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chronique
13 mai 2015

L'Héritière [La Sélection #4]

heritiere

  • Nom: L'Héritière [La Sélection #4] de Kiera Cass
  • Lu en: français
  • Pages: 410 pages
  • Sorti le: 7 mai 2015
  • VO: paru sous le nom "The Heir" le 4 mai 2015

Vingt ans après la Sélection d'America Singer, et malgré l'abolition des castes, la famille royale d'Illeá doit à nouveau faire face au mécontentement du peuple : l'heure est venue de lancer une nouvelle Sélection pour apaiser les tensions. À dix-huit ans, la Princesse Eadlyn se sent prête à devenir reine. Elle l'est beaucoup moins à trouver un mari, au point que cette idée ne l'a même jamais effleurée. Quand elle consent finalement à ce que ses parents lui organisent une Sélection, Eadlyn ne s'attend pas à voir son quotidien bouleversé par l'arrivée des 35 prétendants et le cirque médiatique qui l'accompagne. Mais entre les raisons du cœur et la raison d'État, la Princesse va devoir faire des choix, et, au fil des semaines, elle va se prendre à ce jeu dont dépend l'avenir d'Illeá...

Un grand merci à la Collection R pour l'envoi de ce livre.

Après une trilogie ma foi agréable, j'avais peur que Kiera Cass ne tourne en rond en proposant une Sélection 20 ans plus tard. Les premiers avis me laissaient craindre l'héroine au sale caractère, et j'étais sur mes gardes. Mais après lecture, je dois dire que ce tome m'a surprise.

Kiera Cass a réussi le pari risqué en nous entraînant dans une nouvelle sélection. Le plus gros avantage ici, c'est qu'il est du point de vue de la Sélectionneuse et non d'un des Sélectionnés. La perspective est alors nouvelle et rafraîchissante. C'est aussi un excellent complément à la première trilogie puisqu'on se retrouve de l'autre côté de la barrière. 

Eadlyn est l'héritière du trône d'Illéa. Ses parents, America et Maxon, se dévouent corps et âmes pour que le pays reste soudé. Mais alors que les castes ont été abolies, le peuple commence à se révolter, notamment les régions les plus pauvres. Pour faire diversion, le roi et la reine proposent à Eadlyn, la future souveraine, d'organiser une Sélection. Ainsi, les gens pourront se focaliser sur autre chose que leurs problèmes, ce qui laissera du temps au roi pour trouver une solution.

Sauf que cette idée n'enchante guère Eadlyn. Ce personnage m'a plu autant qu'il m'a horrifiée. Eadlyn est une tête à claque, une vraie princesse qui pense que tout le monde doit ramper devant elle. Première femme au pouvoir, la pression est énorme sur ses épaules et la jeune femme est convaincue que si elle laisse parler son coeur, elle deviendra quelqu'un de faible. Distante, autoritaire, égocentrique, voici quelques qualificatifs pour décrire l'héritière.

Si, en général, je déteste ce genre d'héroine, je dois avouer m'être éclatée à suivre Eadlyn. C'est une vraie garce et pour faire payer ses parents de l'obliger à faire une Sélection, elle fera tout pour l'etouffer dans l'oeuf. Sauf qu'on a beau se préparer mentalement, face aux imprévus on est bien vite désarmés..... Et Eadlyn va l'apprendre à ses dépends. Au début, elle se montre tellement exécrable qu'on en reste bouche bée, mais plus on avance plus sa personnalité va changer. C'est un personnage qui évolue, qui se remet en question, mais qui refuse de céder son coeur, sa liberté. Ce conflit intérieur est assez intéressant d'ailleurs: d'un côté la jeune femme a vraiment envie de faire plaisir à sa famille qu'elle aime énormément, de l'autre toute cette situation n'est qu'une mascarade. Eadlyn est une féministe, elle est persuadée qu'elle n'a besoin de personne pour régner.

L'héroine est donc sans aucun doute le point fort du roman. Elle apporte la touche de piquant à l'histoire. Heureusement, car l'auteure a un peu délaissé les Sélectionnés. Je les ai trouvés assez en retrait, voire complètement effacés pour certains. Kiera Cass n'en met que quelques uns en valeur, tandis que les autres restent dans l'ombre. Et encore, ceux qui bénéficient de plus de lumière ne sont pas assez développés. Si j'ai une petite préférence pour Kile, j'avoue que suis très intriguée par Erik. Ce personnage là est spécial et pourrait bien tirer son épingle du jeu. Si l'auteure suit ma petite logique personnelle, elle pourrait créer une véritable surprise et donner à sa nouvelle sélection un tournant très original. Mais pour ça, il faudra attendre le dernier tome.

Quant au reste, je n'ai pas grand chose à dire, les ingrédients restent les mêmes. Kiera Cass ne prend pas de risques et ne développe pas son background. Les menaces extérieures restent justement, bien en extérieur et elle se concentre exclusivement sur la Sélection. Niveau ambiance, rien de bien nouveau donc. Ce qui est par contre très agréable, c'est d'évoluer au sein même du palais et de croiser régulièrement America, Maxon, Aspen, Lucy, Marlee.... tous ces clins d'oeil sont les bienvenus, d'autant plus que nous, lecteurs, en savons davantage que Eadlyn. Un point pour nous!! 

Enfin, je dois tout de même dire que la fin m'a peu convaincue. Elle arrive assez précipitamment et se détache de la Sélection elle-même. Pour le coup, Kiera Cass a sûrement voulu maintenir l'intérêt de son public et a donc joué sur le pseudo drame. Il fallait bien ça pour qu'on s'accroche à la suite, car il faut bien l'avouer, plus on avance dans le roman, plus il se ramollit. Ce cliffhanger permet donc de rester alerte, sauf qu'il est tellement gros qu'il en devient surréaliste. Ou alors Kiera Cass est une vraie sadique. 

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L'héritière a fait l'objet d'une lecture commune avec ma partenaire Maelle du blog The Notebook 14! Sans tarder, découvrez son avis sur le roman!

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5 mai 2015

En route!

en route

  • Nom: En route! de Adam Rex
  • Lu en: français
  • Pages: 360 pages
  • Sorti le: 26 mars 2015
  • VO: paru sous le nom "The true meaning of Smerkday" en octobre 2007
  • (note de 3,5/5 en réalité)

Gratuity a 12 ans, un nom très étrange et surtout un objectif : retrouver sa mère enlevée par les aliens. Et lorsqu'on habite, comme elle, dans un pays envahi par les Boov, d'étranges extraterrestres à huit pattes, c'est plus facile à dire qu'à faire. Surtout que les envahisseurs ont non seulement renommé notre chère planète bleue Smekland mais aussi décidé de parquer toute la population dans une réserve naturelle d'humains : la Floride. Et les oranges, ça a du bon, mais seulement pendant un temps. À bord de sa voiture volante et accompagnée de son chat Porky et d'un Boov recherché par les siens, l'adolescente va traverser les États-Unis, déclencher un mouvement de résistance, et peut-être, en chemin, déjouer plus d'une invasion alien... 

Un grand merci à Michel Lafon pour l'envoi de ce livre.

Voilà un roman dont je n'avais jamais entendu parlé avant qu'il n'attérisse dans ma BAL. Le résumé me tentait plutôt bien et j'apprécie lire de temps en temps un livre jeunesse. C'est en recevant le roman que je me suis rendue compte que l'adaptation "Home" était tirée de là! Du coup, j'avoue avoir imaginé les personnages tel qu'ils sont présentés à l'écran.

Pour autant, le livre propose des illustrations par-ci par-là. De quoi s'imaginer nous même l'univers, sans penser au film. C'est très agréable car ces dessins offrent une belle coupure au texte. On se rend compte que les personnages évoluent dans un monde devenu complètement fou et c'est hilarant.  Gratuity et Oh mettent du coeur à l'ouvrage et on ne peut qu'apprécier cet aspect de l'histoire.

Quant à l'intrigue, j'avoue avoir eu du mal à rentrer dedans. Pourtant ce n'est pas l'humour qui manque, entre Gratuity et Oh c'est souvent l'incompréhension, du coup je vous laisse imaginer les situations déjantées. Mais le texte m'a d'emblée compressée. J'avais du mal à avancer dans l'histoire sans faire de pauses. Cela est sans doute dû au fait qu'il n'y a pas véritablement de chapitres car l'histoire est racontée à travers une longue rédaction rédigée par Gratuity. 

Parlons-en justement de Gratuity, cette jeune fille de 12 ans très futée et intelligente. Ce n'est pas tous les jours que les enfants de cet âge savent conduire et traverser bon nombres d'états à la recherche de leur maman kidnappée par les Boov! Déterminée à sauver sa maman, Gratuity n'a pas froid aux yeux. Accompagnée de son chat Porky (peut être mon personnage favori - que voulez vous j'aime les chats), elle rencontrera sur sa route Oh, un Boov pas comme les autres.

Cet alien délirant est le meilleur personnage du roman car il apporte inévitablement la touche d'humour. Au début, l'entente n'est pas au beau fixe avec Gratuity mais au final, on assiste à la naissance d'une belle amitié. Malgré les difficultés, les obstacles posés devant eux, les deux amis se serreront les coudes jusqu'au bout.

En résumé, En route est une aventure hors du commun qui nous fait passer un très bon moment de lecture. Hilarant, il nous pousse aussi à se poser des questions sur notre mode de vie, et à qui on doit se fier. Les illustrations représentent un gros plus au roman, lui donnant une vraie identié. Ce roman devrait plaire à tous ceux qui souhaitent s'évader dans un monde tordu et bourré d'imagination, le tout porté par des personnages attachants. 

2 mai 2015

Le règne des anges [Angelfall #2]

le regne des anges

  • Nom: Le règne des anges [Angelfall #2] de Susan Ee
  • Lu en: français
  • Pages: 432 pages
  • Sorti le: 16 avril 2015
  • VO: paru sous le nom "World After" en octobre 2013

LES ANGES NE SONT PAS CE QUE L'ON CROIT. ILS DÉTRUISENT LE MONDE, ÉRADIQUENT L'ESPÈCE HUMAINE. Désormais seule, Penryn cherche sans relâche Paige, sa petite soeur, dans les rues vides de San Francisco. Pendant ce temps, Raffe doit impérativement retrouver ses ailes, sans lesquelles il ne pourra revenir parmi les siens. Mais, une fois qu'il sera confronté à l'ultime choix – récupérer ses ailes ou sauver Penryn –, quelle sera sa priorité ?

Un grand merci à PKJ pour l'envoi de ce livre.

Alors que le 1er tome fut un petit coup de coeur, j'avoue être déçue de cette suite. Entendons nous bien: le style est toujours très bon, les personnages attachants et courageux mais l'intrigue n'avance tout simplement pas. D'ailleurs je n'ai toujours pas compris le but de la saga.

 Le règne des anges souffre selon moi du syndrome du "second tome", c'est à dire qu'il brode encore et encore mais au final, on stagne. Si Susan Ee nous partage quelques infos, notamment sur ce qui est arrivé à Paige, le reste est figé. Et c'est là que j'ai eu du mal à accrocher. On aurait dit un remake du 1er tome, quelques éléments en plus, et puis voilà. A la fin du règne des anges, on en est au même point qu'à la fin de Angelfall, c'est pour vous dire.

L'intrigue est donc le gros point noir. La sauce prend moins car la surprise est passée. Oh, c'est sûr, c'est toujours autant glauque et dégoûtant, je vous assure que je ne voudrai pas voir cette saga adaptée en film. Quand je repense à la pauvre Paige, je me dis qu'on est dans un film d'horreur. Du coup, j'évitais de le lire le soir!! Les quelques révélations sont trop maigres. En fait je n'en retiens que deux: le rôle des hommes-scorpions et leur fabrication qui donne froid dans le dos; et Paige. On comprend mieux alors le rôle de chacun. Mais ce qui est frustrant, c'est qu'on apprend vraiment rien sur les anges. Une certaine politique est bien mise en place mais honnêtement, sont-ils juste venus foutre le bordel sur Terre et puis c'est tout? C'est toute la question.

 Heureusement, les personnages sont toujours aussi attachants. Dans ce tome, Penryn démontre qu'elle peut se débrouiller seule. Séparée de Raffe, la jeune fillen'a d'autres choix que de s'affirmer et prendre des risques. C'est une vraie badass courageuse et je l'admire pour ça. Raffe quant à lui, m'a grandement manqué. Absent pendant les 3/4 du livre, ses retrouvailles avec Penryn sont néanmoins explosives. Si la jeune fille est déjà charismatique, lorsque Raffe est dans les parages, on en prend plein la figure. Le duo fonctionne toujours aussi bien. J'ai adoré leurs échanges verbaux, hilarants. Une scène en particulier m'a donné le fou rire! Ces deux là sont comme chiens et chats mais en même temps, ils se complètent et ça j'adore. J'ai hâte de voir comment Raffe va évoluer dans le dernier tome car il a une grande part de responsabilité dans tout ce qui se passe. 

En conclusion, je retiendrai surtout les personnages qui portent à eux seuls la saga. Si l'univers est toujours aussi oppressant, il manque inévitablement quelque chose à ce tome 2. Je ne sais pas où Susan Ee compte nous emmener dans la suite et rien que pour ça, j'ai tout de même hâte de lire le dernier tome. Une chose est sûre, cette saga plaira aux amateurs de livres post-apocalyptiques un peu glauques.

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Le règne des anges a fait l'objet d'une lecture commune avec ma binôme Siham du blog Les faces cachées d'une flèche! Sans tarder, découvrez son avis sur le roman!

30 avril 2015

Perdue et Retrouvée

perdue et retrouvee

  • Nom: Perdue et Retrouvée de Cat Clarke
  • Lu en: français
  • Pages: 405 pages
  • Sorti le: 23 avril 2015
  • VO: à paraitre sous le nom "The lost and The found" le 2 juillet 2015
  • (note de 3,5/5 en réalité)

PERDUE 
Quand Laurel Logan, 6 ans, a été kidnappée, seule sa petite sœur en a été témoin. Toute l'enfance de Faith a été façonnée par la disparition de Laurel : de la séparation de ses parents à la présence constante des médias, en passant par celle de ces soi-disant amis qui ne veulent que lui parler de sa sœur. 
RETROUVÉE 
Treize ans plus tard, une jeune femme est retrouvée dans le jardin de l'ancienne maison des Logan, totalement déboussolée et serrant dans ses bras l'ours en peluche avec lequel Laurel a disparu.
Laurel est enfin de retour chez elle, saine et sauve. Faith avait toujours rêvé de revoir sa sœur, sans oser vraiment croire que cela arriverait. Mais une série troublante d'événements isole Faith et la pousse à la paranoïa : ce que l'on a perdu peut-il réellement être retrouvé ?

Un grand merci à la Collection R pour l'envoi de ce livre.

A peine reçu, et aussitôt lu. J'attendais ce nouveau Cat Clarke avec impatience, et quand bien même j'ai passé un bon moment, je m'attendais clairement à plus. Plus d'émotions, d'adrénaline, de mystère.  Du coup, je ressens une pointe de déception.

Inutile de revenir vraiment sur le déroulement de l'histoire, je pense que le résumé le fait très bien à ma place. Si je ne prends pas le risque de m'aventurer sur ce terrain c'est pour éviter d'en dévoiler trop. Parce que c'est un roman complexe qui nous conte l'histoire d'une fille qui voit sa soeur enlevée sous ses yeux à 4 ans et qui la retrouve 13 ans plus tard. On assiste alors à la reconstruction d'une famille blessée depuis longtemps et qui vit un vrai miracle.

Faith est notre narratrice. Jeune fille de 17 ans maintenant, elle a toujours vécu dans l'ombre de sa soeur disparue. Difficile pour elle de s'affirmer. Mais malgré les recherches, les nombreuses interviews qui lui rappellent chaque jour que sa soeur est quelque part, là, dehors, Faith a établi une routine: Avec sa mère - complètement déprimée -, avec son père - remis en couple avec un homme - , avec son petit ami et sa meilleure amie au bahut. Cela lui convient jusqu'au jour où sa soeur réapparaît. Laurel, devenue une jeune femme magnifique, monopolise alors toute l'attention: de ses parents, des médias, des gens, partout où elle va, Laurel est une Star. Et la pauvre Faith est reléguée au 3è plan.

Et c'est là que j'ai déjà eu du mal. Faith est beaucoup trop passive, effacée. Tout tourne autour de Laurel: Laurel a fait-ci ou là, Laurel s'est exprimée comme ceci ou comme cela, Laurel se tenait d'une façon ou d'une autre. Je crois que j'en suis venue à détester Laurel. Comprenez bien: j'ai ressenti de l'empathie pour ce qu'elle a vécu, même si on ne connait rien de ce qu'elle a traversé. Mais ça s'est arrêté là. Cat Clarke ne pousse pas assez loin le traumatisme de la jeune femme, pourtant restée captive pendant 13 ans avec un psychopathe. Il y a bien quelques réactions mais rien d'extravagant. Du coup, on la perçoit du point de vue de Faith qui s'oublie totalement. J'aurai vraiment aimé lire ce roman du point de vue de Laurel. Une perspective angoissante et différente mais qui aurait rendu le roman plus prenant.

Car il faut l'avouer, il ne se passe pas grand chose. Laurel tente de se réadapter à la vie normale, entourée d'une famille aimante qui tente elle aussi de se reconstruire. C'est peut être le plus intéressant dans ce roman, finalement. Les parents qui changent, la maman qui se sent revivre, le père qui s'implique davantage.... chacun a un rôle particulier. Mais Faith est trop en retrait, pour la narratrice. Je n'ai pas vraiment ressenti d'attachement envers elle. Je crois même que j'ai eu du mal à la suivre. Faith est une jeune fille déstabilisée par le retour de sa soeur. On voit qu'elle est très heureuse mais aussi perdue. Très vite, une rivalité s'installe entre elles. On le sent mais l'auteure ne creusera pas trop cet aspect de l'histoire, Faith préférant s'écraser au profit de sa soeur. J'ai compris qu'elle voulait que Laurel soit heureuse après ce qu'elle avait vécu mais je lui en ai voulu de s'oublier en même temps, de tout pardonner, accepter. 

Très vite cependant, on se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond dans ce miracle. De ce fait, le roman devient très addictif. Parce que même s'il s'y passe peu de choses, on reste très curieux. Comment l'auteure va-t-elle finir cette histoire qui commence par un Happy Ending? C'est toute la question. Je redoutais d'avancer et en même temps, il fallait que je sache. Malheureusement, je n'ai pas été surprise de la fin, assez troublante soit-elle. Et je n'ai pas non plus ressenti l'émotion que j'attendais depuis si longtemps. Tout est expliqué avec une certaine platitude que je suis restée extérieure aux sentiments véhiculés. 

En bref, même si j'ai apprécié le contexte, j'en attendais certainement de trop. Pour moi, Perdue et Retrouvée ne va pas assez au bout des choses. Il m'a manqué une étincelle pour que je considère ce roman d'exceptionnel. Ceci dit, le style de Cat Clarke est toujours agréable et addictif. Au final, j'ai tout de même dévoré le roman assez vite, passant un bon moment de lecture.

27 avril 2015

Yona, Princesse de l'aube [Yona #1]

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  • Nom: Yona, Princesse de l'aube de Mizuho Kusanagi
  • Lu en: fançais
  • Pages: 189 pages
  • Sorti le: 28 mai 2014
  • Genre: shojo (action, fantasy, romance)
  • VO: paru sous le nom "Akatsuki no Yona - 暁のヨナ" en janvier 2010

Yona, princesse du royaume de Kôka, a grandi dans l’insouciance, choyée par le roi et protégée par son garde du corps et ami d’enfance, le puissant guerrier, Hak. À l’approche de ses 16 ans, Yona est heureuse : son cousin et amour secret, Soo-won, vient lui rendre visite pour célébrer son anniversaire. Mais ce soir-là, une terrible tragédie survient et sa vie va être bouleversée à jamais !

Cela faisait longtemps que je n'avais pas chroniqué de manga sur le blog! Mais voilà, vous l'avez remarqué, en plus des animes que je regarde énormément ces temps-ci, j'ai repris aussi la lecture des manga. J'ai donc sorti de ma pile Yona, princesse de l'aube. Autant vous dire que ce titre me faisait envie depuis sa sortie mais je n'avais jamais trouvé le bon moment pour le lire.

Il a fallu que je me réhabitue au genre mais très vite, j'ai été embarquée par l'histoire. J'ai beauoup apprécié la manière dont l'auteure l'a amenée. Entrecoupée de flahsback qui nous montre le passé de chacun, nous faisons la connaissance de nos personnages. Tout d'abord, il y a Yona, la princesse. Jeune fille douce, elle ne se préoccupe pas de grand chose dans ce premier tome si ce n'est de ses cheveux roux mal disciplinés! Toute son attention est absorbée par son cousin Soo-Won qui débarque au château de Kôka. Amoureuse de lui, Yona souhaite que son père, Empereur, lui accorde sa main. Mais un conflit familial passé empêche l'Empereur d'accéder à la demande de sa fille. 

Soo-Won est un personnage que je n'ai pas aimé. Déjà son apparence ne m'a pas plu, sous ses airs de gentil, je m'en suis directement méfiée. Il a l'air aussi d'accorder peu de considération à la Princesse malgré ce qu'il dit. Son personnage enfant est néanmoins plus attachant. Enfin, Hak est celui qui m'a le plus séduit (je dois finalement avoir un genre de mec littéraire moi!). Grand, noir de cheveux, rebelle mais terriblement fort et protecteur, c'est bon il ne m'en fallait pas plus. Hak est le garde du corps de Yona et un des généraux du royaume. Entre eux c'est un peu le feu et la glace, c'est assez marrant quelques fois. Cela dit, même si Hak apprécie de taquiner Yona, il fera toujours tout pour la protéger.

Ce premier tome met donc l'accent sur ce trio et ce qui les lie tous ensemble. On apprend à mieux les cerner grâce à ces fameux retours dans le temps: leurs rencontres, des moments clés qui forgeront à jamais une amitié.... c'est assez intéressant. Et puis au milieu de cette présentation, l'intrigue s'accélère et révèle un grand coup d'éclat que personnellement j'avais vu venir. Ce retournement de situation change toute la donne, en particulier pour la pauvre Yona. Une nouvelle aventure commence, non sans risques....

Et si l'histoire m'a bien plu, graphiquement je n'ai rien à redire. Le dessin est plaisant, raffiné, agréable. Par moment, ça me faisait même un peu penser au style de Yuu Watase (c'est sans doute pour ça que j'ai autant adhéré!). Les couvertures sont également superbes. Visuellement donc, c'est une grande réussite. 

En conclusion, Akatsuki no Yona promet de belles aventures. Je me suis déjà bien attachée aux personnages, du coup j'ai hâte d'en savoir plus les concernant. Un bon manga shojo au final qui saura sûrement s'ettofer et surprendre dans la suite!

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24 avril 2015

Levana [Chroniques Lunaires #3.5]

levana

  • Nom: Levana [Chroniques Lunaires #3.5] de Marissa Meyer
  • Lu en: français
  • Pages: 200 pages
  • Sorti le: 16 avril 2015
  • VO: paru sous le nom "Fairest" en janvier 2015

" Miroir, mon beau miroir, qui d'entre toutes est la plus belle ? " Bien avant de devenir la cruelle et magnifi que reine des Lunaires, bien avant que Cinder, Scarlet et Cress ne se rencontrent, Levana a vécu une tout autre histoire. Une histoire d'amour et de guerre, de trahison et de mort. Une histoire qui n'a jamais été contée... jusqu'à présent.

Un grand merci à PKJ pour l'envoi de ce livre.

Note: Risque de spoilers si vous n'avez pas lu les romans 1 à 3 (Cinder, Scarlet, Cress).

J'étais très curieuse de découvrir ce hors série (ou préquel) consacré à Levana, cette Reine lunaire sans pitié. J'avais pensé que, peut être, mon regard sur elle allait changer. Résultat? Que du contraire. Cette nouvelle m'a confortée dans mon idée: Levana est vraiment une psychopathe! 

Sur le roman en lui-même, j'avoue que je n'ai pas grand chose à dire. Au point où j'en suis dans la saga - il vaut mieux lire Levana entre les tomes 3 et 4 - il m'a apporté quelques petites réponses. On rencontre Levana, jeune princesse de la Lune, à 15 ans. Timide, elle est aussi renfermée et passe son temps à se cacher derrière son magnétisme parfait. Sa seule arme. Alors que sa soeur, Channary, se fait couronner et se montre être sans pitié envers son peuple, Levana est oubliée. Comme toute adolescente de son âge, elle tombe aussi amoureuse, non sans difficultés.

L'auteure passe beaucoup de temps à mettre cette relation amoureuse en avant car elle sera déterminante pour Levana. On la suit alors sur 10 ans. La décénie s'écoule assez rapidement et on se rend compte que Levana prend le pire chemin qui soit. Obnibulée par cet amour à sens unique, jalouse de sa soeur au pouvoir et portant un lourd fardeau qui l'empêche de se montrer telle qu'elle est, Levana devient de plus en plus cruelle.

Alors que les ressources de la Lune deviennent limitées, la nouvelle Reine se met à envier la Terre. C'est là qu'on comprend une partie de l'intrigue principale et de ce point de vue là c'est très intéressant: l'armée d'hommes-loups, la létumose, tout cela n'est que stratégie pour la Lune. Ce qui fait assez froid dans le dos, quand on pense que ces missions sont en cours depuis si longtemps. 

Et puis Levana ne s'arrête pas en bon chemin pour garder son statut de nouvelle Reine. Sa nièce, Sélène, est en effet devenue gênante. Comment régler le problème de manière discrète mais efficace? Levana, femme froide et calculatrice a plus d'un tour dans son sac. Ce qui la rend encore plus folle. Dans le même temps, on apprend à connaitre Winter, cette jeune demoiselle qui a eu Levana comme belle-mère. Douce et aimante, elle n'en mène pourtant pas large et je sens que le 4è tome, dont elle sera la vedette, sera vraiment palpitant. 

Ces clins d'oeil à la saga principal sont réfléchis, on comprend mieux certaines actions. En soi, cette nouvelle n'est pas indispensable. Levana est telle que je me la représentais jusqu'ici et elle n'a rien fait pour que je change d'avis à son sujet. Pire, elle me donne des frissons dans le dos et je me demande quelle carte elle va jouer sur la fin. Pour le reste, cela étoffe la saga de manière très cohérente. 

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Levana a fait l'objet d'une lecture commune avec ma binôme Siham du blog Les faces cachées d'une flèche! Sans tarder, découvrez son avis sur le roman!

18 avril 2015

Love, in spanish [Lie #2]

LoveInSpanisheBook

  • Nom: Love in spanish [Love in english #2] de Karina Halle
  • Lu en: anglais
  • Pages: 260 pages
  • Sorti le: 11 novembre 2014
  • Niveau de compréhension: facile à moyen
  • VF: non prévue

Brillant, riche et plutôt canon, l'ex-joueur espagnol de football Mateo Casalles semblait avoir tout pour lui: une femme de la haute société, une adorable petite fille, et de beaux appartements à Madrid et à Barcelone. Mais sous ces apparences se cache une vie d'incertitude et de regrets colorant le monde de Mateo seulement en noir et blanc. C'était jusqu'à ce que Vera Miles entre dans sa vie comme une étoile filante. Tatouée, rebelle et jeune, Vera est l'opposée de Mateo au premier abord. Mais vous ne choisissez pas de qui vous tombez amoureux et les deux âmes perdues ont tout fait pour être ensemble, tout en subissant les conséquences graves. Maintenant, avec Mateo divorcé et vivant à Madrid avec Vera, il ya toute une série de nouveaux défis à relever qui peuvent mettre en péril leur relation. Malheureusement pour eux, plus l'étoile est lumineuse, plus vite elle brûle.

Traduction personnelle du résumé.

Le premier tome, love in english a été mon gros coup de coeur de l'année 2014. Un roman réaliste et sublime écrit avec justesse. Lorsque l'auteure a annoncé la suite, du point de vue de Mateo, j'ai sauté de joie. En général je dois bien vous dire que je craque pour des bad boys bien plus jeunes.... or Mateo approche de la quarantaine et pourtant..... il a encore réussi à me faire fondre! 

Avouons d'emblée qu'il ne se passe pas énormément de choses dans ce roman. L'auteure a en effet décidé de mettre l'accent sur les sentiments des personnages, les conséquences de leurs actes, ce qui en découle. On en avait déjà eu un aperçu dans love in english mais ici Karina Halle va plus loin. Quasiment un an après leur rencontre, Véra et Maeto affrontent encore bien des soucis. Si entre eux tout va bien, l'entourage n'est pas si clément.... loin de là. 

On assiste alors avec désarroi mais aussi avec fureur le traitement qu'infligent les autres au couple. Que ce soit l'ex-femme de Maeto ou les anciens amis, les amoureux n'en mènent pas large. Pire, avec le nouveau job d'entraineur de Maeto à l'Atlético Madrid, les paparazzis sont de retour et plus cruels que jamais. Le doute s'installe alors entre les amants, les crises de nerfs s'enchainent et les solutions se font rares. Karina Halle expose ici les choses avec réalisme et intelligence. Alors que Maeto est divorcé et s'efforce de bien faire les choses, en particulier pour sa fille, les répercutions sont difficiles. 

Mais Maeto et Véra s'aiment d'un amour sincère et il est beau de voir à quel point ils peuvent rester soudés. Cela prouve vraiment que leur histoire était belle et bien sérieuse. Que ce n'était pas juste une histoire de quelques mois.  Que dans la vie, on peut aimer plusieurs fois mais qu'on ne croise son âme soeur qu'une seule fois. Maeto et Véra sont faits pour être ensemble et le prouvent à tous. C'est une sacrée force. Autant vous dire qu'ils m'ont encore une fois éblouie! 

Le roman est au final assez court et se présente comme une excellente extention du premier tome. L'auteure exploite vraiment à fond les conséquences de l'adultère, les choix qu'on fait et le résultat. Elle démontre aussi que quand l'amour est vrai et sincère, qu'importe la différence d'âge, le passé, il est plus fort que tout. Avec love in spanish, la boucle est bouclée. On referme le livre avec un sourire niais au visage et on se dit que, même si l'histoire n'est pas simple, elle est réelle et magnifique.

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Love in spanish a fait l'objet d'une lecture commune avec ma partenaire Blandine du blog Lis-moi Lie-toi! Sans tarder, découvrez son avis sur le roman!

14 avril 2015

L'histoire épatante de M. Fikry et autres trésors

mr fikry

  • Nom: L'histoire épatante de M. Fikry et autres trésors de Gabrielle Zevin
  • Lu en: français
  • Pages: 240 pages
  • Sorti le: 9 avril 2015
  • VO: paru sous le nom "The storied life of A.J Fikry" le 1er avril 2014

L’enseigne décolorée de la Libraire de L’île, abritée sous le proche d’un cottage victorien, annonce cette devise "Aucun homme n’est une île ; Chaque livre est un univers". A. J. Fikry, son irascible propriétaire, ne le sait pas encore, mais il est sur le point de découvrir ce que cela signifie réellement. La vie de A. J. Fikry n’est pas exactement ce qu’il en espérait ou attendait. Sa femme est morte, sa librairie connait une chute de ses ventes comme jamais elle n’en avait connue, et de plus sa pièce la plus rare et la plus onéreuse, une collection rare de poèmes d’Edgar Poe, a été volée. C’est dans cet état d’esprit, qu’il reçoit un mystérieux colis à la librairie. Un petit colis, mais qui pèse très lourd. Cet envoi inattendu va donner à A. J. Fikry l’opportunité de reconsidérer d’un oeil nouveau ce qu’était sa vie jusqu’alors.

Un grand merci à Fleuve Éditions pour l'envoi de ce livre.

Ce roman, c'est plus qu'une histoire, c'est un peu une leçon sur la vie. Parce que ce qu'on lit est réaliste et touchant. Beau. Sensible. L'histoire épatante de M. Fikry porte très bien son nom. Gabrielle Zevin a su me charmer avec son livre parce que justement, il parle de livres et surtout d'amour.

A.J Fikry débute de roman plutôt malmené, venant de subir une épreuve difficile. Aigri, il n'envisage pas l'avenir avec joie. Libraire, il consacre tout son temps à sa passion sans toutefois trouver de nouveaux coups de coeur. S'attendait-il à ce que Maya et Amélia viennent tout chambouler comme ça? Certainement pas. Mais finalement, ce sont ces 2 personnes qui auront raison du coeur de A.J, pas les livres.

J'ai vraiment beaucoup aimé comment l'auteure a fait progresser son histoire, sur plusieurs années. Ainsi les personnages mûrissent encore et changent. A.J, bien que toujours un peu distant, est un personnage très intéressant. Son côté libraire lui donne une touche d'humour indéniable. J'ai adoré lire par-ci par-là toutes les références littéraires. On peut passer de Du côté de chez Swan à Golum dans le Seigneur des Anneaux. C'est riche, varié, actuel. Pour une amoureuse des livres comme moi, passer des heures au sein de la librairie aura été un pur régal. Car au-delà des ouvrages, la vie à la librairie est tout aussi palpitante: entre les séances de signatures un peu désastreuses au club de lecture tenu par les collègues de la police, on ne peut pas s'y ennuyer. 

Et puis il y a ces personnages. A.J et Amélia, qui travaille pour un grand éditeur. Leur amour naissant était si beau voire même très drôle. Gabrielle Zevin a le don d'écrire, tantôt des moments difficiles et émouvants, tantôt des situations un peu incongrues. On passe de l'émotion au rire si facilement!! J'ai beaucoup apprécié Amélia qui est vraiment complémentaire à A.J. Quant à Maya, j'ai de suite adoré la petite fille qui se prend de passion pour la lecture. Bien qu'elle s'entende facilement avec les adultes, ses meilleurs amis restent les livres. Écrivaine en devenir bien des années plus tard, l'auteure nous partage même la nouvelle écrite par l'adolescente. Une histoire très émouvante. 

Plus on avance dans le roman, plus les années passent mais une constante reste: la libraire. Tout gravite autour d'elle. On y rencontre tellement de monde, et chacun a véritablement sa place, son histoire à raconter. D'une manière ou d'une autre, ce vieil A.J est le lien central entre tous ces personnages. Et on s'attache à tous, même ceux qu'on aime moins. Car ce roman fait passer bien des messages. Mais plus encore, c'est une histoire où l'amour prime sur tout le reste.

13 avril 2015

Retour [Les 100 #3]

retour les 100

  • Nom: Retour [Les 100 #3] de Kass Morgan
  • Lu en: français
  • Pages: 340 pages
  • Sorti le: 26 mars 2015
  • VO: paru sous le nom "Homecoming" le 24 février 2015

Survivre. 
Le manque d'oxygène à bord de la Colonie a déclenché une panique meurtrière. Seuls les plus chanceux ont pu emprunter les dernières navettes partant en direction de la Terre.
Aimer. 
Cette nouvelle apocalypse plonge les 100 dans l'angoisse : qui parmi leurs proches a survécu à l'atterrissage ? Les retrouveront-ils à temps?
Manipuler. 
Bien décidé à conserver le pouvoir, le vice-chancelier n'hésitera pas à faire taire quiconque tentera de lui résister.
Combattre. 
Prêts à tout pour garder leur nouvelle liberté, Clarke, Bellamy, Wells et Glass devront chacun affronter leur destin pour sauver leur idéal. L'ultime compte à rebours a commencé.

Un grand merci à la Collection R pour l'envoi de ce livre.

Le tome 2 m'avait un peu réconciliée avec la saga, me faisant penser que ce dernier opus serait explosif. Et quand bien même il a énormément de potentiel, le tout est desservi de manière bâclée. Autant vous dire, je ne comprends même pas pourquoi Kass Morgan s'est embarquée dans une histoire pareille. Comme le nom du roman l'indique, si le but était simplement de ramener les Colons sur Terre, elle aurait pu faire un standalone: Les 100 arrivent sur Terre, c'est un peu la pagaille pour s'y retrouver, décider qui est le leader, explorer légèrement les environs, établir le camp là où ils ont atterri, vivre dans de jolies cabanes, et tout le monde est content. Voilà, fini. Les 3 tomes en un et on en parlait plus.

Mais non, Kass Morgan a voulu jouer sur les drames: en veux tu en voilà. Comme je vous le disais, les idées sont bonnes mais terriblement mal exploitées. Ainsi, nous avons cette portion de Nés-Terre. Un bel exemple de conflit avec les Colons. Cela aurait pu être passionnant. Mais là encore, parmi ces Nés-Terre, les 3/4 sont pacifiques et ouvrent leurs bras, et portes et maisons à ces gentils Colons. Évidemment, il y a bien quelques rebelles, genre 3 ou 4 qui tentent de massacrer les Colons pendant un sale quart d'heure mais bon, c'est vite réglé: quelques lignes et puis c'est tout. 

Autant vous dire que j'étais frustrée. Si l'auteure veut faire du pseudo drame qu'elle y aille à fond! Cette fameuse bataille est à peine décrite, j'ai cru que je lisais une liste de courses. De même, l'arrivée du vice Chandelier Rhodes qui met un peu le bordel dans le campement des 100 aurait dû être exploitée jusqu'au bout. Ce type est imbuvable et n'hésite pas à exécuter les gens qui ne suivent pas ses ordres. Et que se passe-t-il? Et bien tout le monde finit par s'aimer. Où réside l'intérêt du roman alors? Parce qu'il faut le souligner, quasi tout l'histoire tourne autour de la prise de pouvoir de Rhodes. Déception. 

Et donc, si le background est à peine présent (finalement on aura jamais vraiment exploré les environs), les personnages ne sont pas mieux lotis. Quand je lis l'auteure, nos 4 héros se sont intégrés à la vie du camp avec peine et se sont imposés tant bien que mal. Le truc c'est qu'on a réellement jamais assisté à ces événements. Pour exemple Bellamy est le parfait chasseur qui nourrit tout le camp à lui tout seul. Sauf qu'on a jamais suivi une vraie partie de chasse et que personne ne l'a jamais remercié ou accompagné. Glass n'est pas mieux. Si son rôle sur le Vaisseau était plutôt intéressant, dans ce dernier tome elle ne sert à rien. Son histoire est oubliée, son passé, son lien avec Luke, tout est réduit au minimum. Au final, l'auteure a préféré assommer Luke une bonne partie du roman pour lui éviter d'exploser sa colère face à Glass. 

Enfin, Clarke et Wells restent les plus "développés". Clarke a réussi à s'imposer comme une fille douce et dévouée aux autres et on sent qu'elle aime son travail de médecin. Elle est indispensable. Elle n'est pas non plus niaise et affiche un caractère fort. Seule grosse grosse ombre au tableau pour elle: son objectif totalement oublié du second tome. Un événement qui aurait pu nous faire voyager dans ce dernier tome et surtout, avoir des réponses sur la Colonie, ses expériences. Mais non, encore une fois, l'auteure ne choisit pas cette voie et clôture le sujet en 10 lignes à deux pages de la fin. Quant à Wells, le leader qui a réussi à gagner le respect de tous à la sueur de son front, il voit son coeur brisé à jamais. Pourquoi tant de haine fasse à lui Kass Morgan? D'autant plus que ce nouveau drame n'était vraiment pas nécessaire et tombe comme un cheveux dans la soupe. Si c'était censé être de l'émotion, c'est un peu raté.

Au final, j'ai peiné à terminer Retour, m'endormant à plusieurs reprises. Toutes les idées étaient là pour faire de cette trilogie, ce dernier tome, une bombe. Kass Morgan tenait en mains toutes les cartes mais les a très mal distribuées. On se retrouve avec un roman superficiel qui joue aux petits drames tout en restant très gentil. Honnêtement, bien que cet univers ne me manquera pas, un 4è tome aurait été bienvenu. Il aurait pu enfin apporter toutes les réponses à nos questions. Je pense que cette saga est la base idéale pour la série télé qui elle, a compris comment l'exploiter.

7 avril 2015

The Book of Ivy [The book of Ivy #1]

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  • Nom: The Book of Ivy [The Book of Ivy #1] de Amy Engel
  • Lu en: français
  • Pages: 342 pages
  • Sorti le: 5 mars 2015
  • VO: paru sous le même nom le 11 novembre 2014

Au nom de quoi seriez-vous prêt à tuer ? 
À la suite d'une guerre nucléaire dévastatrice, la population des États-Unis s'est retrouvée décimée. Un groupe de survivants a fini par se former, mais en son sein s'est joué une lutte de pouvoir entre deux familles pour la présidence de la petite nation. Les Westfall ont perdu. Cinquante ans plus tard, les fils et les filles des adversaires d'autrefois sont contraints de s'épouser, chaque année, dans une cérémonie censée assurer l'unité du peuple. Cette année, mon tour est venu. Je m'appelle Ivy Westfall, et je n'ai qu'une seule et unique mission dans la vie : tuer le fils du président que je suis destinée à épouser. L'objectif, c'est la révolution, et le retour au pouvoir des miens. Peu importe qu'un cœur de chair et de sang batte dans sa poitrine, peu importe qu'un innocent soit sacrifié pour des raisons politiques. Peu importe qu'en apprenant à le connaître, je fasse une rencontre qui change ma vie. Mon destin est scellé depuis l'enfance. Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.

Ce livre me tente depuis sa sortie VO en novembre dernier. Aussi quand je l'ai reçu en cadeau, j'ai sautillé partout. Le roman est sorti en français tout récemment, les avis étaient de plus en plus nombreux et tous étaient unanimes: ce roman est une bombe. Après lecture, je ne peux qu'apporter ma confirmation à cette affirmation!

The Book of Ivy ne tire pas son épingle du jeu sur sa base dystopique. En effet, de ce côté le décor est similaire à toutes les autres dystopies du genre: le monde a subi une guerre mondiale qui a tout détruit, une poignée de survivants a tenté de se remettre debout et c'est ainsi qu'est née la ville de Westfall. Dans cette petite communauté entourée d'une grande barrière pour se protéger de l'extérieur, deux familles se détestent cordialement. D'un côté les Westall et de l'autre les Lattimer. Si les Westfall ont fondé la ville, ils n'en restent pas moins les perdants face aux Lattimer qui détiennent le pouvoir depuis bien trop longtemps.

Jusqu'ici, rien de bien neuf. Mais l'auteure introduit le mariage arrangé comme preuve de pouvoir suprême. Les filles et fils perdants devront marier un fils, une fille gagnante. Ainsi, personne n'oublie jamais que les Lattimer et leurs parties de la ville sont les plus forts. J'ai beaucoup aimé cette idée car elle va nous entrainer dans les relations humaines et non pas dans un recit dystopique banal. 

Ivy Westfall est promise à Bishop Lattimer à la place de sa soeur Callie. Depuis 2 ans, la jeune fille se prépare à cet événement, sachant que derrière le sacrement du mariage, elle a une mission à accomplir: tuer Bishop pour que la révolution se mette en place. Alors qu'elle pensait le fils du Président aussi insensible que son père, elle se rendra vite compte que Bishop a ses opinions bien à lui et qu'il est beaucoup plus agréable qu'il n'y parait. La mission devient alors impossible. 

Honnêtement, j'ai vraiment adoré Ivy et Bishop et le fait que l'auteure se concentre sur eux. Ivy voit ses convictions brisées et petit à petit elle se remet en question, sur ce qu'elle pense juste ou pas. C'est une héroine très intéressante et assez torturée. En effet, d'un côté, on sent toute la loyauté envers sa famille, de l'autre son amour grandissant pour Bishop. La jeune fille est tiraillée par ses sentiments et au final, elle m'aura époustouflée. La décision qu'elle prend est admirable et à la hauteur de ses croyances. Quant à Bishop, c'est un jeune homme mystérieux, mais doux. Il m'aura complètement fait craquer. On sent que le lien avec Ivy est de plus en plus fort et qu'il donnerait tout pour la protéger. Ce duo est juste magnifique!! 

Le reste de la galerie est tout aussi intéressant, en particulier les familles respectives des deux héros. On se rend compte très vite que tout ce qu'on pensait connaitre d'eux se révèle faux. Notre jugement est erroné. L'ennemi est-il bien celui qu'on croit? Doit-on tout sacrifier pour un désir de vengeance? Le bien d'autrui n'est-il pas la bonne excuse pour reprendre le pouvoir? Voilà autant de questions soulevées ici. Ce rythme soutenu entraine le lecteur dans un tourbillon d'interrogations et la seule chose à faire est de tourner encore et encore les pages. Et quand vient la fin, trop vite, on est complètement abasourdi et frustré.

En conclusion, ce roman est juste passionnant. Je n'en suis pas loin du petit coup de coeur. Je ne tiens pas à en dire plus si ce n'est: foncez les yeux fermés. The book of Ivy est une valeure sure écrit avec justesse et droiture, il vous emportera avec lui sans aucun doute!!

6 avril 2015

La crypte [Marjane #1]

marjane

  • Nom: La crypte [Marjane #1] de Marie Pavlenko
  • Lu en: français
  • Pages: 381 pages
  • Sorti le: 5 mars 2015
  • (note de 3,5/5 en réalité)

En plein cœur de Paris, les ninns, que les hommes surnomment « vampires », ont bâti une incroyable Résidence secrète dont les humains ne soupçonnent rien. C’est là qu’a grandi Marjane, qui, jusqu’à ses 17 ans, croyait faire partie du clan. L’assassinat de son père va bouleverser son existence. Accusée de trahison, elle est obligée de s’enfuir. Avec l’aide de son amie Ashley et du mystérieux Mats, Marjane découvre alors un monde hostile, peuplé de créatures fantastiques qui hantent la ville. Elle y apprend la vérité sur son père, mais sa quête la conduira bien plus loin, sur la piste de terribles secrets… 

Un grand merci à PKJ pour l'envoi de ce livre.

Ayant bien apprécié à l'époque Le livre de Saskia, j'avais très envie de découvrir un autre roman de Marie Pavlenko. La couverture et le résumé de Marjane ont tôt fait de me convaincre de le lire. Après lecture, j'avoue avoir passé un très bon moment mais j'en attendais peut être un peu plus.

Marjane est une ninn, ou plus communément une vampire si on se réfère au langage des hommes. Cette société vit à l'abri des regards dans plusieurs grandes villes du monde. A Paris, la Résidence est bien cachée et a pour réputation d'être l'un des clans les plus puissants. Notre héroine, plutôt insousciante au début va très vite déchanter lorsque son père se fera assassiner sous ses yeux et qu'elle n'aura d'autre choix que de fuir...

Avec Marjane, on découvre alors le fonctionnement de la Résidence: ce qu'elle fait croire à ses habitants, ses mensonges, ses secrets mais aussi ses coutumes et ses lois. Hors des murs, notre surprise va en grandissant. En effet, si, comme Marjane, je pensais que les ninns étaient les seuls êtres exceptionnels mêlés aux humains, il n'en est rien. Marie Pavlenko a imaginé un folklore très coloré et aussi un peu farfelu. J'avoue que cette découverte m'a autant séduite que freinée. L'idée de faire cohabiter plusieurs créatures, en plus des ninns, m'a semblé intéressante mais je pense que la manière dont toute cette dimension est amenée tombe un peu à plat. 

Comment vous dire, j'ai eu cette impression d'avoir une enfilade d'explications tout le long du livre. Alors que ces créatures devraient nous étonner, nous effrayer, elles deviennent banales parce qu'on comprend quasi directement leurs rôles. J'aurai aimé qu'une part de mystère soit gardée. Malheureusement, que ce soit au sujet des peuples parallèles ou même de la crypte, on est très vite au courant de ce qui se trame. Le roman n'offre donc pas spécialement de retournements de situations qui pourraient dérouter le lecteur. Le fil rouge est bien mené, trop bien probablement.

Cela dit, si le roman n'offre pas véritablement de surprises, il est très bien écrit, avec fluidité. Il est coloré (avec ses divers peuples) et visuel. L'action est présente à divers moments clés, qui fait monter l'adrénaline chez le lecteur. On est pris dans le jeu et le livre se lit assez rapidement. Ainsi, le roman est doté d'un très bon rythme. Entre explications logiques et action, on ne peut pas s'ennuyer! Qui plus est, cela se passe à Paris. On sent que l'auteure connait bien la ville et ce côté est un pur régal. Je ne suis pas Parisienne mais j'ai pu me situer, visualiser les lieux, l'ambiance avec grande facilité.

Les personnages sont tout aussi sympathiques. J'ai tout de même ressenti une certaine distance avec eux qui m'a empêchée de m'y attacher vraiment. Marjane est une héroine intéressante qui évolue très bien. Mention spéciale à Andras, le personnage le plus surprenant je pense. Quant à Mats, j'ai encore quelques réserves à son sujet. J'attends le second tome pour voir comment son lien avec Marjane va être développé car ici je l'ai trouvé un peu trop précipité. J'en demande plus!! Enfin, ceux qui m'ont fait complètement craquer sont les Korkans. J'en veux un! J'ai trouvé très original le lien qu'ils possèdent avec leur maitre, c'était bien pensé et donne plus d'intensité à la personnalité des ninns. J'espère qu'ils seront plus en vedette dans le second tome! 

En conclusion, toute les bonnes idées sont là. Marjane est un très bon livre mais qui manque peut être de piquant ou de mystère. De fait, je n'ai pas été totalement captivée. Il m'a manqué l'étincelle pour que je m'immerge complètement dans ce monde. Malgré ça, je suis certaine de lire la suite, trop intriguée par l'évolution des événements. Après ce tome d'introduction, j'ai bon espoir que la suite me surprenne!

31 mars 2015

Red Queen [Red Queen #1]

red queen

  • Nom: Red Queen [Red Queen #1] de Victoria Aveyard
  • Lu en: français
  • Pages: 444 pages
  • Sorti le: 11 mars 2015
  • VO: paru sous le même nom le 10 février 2015

Dans le royaume de Norta, la couleur de votre sang décide du cours de votre existence. Sous l’égide de la famille royale, les Argents, doués de pouvoirs hors du commun, règnent sur les Rouges, simples mortels, qui servent d’esclaves ou de chair à canon. Mare Barrow, une Rouge de dix-sept ans, tente de survivre dans une société qui la traite comme une moins que rien. Quand elle révèle sans le vouloir des pouvoirs extraordinaires et insoupçonnés, sa vie change du tout au tout. Enfermée dans le palais royal d’Archeon et promise à un prince argent, elle va devoir apprendre à déjouer les intrigues de la cour, à maîtriser un don qui la dépasse, et à reconnaître ses ennemis, pour faire valoir l’indépendance de son peuple...

Red Queen est un roman qui me tentait bien mais qui, paradoxalement, me freinait un peu. En effet, je lisais par ci, par là que le roman était un habile mélange entre Hunger Games et la Sélection. J'avais peur qu'on ne retombe alors dans quelque chose de déjà-vu. Et quand bien même ces "comparaisons" sont totalement justifiées (j'ajouterai même en plus la saga Shatter Me), Red Queen propose une atmosphère propre et intéressante qui en fait un livre très agréable à lire.

Ce ne fut pas un coup de coeur pour moi car j'ai trouvé que le livre souffrait de beaucoup de longueurs. Certes, l'auteure prend le temps de bien nous familiariser avec son univers mais quelques fois, je lâchais prise. Je m'étais attendue à légèrement plus d'action pour moins de politique. Car l'enjeu principal de Red Queen, comme le révèle sa phrase d'accroche, c'est le pouvoir. Dans le royaume de Norta, c'est la couleur de votre sang qui va déterminer votre existence. Si vous êtes un(e) Rouge, vous êtes promis à un avenir difficile, probablement envoyé dans une guerre sans fin et sans perspective bien heureuse. En outre, si vous êtes Argent, vous bénéficierez de tout le luxe qui existe. En effet, les Argents sont supérieurs, enfin c'est qu'ils pensent et appliquent dans les lois, notamment grâce à leurs pouvoirs uniques: chuchoteur, brûleur, magnetron.... on se croirait un peu dans la saga X-men. 

Mare Barrow, jeune fille de 17 ans, s'apprête à être enrôlée pour la guerre lorsqu'elle croise le chemin du mystérieux Cal, une nuit où elle tentait de voler le plus d'objets ou pièces pour survivre. Quelle ne fut pas sa surprise d'être engagée comme domestique des le lendemain pour les nobles Argents!! Alors que sa nouvelle mission commence devant une centaine de personnes de haut rang, Mare dévoile des pouvoirs aussi surprenants qu'inattendus. Son destin est donc chamboulé et avec elle, nous entrons de plein pied dans la vie royale. Adieux crasse et boue, bonjour robes somptueuses, bals et protocoles. Au sein de la communauté Argent, Mare devra se faire passer pour une autre et déjouer tous les pièges. Car sous les apparences se cachent des traites et des rebelles....

Toute l'intrigue est donc axée sur ces mouvements politiques et rebelles. On apprend à mieux cerner la société Argent, que ce soit la famille royale à travers la Reine Elara, le roi Tiberias et les deux princes Cal et Maven ou encore grâce aux nombreuses maisons nobles. Comme Mare, on commence à les connaitre, à en détester la plupart et en apprécier quelques uns. De fait, certains moments sont longs. J'admets qu'ils sont nécessaires pour la bonne forme de l'intrigue mais je pense que l'auteure aurait pu accélerer sur certains passages. Heureusement, elle se rattrape grandement lorsque l'action pointe le bout de son nez: lors des entrainements, des combats et... la fin. Cette fin épique qui m'a fait penser au film Gladiator. J'y étais, j'y ai cru et c'était sensationnel. J'ai adoré. Et j'espère sincèrement qu'on en verra plus sur les compétences uniques de Mare et des Argents dans le second tome.

Pour le reste, j'ai beaucoup apprécié le personnage de Mare, une fille courageuse, badass mais aussi timide et extrêmement naive. Dans ce jeu dangereux, elle tombera la tête la première et pourtant, tous les indices étaient là.... mais ni elle ni nous ne l'avons vu venir! De superbes retournements de situation que j'ai applaudi! Cal est un personnage que j'ai hâte de retrouver dans la suite, je pense qu'il a beaucoup à dévoiler. Les autres ne sont pas en reste mais comme la brochette est assez longue et que chacun cache bien ses secrets, c'est à vous de les découvrir.

En bref, malgré quelques longueurs et parfois une ambiance pesante, j'ai beaucoup aimé ma lecture. Red Queen n'est peut être pas innovant mais il est intéressant et il offre des moments d'action qui sont un pur régal. Je suis très curieuse de voir comment l'auteure va faire évoluer son récit, quelque chose me dit qu'on ne va pas du tout s'ennuyer!

30 mars 2015

The fine art of pretending

fine art

 

  • Nom: The fine art of pretending de Rachel Harris
  • Lu en: anglais
  • Pages: 296 pages
  • Sorti le: 30 septembre 2014
  • Niveau de compréhension: moyen (expressions assez ciblées)
  • VF: non prévue

Selon les gars de Fairfield Académie, il y a deux types de filles: les filles avec lesquelles vous couchez, et les filles avec lesquelles vous êtes amis. Alyssa Reed, 17 ans, fait partie de la seconde catégorie et déteste ça. Commençant sa dernière année de lycée, elle conçoit un plan pour devenir le premier type, et elle jette son dévolu sur le parfait Justin Carter, le mec le plus canon de Fairfield Académie et joueur le plus notoire. A 57 jours du bal de promo, Aly lance l'Opération Sex Appeal et quitte son image de garçon manqué. Il ne reste plus qu'à attirer l'attention de Justin. Mais quand son meilleur ami s'en mêle et devient le prétendu petit copain d'Aly, tout n'est qu'une question de temps. Alors que tout se passe comme prévu, l'inévitable "rupture" entre Aly et Brandon les laisse aussi chamboulés que leur amitié, des sentiments s'étant invités....

Traduction personnelle du résumé.

Ouch. Warning, cette chronique risque d'être assez négative. J'avoue que j'essaie de toujours rester objective avec les lectures qui me plaisent moins mais ici, je n'ai vraiment rien trouvé de bon. Tout est à jeter! Pourtant, le résumé laissait entrevoir une histoire d'amour plutôt sympa qui part d'un principe de base déjà bien exploité dans d'autres romans. Malheureusement, le rendu est sincèrement minable.

Alyssa Reed, Aly pour les amis, prend conscience un beau jour qu'elle n'attire pas les mecs. Aly est assez garçon manqué et est considérée comme la bonne copine. Mais elle en a marre. Alors avec ses deux amies, elle décide de changer de cap et de devenir une bombasse: fini les pantalons cool et les t-shirts larges, bonjour petits tops et mini jupes. C'est parti pour l'opération Sex Appeal.

Sauf que dans l'équation, on ajoute Brandon, le meilleur ami d'Aly. Lui qui la connait par coeur a de graves soucis hormonaux depuis qu'il a vu Aly à moitié habillée. Et oui, sous ses t-shirts, Aly est une vraie bombe! Et il ne l'avait jamais vu, quelle tristesse..... Mais bon, en idiot qu'il est, il lui explique que les mecs de l'école avaient classé les filles en deux groupes: les filles faciles et les moins accessibles. La première catégorie représentant toutes les connasses qui couchent avec tout ce qui passe, tandis que la seconde abrite les filles sérieuses pour lesquelles les mecs doivent faire des efforts. Aly apprend alors qu'elle fait partie de la seconde catégorie. Alors que cela devrait lui faire plaisir, mademoiselle est vexée!!!!! VEXÉE! Non mais là c'était déjà trop pour moi.

Malheureusement, le plan foireux ne s'arrête pas là. Aly décide donc qu'il est tant qu'elle devienne une fille facile. Pour ça, il va falloir attirer Justin dans ses filets, LE mec le plus canon de l'école. Et pour ça, il va falloir le rendre jaloux. Quoi de mieux que de prétendre qu'elle couche avec Brandon? Le faux couple se lance alors dans une superbe comédie....

Je vous laisse imaginer la suite. Aly et Brandon, meilleurs amis, qui jouent au couple et qui vont se brûler les ailes. Le dénouement est tellement prévisible. Et même s'il est mignon, le reste est à vomir. Je ne sais pas ce que l'auteure avait fumé mais honnêtement, les ados qui lisent ça vont se faire une belle image: en gros, pour être populaire, vaut mieux être une pétasse qui couche avec tous les mecs, et c'est tout, sinon tu vaux pas le coup. Quant aux mecs, pas un pour relever le niveau, l'auteure ici les fait tous passer pour des obsédés qui passent de filles en filles comme s'ils changeaient de chemise tous les matins. C'est répugnant. Encore que, à cet âge, l'amour est fragile, les jeunes aiment expérimenter mais quand même. The fine art of pretending est une grosse blague, une arnaque bien remplie de clichés immondes. 

Les personnages sont aussi charismatiques qu'un ver de terre. Rien n'est développé, c'est affligeant. Aly est sans doute l'héroine qui a le moins de respect pour elle-même parmi toutes celles que j'ai rencontrées dans mes lectures. Brandon ne vaut guère mieux. Son pseudo drame personnel est censé nous attendrir, si seulement il avait été correctement pensé! Les autres personnages sont à oublier aussi. 

Le style de l'auteure n'est pas non plus sensationnel. Rachel Harris utilise beaucoup d'expressions ciblées "jeunes" dans son récit et c'est parfois assez déstabilisant. Le langage en anglais est même cru pour certaines expressions, de fait je considère ce roman avec un degré moyen de difficulté. J'avoue ne pas avoir tout compris au début tant c'est particulier.

Cette histoire ne vaut donc pas un clou. Superficiel est le mot qui colle le mieux à ce roman. Je m'attendais à une histoire d'amour sincère et mignonne, un peu comme A tous les garçons que j'ai aimés, et bien on en est très, très loin. Subjuguée par tant de clichés, j'ai même fini par survoler une partie du roman. Il ne méritait pas plus mon attention. Quel gâchis!

lecture-commune

The fine art of pretending a fait l'objet d'une lecture commune avec mon amie Laetitia du blog Sous le feuillage! Sans tarder, découvrez son avis sur le roman!

25 mars 2015

Confess

confess

 

  • Nom: Confess de Colleen Hoover
  • Lu en: anglais
  • Pages: 306 pages
  • Sorti le: 10 mars 2015
  • Niveau de compréhension: facile - idéal pour débuter en VO
  • VF: A paraitre le 7 avril 2016

Auburn Reed a sa vie toute tracée. Ses objectifs bien définis, Auburn ne laisse aucune place à l'erreur. Mais quand elle entre dans un studio d'art de Dallas à la recherche d'un emploi, elle ne s'attend pas à ressentir une profonde attirance pour l'artiste énigmatique qui y travaille, Owen Gentry. Pour une fois, Auburn prend des risques et ouvre son coeur, seulement pour découvrir que Owen garde de précieux secrets. L'ampleur de son passé menace de détruire tout ce qui importe à Auburn, et la seule façon de remettre sa vie sur la bonne voie est de ne plus fréquenter Owen. La dernière chose que veut Owen est de perdre Auburn, mais il n'arrive pas à la convaincre que la vérité est parfois aussi subjective que l'art. Tout ce qu'il faudrait faire pour sauver leur relation est simplement de se confesser. Mais dans ce cas, la confession pourrait être beaucoup plus destructrice que le péché actuel ...

Traduction personnelle du résumé.

Après Maybe Someday et Ugly Love, difficile pour Colleen de les surpasser. C'est peut être un choix de sa part mais Confess est un roman beaucoup plus léger. Bien que le style soit toujours aussi addictif j'avoue avoir eu du mal au début jusqu'à une certaine révélation qui m'a donné le déclic.

Comme à son habitude l'auteure partage son récit entre les deux protagonistes principaux, à savoir Auburn et Owen. C'est toujours très plaisant de suivre les pensées de l'un ou l'autre, on arrive à mieux les cerner. Auburn est une jeune femme de tout juste 21 ans qui vient d'arriver à Dallas pour une raison bien précise. Sa vie est plutôt difficile avec un passé pas évident et des conséquences lourdes à porter. Pour autant, dans ce qu'elle croit être le chaos, il y a toujours cette lueur d'espoir qui la fait tenir. Sa rencontre avec Owen va chambouler sa vie et pour cause... si elle savait! 

Owen a le même âge et est un véritable artiste. Un soir, il engage Auburn pour l'aider à son studio. Entre eux l'attraction est immédiate mais Owen cache bien des choses..... Qu'à cela ne tienne, les deux héros ne pourront bientôt plus se passer l'un de l'autre, tout en restant sur leurs réserves. C'est une drôle d'histoire qui commence entre Auburn et Owen car tout un monde gravite entre eux. Il ne s'agit pas seulement de l'histoire de deux personnes, mais bien d'une histoire familiale, d'amour, de choix, de conséquences. 

Au début on ne sait pas trop où veut en venir Colleen Hoover et puis lorsque la première révélation arrive, c'est un peu la surprise. Un moment clé de l'histoire qui va en fait déverrouiller toute la suite. On sent ici que Colleen a voulu vraiment exploiter le filon familial et tout ce qui va avec. D'une certaine manière, même si l'auteure n'a pas trop poussé les choses profondément, c'est extrêmement touchant et frustrant. Pour moi, ça été le moment où j'ai ressenti le déclic. Je n'ai fait qu'une bouchée du reste tant je voulais savoir ce qui allait se passer.

Auburn et Owen sont deux personnages attachants qui ont vécu énormément de choses difficiles pour leurs jeunes âges. Ils ont été marqué mais essaient d'avancer tant bien que mal. Leur connexion est immédiate et très douce. J'ai beaucoup aimé comment l'auteure avait développé son histoire d'amour. Elle est au centre du livre mais elle ne nous suffoque pas. Elle fait partie d'un tout. Et c'est vraiment bien dosé. 

Ce qui fait l'originalité du roman c'est l'art. Cet élément créatif est également au centre de Confess et rend les choses encore plus expressives. J'ai adoré le fait qu'on retrouve ces créations dans le roman pour que nous, lecteur, nous puissions mieux comprendre toute la portée des messages. Les confessions qui accompagnent chaque canvas sont aussi très belles et riches en émotions. Cet aspect sublime indéniablement tout le roman. Encore une fois, la couverture et le titre sont en lien direct avec l'histoire. Rien n'est laissé au hasard.

Quand bien même j'ai trouvé que le roman se finissait un peu trop bien et trop vite à mon goût, j'ai tout de même fortement apprécié ma lecture. C'était léger mais prenant, aussi réaliste qu'abstrait. Beaucoup de douceurs, et une bonne dose d'émotions. Un roman toujours écrit avec fluidité qui confirme combien j'aime cette auteure. Je peux lire ses romans les yeux fermés, je sais que j'y trouverai toujours quelque chose d'original et de magnifique. 

14 mars 2015

The Vincent Boys

vincent boys

  • Nom: The Vincent Boys de Abbi Glines
  • Lu en: français (version non censurée)
  • Pages: 275 pages
  • Sorti le: 6 novembre 2014
  • VO: paru sous le même nom en octobre 2011

Des années plus tôt, Ashton, Sawyer et son cousin Beau formaient un trio inséparable. Puis le temps a passé… Ashton est sorti avec Sawyer pour former un couple envié de tous et Beau s'est éloigné d'eux.Cet été, alors que Sawyer s'est absenté pour les vacances, Ashton revoit Beau et ses certitudes vacillent. Elle sent naître en elle de nouvelles envies, de nouvelles perspectives. Malgré sa résistance, le désir qu'elle ressent pour Beau, qui n'a jamais cessé de l'aimer, l'emporte bientôt toute entière.

J'avais envie d'une petite romance sympa pour terminer la semaine et je pense que The Vincent boys a très bien rempli ce rôle. Très court, il se lit vraiment vite. Et je dois dire qu'il m'a fait passer un bon moment détente, ni plus ni moins. En matière de romance, j'ai vu mieux! 

Ashton, la jolie fille du pasteur de la ville, sort avec Sawyer Vincent, le mec le plus beau, le plus intelligent et le plus adoré de tous - en gros le mec idéal bien sur - depuis 3 ans. Mais cet été, alors qu'il est en vacances avec sa famille, Ash se rapproche de Beau, son ancien meilleur ami d'enfance et cousin de Swayer. Ces deux là ont toujours été complices mais se sont perdus lorsque Ash s'est mise en couple. 

Sentant une attirance forte, Ash ressent des choses qu'elle ne devrait pas. Et pour cause, Swayer est quand même le mec le plus canon, et elle l'aime et Beau l'aime, parce qu'il est son cousin et son meilleur ami, et ils ne peuvent pas se rapprocher dans son dos. Mais qu'à cela ne tienne, Ash et Beau se voient de plus en plus, ce qui réveille le feu chez la jeune fille sage. Comprenez, Ash n'a jamais été elle-même avec Sawyer ni avec ses parents mais avec Beau elle se sent pousser des ailes. La petite fille bien rangée veut se rebeller, comme autre fois, lorsqu'elle avait 10 ans. Terriblement cliché tout ça.

Et donc, alors que Ash et Beau succombent, d'autres événements surviennent dont un assez douloureux. J'ai trouvé que l'auteure avait vraiment mal amené les choses, je sais qu'un chagrin décuple les sentiments, qu'il vous donne envie de tout faire pour penser à autre chose, mais j'ai vraiment trouvé cette situation particulière, malsaine voire même peut être irrespectueuse. Dans le même temps, le dit parfait Swayer revient plus tôt de vacances et c'est un peu la catastrophe.

S'en suit alors mensonges et non dits, jusqu'à ce que la vérité éclate. Si on a appris à apprécier Beau malgré son tempérament excessif, Sawyer est aussi transparent qu'un verre d'eau. Attendez, tout la ville adule ce mec et je l'ai trouvé complètement sans charisme. Ses réactions sont même bizarres. Je l'ai trouvé ennuyeux. Ashton ne vaut guerre mieux, mais bon, c'est une ado après tout. Ses choix ne sont pas toujours réfléchis et elle qui se dit rebelle, passe plutôt pour une demoiselle en détresse. Il n'y a que Beau qui mérite le spotlight car son histoire est intéressante.

Encore que, l'auteure nous déballe tout comme si on lisait une liste de courses. C'est plat et sans saveur, sans surprise. Le triangle amoureux était déjà suffisant mais le côté mélodramatique vient vraiment en remettre une couche. Bien qu'écrit avec fluidité, ce roman manque clairement de profondeur et de réels sentiments. Malgré ma critique, on se prend quand même au jeu de la romance et on passe tout de même un bon moment. Comme je le disais, c'est vraiment une lecture détente. Pas sur que je lirai la suite par contre, surtout qu'elle met en vedette Mr Parfait!!

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