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15 septembre 2015

Une braise sous la cendre [Une braise sous la cendre #1]

une braise sous la cendre

 

  • Nom: Une braise sous la cendre [une braise sous la cendre #1] de Sabaa Tahir
  • Lu en: français
  • Pages: 525 pages
  • Sorti le: 15 octobre 2015
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • VO: paru sous le nom An ember in the ashes le 28 avril 2015

Autrefois l'Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, ouverts et gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l'Empereur. Mais les soldats ont pris le dessus et, désormais, quiconque est surpris en train de lire ou écrire est voué aux châtiments les plus durs. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d'élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté et sauver ceux qu'ils aiment.

Un grand merci à Pocket Jeunesse pour l'envoi de ce livre.

Quelle claque, mais quelle claque! Quelques jours après avoir terminé ce roman, je ne m'en suis toujours pas remise. C'est véritablement LA sortie à ne pas manquer chez Pocket Jeunesse en cette fin d'année 2015. Fermez les yeux et foncez, vous ne le regretterez pas! 

Vous parler de l'histoire serait vraiment difficile. La cause? Tout simplement parce que le monde imaginé par l'auteure est aussi complexe, que détaillé, qu'original. Voilà encore (à l'image d'un certain The Winner's Curse) un YA qui se démarque grandement de ce qu'on voit défiler. Une braise sous la cendre, c'est un livre marquant, brillant mais surtout très violent. Attention, je ne le mettrai pas dans toutes les mains.

Sabaa Tahir donne le ton des les premières pages de son roman: ça va faire mal, très mal. La violence, aussi bien physique ou morale est présente et nous frappe des les premiers mots. C'est puissant, et un peu déprimant mais l'auteure a un style d'écriture totalement addictif qui fait qu'on ne peut pas s'arrêter de lire. De plus, la double narration, partagée entre Laia, une érudite et Elias, un martial, nous donne une sacrée dynamique. Aussi bien sadique avec ses personnages qu'avec ses lecteurs, Tahir n'hésite jamais à finir un chapitre consacré à l'un des protagonistes de manière abominable. Un stratagème qui fonctionne à merveille et nous pousse à lire encore et encore.

Avec une braise sous la cendre, nous sommes embarqués au coeur d'un monde sans pitié. Laia et Elias vont chacun nous raconter leur histoire, leurs croyances, et leur survie. En écrivant ces lignes, j'en ressens encore des frissons. Car ces deux personnages si différents ont un but commun: la liberté. Laia et Elias sont des personnages très attachants qui se complètent parfaitement. Issus de deux peuples opposés, on attend avec impatience le moment de leur rencontre. Comment  leurs chemins vont-ils se croiser? Dans quelles circonstances? 

Si Laia est une jeune fille paralysée par la peur, Elias est le soldat parfait par excellence. Mais sous les apparences, chacun cache soit une force ou une faiblesse. Ainsi, Laia ira à l'encontre de tous ses sentiments pour aller au bout de sa mission. Son courage est totalement admirable. Quant à Elias, il déteste l'empire et ne rêve que de liberté. Mais les sacrifices vont être nombreux et nos deux héros ne seront pas au bout de leur peine....

Et si on apprécie nos deux protagonistes, on ne peut pas rester indifférents aux personnages secondaires. Les amies esclaves de Laia. Hélène et la section de bataille d'Elias. Ceux là mêmes ont tout à fait leur place dans cette histoire. Ils sont aussi intéressants que les héros et les rendent encore plus forts. Cela étant, il y a un personnage dont on ne peut ne pas parler: La Commandante. De toutes mes lectures, je n'ai jamais rencontré un personnage aussi exécrable, horrible et détestable. Et encore ces mots sont si faibles! Cette femme n'est tout simplement pas humaine! 

Et c'est là que Sabaa Tahir va vous surprendre. Au delà du schéma classique de la fantasy dystopique présenté dans ce roman, l'auteure instaure bien plus. Ces éléments, dont je tairais la nature, apportent une énorme touche d'originalité et rendent ce livre unique. Quand je vous disais que c'était une sacrée claque!

Alors accrochez vous car Une braise sous la cendre va vous donner la boule au ventre. Entre complots, esclavage, quête de liberté, sacrifices, meurtres, amitié, amour et courage, vous n'allez pas en sortir indemne. Dans tous les cas, ce roman est absolument à découvrir parce qu'il est juste exceptionnel. Prévoyez juste une petite lecture légère quand vous aurez terminé, vous en aurez besoin!

 

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14 septembre 2015

The Winner's Crime [The Winner's Trilogy #2]

winnerscrime

 

  • Nom: The Winner's Crime [The Winner's Trilogy #2] de Marie Rutkoski
  • Lu en: anglais
  • Pages: 400 pages
  • Sorti le: 12 mars 2015
  • Editeur: Bloomsburry 
  • Niveau de compréhension VO: moyen
  • VF: paru sous le nom The crime le 21 septembre 2017

Suivre votre cœur peut être un crime.
Un mariage royal devrait être une célébration, avec feux d’artifices et danses jusqu’à l’aube. Mais pour Kestrel, promise au Prince, le mariage est un piège. Aussitôt tombés amoureux, Arin est devenu son ennemi. Kestrel brûle de lui dire la vérité : que ses fiançailles sont le prix à payer pour sauver sa vie. Mais dans un monde de mensonge et d’intrigue, comment peut-elle lui faire confiance lorsqu’elle ne se fait pas confiance elle-même ? La vérité éclatera au grand jour, et quand ce sera le cas, Kestrel et Arin apprendront le prix de leur crime.

Depuis ma lecture du premier tome, The Winner's Curse, j'avoue que cette série m'obsédait un peu. Lire la suite m'était indispensable et j'ai tôt fait de me plonger dans ce second tome, The Winner's Crime.

Ma lecture sera sans spoilers et portera donc sur mon ressenti. J'aimerai vous convaincre que cette saga vaut vraiment le coup qu'on s'y intéresse! Non traduite en français, je ne désespère pas qu'elle trouve un jour un éditeur tant ce young adult sort des sentiers battus! En attendant pour les lecteurs VO, n'hésitez pas, vous serez embarqués dans un monde extraordinaire!

Au tout début du roman, il y a une carte qui nous permet de visualiser le monde imaginé par Marie Rutkoski. On est catapulté de plein fouet dans cette conquête du pouvoir et on peut mieux comprendre les personnages quand ils font référence à une région ou l'autre. C'est très bien pensé et cela amène un véritable plus à l'histoire. 

Car ce second tome reprend là où The Winner's Curse se termine. Le monde tel que les Valorians et les Herranis le connaissaient a changé. Herran reprend son indépendance, tandis que Valoria semble tout mettre en oeuvre pour écraser les autres régions. Avec l'empereur aux commandes, la plus grande partie d'échec peut être lancée. Et au coeur de celle-ci? Kestrel et Arin bien sur. 

Promise à un avenir dont elle ne veut pas, Kestrel se retrouve piégée au coeur du Palace impérial. Son rôle va être déterminant pour le déroulement de l'histoire, mais que vous dire... Kestrel est une brillante stratège qui va établir ses règles. Malheureusement, son inexpérience va souvent se retourner contre elle et elle va devoir jouer un jeu très dangereux. On comprend grandement ses motivations - Arin bien entendu - mais Kestrel m'aura souvent énervée. Difficile de la soutenir quand les mensonges sortent à flot de sa bouche. A la fin, j'ai eu véritablement envie de la secouer. Elle a tout gâché. Mais le savait-elle? Pas sur....

Quant à Arin, on découvre une autre facette de sa personnalité. Dans The Winner's Curse, Arin était un vrai combattant, froid et calculateur pour le bien de son peuple. Aujourd'hui, forcé d'être gouverneur à la merci de l'empereur, Arin dévoile  un côté fragile de sa personne. Pris dans le filet des mensonges qui l'entourent, il aura du mal à y voir clair. Surtout en ce qui concerne Kestrel. Suivant son instinct, Arin prendra des risques inconsidérés pour son peuple, mais aussi envers la jeune fille. Mais sa clarté lui fera défaut et au final, la déception sera plus forte...

J'ai adoré ce duo qui gravite vraiment dans un monde sans merci. Arin et Kestrel s'aiment, pour autant, ce second tome ne présente absolument pas de romance. Les deux jeunes gens ne font que penser l'un à l'autre tout le temps, mettant leurs actions en place dans l'espoir de sauver l'autre. A mon sens, c'est encore plus fort, cette connexion qui lie Arin et Kestrel! J'ai vraiment hâte de voir comment cette relation va évoluer dans le dernier tome qui s'annonce explosif.

Au coeur d'une machination, d'une sratégie politique, des mensonges et des complots, The Winner's Crime est un second tome brillant. Il est certes lent, car il n'y a absolument pas d'action, mais son ambiance particulière vous donnera des palpitations et la boule au ventre. C'est sur, Marie Rutkoski sait comment s'y prendre pour embarquer son lecteur dans un monde fantasy plein de surprises où chaque pas que l'on fait peut être le dernier. Qui gagnera la partie?

9 septembre 2015

Harry Potter and the Chamber of Secrets [Harry Potter #2]

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  • Nom: Harry Potter and the chamber of secrets [HP #2] de J.K Rowling
  • Lu en: anglais
  • Pages: 341 pages
  • Sorti le: 27 aout 2013 pour cette édition "15ème anniversaire"
  • Editeur: Scholastic
  • VF: paru pour la 1ere fois sous le nom Harry Potter et la chambre des secrets en septembre 1999

Une rentrée fracassante en voiture volante, une étrange malédiction qui s’abat sur les élèves, cette deuxième année à l’école des sorciers ne s’annonce pas de tout repos ! Entre les cours de potions magiques, les matches de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry et ses amis Ron et Hermione trouveront-ils le temps de percer le mystère de la Chambre des Secrets ?

Depuis l'été 2014, j'ai recommencé à lire Harry Potter en VO, grâce à cette magnifique édition 15ème anniversaire. Redécouvrir l'univers dans son état original est tout à fait plaisant, surtout quand on a lu les livres il y a quelques nombreuses années! Concernant ce second tome, j'avoue avoir mis du temps à m'y intéresser car j'avais en mémoire le souvenir d'avoir moins aimé. La faute au film, probablement, qui fait partie de ceux (avec le 6ème) que j'apprécie moyennement.

Or, lors de cette lecture, j'ai été agréablement surprise. J'avais oublié comme une relecture fait du bien! Ainsi, le roman m'a beaucoup plu. Je me suis rendue compte que le film avait raccourci certains passages, supprimé ou modifié d'autres. De fait, le livre m'a fait revivre des scènes que j'avais complètement oubliées et qui étoffent bien plus largement l'histoire. Le livre n'en ressort que plus détaillé, complet.

Ce fut donc avec délice que j'ai retrouvé le trio, alors âgé de 12 ans. Harry, Ron et Hermione sont toujours aussi attachants, intelligents et soudés. Leur amitié est belle à voir et va se confirmer, comme on le sait, au fur et à mesure des tomes. Si l'intrigue reste "gentille" elle permet de mieux comprendre les enjeux qui pèsent sur Harry - s'entend son passé, sa célébrité etc -. Ce n'est pas facile pour lui d'évoluer mais le petit gars est solide et je pense que je l'avais oublié. Notons aussi la rencontre avec Jedusor (ou Riddles en anglais!), son implication passée et future. Sans trop en faire, JK Rowling nous mène déjà vers la suite qui s'annonce plus sombre. Bien que ce second tome ne signe pas encore un tournant dans l'histoire, on sent clairement une progression.

En bref, cette relecture m'a réconciliée avec ce second tome. Il reste peut être en deça de certains autres mais il n'en reste pas moins très bon. Il ne fait que confirmer que Harry Potter est la saga la plus complexe et évolutive que j'ai jamais lue! Une valeur sure, sans aucun doute!

31 août 2015

PS: I still love you [ To all the boys I've loved before #2]

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  • Nom: PS I still love you [To all the boys I've loved before #2] de Jenny Han
  • Lu en: anglais
  • Pages: 337 pages
  • Sorti le: 26 mai 2015
  • Editeur: Scholastic Press
  • Niveau de compréhension: facile
  • VF: à paraitre sous le nom Ps: Je t'aime toujours le 23 septembre 2015

Lara Jean ne s’attendait pas à tomber réellement amoureuse de Peter. Elle et Peter faisaient juste semblant. Sauf que soudainement, ce n’était plus le cas. Maintenant Lara Jean est plus confuse que jamais.Quand un autre garçon de son passé revient dans sa vie, les sentiments de Lara Jean pour lui reviennent aussi. Une fille peut-elle aimer deux garçons à la fois ?

NOTE: Risque de spoilers sur le 1er tome!!! 

Quel plaisir de retrouver Lara Jean et tout son petit univers. Souvenez-vous, j'avais adoré le premier tome qui avait été pour moi comme un petit bonbon qu'on déguste. La magie avait opéré et c'est avec impatience que j'attendais cette suite. Bien que j'ai passé un très agréable moment, je ne peux m'empêcher de le trouver en-deça de son prédécesseur.

Avec Ps: I still love you, Jenny Han met l'accent sur la difficulté d'une relation adolescente. Peter et Lara Jean ne s'imaginaient pas tomber réellement amoureux l'un de l'autre, pour autant, ils ont du mal à se l'avouer clairement. Les non dits s'installent et un fossé commence à séparer nos deux amoureux. L'auteure s'amuse à mettre pas mal d'obstacles sur le chemin du couple, pour tester leur amour. C'est aussi énervant que drôle que touchant. Ce second tome nous démontre que même si jeune, lorsque les sentiments sont sincères et qu'on les assume, on peut tout affronter!

Lara Jean est toujours aussi attachante. Dans cette suite, son amour pour Peter grandit autant qu'il l'effraie. En effet, convaincue qu'il tient toujours à Gen, elle ne cesse de se comparer à sa rivale et ancienne amie. Ses doutes sont légitimes mais souvent, Lara Jean manque de recul. Elle n'ose pas imaginer que Peter a tourné la page, ne se trouvant pas assez bien. Malgré tout elle s'accroche et nous offre une belle palette d'émotions. Quant à Peter, je l'ai toujours autant apprécié. Je pense qu'il avait ses raisons pour garder le silence sur certains points, pourtant cela aurait grandement facilité les choses s'il avait ouvert son coeur. Peter a sa fierté et est loyal, on ne peut que l'aimer, malgré son petit air de Mr-Beau-Gosse-et-Populaire. Cela étant, on le sent sincère avec Lara Jean et c'est ce qui compte!

Par ailleurs, l'auteure introduit légèrement un triangle amoureux avec le retour de John Ambrose McClaren. J'avoue que j'avais un peu peur mais j'ai beaucoup apprécié ce garçon. Son personnage est plutôt bien dosé et sa relation avec Lara Jean bien amenée. Jenny Han a réussi à trouver son juste milieu et démontre encore une fois combien Lara Jean et Peter partage un lien solide. Quant à la famille, c'est toujours un régal de la retrouver. J'ai toujours aimé cet aspect dans ce dyptique, c'est assez rare que le côté familial soit aussi développé dans les YA. Kitty apporte la grande touche d'humour, inévitablement! Pour une gamine de 10 ans, elle a de la suite dans les idées! Ce serait drôle d'avoir un spin-off la concernant, tant elle est imprévisible! 

En conclusion, j'ai trouvé cette suite vraiment bien. Le style de l'auteure est toujours aussi agréable et réaliste, rendant la lecture fluide. On ne peut que s'attacher à ses personnages qu'on a finalement pas envie de quitter. On a cette impression de faire partie de leur quotidien et c'est avec le coeur gonflé d'amour et un joli sourire qu'on referme le livre. 

30 août 2015

The Winner's Curse [The Winner's Trilogy #1]

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  • Nom: The Winner's Curse [The Winner'sTrilogy #1] de Marie Rutkoski
  • Lu en: anglais
  • Pages: 355 pages
  • Sorti le: 4 mars 2014
  • Editeurs: Farrar, Straus & Giroux | Bloomsbury
  • Niveau de compréhension: moyen
  • VF: paru sous le nom The Curse en février 2017

"Gagner ce que vous voulez pourrait vous coûter tout ce que vous aimez"
En tant que fille de général d'un vaste empire, Kestrel a deux choix : elle peut rejoindre les rangs militaires ou se marier. Mais Kestrel a d'autres idées en tête. Un jour, elle est surprise de se trouver des affinités avec Arin, jeune esclave aux enchères. Suivant son instinct, Kestrel l'achète, pour une somme sensationnelle qui fera naître de nombreuses rumeurs. Il ne faudra pas longtemps avant qu'elle doive cacher ses sentiments grandissants pour Arin. Mais lui aussi a un secret et Kestrel apprendra rapidement que le prix qu'elle a payé est bien plus élevé que tout ce qu'elle aurait pu imaginer.

Résumé traduit par Lili's Wonderland.

Quelle surprise, mais quelle surprise! Ce roman, je le voyais depuis quelques temps sur divers blogs et il m'intriguait. Outre sa sublime couverture, je trouvais le résumé très intéressant, ce qui m'a convaincu. Pour tout vous dire, je l'ai lu en numérique. Or je ne lis que très peu dans ce format mais ce roman m'a tellement plu que je n'ai pas pu lâcher mon téléphone (à défaut d'avoir une liseuse). Les pages défilaient sans que je m'en rende compte, prouvant à quel point j'ai été emportée dans cette histoire.

Marie Rutkoski imagine ici son propre univers avec d'un côté les Herrani et de l'autre les Valorians. Pendant longtemps, les Herrani ont vécu dans la prospérité et le luxe. Mais un jour, les Valorians les ont attaqués, leurs volant leurs richesses, leurs maisons. C'était il y a 10 ans. Depuis, les Herrani sont devenus esclaves au sein de la société valorian, travaillant dans leurs maisons qui ne sont que les fantômes de leur passé.  Kestrel, une jeune aristocrate valorian, fille du général de l'armée, aime la musique par dessus tout. Mais son père, respecté de tous, attend d'elle qu'elle le rejoigne dans les rangs militaires ou, si ce destin ne lui convient pas, qu'elle se marie. La jeune fille, forte et indépendante, ne rêve ni de l'un, ni de l'autre. Un jour qu'elle se promène avec son amie Jess, elle assiste à une vente aux enchères d'esclaves... et acquiert malgré elle l'enigmatique Arin pour une somme dépassant l'imagination.

Commence alors une histoire hors du commun qui nous plongera d'abord dans les coutumes et habitudes de nos personnages. Kestrel et Arin sont des protagonistes fouillés et réfléchis, à la personnalité très forte. J'ai beaucoup apprécié les suivre, chacun de leur côté grâce à une narration à la troisième personne qui nous permet d'avoir une vision plus large de ce qu'il se trame. Dans ce roman, oubliez les clichés ou la romance facile. Kestrel fait partie de ces héroïnes à forte tête, intelligente, et surtout brillante stratège. Elle est têtue mais aussi douce quand elle le veut. Son rôle est déterminant et elle fera beaucoup de sacrifices. Elle est totalement surprenante. 

Quant à Arin, on découvre assez tôt tout l'enjeu de son rôle en tant qu'esclave au sein de la villa de Kestrel. Ses intentions sont assez claires mais cela ne gâche pas notre plaisir. Que du contraire, j'ai trouvé son implication passionnante. Ce personnage mystérieux se dévoile au fur et à mesure de la lecture et on se rend compte que Arin est extrêmement charismatique. Sa présence nous coupe le souffle, sa détermination, ses croyances, tout nous surprend. Et si Arin est aussi fort, il est aussi par moment vulnérable. Il a une vision des choses particulière, et des sentiments parfois difficiles à cerner. Mais on s'y attache, car si les mots lui manquent, ses actes parlent pour lui. 

Arin et Kestrel forment un duo comme je les aime. Oubliez les romances clichés, ici le contexte ne nous permet pas de nous y attarder. Mais entre les deux, un lien unique se tisse, intense. L'auteure prend vraiment son temps de ce côté et c'est un vrai régal. Marie Rutkoski ne précipite rien, rendant encore plus crédible son histoire. Une histoire, justement, qui n'est en rien banale vu qu'elle met en lumière plusieurs thèmes intéressants: l'esclavage, la politique, la rébellion. The Winner's Curse c'est une immense stratégie, une partie de carte, un jeu d'échec. Tout est calculé, pensé, avec brillance, intelligence. C'est palpitant, renversant. Et très réaliste. L'auteure nous dépeint un monde difficile, où rien n'est jamais acquis. Oui il y a de beaux moments de tendresse, mais la violence est aussi très présente. Chacun doit avancer ses pions avec prudence sous peine de perdre la partie. Mais Arin et Kestrel, eux, sont bien déterminés à gagner.

En conclusion, ce roman sort vraiment des sentiers battus. Malgré une certaine lenteur dans le récit, on ne s'ennuie jamais. Marie Rutkoski a vraiment creusé son histoire et tient toujours le lecteur en haleine, à chaque moment. C'est divinement bien écrit et quand arrive le dernier chapitre, on se dit juste qu'on envie de savoir la suite. Car l'auteure est surprenante et le second tome risque de faire évoluer le jeu avec encore plus d'intensité.

 

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2 août 2015

De plumes et de feu [The Girl at Midnight #1]

9782266254359

  • Nom: De plumes et de feu [The Girl at Midnight #1] de Melissa Grey
  • Lu en: français
  • Pages: 336 pages
  • Sorti le: 18 juin 2015
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • VO: paru sous le nom The Girl at Midnight en avril 2015
  • Ma note

Sous les rues de New York couve une guerre ancestrale entre les hommes-oiseaux et les hommes-dragons. Seule Écho, une jeune orpheline, pourrait y mettre fin. Pour cela elle doit trouver l'oiseau de feu, un artefact que l'on dit chargé d'un immense pouvoir. Mais elle n'est pas la seule à le convoiter. Caius, l'étrange jeune homme qui accepte de l'aider, pourrait être le plus grand danger qu'elle devra affronter.

Un grand merci à PKJ pour l'envoi de ce livre.

The Girl at Midnight, j'en attendais beaucoup. Aussi, quand je l'ai commencé, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire. Je lisais mécaniquement, avec détachement. Pour autant, je ne m'ennuyais pas, c'était juste que j'avais la sensation que tout était prévisible, qu'aucune surprise n'allait troubler le chemin tout tracé de l'auteure. Erreur! La dernière partie du roman m'a conquise, envoyant valser mes convictions. Au final, je ressors de cette lecture plutôt charmée. 

Dans ce roman, Mélissa Grey met en scène deux peuples: les Avicens et les Drakharins. Si les uns ressemblent à des hommes-oiseaux, les autres sont de l'espèce de l'homme-dragon. Chacun se voue une haine farouche depuis des siècles et ce conflit n'est pas prêt de s'arrêter. D'autant plus que se murmure une légende, un mythe, selon lequel qui possédera l'oiseau de feu, possédera le pouvoir. 

Ainsi commence la quête de Echo, cette humaine de 17 ans, recueillie 10 ans plus tôt par les Avicens. Si la jeune fille a toujours eu du mal à se faire apprécier par sa nouvelle famille, elle reste néanmoins la petite protégée de l'Ala. Et quand l'Ala décide d'une mission pour Echo, cette dernière ne peut refuser. Intelligente, rapide et voleuse, Echo ne prend pas la mission très au sérieux au départ. Après tout, cet oiseau de feu existe-t-il vraiment? Mais lorsqu'elle doit s'allier à Caius, un Drakahrin, sa destinée change du tout au tout.

Le duo m'a beaucoup plu. Au départ, j'avais quelques réserves sur Caius et sa relation avec Echo. Ca sentait la romance à plein nez et je m'en méfiais beaucoup. Mais j'avoue avoir été surprise dans le bon sens. Caius est un personnage qu'on apprécie d'emblée, qui dégage beaucoup de présence. Sa complicité avec Echo fut agréable, et encore plus crédible sur la fin. Ces deux là, ils n'ont pas fini de nous étonner je crois! A côté, on a un trio qui reste à l'arrière plan mais qui soutient les deux protagonistes: Jasper, un avicen qui apporte indéniablement la touche d'humour, Ivy la meilleure amie de Echo, elle aussi avicen et Dorian, le fidèle garde drakharin de Caius. Dans cette aventure, chacun se découvre une facette de lui-même qu'il ne connaissait pas. Ces 3 là, bien que secondaires, sont très attachants et j'espère qu'ils auront plus de poids dans le second tome. La petite troupe ensemble est bien plus intéressante! 

Quant au scénario, je l'ai trouvé par moments trop superficiel. L'auteure tient là une mythologie intéressante et je trouve qu'elle n'a pas trop creusé son sujet. Certes, Echo est notre héroine et est donc sous les feux des projecteurs, mais à côté on plonge dans un univers fascinant qui est à peine effleuré. La quête m'a semblé trop rapide et simple, passant outre de nombreuses questions. J'avoue que c'est le dernier quart du roman qui m'a principalement tenue en haleine. Je n'avais pas vu venir la révélation principale et j'ai particulièrement apprécié ce retournement de situation. Pour autant, de nombreuses questions viennent s'ajouter à celles déjà présentes. J'espère donc que Mélissa Grey va approfondir son univers, parce qu'au-delà de l'aventure, elle tient là une mythologie qui mérite qu'on s'y intéresse.

25 juillet 2015

[Cinéma] Cendrillon

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  • Nom: Cendrillon
  • Sorti le: 25 mars 2015
  • Avec: Lily James, Richard Madden, Cate Blanchett

Le père d’Ella, un marchand, s’est remarié après la mort tragique de la mère de la jeune fille. Pour l’amour de son père, Ella accueille à bras ouverts sa nouvelle belle-mère et les filles de celle-ci, Anastasie et Javotte. Mais lorsque le père d’Ella meurt à son tour, la jeune fille se retrouve à la merci de sa nouvelle famille, jalouse et cruelle. Les trois méchantes femmes font d’elle leur servante, et la surnomment avec mépris Cendrillon parce qu’elle est toujours couverte de cendres. Pourtant, malgré la cruauté dont elle est victime, Ella est déterminée à respecter la promesse faite à sa mère avant de mourir : elle sera courageuse et bonne. Elle ne se laissera aller ni au désespoir, ni au mépris envers ceux qui la maltraitent. Un jour, Ella rencontre un beau jeune homme dans la forêt. Ignorant qu’il s’agit d’un prince, elle le croit employé au palais. Ella a le sentiment d’avoir trouvé l’âme soeur. Une lueur d’espoir brûle dans son coeur, car toutes les jeunes filles du pays ont été invitées à assister à un bal au palais...

Ah Cendrillon... ce n'est pas mon dessin animé préféré (je pense qu'il a mal vieilli personnellement), mais quand le film a été annoncé, ma curiosité a été piquée. Il faut l'admettre, je suis totalement fleur bleue et romantique! D'emblée je savais que ce film me plairait et je n'ai pas été déçue.

Je dois dire que je suis surprise que le film soit aussi fidèle à l'oeuvre animée de 1950, en mieux. Bien entendu, pour coller à une certaine réalité, quelques détails ont été changé, rendant le film plus crédible encore. Si le début est ce qui m'a le plus ennuyé, avec la mise en place du petite monde d'Ella notre héroine, la suite m'a complètement charmée. Je me suis prise au jeu et je me suis sentie aussi conquise par le prince que notre chère Ella! 

Ella a toujours vécu dans une bulle de bonheur, jusqu'à ce qu'elle perde ses deux parents. Se retrouvant coincée entre son affreuse belle mère et ses stupides deux demi-soeurs, la jeune fille essaie de garder espoir en étant courageuse et gentille. Malheureusement, son dévouement ne lui apportera que du rejet et du mépris de la part de sa belle famille. Désemparée, Ella s'enfuit le temps d'une ballade à cheval et rencontre le Prince. N'ayant aucune idée de son identité, si ce n'est qu'il travaille au Palais, Ella a le sentiment qu'elle a trouvé son âme soeur. L'occasion est trop belle de le revoir lorsque le Roi et le Prince annoncent un bal ouvert à toutes les jeunes filles du Royaume. 

Niveau scénario, inutile d'aller plus loin. Sur ce point, il n'a absolument rien d'original ou de plus par rapport au dessin animé. Comme je vous disais, le film est une amélioration du dessin animé, ayant retravaillé certaines scènes pour une meilleure concordance et fluidité. On est alors peu surpris et le démarrage semble un peu long. C'est sans doute mon seul gros reproche au film mais pouvait-il en être autrement? Après tout, Cendrillon doit rester Cendrillon! 

Par ailleurs, j'ai été émerveillée par les décors. C'est tellement magique, magnifique, somptueux. La scène du bal est juste grandiose et on s'en prend plein la vue. Le travail a été énorme et cela se ressent. L'ambiance du film est sincèrement féerique! Pour les rêveuses comme moi, on ne peut qu'adhérer!! A cela s'ajoute un excellent casting et un bon jeu d'acteurs. Si Lily James transpire l'innocence et la pureté (parfois un peu trop d'ailleurs), la belle mère ne m'aura pas surprise. Une petite déception concernant Cate Blanchett qui aurait pu aller encore plus loin dans ce rôle infâme de la marâtre jalouse. Quant aux deux soeurs, elles sont à oublier. Stupide est le mot qui convient le mieux pour les décrire mais honnêtement, elles sont bien plus tolérantes que dans le dessin animé (et surtout moins moches!). Enfin, comment ne pas mentionner le prince, incarné par un Richard Madden à tomber par terre? Bon sang, il faut avouer qu'il dégage un charme de dingue! Bien entendu, ce n'est pas le rôle de sa vie, mais j'ai trouvé ce prince très convaincant. C'est sur, il peut aussi venir frapper à ma porte quand il veut!! 

En conclusion, j'ai passé un très très bon moment devant ce film. C'est beau, niais, rêveur et féerique. On ne peut que s'attacher à Ella et au Prince, tandis qu'on est charmé par l'esthétique du film. A tous ceux qui sont romantiques dans l'âme, n'hésitez surtout pas à donner sa chance à Cendrillon! 

16 juin 2015

Fin de Partie [Night School #5]

fin de partie

  • Nom: Fin de Partie [Night School #5] de C.J Daugherty
  • Lu en: français
  • Pages: 391 pages
  • Sorti le: 11 juin 2015
  • VO: paru sous le nom "Endgame" en juin 2015

A Cimmeria, la paranoïa a enfin cessé: la taupe a été débusquée, mais à quel prix ! Les pertes sont lourdes et les Nocturnes, un genou à terre, sont obligés de battre en retraite pour panser leurs plaies. Nathaniel a remporté la bataille, pourtant sa victoire a un goût amer et il ne semble pas décidé à porter le coup final, malgré la monnaie d'échange qu'il possède et les enjeux colossaux de cette guerre farouche. C'est désormais à Allie de garder la tête froide dans cette fin de partie où, plus que jamais, amour et pouvoir avancent main dans la main.

Un grand merci à la Collection R pour l'envoi de ce livre.

Et voilà, la fin est arrivée.... j'ai toujours ce pincement au coeur lorsque j'arrive au terme d'une saga, encore plus quand je l'apprécie. Je n'aurai pas vu défiler les 5 tomes de Night School, tant j'ai été prise dans l'histoire. Pourtant, quand on assiste au grand final, on se dit que l'histoire d'Allie aurait pu se clôturer en deux tomes. Mais j'ai aimé faire partie de Cimmeria, j'ai aimé regarder les personnages évoluer. Night School est un monde à part, et quand bien même, le déroulement final était un peu prévisible, la saga n'en reste pas moins une belle valeur sûre.

Après les événements catastrophiques du tome 4, les élèves autant que les professeurs, sont sur le pied de guerre. Cette fois, la partie est bien lancée et est sur le point d'être terminée. Il faut juste que Allie et ses amis trouvent la bonne stratégie pour faire avancer leurs pions. Dans fin de partie, exit les cours et les petits problèmes existentiels et bonjour les opérations d'élites, stratégiques, et réfléchies pour enfin arrêter Nathaniel. On entre de plein fouet dans une ambiance radicalement différente des précédents tomes et j'ai vraiment adoré.

Chaque personnage prend ici conscience de l'ampleur de la tâche et chacun y met du sien. Nous avançons avec un groupe soudé, qu'on ne peut qu'apprécier. Je pense bien sur à Rachel, Nicole, Zoé, même la rouquine Katie m'aura surprise!!! Quant à Allie, elle fait preuve ici d'une belle maturité. Bien entendu, elle est tellement obnubilée par la disparition de Carter qu'elle passe à côté de révélations concernant ses amis, mais ça ne la rend pas moins attachante. Dans ce tome, elle fait preuve de discernement et montre une grande combativité. Allie, c'est le pilier des opérations et elle prendra son rôle très à coeur. On ne peut que l'approuver. Mieux encore, la relation avec les professeurs s'intensifient, chacun se considérant d'égal à égal. Je pense à Isabelle, qui tient un rôle majeur ici, ou alors à Raj que j'ai toujours adoré! Par contre, s'il y en a un qui brille par sa grande absence, c'est Sylvain. Autant il fut un des plus grands personnages de la saga durant les 4 précédents tomes, autant ici, il est tellement discret qu'on en vient à l'oublier.

Malgré la lenteur de certains moments, on ne s'ennuie jamais dans ce dernier tome. L'ambiance si particulière rend le récit totalement addictif qu'il nous oblige à tourner les pages encore et encore. Comme les élèves de Cimmeria, on a une boule au ventre et on a qu'une envie: que cette histoire malsaine et dangereuse soit enfin terminée et que chacun soit enfin heureux. L'action arrive toujours à point nommé, ce qui nous stresse davantage. On s'inquiète pour nos personnages et on ne souhaite que le meilleur pour eux.

Et si la fin est relativement attendue et prévisible, elle n'en reste pas moins logique et impressionnante. Quand on regarde en arrière, on se rend compte du chemin parcouru pour en arriver là et c'est phénoménal. Les personnages ont tellement grandi, évolué! Une chose est sure, ils vont beaucoup me manquer. Ils auront beau avoir joué avec mes nerfs, je m'y suis attachée! Night School se conclut de la meilleure manière qui soit, et démontre que c'est une saga à lire. C.J Daugherty a imaginé un monde complexe mais réel et grâce à sa superbe plume, l'a rendu aussi intéressant qu'addictif.  Je n'aurai qu'une dernière chose à dire: bon vent à tous nos personnages....

1 juin 2015

L'éveil du dragon [Le Pays des Contes #3]

éveil du dragon

  • Nom: L'éveil du dragon [Le pays des contes #3] de Chris Colfer
  • Lu en: français
  • Pages: 441 pages
  • Sorti le: 15 mai 2015
  • VO: paru sous le nom "A Grimm Warning" en juillet 2014

Depuis que la brèche entre les univers a été refermée, les jumeaux Alex et Conner vivent séparés. Alex continue son apprentissage de la magie, et Conner est un collégien brillant. Lorsque ce dernier découvre qu’une menace séculaire pèse sur le Pays des contes, il se lance dans une quête périlleuse à travers l’Europe, prêt à tout pour prévenir ses amis et trouver le portail oublié qui lui permettra de les rejoindre. 
Mais le danger que craignait Conner s’avère pire que prévu : une armée piégée entre les deux mondes depuis près de deux cents ans est soudain libérée. Et avec elle, la seule chose capable de détruire le Pays des contes : le dernier œuf de dragon.

Un grand merci aux éditions Michel Lafon pour l'envoi de ce livre.

Plus on avance dans Le pays des contes, plus j'aime. C'est fou mais cet univers s'ettoffe de tome en tome, de fait il ne s'essoufle absolument pas, que du contraire! Ce fut un vrai régal pour moi de retrouver Alex et Conner ainsi que tous les habitants du pays des contes! 

Il serait difficile de vous parler de l'histoire parce qu'on est déjà trop loin dans la saga et je ne voudrai pas gâcher votre plaisir. Toujours est-il qu'on retrouve nos jeunes héros un an plus tard, alors âgés de 14 ans. Cette mention de l'âge est pour moi importante car il a clairement démontré que nos jumeaux ont bien grandi! On sent qu'ils ont mûri et vivent les choses autrement, ce qui amène toute une foule de nouvelles choses! 

Pendant une bonne partie du récit, Alex et Conner vivent séparés. Un mal pour un bien - il faut dire que j'adore le duo - car cela apporte un vrai souffle de fraîcheur au roman. D'un côté on suit Alex au pays des contes qui poursuit son apprentissage de la magie afin de devenir la prochaine Bonne Fée. Avec elle, on reprend facilement nos marques dans ce monde enchanté et on est ravi de recroiser les rois et reines des différents royaumes. Je pense notamment à Rouge que j'aurai encore une fois adorée. Elle est vraiment unique et à chaque tome, elle me fait toujours autant rire. Par ailleurs, on sent que les responsabilités d'Alex deviennent de plus en plus lourdes à mesure qu'elle s'entraîne pour être une fée.

De l'autre, Conner nous entraîne dans le monde réel. Sa partie à lui m'a beaucoup plu car elle nous a permis de voyager. Au coeur de cette intrigue, un voyage en Allemagne qui nous dévoilera 3 nouveaux contes des frères Grimm, gardés secrets pendant 200 ans. Sauf que Conner connait déjà 2 des 3 contes. Alors qu'il se sent piégé, le 3è conte révèle un avertissement de taille: la Grande Armée de l'Empire Français est prête à débarquer au pays des Contes.... Conner n'a d'autres choix que de prévenir sa soeur en toute vitesse, accompagné cette fois par Bree et Emmerich.

S'en suit une aventure encore une fois extraordinaire mettant l'armée française du 19ème siècle à l'honneur. C'est très original et du coup, bourré d'action. Impossible de s'ennuyer! On tourne les pages avidement pour voir comment les jumeaux vont affronter ce danger.... sans compter qu'un dragon s'est éveillé!! Une belle intrigue donc, écrite avec toujours autant de fluidité et de clarté. 

J'ai vraiment adoré ce tome. Je me suis encore plus attachée à Alex et Conner. J'ai beaucoup apprécié les suivre séparément mais j'avoue que j'ai été heureuse de les voir réunis. On sent vraiment tout l'amour qu'ils ont l'un pour l'autre. Un lien fraternel très fort que j'admire énormément! A l'instar de la fin du second tome, Chris Colfer a encore joué sur l'émotion. Je n'ai pas pu retenir quelques petites larmichettes! Quant à la fin, elle nous laisse bouche bée avec une sacrée révélation. C'est là qu'on se dit qu'on aimerait déjà avoir le tome 4 entre les mains! L'attente va être longue! Mais dans tous les cas, je me réjouis car cette saga est une valeure sure, un vrai bonbon magique! 

22 mai 2015

The Heroic Legend of Arslân Vol.1

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  • Nom: The Heroic Legend of Arslân de Hiromu Arakawa et Yoshiki Tanaka
  • Lu en: français
  • Pages:  192 pages
  • Sorti le: 15 mai 2015
  • Genre: shonen (heroic fantasy)
  • VO: paru sous le nom "Arslan Senki - アルスラーン戦記" en avril 2014

À la frontière de l'Orient et de l'Occident se trouve le prospère royaume de Parse tenu d'une main de fer par le redoutable roi Andragoras. Avec sa frêle carrure et son maniement approximatif des armes, difficile pour le jeune prince Arslân de revendiquer son statut d'héritier du trône. Alors âgé de 14 ans, il va prendre part à sa première bataille afin de repousser l'envahisseur dans la plaine d'Atropathènes. Un jour marqué du sceau de l'infamie qui fera basculer à jamais son destin et celui du royaume de Parse.

La promotion de ce manga n'est pas passée inaperçue. Repéré il y a des semaines, j'étais très curieuse de me plonger dans cet univers. Je l'ai découvert d'abord via l'anime et j'avoue que le 1er épisode ne m'avait pas emballée. Enfin disons que Arslân lui même, ne m'avait pas emballée. J'hésitais à continuer et finalement j'ai cédé, mais avec le manga. 

D'emblée on ne peut pas nier qui est l'auteure de ce manga. Hiromu Arakawa a son style bien à elle, et pour les connaisseurs de Fullmetal Alchemist, on dira de Arslân qu'il a des airs bien familiers d'un certain Edward Elric. Le graphisme est donc superbe, clair, précis, agréable. Un vrai bonheur. J'ai aimé découvrir le décor, et plus précisément Parse et sa belle capitale. 

Au niveau de l'histoire, difficile de se douter qu'il s'agit d'une adaptation du light novel éponyme - écrit par Tanaka donc - tant le rendu est cohérent, fluide. De fait, on lit ce premier tome d'une traite. Tout est expliqué avec clairvoyance, et ce malgré les enjeux géopolitiques et les nombreux personnages. On prend ses marques très rapidement et on se retrouve à éprouver de l'affection pour nos personnages. Arslân se révèle aussi fragile que courageux. C'est un personnage qui n'a pas la vie facile, contrairement à ce qu'on pourrait penser. Et si Arslân a réussi à me toucher avec sa naïveté, sa bravoure, j'avoue avoir eu un petit faible pour Daryun, ce soldat aussi puissant que charismatique. 

Chacun a sa place dans cette histoire et très vite, le contexte est posé. On plonge alors au coeur de la bataille qui changera à jamais la vie tranquille de Parse. L'auteure n'hésite pas à nous montrer les détails, aussi âmes sensibles s'abstenir! Autant que vous le sachiez, le sang coule à flot et personne n'est épargné! 

En bref, ce premier tome est pour moi une réussite qui m'a donné envie de continuer aussi bien le manga que l'anime. Arakawa a réussi son retour plus que brillamment et quelque chose me dit que la suite ne sera que meilleure. Que ce soit l'histoire, les décors, les personnages, le graphisme, The heroic legend of Arslân est un manga à lire. Si vous aimez le genre shonen fantasy, alors n'hésitez plus. Surtout que Kurokawa propose une très belle édition avec de jolis bonus, de quoi rendre l'univers encore plus intéressant! 

20 mai 2015

L'école du Bien et du Mal [Ecole du Bien et du Mal #1]

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  • Nom: L'école du Bien et du Mal [Ecole du Bien et du Mal #1] de Soman Chainani
  • Lu en: français
  • Pages: 478 pages
  • Sorti le: 7 mai 2015
  • VO: paru sous le nom "The school for Good and Evil" le 14 mai 2013
  • (note de 2,5/5 en réalité)

Kidnappées par une sombre nuit d'orage, Sophie et Agatha intègrent l'École du Bien et du Mal... Un lieu très spécial, ou l'on forme les personnages de contes de fées. Pantoufles de verre et chevelure blonde, Sophie est sûre de devenir princesse. Tandis qu'Agatha, cynique et solitaire, toute de noir vêtue, se voit déjà en sorcière. Pourtant, rien ne se passe comme prévu... Et si l'erreur de casting révélait leur vraie nature ?

Un grand merci à PKJ pour l'envoi de ce livre.

J'attendais ce livre avec grande impatience. Son résumé, sa superbe couverture m'auront convaincue de le découvrir. J'aime, de temps en temps, me plonger dans un bon roman jeunesse. Ayant peut être en tête un certain Pays des Contes, L'école du Bien et du Mal surfant sur le même thème mais dans son propre style, j'étais sure d'adorer l'histoire. Ce n'est pas faute d'avoir essayé!

Comment vous dire? D'emblée j'ai eu du mal avec le style de l'auteur que j'ai trouvé brouillon, confus. Les explications quant à son monde m'ont semblé floues par moment, de fait je n'arrivais pas bien à visualiser certaines choses. Écrit à la troisième personne, je suis également restée distante face aux personnages. Aucun ne m'a semblé sympathique. Pire, je n'ai absolument pas supporté les héroines, en particulier Sophie.

Parlons-en de Sophie. Cette jeune fille imbue d'elle-même, égocentrique (bien pire que Eadlyn, dans la Sélection), est prête à tout pour être kidnappée et emmenée à l'école du Bien. Convaincue qu'elle incarne la parfaite petite princesse, Sophie ne se doutera pas un seul instant qu'elle sera envoyée à l'école du Mal, et que son amie Agatha - solitaire, dégaine à faire peur, peu féminine - sera envoyée à l'école du Bien. Commence alors une course effrénée pour que les deux filles changent d'école. Très vite, nous lecteurs, cernons la personnalité de Sophie. Sous ses airs de gentille et jolie fille, c'est en réalité une vraie garce qui n'hésitera pas à utiliser Agatha - sa meilleure amie cela dit en passant - ou quiconque se trouvant sur sa route pour arriver à ses fins. Personnage exécrable, l'auteur lui dédie pourtant la majeur partie de son récit, ce qui rend la lecture laborieuse (quand on a doit suivre un personnage qu'on aime pas du tout, c'est de la torture!).

Quant à Agatha, elle m'a vraiment énervée. Si elle représente la figure du Bien, elle est convaincue d'être mauvaise. Son rôle est d'alors d'aider Sophie a devenir une belle princesse et de conquérir son prince, qu'importe ses sentiments. Agatha s'efface, s'oublie face à une Sophie épouvantable. Elle se pliera à toutes ses volontés, et acceptera toutes les horreurs infligées par Sophie. Il n'y a pas à dire, Agatha n'a pas l'ombre d'un charisme....

Si j'ai compris où voulait en venir l'auteur avec ses deux personnages, les faisant agir comme une vraie princesse pour l'une et une vraie sorcière pour l'autre, ses héroines ont été dures à supporter. Les autres personnages sont sous-exploités et totalement clichés. Le pire restera Tedros, ce prince tellement convoité. Il est aussi beau à l'extérieur que vide de sens à l'intérieur. 

L'intrigue est, quant à elle, plutôt longue à se mettre en place. L'auteur passe sous silence beaucoup de choses intéressantes comme les cours, les sortilèges au profit de détails inutiles (comme ce chapitre où Sophie nous passe toute sa garde robe en revue.....). J'avoue que j'ai eu du mal à en voir le bout. Ceci étant dit, tout n'est pas mauvais dans ce roman je tiens à le souligner.

Tout d'abord, le concept est plutôt génial. S'il reste pas mal de zones d'ombres quant à l'origine de ces écoles, j'avoue que j'ai bien apprécié la progression du roman. Chaque personnage évolue de manière spectaculaire, tandis que la fin rattrape largement les grandes longueurs. Elle est aussi prévisible qu'inattendue et offre une belle morale sur le concept de Bien et de Mal. Je me dis que ce premier tome sert de bases à l'univers et que la suite pourrait se révéler intrigante. Ma curiosité piquée, je pense tout de même donner sa chance au second tome. J'ai bon espoir - vu l'évolution des personnages - de mieux apprécier le monde imaginé par l'auteur.

13 mai 2015

L'Héritière [La Sélection #4]

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  • Nom: L'Héritière [La Sélection #4] de Kiera Cass
  • Lu en: français
  • Pages: 410 pages
  • Sorti le: 7 mai 2015
  • VO: paru sous le nom "The Heir" le 4 mai 2015

Vingt ans après la Sélection d'America Singer, et malgré l'abolition des castes, la famille royale d'Illeá doit à nouveau faire face au mécontentement du peuple : l'heure est venue de lancer une nouvelle Sélection pour apaiser les tensions. À dix-huit ans, la Princesse Eadlyn se sent prête à devenir reine. Elle l'est beaucoup moins à trouver un mari, au point que cette idée ne l'a même jamais effleurée. Quand elle consent finalement à ce que ses parents lui organisent une Sélection, Eadlyn ne s'attend pas à voir son quotidien bouleversé par l'arrivée des 35 prétendants et le cirque médiatique qui l'accompagne. Mais entre les raisons du cœur et la raison d'État, la Princesse va devoir faire des choix, et, au fil des semaines, elle va se prendre à ce jeu dont dépend l'avenir d'Illeá...

Un grand merci à la Collection R pour l'envoi de ce livre.

Après une trilogie ma foi agréable, j'avais peur que Kiera Cass ne tourne en rond en proposant une Sélection 20 ans plus tard. Les premiers avis me laissaient craindre l'héroine au sale caractère, et j'étais sur mes gardes. Mais après lecture, je dois dire que ce tome m'a surprise.

Kiera Cass a réussi le pari risqué en nous entraînant dans une nouvelle sélection. Le plus gros avantage ici, c'est qu'il est du point de vue de la Sélectionneuse et non d'un des Sélectionnés. La perspective est alors nouvelle et rafraîchissante. C'est aussi un excellent complément à la première trilogie puisqu'on se retrouve de l'autre côté de la barrière. 

Eadlyn est l'héritière du trône d'Illéa. Ses parents, America et Maxon, se dévouent corps et âmes pour que le pays reste soudé. Mais alors que les castes ont été abolies, le peuple commence à se révolter, notamment les régions les plus pauvres. Pour faire diversion, le roi et la reine proposent à Eadlyn, la future souveraine, d'organiser une Sélection. Ainsi, les gens pourront se focaliser sur autre chose que leurs problèmes, ce qui laissera du temps au roi pour trouver une solution.

Sauf que cette idée n'enchante guère Eadlyn. Ce personnage m'a plu autant qu'il m'a horrifiée. Eadlyn est une tête à claque, une vraie princesse qui pense que tout le monde doit ramper devant elle. Première femme au pouvoir, la pression est énorme sur ses épaules et la jeune femme est convaincue que si elle laisse parler son coeur, elle deviendra quelqu'un de faible. Distante, autoritaire, égocentrique, voici quelques qualificatifs pour décrire l'héritière.

Si, en général, je déteste ce genre d'héroine, je dois avouer m'être éclatée à suivre Eadlyn. C'est une vraie garce et pour faire payer ses parents de l'obliger à faire une Sélection, elle fera tout pour l'etouffer dans l'oeuf. Sauf qu'on a beau se préparer mentalement, face aux imprévus on est bien vite désarmés..... Et Eadlyn va l'apprendre à ses dépends. Au début, elle se montre tellement exécrable qu'on en reste bouche bée, mais plus on avance plus sa personnalité va changer. C'est un personnage qui évolue, qui se remet en question, mais qui refuse de céder son coeur, sa liberté. Ce conflit intérieur est assez intéressant d'ailleurs: d'un côté la jeune femme a vraiment envie de faire plaisir à sa famille qu'elle aime énormément, de l'autre toute cette situation n'est qu'une mascarade. Eadlyn est une féministe, elle est persuadée qu'elle n'a besoin de personne pour régner.

L'héroine est donc sans aucun doute le point fort du roman. Elle apporte la touche de piquant à l'histoire. Heureusement, car l'auteure a un peu délaissé les Sélectionnés. Je les ai trouvés assez en retrait, voire complètement effacés pour certains. Kiera Cass n'en met que quelques uns en valeur, tandis que les autres restent dans l'ombre. Et encore, ceux qui bénéficient de plus de lumière ne sont pas assez développés. Si j'ai une petite préférence pour Kile, j'avoue que suis très intriguée par Erik. Ce personnage là est spécial et pourrait bien tirer son épingle du jeu. Si l'auteure suit ma petite logique personnelle, elle pourrait créer une véritable surprise et donner à sa nouvelle sélection un tournant très original. Mais pour ça, il faudra attendre le dernier tome.

Quant au reste, je n'ai pas grand chose à dire, les ingrédients restent les mêmes. Kiera Cass ne prend pas de risques et ne développe pas son background. Les menaces extérieures restent justement, bien en extérieur et elle se concentre exclusivement sur la Sélection. Niveau ambiance, rien de bien nouveau donc. Ce qui est par contre très agréable, c'est d'évoluer au sein même du palais et de croiser régulièrement America, Maxon, Aspen, Lucy, Marlee.... tous ces clins d'oeil sont les bienvenus, d'autant plus que nous, lecteurs, en savons davantage que Eadlyn. Un point pour nous!! 

Enfin, je dois tout de même dire que la fin m'a peu convaincue. Elle arrive assez précipitamment et se détache de la Sélection elle-même. Pour le coup, Kiera Cass a sûrement voulu maintenir l'intérêt de son public et a donc joué sur le pseudo drame. Il fallait bien ça pour qu'on s'accroche à la suite, car il faut bien l'avouer, plus on avance dans le roman, plus il se ramollit. Ce cliffhanger permet donc de rester alerte, sauf qu'il est tellement gros qu'il en devient surréaliste. Ou alors Kiera Cass est une vraie sadique. 

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L'héritière a fait l'objet d'une lecture commune avec ma partenaire Maelle du blog The Notebook 14! Sans tarder, découvrez son avis sur le roman!

5 mai 2015

En route!

en route

  • Nom: En route! de Adam Rex
  • Lu en: français
  • Pages: 360 pages
  • Sorti le: 26 mars 2015
  • VO: paru sous le nom "The true meaning of Smerkday" en octobre 2007
  • (note de 3,5/5 en réalité)

Gratuity a 12 ans, un nom très étrange et surtout un objectif : retrouver sa mère enlevée par les aliens. Et lorsqu'on habite, comme elle, dans un pays envahi par les Boov, d'étranges extraterrestres à huit pattes, c'est plus facile à dire qu'à faire. Surtout que les envahisseurs ont non seulement renommé notre chère planète bleue Smekland mais aussi décidé de parquer toute la population dans une réserve naturelle d'humains : la Floride. Et les oranges, ça a du bon, mais seulement pendant un temps. À bord de sa voiture volante et accompagnée de son chat Porky et d'un Boov recherché par les siens, l'adolescente va traverser les États-Unis, déclencher un mouvement de résistance, et peut-être, en chemin, déjouer plus d'une invasion alien... 

Un grand merci à Michel Lafon pour l'envoi de ce livre.

Voilà un roman dont je n'avais jamais entendu parlé avant qu'il n'attérisse dans ma BAL. Le résumé me tentait plutôt bien et j'apprécie lire de temps en temps un livre jeunesse. C'est en recevant le roman que je me suis rendue compte que l'adaptation "Home" était tirée de là! Du coup, j'avoue avoir imaginé les personnages tel qu'ils sont présentés à l'écran.

Pour autant, le livre propose des illustrations par-ci par-là. De quoi s'imaginer nous même l'univers, sans penser au film. C'est très agréable car ces dessins offrent une belle coupure au texte. On se rend compte que les personnages évoluent dans un monde devenu complètement fou et c'est hilarant.  Gratuity et Oh mettent du coeur à l'ouvrage et on ne peut qu'apprécier cet aspect de l'histoire.

Quant à l'intrigue, j'avoue avoir eu du mal à rentrer dedans. Pourtant ce n'est pas l'humour qui manque, entre Gratuity et Oh c'est souvent l'incompréhension, du coup je vous laisse imaginer les situations déjantées. Mais le texte m'a d'emblée compressée. J'avais du mal à avancer dans l'histoire sans faire de pauses. Cela est sans doute dû au fait qu'il n'y a pas véritablement de chapitres car l'histoire est racontée à travers une longue rédaction rédigée par Gratuity. 

Parlons-en justement de Gratuity, cette jeune fille de 12 ans très futée et intelligente. Ce n'est pas tous les jours que les enfants de cet âge savent conduire et traverser bon nombres d'états à la recherche de leur maman kidnappée par les Boov! Déterminée à sauver sa maman, Gratuity n'a pas froid aux yeux. Accompagnée de son chat Porky (peut être mon personnage favori - que voulez vous j'aime les chats), elle rencontrera sur sa route Oh, un Boov pas comme les autres.

Cet alien délirant est le meilleur personnage du roman car il apporte inévitablement la touche d'humour. Au début, l'entente n'est pas au beau fixe avec Gratuity mais au final, on assiste à la naissance d'une belle amitié. Malgré les difficultés, les obstacles posés devant eux, les deux amis se serreront les coudes jusqu'au bout.

En résumé, En route est une aventure hors du commun qui nous fait passer un très bon moment de lecture. Hilarant, il nous pousse aussi à se poser des questions sur notre mode de vie, et à qui on doit se fier. Les illustrations représentent un gros plus au roman, lui donnant une vraie identié. Ce roman devrait plaire à tous ceux qui souhaitent s'évader dans un monde tordu et bourré d'imagination, le tout porté par des personnages attachants. 

2 mai 2015

Le règne des anges [Angelfall #2]

le regne des anges

  • Nom: Le règne des anges [Angelfall #2] de Susan Ee
  • Lu en: français
  • Pages: 432 pages
  • Sorti le: 16 avril 2015
  • VO: paru sous le nom "World After" en octobre 2013

LES ANGES NE SONT PAS CE QUE L'ON CROIT. ILS DÉTRUISENT LE MONDE, ÉRADIQUENT L'ESPÈCE HUMAINE. Désormais seule, Penryn cherche sans relâche Paige, sa petite soeur, dans les rues vides de San Francisco. Pendant ce temps, Raffe doit impérativement retrouver ses ailes, sans lesquelles il ne pourra revenir parmi les siens. Mais, une fois qu'il sera confronté à l'ultime choix – récupérer ses ailes ou sauver Penryn –, quelle sera sa priorité ?

Un grand merci à PKJ pour l'envoi de ce livre.

Alors que le 1er tome fut un petit coup de coeur, j'avoue être déçue de cette suite. Entendons nous bien: le style est toujours très bon, les personnages attachants et courageux mais l'intrigue n'avance tout simplement pas. D'ailleurs je n'ai toujours pas compris le but de la saga.

 Le règne des anges souffre selon moi du syndrome du "second tome", c'est à dire qu'il brode encore et encore mais au final, on stagne. Si Susan Ee nous partage quelques infos, notamment sur ce qui est arrivé à Paige, le reste est figé. Et c'est là que j'ai eu du mal à accrocher. On aurait dit un remake du 1er tome, quelques éléments en plus, et puis voilà. A la fin du règne des anges, on en est au même point qu'à la fin de Angelfall, c'est pour vous dire.

L'intrigue est donc le gros point noir. La sauce prend moins car la surprise est passée. Oh, c'est sûr, c'est toujours autant glauque et dégoûtant, je vous assure que je ne voudrai pas voir cette saga adaptée en film. Quand je repense à la pauvre Paige, je me dis qu'on est dans un film d'horreur. Du coup, j'évitais de le lire le soir!! Les quelques révélations sont trop maigres. En fait je n'en retiens que deux: le rôle des hommes-scorpions et leur fabrication qui donne froid dans le dos; et Paige. On comprend mieux alors le rôle de chacun. Mais ce qui est frustrant, c'est qu'on apprend vraiment rien sur les anges. Une certaine politique est bien mise en place mais honnêtement, sont-ils juste venus foutre le bordel sur Terre et puis c'est tout? C'est toute la question.

 Heureusement, les personnages sont toujours aussi attachants. Dans ce tome, Penryn démontre qu'elle peut se débrouiller seule. Séparée de Raffe, la jeune fillen'a d'autres choix que de s'affirmer et prendre des risques. C'est une vraie badass courageuse et je l'admire pour ça. Raffe quant à lui, m'a grandement manqué. Absent pendant les 3/4 du livre, ses retrouvailles avec Penryn sont néanmoins explosives. Si la jeune fille est déjà charismatique, lorsque Raffe est dans les parages, on en prend plein la figure. Le duo fonctionne toujours aussi bien. J'ai adoré leurs échanges verbaux, hilarants. Une scène en particulier m'a donné le fou rire! Ces deux là sont comme chiens et chats mais en même temps, ils se complètent et ça j'adore. J'ai hâte de voir comment Raffe va évoluer dans le dernier tome car il a une grande part de responsabilité dans tout ce qui se passe. 

En conclusion, je retiendrai surtout les personnages qui portent à eux seuls la saga. Si l'univers est toujours aussi oppressant, il manque inévitablement quelque chose à ce tome 2. Je ne sais pas où Susan Ee compte nous emmener dans la suite et rien que pour ça, j'ai tout de même hâte de lire le dernier tome. Une chose est sûre, cette saga plaira aux amateurs de livres post-apocalyptiques un peu glauques.

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Le règne des anges a fait l'objet d'une lecture commune avec ma binôme Siham du blog Les faces cachées d'une flèche! Sans tarder, découvrez son avis sur le roman!

30 avril 2015

Perdue et Retrouvée

perdue et retrouvee

  • Nom: Perdue et Retrouvée de Cat Clarke
  • Lu en: français
  • Pages: 405 pages
  • Sorti le: 23 avril 2015
  • VO: à paraitre sous le nom "The lost and The found" le 2 juillet 2015
  • (note de 3,5/5 en réalité)

PERDUE 
Quand Laurel Logan, 6 ans, a été kidnappée, seule sa petite sœur en a été témoin. Toute l'enfance de Faith a été façonnée par la disparition de Laurel : de la séparation de ses parents à la présence constante des médias, en passant par celle de ces soi-disant amis qui ne veulent que lui parler de sa sœur. 
RETROUVÉE 
Treize ans plus tard, une jeune femme est retrouvée dans le jardin de l'ancienne maison des Logan, totalement déboussolée et serrant dans ses bras l'ours en peluche avec lequel Laurel a disparu.
Laurel est enfin de retour chez elle, saine et sauve. Faith avait toujours rêvé de revoir sa sœur, sans oser vraiment croire que cela arriverait. Mais une série troublante d'événements isole Faith et la pousse à la paranoïa : ce que l'on a perdu peut-il réellement être retrouvé ?

Un grand merci à la Collection R pour l'envoi de ce livre.

A peine reçu, et aussitôt lu. J'attendais ce nouveau Cat Clarke avec impatience, et quand bien même j'ai passé un bon moment, je m'attendais clairement à plus. Plus d'émotions, d'adrénaline, de mystère.  Du coup, je ressens une pointe de déception.

Inutile de revenir vraiment sur le déroulement de l'histoire, je pense que le résumé le fait très bien à ma place. Si je ne prends pas le risque de m'aventurer sur ce terrain c'est pour éviter d'en dévoiler trop. Parce que c'est un roman complexe qui nous conte l'histoire d'une fille qui voit sa soeur enlevée sous ses yeux à 4 ans et qui la retrouve 13 ans plus tard. On assiste alors à la reconstruction d'une famille blessée depuis longtemps et qui vit un vrai miracle.

Faith est notre narratrice. Jeune fille de 17 ans maintenant, elle a toujours vécu dans l'ombre de sa soeur disparue. Difficile pour elle de s'affirmer. Mais malgré les recherches, les nombreuses interviews qui lui rappellent chaque jour que sa soeur est quelque part, là, dehors, Faith a établi une routine: Avec sa mère - complètement déprimée -, avec son père - remis en couple avec un homme - , avec son petit ami et sa meilleure amie au bahut. Cela lui convient jusqu'au jour où sa soeur réapparaît. Laurel, devenue une jeune femme magnifique, monopolise alors toute l'attention: de ses parents, des médias, des gens, partout où elle va, Laurel est une Star. Et la pauvre Faith est reléguée au 3è plan.

Et c'est là que j'ai déjà eu du mal. Faith est beaucoup trop passive, effacée. Tout tourne autour de Laurel: Laurel a fait-ci ou là, Laurel s'est exprimée comme ceci ou comme cela, Laurel se tenait d'une façon ou d'une autre. Je crois que j'en suis venue à détester Laurel. Comprenez bien: j'ai ressenti de l'empathie pour ce qu'elle a vécu, même si on ne connait rien de ce qu'elle a traversé. Mais ça s'est arrêté là. Cat Clarke ne pousse pas assez loin le traumatisme de la jeune femme, pourtant restée captive pendant 13 ans avec un psychopathe. Il y a bien quelques réactions mais rien d'extravagant. Du coup, on la perçoit du point de vue de Faith qui s'oublie totalement. J'aurai vraiment aimé lire ce roman du point de vue de Laurel. Une perspective angoissante et différente mais qui aurait rendu le roman plus prenant.

Car il faut l'avouer, il ne se passe pas grand chose. Laurel tente de se réadapter à la vie normale, entourée d'une famille aimante qui tente elle aussi de se reconstruire. C'est peut être le plus intéressant dans ce roman, finalement. Les parents qui changent, la maman qui se sent revivre, le père qui s'implique davantage.... chacun a un rôle particulier. Mais Faith est trop en retrait, pour la narratrice. Je n'ai pas vraiment ressenti d'attachement envers elle. Je crois même que j'ai eu du mal à la suivre. Faith est une jeune fille déstabilisée par le retour de sa soeur. On voit qu'elle est très heureuse mais aussi perdue. Très vite, une rivalité s'installe entre elles. On le sent mais l'auteure ne creusera pas trop cet aspect de l'histoire, Faith préférant s'écraser au profit de sa soeur. J'ai compris qu'elle voulait que Laurel soit heureuse après ce qu'elle avait vécu mais je lui en ai voulu de s'oublier en même temps, de tout pardonner, accepter. 

Très vite cependant, on se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond dans ce miracle. De ce fait, le roman devient très addictif. Parce que même s'il s'y passe peu de choses, on reste très curieux. Comment l'auteure va-t-elle finir cette histoire qui commence par un Happy Ending? C'est toute la question. Je redoutais d'avancer et en même temps, il fallait que je sache. Malheureusement, je n'ai pas été surprise de la fin, assez troublante soit-elle. Et je n'ai pas non plus ressenti l'émotion que j'attendais depuis si longtemps. Tout est expliqué avec une certaine platitude que je suis restée extérieure aux sentiments véhiculés. 

En bref, même si j'ai apprécié le contexte, j'en attendais certainement de trop. Pour moi, Perdue et Retrouvée ne va pas assez au bout des choses. Il m'a manqué une étincelle pour que je considère ce roman d'exceptionnel. Ceci dit, le style de Cat Clarke est toujours agréable et addictif. Au final, j'ai tout de même dévoré le roman assez vite, passant un bon moment de lecture.

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