnages. Le roman débute avec Charley, jeune fille de 17 ans, coincée sur un parking de supermarché. C'est l'heure de midi, il fait chaud,  peut être même anormalement chaud. Alors que notre jeune héroine se plaint de futilités, elle est aspirée par un chatoiement sorti de nul part....et c'est le blackout assuré.  Lorsque Charley se réveille, nous découvrons avec stupeur, comme elle, que nous sommes sur une île. Une île curieuse, aussi belle que sauvage, paradisiaque que dangereuse. Pendant 13 jours, la jeune fille va survivre sans craquer mais en devenant peu à peu folle. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Thad et les autres.

Thad fait partie d'un groupe dont il est le leader. Ce groupe est principalement composés d'ados. Certains sont là depuis peu, d'autres attendent depuis presque 1 an. Très vite, on comprend que quelque chose cloche sur l'île de NIL et que sous ses beaux airs, se cache un véritable enfer... 

Ce roman est très bien construit. Si Charley est la petite nouvelle, Thad est déjà un ancien. Entre les deux, une connexion va s'établir rapidement. En jouant les guides, Thad apprendra la survie à Charley, ainsi que l'horrible vérité: si on attrape pas une Porte d'ici un an, on meurt. La prise de conscience de ce compte à rebours est effrayant, aussi bien pour les personnages que pour le lecteur. On en devient obsédé, ce qui apporte une grande tension à l'histoire.

C'est une course contre la montre qui commence. Charley, Thad, mais aussi tous les autres, chacun veut pouvoir rentrer chez lui. Mais les portes semblent arriver n'importe où et il est difficile de prévoir. Avec Charley, nous allons essayer de comprendre le fonctionnement de NIL, braver ses dangers et ses interdits, chercher des réponses, une solution, une logique. Parce que notre héroine refuse de croire que tout cela n'est qu'un hasard, elle déploiera toute son énergie aux recherches.

Très vite, elle prendra confiance et sera entourée de proches amis. Avec Thad, elle formera un magnifique duo. J'ai adoré voir l'évolution de leur relation. Ce n'est pas une simple histoire d'amour d'ados coincés sur une île, c'est bien plus profond que ça. Parce que NIL, elle vous change, quoique vous en pensiez. Elle vous offre l'illusion d'une île parfaite et chaleureuse alors que l'horreur se tapit dans l'ombre.

En effet, il faut noter que Lynne Matson n'est absolument pas tendre avec ses personnages. Ce n'est pas seulement l'histoire de Charley ou Thad, mais celle de tout un groupe. Malgré nous, on s'y attache. Et malgré nous, on a le coeur serré pour chacun d'eux. Car aucun n'est à l'abri du danger, quel qu'il soit. Cela rend notre lecture plus stressante encore, avec une envie de découvrir enfin le fonctionnement des portes. Avec une envie de fuir. De vivre.

J'ai vraiment adoré cette lecture. Les personnages sont tellement attachants qu'on a l'impression d'être avec eux, sur NIL. L'écriture de l'auteure est très simple, mais fluide et diablement efficace. A la fin de l'histoire, j'avais l'impression d'être une survivante, tant les émotions et les épreuves que j'avais traversées étaient intenses. En bref, une histoire passionnante qui a déjà une suite mais qui peut se lire sans problème comme un stand-alone. A lire absolument! 

mardi 8 décembre 2015

Did I mention I love You ? [Dimily #1] de Estelle Maskame

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  • Nom: Did I mention I love you? [Dimily #1] de Estelle Maskame
  • Lu en: français
  • Pages: 412 pages
  • Sorti le: 7 janvier 2016
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • VO: paru sous le même nom en juillet 2015

Eden, 16 ans, va passer l’été dans la nouvelle famille de son père, à Santa Monica, en Californie. Il vient de refaire sa vie, ce qui signifie qu’Eden a trois nouveaux demi-frères. Le plus âgé, Tyler, est un vrai bad-boy : séducteur, égocentrique, violent … Mais Eden décèle en lui une grande fragilité, conséquence d'un lourd passé. Fascinée, elle ne peut s’empêcher de succomber au charme de la seule personne qui lui est pourtant défendue : son demi-frère.

Un grand merci à PKJ pour l'envoi de ce livre.

Après quelques mois sans lire de romance, je dois dire que mon retour dans ce registre est raté. Je m'attendais à une histoire vraiment prenante, passionnante et pourtant... je n'ai rien retenu de ce roman. La seule chose positive que j'en retire, c'est le fait que cette histoire se lit très vite grâce à son style simple et que c'est sans prise de tête, idéal pour se détendre.

Pour le reste, je ne sais pas par où commencer. Eden, 16 ans, débarque à LA auprès de son père, 3 ans après l'avoir perdu de vue. Un gout amer en bouche, Eden n'a accepté de passer l'été avec son père que pour visiter la ville mytique. Très vite, le ton est donné: cet été, ce serait chaud, ce sera sexe, alcool, drogue et rock'n'roll. Si comme moi, vous pensiez à un scénario un peu plus creusé, notamment en ce qui concerne le lien familial, c'est franchement loupé.

Au début, ça passait, je trouvais encore le roman "mignon" dans le sens sympa. Après une centaine de pages, j'avais cette affreuse impression d'être au coeur d'une histoire à la Gossip Girl ou pire, à la Mean Girls. Si vous avez vu ce dernier, vous pouvez sans peine imaginer l'ambiance: Un trio de filles, Meghan, Rachael et Tiffani, et la petite nouvelle qui débarque, Eden. Tiffani, c'est la meneuse, l'équivalent de cette garce de Régina dans le film Mean Girls. Même sarcasme, même égoisme. Une vraie cinglée qui contrôle tout. Quant à ses acolytes, Rachael et Meghan, on ne peut pas dire qu'elles soient très perspicaces. Meghan est plutôt transparente et Rachael une vraie ivrogne.

Dans le lot nous suivons donc notre héroine. Eden, qui se vante plus d'une fois d'avoir un peu plus de neurones que ces filles mais qui les suit comme un petit chien dans le seul but de se faire accepter dans le groupe. Au début elle est assez pénible d'ailleurs, répétant qu'elle a horreur des fêtes, horreur de l'alcool, qu'elle tiendra jamais etc.... Au final, elle est la première à mentir, à découcher et à se saouler. Eden, malheureusement, n'est pas une héroine à laquelle j'ai pu m'identifier. En général, l'âge m'importe peu, il y a de ces héroines jeunes qui ont un caractère tellement charismatique qu'on en oublie leur jeune âge. Mais Eden n'est qu'une gamine, qui veut à tout prix faire comme les autres pour être acceptée. Elle en oublie souvent les conséquences, d'ailleurs.

Car ce livre ne met pas grand chose en valeur. De point de vue de l'auteure, à 16 ans, s'il faut s'amuser, autant se bourrer la gueule, pourquoi pas tester la coke et coucher à chaque soirée. Avec le même gars ou pas, qu'importe. Alcool, sexe, drogue, voilà le joli message de ce roman. Au bout de 400 pages, j'avoue avoir été lassée de ce schéma très répétitif et très peu glorieux.

Pire, les valeurs familiales sont tout bonnement bafouées, écrasées. Les parents se font avoir par leurs enfants qui mentent, qui se saoulent, qui découchent. Ils capitulent et jamais aucun d'entre eux n'utilise l'autorité nécessaire. Celle qui englobe le dialogue, la communication. Je pense que l'auteure a voulu cette ambiance uniquement pour rendre les escapades de Eden plus scandaleuses, avec un goût du risque. Pour que ce soit plus excitant.

Et pour aller plus loin, Eden s'enflamme pour son demi-frère, Tyler, qu'elle ne peut pourtant pas encadrer pendant presque la moitié du roman. Un revirement aussi inattendu, que prévisible, que moyennement intéressant. En général, je suis toujours attirée par les bad boys mais Tyler ne m'a fait ni chaud ni froid. Tel un gamin, il a le comportement d'un rebelle qui fait juste sa crise d'ado. Son pseudo passé nous est balancé en deux lignes, sans aucun état d'âme. Je n'ai rien ressenti. Ni de la compassion, ni de la tristesse. Je n'ai pas non plus ressenti d'amour ni de passion lorsqu'il succombe à Eden. La nature scandaleuse n'y a rien fait parce que pour moi, ça ne l'était même pas. 

En bref, j'ai souvent levé les yeux au ciel. Cette romance ne m'est clairement pas destinée. A presque 30 ans, je pense que j'attends autre chose des romances. Mais au fond, ce livre m'interpelle quant aux messages qu'il fait passer aux ados. Pour moi, il a toujours été facile de discuter avec mes parents et surtout, de m'amuser sans boire. De même, pour intégrer un groupe, pourquoi ne pas rester soi-même? Il y avait du potentiel quant à certains sujets à développer mais au final, il y a très peu de valeurs dans cette histoire, pour beaucoup de superficialité. 

La fin rattrape heureusement un peu le reste et pique notre curiosité quant au second tome. A voir si l'auteure prendra plus de risques et creusera plus son récit pour lui donner plus de consistance et surtout, pour qu'il puisse transmettre un peu plus de valeurs et de respect.

mercredi 25 novembre 2015

Ma raison de vivre [Breathing #1] de Rebecca Donovan

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  • Nom: Ma raison de vivre [Breathing #1] de Rebecca Donovan
  • Lu en: français
  • Pages: 534 pages
  • Sorti le: 5 mars 2015
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • VO: paru sous le nom Reason to breathe en juin 2012 

Lycéenne parfaite, athlète accomplie aux notes maximales, Emma n’a pourtant qu’une amie, Sara, et ne sort jamais. Personne ne la connaît vraiment.
C’est ce mystère qui attire immédiatement Evan, tout juste arrivé de San Francisco. En quelques jours, il va bouleverser le quotidien bien huilé de la jeune fille, et devenir sa raison de vivre. Mais il ignore qu’en tentant coûte que coûte d’entrer dans sa vie, il la menace directement. En effet, Emma vit chez son oncle et sa tante qui la maltraitent quotidiennement, parfois jusqu’au sang. Et si elle fait profil bas, c’est avant tout pour que personne ne remarque ses nombreux bleus…

Un grand merci à PKJ pour l'envoi de ce livre.

Je suis heureuse d'avoir donné une seconde chance à ce roman. Je l'ai, en effet, depuis 3 ans dans ma PAL, en VO. A l'époque, je pense que ce n'était pas le bon moment pour moi de le lire. J'ai commencé mais je peinais, jusqu'à le mettre en pause. Toutes ces années sont passées et quand le roman est sorti en VF, mon intérêt s'est réveillé. Après lecture, je peux vous dire que j'ai adoré.

Ma raison de vivre se lit très vite malgré ses 534 pages. Je m'attendais à ce que cette lecture m'accompagne quelques jours et pourtant, je l'ai lu en 2 après midi. Impossible de le lâcher! Cette redécouverte en français m'a vraiment mieux convenue. Je me suis plongée tout entière dans ce récit poignant, touchant mais aussi extrêmement révoltant.

Ce n'est pas un secret, Emma se fait battre par sa tante. Rien que de l'écrire, j'éprouve un profond dégoût. Ce sentiment m'a d'ailleurs souvent habitée. Comment peut on faire une chose pareille? Heureusement, ces passages abominables n'étaient aussi nombreux que je m'y attendais. Cela dit, quand ils arrivent, on fait comme Emma, on retient sa respiration, on serre les poings, on souffre. Je n'ai jamais hai un personnage à ce point. Mais dans l'horreur, j'en ai aussi voulu à Emma. J'avais de plus en plus de mal à comprendre ses motivations. Certes, elle fait preuve d'altruisme mais il y a des limites. De là à mentir, à nier, à même à la protéger, elle, c'était au dessus de mes forces. Sara et Evan ont d'ailleurs gagné mon admiration car à leur place, je n'aurai pas été aussi patiente si une de mes amies vivait ce calvaire.

Parlons-en de Sara et Evan. Je les ai adorés. Ils apportent tellement de choses à l'histoire! D'abord Sara qui est une amie fantastique. On sent qu'elle est prête à craquer et agir pour protéger son amie, pour autant, elle respecte les décisions d'Emma. Sara est d'un soutien sans failles, qui permet à Emma d'expérimenter une vie d'adolescente plus ou moins normale. Et si Sara incarne la figure de l'amitié à la perfection, Evan apporte de l'amour. Ce personnage est tout aussi incroyable! Petit à petit, il entre dans la vie et le coeur d'Emma. Leur connexion est vraiment belle et ce gars là, il mérite tout le respect du monde. Protecteur, amoureux, il est aussi en colère contre ce que vit Emma. L'impuissance nous fait parfois commettre des erreurs. Mais l'honnêteté nous fait gagner l'amour. C'est beau.

Aussi, ce roman est partagé. Entre l'horreur derrière les murs de la maison et l'amitié en dehors, on passe par une myriade d'émotions. J'ai été soulagée que la souffrance ne prenne pas le pas sur le reste. Les moments au lycée apportent la légèreté dont on a besoin. Ça en devient presque banal jusqu'à ce qu'elle nous rappelle, ainsi qu'à Emma, que ce n'est pas comme ça que les choses se déroulent. 

Rebecca Donovan a une plume divine qui fait que la lecture devient vite addictive. Beaucoup d'émotions découlent de cette histoire et quand on arrive aux toutes dernières pages, c'est avec le coeur brisé. Une fin insoutenable qui nous donne juste envie de lire la suite, pour se rassurer. Et espérer. 


mercredi 4 novembre 2015

Cité 19 de Stéphane Michaka

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  • Nom: Cité 19 de Stéphane Michaka
  • Lu en: français
  • Pages: 348 pages
  • Sorti le: 15 octobre 2015
  • Editeur: Pocket Jeunesse

Que faisait le père de Faustine à minuit au sommet de la tour Saint-Jacques ? Et qui l'a précipité dans le vide ? Convoquée pour identifier le corps, Faustine ne reconnaît pas les mains de son père. Persuadée qu'il a été kidnappé par une secte mystérieuse, elle se lance sur la piste d'un inquiétant personnage. Elle suit l'homme dans une station de métro, trébuche, perd connaissance et se réveille... 150 ans plus tôt !Pour Faustine, c'est le début d'une série d'aventures, aux confins du thriller, de la science-fiction et de l'Histoire.

Un grand merci à PKJ pour l'envoi de ce livre.

Ce livre, il m'a intriguée des que j'ai posé les yeux sur sa couverture. Une ambiance historique sublimée par une phrase d'accroche qui attire le regard et pique la curiosité. J'ai commencé ce roman sans vraiment savoir où j'allais mettre les pieds. Je m'étais sans doute attendue à tout, sauf à ça! Si Cité 19 est très bien écrit et offre une certaine originalité, j'en ressors un peu mitigée.

Objectivement - d'où ma note - ce livre est très bon. L'auteur manie avec excellence son sujet, maîtrise la langue française avec aisance: que ce soit à notre époque ou au 19è siècle, la différence est clairement marquée. De fait, nous plongeons la tête la première dans cet univers très spécial et inattendu. J'avoue que j'ai été surprise par plusieurs révélations, ce qui a tenu en haleine mon intérêt. Le rythme s'essouffle peu, aussi, on lit Cité 19 à vitesse grand V. 

Jusqu'ici, rien d'anormal. Je pense juste que je m'attendais à un autre type d'atmosphère. Cité 19 est pour moi un peu déprimant car son ambiance est pesante. Lorsque Faustine fait un bon dans le temps de 150 ans, j'avais espéré suivre un autre genre d'aventure. C'est ce point en particulier qui fait que je suis un peu mitigée. En effet, la jeune fille trouve très vite ses marques, étant une grande passionnée de cette époque. Intelligente, elle apprend à se fondre dans la masse pour mieux garder le contrôle de ses mouvements. Mais une vague de crimes affreux l'avale tout entière et l'entraine, ainsi que le lecteur, dans une enquête aussi dangereuse que sombre. 

C'est précisément ce que je n'ai pas vraiment apprécié. Je m'imaginais découvrir cette époque autrement que par le biais d'une investigation sanglante et macabre. Mon sentiment de malaise s'agrandissait de même que mon envie d'avancer plus vite. La cause? L'oppression. Bien que l'enquête de Faustine soit très rythmée, et qu'on ne s'ennuie pas, je n'ai pas adhéré à ce pan de l'histoire et à la manière d'aborder ce siècle. A titre indicateur, le résumé nous mène plutôt sur une fausse piste...

De même que j'ai eu du mal à accrocher aux personnages. La faute souvent, à ces romans qui exploitent leur récit à la 3è personne. Un mal pour un bien, qui nous permet une vue d'ensemble plus étendue mais qui installe une certaine distance. Faustine est néanmoins une héroine très intéressante, passionnée mais solitaire, mal dans sa peau mais courageuse. J'ai trouvé qu'elle dégageait une belle présence et que sa vivacité d'esprit lui permettait d'aller très loin dans son enquête. Les autres personnages sont encore trop secondaires à mon goût pour vraiment pouvoir écrire à leur sujet. 

Ce qui m'a réellement plu, c'est le nombre de rebondissements et le véritable but de l'histoire. Au delà d'un retour dans le temps, Stéphane Michaka évoque un tout autre sujet que j'ai trouvé passionnant. Sa conception est d'ailleurs très  intéressante et tout à fait réaliste. Difficile de vous en parler sans vous spoiler, aussi vaut il mieux pour vous de faire la découverte pendant votre lecture.

Malgré quelques points en demi teintes, d'autres attisent suffisamment ma curiosité pour lire la suite. Mine de rien, j'ai bien envie de savoir comment tout cela va évoluer et surtout finir. Le suspens reste entier!

lundi 21 septembre 2015

[Résultats] Gagnez 3 exemplaires du roman Une braise sous la cendre de Sabaa Tahir!

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  • Présentation

Pour fêter le 6ème Anniversaire de Mirrorcle World, je suis très heureuse de m'associer à Pocket Jeunesse pour vous offrir 3 exemplaires du merveilleux roman Une braise sous la cendre de Sabaa Tahir! Ce livre aussi terrifiant que fantastique sortira le 15 octobre prochain. Un must read qu'il faut avoir dans sa bibliothèque!

  • Comment participer?

C'est très simple, vous devez tout simplement suivre le formulaire ci-dessous! Assurez-vous de bien lire chaque étape et donc de faire défiler le questionnaire jusqu'au bout !Attention tout de même à certaines choses:

  1. Votre adresse postale doit être complète.
  2. Une seule participation par foyer.
  3. Répondez à la question posée. Elle nous permettra de faire le tri dans les participations!
  4. Vous avez la possibilité de gagner 2 chances supplémentaires en aimant la page facebook du blog et la chaine youtube, profitez-en!
  5. N'hésitez pas à partager le concours autour de vous sur les réseaux sociaux :)
  6. Le concours est exclusivement ouvert à la Belgique et à la France Métropolitaine seulement.
  7. Concours ouvert du 21 septembre au 9 octobre inclus

ATTENTION: Les doublons (voire dans certains cas des triplés) dans les participations entraîneront l'annulation complète du participant. Si vous avez un doute (ben oui ça arrive d'appuyer trop vite sur envoi), n'hésitez pas à me contacter pour que je vérifie, cela n'entrainera pas l'annulation de votre participation!

RÉSULTATS: Ils seront annoncés dans les jours qui suivent la fin du concours.  Les gagnants seront désignés par random.org. Un mail sera envoyé aux gagnants grâce à leurs adresses mails. Vérifiez donc bien la validité de celle-ci! Les lots seront envoyés par la maison d'édition, aussi elle ne sera pas responsable d'une éventuelle perte de la poste.


 

  • Résultats

Un grand merci à tous et toutes pour votre participation! Sans tarder, voici le nom des 3 chanceux qui remportent un exemplaire de ce merveilleux roman! Promis, il y aura d'autres concours bien vite! En attendant, bravo à:

  • Pirrone Nathalie 
  • Brouillat Manon 
  • Bruge Emilande 

mardi 15 septembre 2015

Une braise sous la cendre [Une braise sous la cendre #1]

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  • Nom: Une braise sous la cendre [une braise sous la cendre #1] de Sabaa Tahir
  • Lu en: français
  • Pages: 525 pages
  • Sorti le: 15 octobre 2015
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • VO: paru sous le nom An ember in the ashes le 28 avril 2015

Autrefois l'Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, ouverts et gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l'Empereur. Mais les soldats ont pris le dessus et, désormais, quiconque est surpris en train de lire ou écrire est voué aux châtiments les plus durs. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d'élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté et sauver ceux qu'ils aiment.

Un grand merci à Pocket Jeunesse pour l'envoi de ce livre.

Quelle claque, mais quelle claque! Quelques jours après avoir terminé ce roman, je ne m'en suis toujours pas remise. C'est véritablement LA sortie à ne pas manquer chez Pocket Jeunesse en cette fin d'année 2015. Fermez les yeux et foncez, vous ne le regretterez pas! 

Vous parler de l'histoire serait vraiment difficile. La cause? Tout simplement parce que le monde imaginé par l'auteure est aussi complexe, que détaillé, qu'original. Voilà encore (à l'image d'un certain The Winner's Curse) un YA qui se démarque grandement de ce qu'on voit défiler. Une braise sous la cendre, c'est un livre marquant, brillant mais surtout très violent. Attention, je ne le mettrai pas dans toutes les mains.

Sabaa Tahir donne le ton des les premières pages de son roman: ça va faire mal, très mal. La violence, aussi bien physique ou morale est présente et nous frappe des les premiers mots. C'est puissant, et un peu déprimant mais l'auteure a un style d'écriture totalement addictif qui fait qu'on ne peut pas s'arrêter de lire. De plus, la double narration, partagée entre Laia, une érudite et Elias, un martial, nous donne une sacrée dynamique. Aussi bien sadique avec ses personnages qu'avec ses lecteurs, Tahir n'hésite jamais à finir un chapitre consacré à l'un des protagonistes de manière abominable. Un stratagème qui fonctionne à merveille et nous pousse à lire encore et encore.

Avec une braise sous la cendre, nous sommes embarqués au coeur d'un monde sans pitié. Laia et Elias vont chacun nous raconter leur histoire, leurs croyances, et leur survie. En écrivant ces lignes, j'en ressens encore des frissons. Car ces deux personnages si différents ont un but commun: la liberté. Laia et Elias sont des personnages très attachants qui se complètent parfaitement. Issus de deux peuples opposés, on attend avec impatience le moment de leur rencontre. Comment  leurs chemins vont-ils se croiser? Dans quelles circonstances? 

Si Laia est une jeune fille paralysée par la peur, Elias est le soldat parfait par excellence. Mais sous les apparences, chacun cache soit une force ou une faiblesse. Ainsi, Laia ira à l'encontre de tous ses sentiments pour aller au bout de sa mission. Son courage est totalement admirable. Quant à Elias, il déteste l'empire et ne rêve que de liberté. Mais les sacrifices vont être nombreux et nos deux héros ne seront pas au bout de leur peine....

Et si on apprécie nos deux protagonistes, on ne peut pas rester indifférents aux personnages secondaires. Les amies esclaves de Laia. Hélène et la section de bataille d'Elias. Ceux là mêmes ont tout à fait leur place dans cette histoire. Ils sont aussi intéressants que les héros et les rendent encore plus forts. Cela étant, il y a un personnage dont on ne peut ne pas parler: La Commandante. De toutes mes lectures, je n'ai jamais rencontré un personnage aussi exécrable, horrible et détestable. Et encore ces mots sont si faibles! Cette femme n'est tout simplement pas humaine! 

Et c'est là que Sabaa Tahir va vous surprendre. Au delà du schéma classique de la fantasy dystopique présenté dans ce roman, l'auteure instaure bien plus. Ces éléments, dont je tairais la nature, apportent une énorme touche d'originalité et rendent ce livre unique. Quand je vous disais que c'était une sacrée claque!

Alors accrochez vous car Une braise sous la cendre va vous donner la boule au ventre. Entre complots, esclavage, quête de liberté, sacrifices, meurtres, amitié, amour et courage, vous n'allez pas en sortir indemne. Dans tous les cas, ce roman est absolument à découvrir parce qu'il est juste exceptionnel. Prévoyez juste une petite lecture légère quand vous aurez terminé, vous en aurez besoin!

 

jeudi 20 août 2015

DIGITALE

digitale

 

  • Nom: DIGITALE de Sarah Wagon
  • Lu en: français
  • Pages: 221 pages 
  • Sorti le: 20 aout 2015
  • Editeur: Pocket Jeunesse

Un monde sans émotions, le bonheur sous contrôle.
Jade, vingt ans, vit dans une société parfaite, ou la violence a été éradiquée. Comme tout le monde, elle porte, implantée dans la nuque, une puce digitale qui régule ses émotions. Guérisseuse au Centre de Reboot, Jade traite les déficients dont la puce a buggé... Jusqu'à l'arrivée de Sacha Fleery. Toutes les réinitialisations échouent sur ce jeune homme exalté, sauvage. Malgré l'aversion qu'il lui inspire, Jade accepte de s'approcher de lui pour tenter de le sauver. Un choc. Si bouleversant que la puce de Jade disjoncte. Reconnectée, Jade découvrira la peur, le désir... et la révolte.

Un grand merci à PKJ pour l'envoi de ce livre.

Digitale, c'était pour moi la nouveauté de l'été à ne pas rater. Malgré un résumé peu novateur, j'étais curieuse de découvrir cette nouvelle dystopie. Mon côté superficiel avait aussi craqué sur la couverture qui est superbe. Tout cela n'était pas sans me rappeler un certain Glitch de Heather Anastasiu. Et à l'instar de ce dernier, je n'ai pas non plus apprécier Digitale, à mon grand regret.

Je n'en ferai pas des tonnes, je pense que le livre n'a déjà pas un très bon accueil général pour le moment, aussi je vais faire court: Digitale est une dystopie que j'aurai probablement dévorée et adorée bien des années plus tôt. Or, après un bon nombre de lectures de ce genre, ce livre m'est apparu sans originalité ni fraîcheur. C'est sincèrement le gros reproche que je fais à ce roman: il surfe sur la vague des grandes dystopies, aussi rien n'est surprenant. Que du contraire. 

Malheureusement, si la sensation de déjà-vu ne m'a pas plu durant ma lecture, je dois avouer que les personnages n'ont pas remonté le niveau. Pourtant plus âgés que la moyenne YA (20 pour Jade et 22 pour Sacha), j'avais l'impression de suivre des ados de 15 ans. Jade, notre héroïne est assez cliché. Au départ, la jeune femme suit les règles de sa société digitale à la lettre. Pour elle, ce système est ce qui a sauvé l'humanité. Son désir de devenir guérisseuse dépasse tout. Mais sa rencontre avec le déficient Sacha va tout changer. Après seulement une rencontre de quelques minutes, la puce régulatrice de Jade ne pilote plus son programme. Jade découvre alors les émotions humaines avec une rapidité déconcertante. Ce qui n'est absolument pas crédible. Quant à Sacha, il s'enferme dans le stéréotype classique de ce genre de roman, c'est le gars plutôt mignon, pas comme les autres, qui chamboulera la fille et lui ouvrira les yeux. Et ça s'arrête là. Sacha, tout comme Jade, manque de profondeur. Son personnage n'est absolument pas attachant.

Pour le reste, je n'ai pas été conquise par l'univers où les retournements de situations sont retombés aussi platement qu'ils sont arrivés. J'ai trouvé l'ensemble froid, gris, terne, triste. Cette lecture m'a paru interminable malgré un style d'écriture correct. La fin ne m'a pas spécialement donné envie de connaître la suite, sachant qu'il y a un second et dernier tome. 

En conclusion, ce roman n'était pas fait pour moi. J'ai voulu lui donner sa chance - d'autant plus qu'il s'agit d'une auteure française - mais force est de constater que je suis de plus en plus exigeante avec la dystopie, bien trop exploitée et qui s'est vite essouflée. Digitale devrait davantage plaire aux plus jeunes et aux lecteurs qui découvrent ce genre particulier. Peut être que l'effet de nouveauté se fera plus sentir. Quant à moi, malgré mon avis négatif, je vous invite toujours à vous faire votre propre avis!

dimanche 2 août 2015

De plumes et de feu [The Girl at Midnight #1]

9782266254359

  • Nom: De plumes et de feu [The Girl at Midnight #1] de Melissa Grey
  • Lu en: français
  • Pages: 336 pages
  • Sorti le: 18 juin 2015
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • VO: paru sous le nom The Girl at Midnight en avril 2015
  • Ma note

Sous les rues de New York couve une guerre ancestrale entre les hommes-oiseaux et les hommes-dragons. Seule Écho, une jeune orpheline, pourrait y mettre fin. Pour cela elle doit trouver l'oiseau de feu, un artefact que l'on dit chargé d'un immense pouvoir. Mais elle n'est pas la seule à le convoiter. Caius, l'étrange jeune homme qui accepte de l'aider, pourrait être le plus grand danger qu'elle devra affronter.

Un grand merci à PKJ pour l'envoi de ce livre.

The Girl at Midnight, j'en attendais beaucoup. Aussi, quand je l'ai commencé, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire. Je lisais mécaniquement, avec détachement. Pour autant, je ne m'ennuyais pas, c'était juste que j'avais la sensation que tout était prévisible, qu'aucune surprise n'allait troubler le chemin tout tracé de l'auteure. Erreur! La dernière partie du roman m'a conquise, envoyant valser mes convictions. Au final, je ressors de cette lecture plutôt charmée. 

Dans ce roman, Mélissa Grey met en scène deux peuples: les Avicens et les Drakharins. Si les uns ressemblent à des hommes-oiseaux, les autres sont de l'espèce de l'homme-dragon. Chacun se voue une haine farouche depuis des siècles et ce conflit n'est pas prêt de s'arrêter. D'autant plus que se murmure une légende, un mythe, selon lequel qui possédera l'oiseau de feu, possédera le pouvoir. 

Ainsi commence la quête de Echo, cette humaine de 17 ans, recueillie 10 ans plus tôt par les Avicens. Si la jeune fille a toujours eu du mal à se faire apprécier par sa nouvelle famille, elle reste néanmoins la petite protégée de l'Ala. Et quand l'Ala décide d'une mission pour Echo, cette dernière ne peut refuser. Intelligente, rapide et voleuse, Echo ne prend pas la mission très au sérieux au départ. Après tout, cet oiseau de feu existe-t-il vraiment? Mais lorsqu'elle doit s'allier à Caius, un Drakahrin, sa destinée change du tout au tout.

Le duo m'a beaucoup plu. Au départ, j'avais quelques réserves sur Caius et sa relation avec Echo. Ca sentait la romance à plein nez et je m'en méfiais beaucoup. Mais j'avoue avoir été surprise dans le bon sens. Caius est un personnage qu'on apprécie d'emblée, qui dégage beaucoup de présence. Sa complicité avec Echo fut agréable, et encore plus crédible sur la fin. Ces deux là, ils n'ont pas fini de nous étonner je crois! A côté, on a un trio qui reste à l'arrière plan mais qui soutient les deux protagonistes: Jasper, un avicen qui apporte indéniablement la touche d'humour, Ivy la meilleure amie de Echo, elle aussi avicen et Dorian, le fidèle garde drakharin de Caius. Dans cette aventure, chacun se découvre une facette de lui-même qu'il ne connaissait pas. Ces 3 là, bien que secondaires, sont très attachants et j'espère qu'ils auront plus de poids dans le second tome. La petite troupe ensemble est bien plus intéressante! 

Quant au scénario, je l'ai trouvé par moments trop superficiel. L'auteure tient là une mythologie intéressante et je trouve qu'elle n'a pas trop creusé son sujet. Certes, Echo est notre héroine et est donc sous les feux des projecteurs, mais à côté on plonge dans un univers fascinant qui est à peine effleuré. La quête m'a semblé trop rapide et simple, passant outre de nombreuses questions. J'avoue que c'est le dernier quart du roman qui m'a principalement tenue en haleine. Je n'avais pas vu venir la révélation principale et j'ai particulièrement apprécié ce retournement de situation. Pour autant, de nombreuses questions viennent s'ajouter à celles déjà présentes. J'espère donc que Mélissa Grey va approfondir son univers, parce qu'au-delà de l'aventure, elle tient là une mythologie qui mérite qu'on s'y intéresse.