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vendredi 15 juin 2018

Glitter de Aprilynne Pike

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  • Nom: Glitter de Aprilynne Pike
  • Lu en: français
  • Pages: 364 pages
  • Sorti le: 18 avril 2018
  • Editeur: Dreamland
  • VO: paru sous le nom Glitter le 25 octobre 2016
  • Premier tome d'une duologie

Au 22e siècle, le château de Versailles a été racheté par une multinationale et il est désormais habité par une Cour vivant dans la frivolité et le luxe; comme au 18e siècle. À un détail près : des robots s’assurent que tout le monde obéit aux règles imposées par le « roi ». Malgré le confort et l’extravagance de la Cour, la jeune Danica rêve de fuir cette prison dorée et cette vie. D’autant qu’à ses 18 ans, dans 6 mois, elle devra se marier avec l’effrayant souverain de Versailles, qu’elle le veuille ou non. Sa porte de sortie ? Trouver assez d’argent pour franchir les grilles de Versailles et rejoindre le monde réel. Elle commence alors à vendre clandestinement du « Glitter », cette drogue tellement puissante qu’une simple pincée provoque une totale addiction. Mais à la Cour, les secrets sont, comme autrefois, impossibles à garder bien longtemps… Elle est prête à tout pour échapper à son destin doré.

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Il faut savoir que c'est la première fois que je lis du Aprilynne Pike et que les avis sont partagés voire mauvais sur ses romans. Mais Glitter m'a fait de l'oeil grâce à sa couverture pétante et à son résumé tentateur. Disons que le mélange château de Versailles dans un univers futuriste au 22ème siècle m'a de suite intriguée.

Pour vous situer un peu, il faut s'imaginer que Versailles a été racheté par une multinationale Sonoma Inc suite à une période de famine mondiale dans laquelle la France s'est endettée. Le château a été racheté par le PDG et c'est le fils, le nouveau "roi" qui hérite du domaine. Nous sommes au 22ème siècle et comme toute société futuriste, il y a des nanorobots et une Intelligence Artificielle qui gèrent la maintenance, la sécurité et l'entretien du château et de ses occupants. A l'extérieur donc, la vie a suivi son cours avec l'émergence des technologies et d'un trafic de drogue profitable. A l'intérieur du château, on vit comme au 18ème siècle sous l'égide du Roi Louis XIV avec ses fastes, ses frasques, ses bals, son luxe et ses hypocrisies. Les gens se comportent comme à la cour du Roi, mangent, parlent, s'acoquinent comme à l'époque dans des décors baroques et roccoco. Le contraste est plutôt bien travaillé.

Pour l'héroïne Dani, 17 ans et demi, cette société est oppressante surtout qu'elle a malencontreusement assisté à un accident qui pourrait mettre en péril l'autorité et le pouvoir de Justin. Sa mère complote avec ce dernier pour que Dani l'épouse à ses 18 ans, en échange de son silence et de son soutien politique. Danica ne souhaite en aucun cas être l'épouse d'un homme pervers, sournois, violent et autoritaire... elle met en place un plan de survie, un projet d'évasion...

Et bien total coup de coeur pour ce premier tome que j'ai adoré. Je ne sais pas si je suis bon public ou pas mais je crois bien être la seule à avoir complètement kiffé et été bluffée par la fin. Franchement dès le prologue, c'est addictif, le rythme est fluide et efficace, l'écriture simple et je n'ai eu aucun mal à rentrer dans l'histoire. Le contraste de Versailles dans un monde futuriste m'a rappelé des intrigues comme Hunger Games (pour l'extravagance des tenues vestimentaires et la technologie), Le Joyau et La sélection, Les Belles pour ses intrigues dites "royales".

Pour moi l'univers fonctionnait bien mais ce qui m'a le plus plu ce sont les personnages, notamment celui de Saber qui va montrer à Dani qu'elle ne vise pas une bonne voie. On suit Dani dans la mise en place de son plan, brillant, judicieux, habile mais pas aux conséquences désastreuses et on sent qu'elle va forcément se planter à un moment donné mais sans vraiment savoir comment. Il y a pas mal de suspense et un côté thriller stratégique qui m'a énormément tenu en haleine. Je me demandais toujours si Dani allait pouvoir s'échapper et mener à bien son évasion. Mais quand on voit comment l'étau se resserre sur elle et cette fin m'a fait hurler de frustration.

J'ai trop envie de savoir la suite et je n'imaginais pas de tels rebondissements. Pour moi, Glitter, malgré le message pas forcément positif sur le trafic de drogue (la poudre Glitter), reste un roman Young Adult bien mené, avec des temps forts, des personnages cohérents et un univers pas forcément original mais prometteur avec de bonnes idées. Il a du potentiel et si l'auteure écrit un second tome à la hauteur alors cette série pourra sortir du lot. 


En bref, l'univers de Glitter a totalement fonctionné avec moi! C'était génial et si l'auteure respecte scrupuleusement les ficelles d'un young adult d'anticipation, dans un Versailles futuriste, il y a de nombreux rebondissements bien sentis et un rythme efficace. La lecture est addictive et franchement j'ai passé un super moment!!

chronique_lael


jeudi 31 mai 2018

Stormcaster [Shattered Realms #3] de Cinda Williams Chima

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  • Nom: Stormcaster [Shattered Realms #3] de Cinda Williams Chima
  • Lu en: anglais
  • Pages: 535 pages
  • Sorti le: 3 avril 2018
  • Editeur: Harper Collins
  • VF: pas d'infos
  • Tomes antérieurs: Tome 1 - Tome 2 

Vagabond seafarer Evan Strangward can move wind, waves, and weather, but his magical abilities can’t protect him forever from the brutal Empress Celestine. As Celestine’s relentless bloodsworn armies grow, Evan travels to the Fells to warn the queendom that an invasion is imminent. If he can’t convince the Gray Wolf queen to take a stand, he knows that the Seven Realms will fall, and his last sanctuary will be destroyed. Among the dead will be the one person Evan can’t stand to lose. Meanwhile, the queen’s formidable daughter, Princess Alyssa ana’Raisa, is already a prisoner aboard the empress’s ship, sailing east. Lyss may be the last remaining hope of bringing down the empress from within her own tightly controlled stronghold.

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~ ENGLISH REVIEW~ 

 It's been a few days since I finished this book but just thinking about it, I'm still amazed by the talent of Cinda Williams Chima. She confirms with this third book how crazy this series is and totally addictive. In Stormcaster, Chima begins her story by telling us about Evan, a pirate met furtively in the first book. I admit that I appreciate this writing style because it allows us to learn to know the characters. After Ash and Jenna in Flamecaster, Lyss and Hal in Shadowcaster, it's Evan's turn to become one of the main characters. During the first chapters, we meet the young man and his rather interesting career, already linked to current events. Indeed, Evan is no stranger to the threat that represents Celestine. What I really appreciated is that Evan's story ends up joining the main plot. We find the other characters mentioned above and it's a real pleasure. I admit having my favorite ones like Hal and Lyss, but I was happy to find Ash again. As I said, all the protagonists bring a piece to the big puzzle and everyone has a specific role to play. What's great is that they are all eventually linked in one way or another. And since they are scattered all over the Realms, we also travel a lot. As for the plot, it advances at its own pace, being very detailed according to the many points of view, and we always dread the turnaround that we do not see coming. Even if the action is not predominant, there are so many things going on that you do not get bored for a second. I am admiring the author to offer us a novel of this quality.

Cela fait quelques jours que j'ai terminé cette lecture mais rien que d'y penser, je suis toujours autant époustouflée par le talent de Cinda Williams Chima. Elle confirme avec ce troisième tome combien cette série est dingue et totalement addictive.

Dans cet opus, Chima commence son histoire par nous conter celle d'Evan, un pirate rencontré furtivement dans le tout premier tome. J'avoue que j'apprécie ce mode opératoire car il permet d'apprendre à connaitre les personnages. Après Ash et Jenna dans Flamecaster, Lyss et Hal dans Shadowcaster, c'est au tour de Evan de tenir la vedette et de devenir un des personnages principaux.

Durant les premiers chapitres, on fait la connaissance du jeune homme et de son parcours plutôt intéressant, déjà lié aux événements actuels. En effet, Evan n'est pas étranger à la menace que représente Célestine, de même qu'il connait très bien le soldat Destin Karn... J'avoue que je ne m'attendais pas à ce que ce dernier soit également mis en valeur mais j'ai fortement apprécié la démarche. Jusqu'à présent, je n'aimais pas trop Karn Junior qui me semblait froid et calculateur. Or le jeune homme agit selon un code et se révèle bien plus attachant que prévu. 

Ce que j'ai fortement apprécié c'est que l'histoire de Evan finit par rejoindre l'intrigue principale qui suit son cours. On retrouve alors les autres personnages cités précédement et c'est un vrai bonheur. J'admets avoir mes petits préférés comme Hal et Lyss, mais j'ai été contente de retrouver Ash, grand absent du second tome.  Comme je vous le disais, tous les protagonistes apportent une pièce au grand puzzle et chacun a un rôle bien précis à jouer. Ce qui est génial, c'est qu'ils sont finalement tous liés d'une manière ou d'une autre. Et comme ils sont tous dispersés aux quatre coins des Royaumes, on voyage également beaucoup. 

Quant à l'intrigue, elle avance à son rythme, étant très détaillée selon les nombreux points de vue, et on redoute toujours le retournement de situation qu'on ne voit pas venir. Même si l'action n'est pas prédominante, il y a tellement de choses qui se déroulent qu'on ne s'ennuie pas une seconde. Je suis admirative de l'auteure de nous offrir un roman de cette qualité.

Et pour ne rien gâcher, le style de Chima est aussi magique que son histoire. C'est fluide, agréable et très travaillée, en fonction des personnages qui présentent chacun une personnalité propre. Je dis chapeau!


En bref, j'ai adoré ce troisième tome qui me confirme à quel point cet univers est dingue, complexe et travaillé! Je suis époustouflée par Cinda Williams Chima qui fait preuve d'un grand talent avec cette histoire. Tous les personnages sont intéressants et grâce à chacun, nous avons droit à une vision très large des enjeux. C'est spectaculaire et bien mené, tant tout est relié. J'ai tellement hâte de lire le 4ème et dernier tome!

mercredi 30 mai 2018

Marqués [Skin Books #1] de Alice Broadway

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  • Nom: Marqués [Skin Book #1] de Alice Broadway
  • Lu en: français
  • Pages: 300 pages
  • Sorti le: 7 juin 2018
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • VO: paru sous le nom Ink le 2 février 2017
  • Premier tome d'une trilogie

Qui était le père de Léora ? Après la mort de ce dernier, la jeune fille souhaite célébrer la mémoire de cet homme qu’elle a toujours admiré. Mais, lorsqu’elle découvre que des passages du livre retraçant sa vie sont incomplets ou faux, Léora commence à douter. De plus, un tatouage représentant une corneille dénonce son père comme coupable d’un crime…

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Marqués est un roman qui me faisait envie depuis sa sortie VO, notamment grâce à sa sublime couverture. J'avoue que je ne m'attendais pas à le voir traduit, mais je n'ai pas hésité quand l'occasion s'est présentée de le lire un peu en avance. Marqués est un roman spécial, qui m'a laissée plus mitigée que je l'aurai voulu.

 Commencons cependant par ses bons points. Marqués est un roman dystopique comme j'en avais plus lu depuis un moment. L'univers est très original et unique en son genre. Vraiment, je peux dire que j'ai été surprise et plutôt embarquée par ces croyances liées aux tatouages. M'étant faite tatouée il y a peu, j'ai sincèrement apprécié tout ce contexte, les questions liées aux tatouages, ce qu'ils représentent, pourquoi celui là et pas un autre, le message qu'ils feront passer et ce qu'ils disent de nous. Mais plus encore, quand une personne quitte ce monde, sa peau tatouée devient livre, afin qu'on se souvienne d'elle. Toute cette dimension m'a intéressée et m'a permise de m'accrocher au roman.

Et si les tatouages représentent la vie de cette société particulière, elle est néanmoins confrontée à certaines légendes ancestrales et surtout aux Immaculés, ces gens non tatoués qui seraient dangereux car dénués d'âme. Un concept original donc mais là où ça coince, c'est la pensée manichéenne des personnages qui n'arrivent pas à concevoir que tout ne peut pas être blanc ou noir, mais que des nuances existent.

C'est principalement cette pensée qui m'a gênée, et qui reflète bien notre héroine Leora. La jeune fille vient de perdre de son père et se pose des questions quant à son livre. Lorsque celui-ci est confisqué, Leora sent qu'on lui cache des choses mais est bien loin de se douter de la vérité. Une quête commence alors pour elle, avec des rencontres pas tout à fait anodines. 

Leora est donc un personnage que je n'ai pas apprécié, car elle n'évolue pas beaucoup. Je l'ai trouvée parfois trop egocentrique et surtout, très fermée d'esprit. Cette vision des choses tranchée ne m'a pas plu et de fait, je n'ai absolument pas pu m'attacher à elle. J'aurai aimé que Leora puisse accepter que son petit monde est bien plus vaste, qu'il y a des causes qui méritent qu'on se batte pour elles, quitte à prendre des risques. Les autres personnages n'ont malheureusement pas relevé le niveau, même si certains se révèlent être plus intéressants au fil des pages. 

Quant à la plume de l'auteure, elle ne m'a pas réellement séduite, avec son ton distant et narratif. J'avoue que les premiers chapitres sont assez déprimants en plus d'être déroutants et que j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire. Heureusement que l'univers de Alice Broadway est suffisamment travaillé pour nous tenir intrigués.


En bref, si je n'ai pas été séduite par les personnages et leur vision manichéenne du monde ainsi que par la plume de l'auteure, j'avoue que j'ai adoré tout l'aspect relié aux tatouages et ce qu'ils signifient. L'élément dystopique est réellement intéressant et suffisamment travaillé pour en faire un univers original. Bien que je me sente mitigée par cette lecture, je vous encourage tout de même à lui donner sa chance, son ambiance unique et mystérieuse pourrait vous plaire.

samedi 26 mai 2018

D'encre, de verre et d'acier de Gwendolyn Clare

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  • Nom: D'encre, de verre et d'acier de Gwendolyn Clare
  • Lu en: français
  • Pages: 670 pages
  • Sorti le: 3 mai 2018
  • Editeur: Lumen
  • VO: paru sous le nom Ink, Iron and Glass le 20 février 2018
  • Premier tome d'une duologie

Et si on pouvait vraiment créer un monde avec de l’encre et du papier ? Avec la bonne plume, le bon papier et en respectant des règles complexes, il est désormais possible de voir naître sous ses doigts un nouveau monde. Cette nouvelle branche de la science, la scriptologie, connaît deux adeptes hors du commun : Jumi da Veldana et sa fille Elsa sont nées, comme l’univers d’où elles viennent, sous les doigts d’un scriptologue. Mais elles se sont révoltées et ont elles-mêmes appris, à leur tour, les secrets de cet art, et repris le contrôle de leur petit paradis. Leur bonheur ne dure pas : Jumi cache un noir secret et disparaît, enlevée sous les yeux de sa fille, qui doit s’aventurer dans le monde réel pour retrouver sa trace. Des canaux d’Amsterdam aux rues du Pise, elle finit par trouver refuge dans une véritable " maison de fous " appartenant à l’ordre d’Archimèdes, c’est-à-dire une institution où scriptologues, alchimistes et mécaniciens peuvent venir se mettre à l’abri, étudier et travailler en compagnie d’autres scientifiques. C’est aussi un pensionnat, dont les élèves l’observent avec beaucoup de curiosité – au premier rang d’entre eux, Léo, un mécanicien de génie, avec qui sa rencontre fait des étincelles. L’aide promise à Elsa par l’ordre tardant à se concrétiser, la jeune fille décide de prendre les choses en main. Et ce n’est pas peu dire. Car Elsa, elle aussi, dissimule un secret...

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Regardez cette beauté!!! Dois-je vous dire à quel point j'adore les publications de Lumen ? Je pense que c'est l'étoile montante de l'édition Young Adult en France de par leurs choix éditoriaux, leurs communiqués de presse et la com qu'il y autour de la sortie d'un nouveau titre. D'encre, de verre et d'acier nous plonge au coeur d'une nouvelle intrigue young adult steampunk.

Nous allons suivre Elsa qui est la fille de Jumi, une créatrice d'univers, une scriptologue. Toutes deux sont nées à Veldane, dans un monde inventé à partir d'encre et de papier et de ce fait vivent dans un décor complètement imaginé. La scriptologie permet ainsi d'écrire des livres-monde. Mais Jumi est kidnappée sous les yeux impuissants de sa fille qui n'hésite pas une seule seconde à poursuivre les assaillants... et à sauter de son univers pour rentrer dans la réalité en plein Paris!

De Amsterdam à Pise, Elsa, armée de courage et d'une bonne dose d'intelligence va se retrouver dans une sorte d"asile de fous" qui est en réalité une cour des miracles, un refuge pour les orphelins et où se réunissent plusieurs dons : scriptologie, alchimie et mécanique. Ce pensionnat est sous la protection de l'Ordre d'Archimède, une organisation scientifique qui a pour but de réunir les grands talents. Mais pourquoi Jumi a -t-elle été enlevée ? Et Elsa parviendra-t-elle à la sauver ?

Si l'intrigue fantastique m'a bien plu, avec un univers qui m'a rappelé Coeur d'encre et The young elites avec de très bons ingrédients avec une idée de départ : imaginez que des scriptologues inventent des mondes avec leurs plumes et qu'en parallèle de notre réalité, il y a plusieurs mondes. Ce sont des livres-mondes. L'intrigue est riche, foisonnante et subtilement mise en place grâce à une écriture originale, fluide et onirique, sachant distillée magie, mystères et cohérence.

Il m'a fallu un peu de temps pour bien comprendre toutes les possibilités qu'offraient l'univers fantastique de l'auteure et le rythme est parfois lent, mais hyper prenant et fascinant. Il y a beaucoup d'éléments à assimiler pour bien s'immerger dans l'histoire et comprendre comment tout se tient mais j'ai adoré tout ce côté introductif qui explique la multitude des mondes réels et inventés. Malgré le manque d'action, j'ai aimé prendre mon temps pour comprendre le concept de mondes scriptés mais aussi la découverte du monde réel par Elsa et sa rencontre avec ceux qui l’aideront dans sa quête. 

Je me suis prise d'affection pour Elsa qui est téméraire, mais aussi réfléchie et qui se lance dans l'aventure sans se poser des questions, guidée par l'instinct de survie de son univers, de sa vie et de sa mère. Elle a le sens de la répartie et sait se faire entendre par l'ami de sa mère afin qu'il l'oriente efficacement dans ses recherches. Avec elle on va découvrir les pouvoirs liés aux scriptologues, aux alchimistes et aux mécaniciens. C'est ensuite que viennent les révélations et les rebondissements même si il n'y a pas d'énormes surprises dans les relations entre les personnages et la suite des évènements.


En bref, j'ai passé un super moment dans un univers décrit avec originalité. Le gros point fort du contexte c'est bien sûr tout l'aspect onirique et fantastique qui non sans renouveler le genre des mondes parallèles et des voyages imaginaires, est tout de même assez rafraîchissant. Puis l'autre aspect qui m'a énormément plu c'est tout le côté européen et italien, des décors inspirés de la Renaissance italienne, du vocabulaire italien et une ambiance latine avec des paysages côtiers. J'ai adoré le voyage que fait Elsa et Leo en train de Pise jusqu'à la côté, cela m'a réellement rappelé ma descente ferroviaire de l'Italie jusqu'en Sicile. Dépaysement assuré pour un premier tome, certes introductif mais très prometteur...

chronique_lael

jeudi 24 mai 2018

Le faiseur de rêves de Laini Taylor

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  • Nom: Le faiseur de rêves de Laini Taylor
  • Lu en: français
  • Pages: 670 pages
  • Sorti le: 19 avril 2018
  • Editeur: Lumen
  • VO: paru sous le nom Strange the dreamer le 28 mars 2017
  • Premier tome d'une duologie

Il est une ville, au centre du désert, où nul n’a le droit de se rendre sous peine de mort. De ses entrailles sortaient autrefois d’interminables caravanes chargées de trésors mais, depuis deux cents ans, la cité est coupée du reste du monde… Pire encore, un soir d’hiver, le nom de ce lieu de légende s’évanouit en un clin d’œil de la mémoire de tous – Lazlo Lestrange, orphelin de cinq ans à peine, ne fait pas exception à la règle. Frappé au cœur, le petit garçon restera irrémédiablement fasciné par cette énigme. Quinze ans plus tard, il travaille dans la plus grande bibliothèque du monde, à Zosma, en rêvant de fabuleuses découvertes quand, de la Cité oubliée, émerge tout à coup une curieuse expédition venue recruter les meilleurs scientifiques du continent. Pourquoi diable s’obstiner à réunir ces esprits éminents ? Mystère… Et pourquoi Lazlo voit-il donc ses songes se peupler de visions étranges – à commencer par une déesse à la peau bleue pourtant assassinée, des années plus tôt, par les habitants de la ville interdite ? Qui est-elle vraiment ? Comment le jeune homme, qui ignore tout de sa légende, peut-il bien la voir en rêve ?

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Vous faire une chronique de ce roman va être compliqué tellement il est exceptionnel, dense, complexe et extraordinaire dans son écriture et son intrigue, dans sa quête d'identité et sa poursuite d'un rêve incroyable.Vous faire également un résumé des faits qui s'y déroulent serait également une erreur dans la mesure où Le Faiseur de rêves se lit et offre une belle expérience littéraire.

Nous faisons la connaissance de Lazlo Lestrange, orphelin de cinq ans qui va grandir à la Grande Bibliothèque de Zosma et va lire tout ce qui lui passe par les mains. Lazlo est un rêveur. Il aime lire, il est fasciné par les contes et les légendes oubliées. Les bibliothécaires sont au service des savants et la grande intelligence de Lazlo le conduit à découvrir un secret puissant lui permettant de lier son destin à Thyon, l'alchimiste de Zosma... Lazlo est également obsédé par La Cité Oubliée ou Désolation. Un jour, une caravane de guerriers Tizerkane arrive à Zosma avec pour chef Eril-Fane. Un recrutement étrange a lieu pour servir un projet mystérieux à la Cité Oubliée... Plusieurs savants sont demandés : alchimistes, astronomes, scientifiques, ingénieurs, mathématiciens... tous les savants ayant une solide connaissance des sciences. Le but de leur mission sera révélée une fois à la Cité Oubliée... Lazlo, fasciné ne veut pas laisser passer sa chance et saisit son destin en s'adressant en Inouï, la langue de la Cité Oubliée. Il fera partie du voyage...

Le Faiseur de rêves est une histoire fantastique, charismatique qui a une âme et dont la délicatesse et la poésie n'ont d'égale que le raffinement de la plume de Laini Taylor. On est un dans un roman fantasy onirique où l'on nage en plein rêve peuplé de créatures incroyables : séraphins, anges, dieux, fantômes, papillons, humains mêlant magie, mystères et pouvoirs... Ce qu'il y a de captivant dans ce récit, c'est que tout est expliqué dans une sorte de sérénité qui imprègne le lecteur. Tout est fait pour nous envoûter, nous enchanter, nous dérouter et nous dépayser pour entrer dans un univers sublime mais difficile et injuste.

Certes il y a une mythologie, une guerre ayant jadis opposés des anges déchus aux guerriers Tizerkane. Et ces actes auront des répercussions... Mais en lisant Le Faiseur de rêves, j'avais l'impression de plonger au coeur d'un récit intemporel ou bien universel, babylonien ou d'une Tour de Babel, à la fois linguistiquement captivant et saisissant. C'est parfois terrifiant ou inquiétant car il y a des images et des impressions qui restent gravées puis c'est parfois dur dans le propos, grave et dramatique.

Laini Taylor ne fait pas que nous offrir une intrigue fantasy foisonnante, elle trouve également le moyen d'aborder des thèmes forts comme la différence, le racisme, le poids de nos actes, l'injustice, la guerre, les préjugés des peuples les uns sur les autres. Puis dans toute cet univers, il y a l'amour que se porte deux êtres dont les différences vont s'unir, qui ne se rebutent pas mais au contraire se lient dans une innocence magnifique. L'amour dans toute sa pureté, sa simplicité, son essence et sa sincérité. L'amour qui s'oppose à la haine, à l'esprit vicieux de vengeance, à la méchanceté. On passe par de nombreux sentiments et d'émotions fortes mais on vit tout ça dans un calme étrange et quasi mystique.


En bref, je ne vais pas vous en dire plus. J'ai énormément aimé Le Faiseur de rêves car l'intrigue est dense et les personnages ont une psychologie étoffée. Les images qu'inspire l'univers de la Cité Oubliée sont incroyables et sublimes. Le dépaysement est garanti et n'ayez pas peur de la longueur car ici elle sert l'histoire car tout est lié de manière subtile et habile. J'ai passé un bon moment et j'ai aimé être ainsi dans un monde qui paraît éphémère mais ô combien pénétrant.Une écriture unique pour un récit rare et précieux!

chronique_lael


mercredi 16 mai 2018

La fille qui n'existait pas de Natalie C. Anderson

la fille qui n'existait pas

  • Nom: La fille qui n'existait pas de Natalie C. Anderson
  • Lu en: français
  • Pages: 420 pages
  • Sorti le: 1er mars 2018
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • VO: paru sous le nom City of Saints and Thieves le 24 janvier 2017
  • Tome Unique

Tina ne vit pas, elle survit sur le toit d'un immeuble des bas-fonds de Sangui. Cambrioleuse la plus habile d'un gang kényan, elle ne pense qu'à une chose: venger sa mère assassinée par son ancien employeur, le nabab blanc M. Greyhill. L'occasion se présente enfin quand on l'envoie pirater l'ordinateur de ce dernier dans sa luxueuse ville. Prise sur le fait par Michael, le fils Greyhill avec lequel elle a grandi, Tina commence à douter. Submergés par les souvenirs de leur enfance, les deux jeunes gens décident de passer un marché... Entre les rues inquiétantes de Sangui et la guerre qui menace son village natal, Tina voit sa vengeance prendre un tournant qu'elle n'aurait jamais pu imaginer.

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Quelques jours après avoir lu La fille qui n'existait pas, j'ai encore un peu de mal à poser mes mots quant à mon ressenti. Globalement, j'ai bien apprécié ma lecture grâce à une intrigue plutôt addictive, mais j'ai toutefois eu du mal à progresser face à la violence de certaines situations, basées sur des faits réels. 

Au-delà de son histoire fictive, ce roman est un vrai coup de poing qui ne laisse pas indifférent. C'est une lecture un peu dérangeante qui nous fait sortir de notre petit confort. A l'idée que ces choses se passent réellement est révoltant, d'autant plus qu'on ne sait pas y faire grand chose. C'est pour moi la plus grande force du livre, qui nous questionne, nous bouscule. Durant ma lecture, je me suis intéressée à la région du Kenya et du Congo pour en savoir davantage, même si ça fait mal. C'est aussi très dépaysant car on est à mille lieues de nos quartiers sécurisés. 

Le fil conducteur est plutôt simple mais bien trouvé puisqu'il tourne autour de la vengeance de Tina suite à l'assassinat de sa mère. Une disparition qui l'a profondément marquée, changée et endurcie mais qui contient encore bien des zones d'ombre. Alors que la jeune fille est aveuglée par son but de faire payer l'assasin présumé, les choses ne vont pas se dérouler comme prévu...

C'est tout l'intérêt de l'intrigue qui maintient le lecteur en haleine. Qui était la mère de Tina et pourquoi l'a-t-on tuée? Mais surtout qui? Alors que la jeune fille est certaine qu'il s'agit du richissime Mr Greyhill, ses convictions vont s'ébranler lorsque son fils - et ancien ami- lui propose d'enquêter afin de découvrir la vérité. Une course contre la montre débute, avec son lot de découvertes, la menace du gang, mais pas que... dans cette jungle hostile, comment démêler le vrai du faux? A qui faire confiance? 

Honnêtement, malgré la dureté du contexte, l'histoire n'en reste pas moins addictive même si j'avoue avoir trouvé quelques passages trop longs. La plume de l'auteure est fluide et explique bien les choses, cependant je l'ai trouvée un peu trop distante, comme les personnages. C'est sans doute mon seul point négatif - hormis la violence de certains passages et le côté révoltant du bouquin, parfois choquant - que je note à ce livre. Je n'ai pas pu m'attacher ni compatir avec Tina, Mickael, Skinny. Pourtant, ils évoluent énormément et font preuve d'une bravoure extrême, je leur reconnais bien cela. 

La fille qui n'existait pas est donc un roman intéressant qui sort des sentiers battus. Même si je n'ai pas adoré à cause du contexte assez sombre, cette lecture m'a sauvée d'une sacrée panne qui pointait le bout de son nez. Dans le genre YA, il se démarque et rien que pour ça, je recommande.


En bref, même si je ne me suis pas attachée aux personnages et que cet aspect a rendu ma lecture plus distante, La fille qui n'existait pas n'en reste pas moins un roman percutant et différent. Il nous narre une histoire poignante basée sur des faits réels qui nous donnent à réfléchir. C'est un livre révoltant mais aussi addictif grâce à une intrigue bien menée, quoiqu'un peu longue. Si ce n'est pas une lecture que j'affectionne à cause de sa dureté, je la recommande néanmoins fortement car dans le paysage YA, La fille qui n'existait pas est assez unique en son genre.

vendredi 4 mai 2018

INFERNO [TALON #5] de Julie Kagawa

Inferno

TODAY, WE STRIKE BACK. WE SHOW TALON THAT WE WILL NEVER ACCEPT THEIR NEW WORLD. Ember Hill has learned a shocking truth about herself: she is the blood of the Elder Wyrm, the ancient dragon who leads Talon and who is on the verge of world domination. With the Order of St. George destroyed, Ember, Riley and Garret journey to the Amazon jungle in search of one who might hold the key to take down the Elder Wyrm and Talon. If they can survive the encounter. Meanwhile, Ember’s brother, Dante, will travel to China with a message for the last Eastern dragons: join Talon or die. With the stakes rising and the Elder Wyrm declaring war, time is running out for the rogues and any dragon not allied with Talon. The final battle approaches. And if Talon is victorious, the world will burn.

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~ ENGLISH REVIEW~ 

Julie Kagawa confirms, with this series now over, how much I love her. This is definitely my favorite author. Her worlds are always well thought and so far she has managed to diversify her stories. Inferno is the last book of the Talon saga. I was very excited to read it but also very anxious to finish it! It was a rather intense reading, with a slow start, to allow us to get back into the context. Julie Kagawa solves some of the situations that have been installed in previous books, before tackling the final fight. It's a good strategy, the book is going crescendo. It was horribly stressful (so much so that I had a big headache) but terribly addictive. Julie Kagawa is good at staging fights and with dragons, we are pretty well served! I really liked this final battle between Talon and the Rogues but not only that. The author always has the art of being where we do not expect her. I admit that I had imagined many different scenarios, but certainly not this one !! While in previous books, Julie had given the romance a rather important place, sometimes to the detriment of the rest, here she relegates to the 3rd plan to focus on the real issues. And that I liked a lot. Confident of how they feel, the characters were able to focus on the battle and their future and everything remains uncertain. But Ember, Riley, Garett, none of them give up. Helped by a team totally surprising, they will be able to face their enemy of always: Talon. I do not want to spoil this aspect but this idea was totally brilliant. With this scenario, Julie was able to conclude her saga with a master hand. A surprising end, to which I had not necessarily thought, but totally realistic and in adequacy with the whole series.

Julie Kagawa confirme, avec cette série maintenant terminée, combien je l'adore. C'est définitivement mon auteure favorite. Ses univers sont toujours bien pensé et jusqu'à présent, elle a réussi à bien se diversifier. Inferno est le dernier tome de la saga Talon. Autant vous dire que j'étais très excitée de le lire mais aussi très angoissée de le terminer! 

Ce fut une lecture assez intense, avec un  début néanmoins assez lent, pour nous permettre de se remettre dans le contexte. Julie Kagawa résoud quelques situations qui avaient été posées dans les tomes précédents, avant de s'attaquer au combat final. C'est une bonne mise en bouche, le livre allant crescendo. Le stress grimpe, et arrivée à 200 pages, plus moyen de lâcher le livre jusqu'à la fin. C'était horriblement stressant (tellement que j'en ai eu un gros mal de tête) mais terriblement prenant. Julie Kagawa est douée pour mettre en scène des combats et avec des dragons, on est plutôt bien servi! 

J'ai beaucoup aimé cette bataille finale entre Talon et les Rogues mais pas que. L'auteure a toujours l'art d'être là où on ne l'y attend pas. J'avoue que je m'étais imaginée plein de scénarios différents, mais certainement pas celui-ci!! Alors que dans les tomes précédents, Julie avait donné à la romance une place assez importante, parfois au détriment du reste, ici elle la relègue au 3ème plan pour se concentrer sur les réels enjeux. Et ça j'ai beaucoup aimé.

Parce que la romance est sûre, parce que les personnages ont pris 4 tomes pour faire face à leurs sentiments. Confiants de ce qu'ils ressentent, ils ont pu se concentrer sur la bataille et leur futur. Que vous dire, chacun est face à son destin, et tout reste incertain. Mais face à ce brouillard, Ember, Riley, Garett, aucun n'abandonne. Epaulés par une équipe de choc totalement surprenante, ils vont pouvoir affronter leur ennemi de toujours: Talon.

Une organisation qui n'hésitera pas à frapper. C'est toujours aussi révoltant même si on peut comprendre certaines motivations. Grâce à Dante, on a toujours un oeil, certes furtif, sur ce qui se passe dans les quartiers généraux. Voilà un personnage que j'aurai appris à détester mais qui, à la dernière minute, m'aura tellement émue. 

Quant au trio préféré, il se montre plus soudé, surtout face à l'adversité et à leur alliés inattendus. Je n'ai pas envie de spoiler cet aspect mais cette idée était totalement brillante. Avec ce scénario, Julie a pu conclure sa saga d'une main de maitre. Une fin surprenante, à laquelle je n'avais pas forcément pensé, mais totalement réaliste et en adéquation avec toute la série. 


En bref, j'ai adoré ce dernier tome qui clôture de manière explosive la saga Talon. Une série qui s'est montrée très riche et complexe dans son intrigue, portée par des personnages qui ont su évoluer pour endosser leurs dures responsabilités. Allant crescendo, Inferno est un excellent dernier tome, qui détient tous les ingrédients afin de maintenir notre attention. Avec une fin aussi surprenante que réaliste, Julie Kagawa signe encore une fois un petit chef d'oeuvre dans le genre fantasy young-adult. Un must read. 

vendredi 27 avril 2018

Lire en VO: 3ème sélection de livres spéciale fantasy

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Bonjour tout le monde! Comme vous le savez, la VO tient une grande place sur le blog, c'est un peu le sujet phare qui me tient à coeur. Après l'article phénomène Lire en VO: le petit guide, je vous ai déjà proposé ma première sélection de livres à débuter ainsi qu'une seconde sélection de livres à découvrir. Aujourd'hui, je suis ravie de vous proposer une 3ème sélection.

Cette sélection est un peu spéciale car un thème la domine: la fantasy. Tous les livres s'inscrivent dans cet univers mais chacun propose vraiment ses propres codes, ce qui fait qu'on ne lit pas deux fois la même chose! Ces romans ont été des coups de coeur, c'est pour cela que je vous les présente. J'ai également pensé à vous, en notant le niveau de vocabulaire, ainsi que les versions disponibles et les différents prix. 

  • 3ème sélection

Sky in the Deep de Adrienne Young  (fantasy vikings)

The Last Magician de Lisa Maxwell (fantasy time travel)

Three Dark Crowns de Kendare Blake (fantasy magie)

Truthwitch de Susan Dennard (fantasy sorcières)

A shadow bright and burning de Jessia Cluess (fantasy enchanteurs et magiciens)

NOTE: J'ai appris hier, peu après la mise en ligne de la vidéo, que The Last Magician serait traduit en VF d'ici la fin d'année, chez Casterman. Une grande nouvelle pour un livre que je conseille donc fortement, en VO pour garder l'authenticité, ou en VF si vous préférez attendre désormais!

mercredi 25 avril 2018

Roar [Stormheart #1] de Cora Carmack

Roar-Carmack

  • Nom: Roar [Stormheart #1] de Cora Carmack
  • Lu en: anglais
  • Pages: 380 pages
  • Sorti le: 13 juin 2017
  • Editeur: Tor Teen
  • Fiche: présentation officielle
  • VF: pas d'infos
  • Premier tome d'une duologie

In a land ruled and shaped by violent magical storms, power lies with those who control them. Aurora Pavan comes from one of the oldest Stormling families in existence. Long ago, the ungifted pledged fealty and service to her family in exchange for safe haven, and a kingdom was carved out from the wildlands and sustained by magic capable of repelling the world’s deadliest foes. As the sole heir of Pavan, Aurora’s been groomed to be the perfect queen. She’s intelligent and brave and honorable. But she’s yet to show any trace of the magic she’ll need to protect her people. To keep her secret and save her crown, Aurora’s mother arranges for her to marry a dark and brooding Stormling prince from another kingdom. At first, the prince seems like the perfect solution to all her problems. He’ll guarantee her spot as the next queen and be the champion her people need to remain safe. But the more secrets Aurora uncovers about him, the more a future with him frightens her. When she dons a disguise and sneaks out of the palace one night to spy on him, she stumbles upon a black market dealing in the very thing she lacks—storm magic. And the people selling it? They’re not Stormlings. They’re storm hunters.

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~ ENGLISH REVIEW~ 

I thought I will love this book (see this beautiful cover!!) but I was wrong. If I liked the beginning, the book didn't convince me in the end.  And yet, there are some great things in this novel, starting with the background. I loved what the author imagined around storms. It is a pretty innovative idea on the subject that seduced me. I was eager to know more about these storms that seem to have a heart, or even a thought but destroy everything in their path. An original context therefore, which could have been better exploited in my opinion. Indeed, I must admit that the pace of the book is quite slow. Meanwhile, a lot of narrative and a heroine who likes to complain. If, initially, Aurora had seemed endearing to me, I soon got sick of her later. Her behavior annoyed me greatly all along the novel, it was quite difficult to read. This was the case for other characters as well, which I found too indented and therefore unappealing.Unfortunately, things do not work out with the romance that gradually sets in.  Especially since this romance takes over everything else. Aurora's quest is long and nothing is happening. Even on the side of the Palace, it's boring. However, we feel that the author wanted to create a climate of tension, but honestly, I did not find that it brought more to the novel, on the contrary, it was just to furnish , in my opinion.

Roar de Cora Carmack avait tout pour le plaire: une couverture magnifique, un résumé alléchant, en bref, de quoi passer un excellent moment. Malheureusement, si le début m'a beaucoup plu, je dois reconnaitre la défaite. La suite ne m'a pas convaincue.

Et pourtant, il y a d'excellentes choses dans ce roman, à commencer par le background. J'ai adoré ce qu'a imaginé l'auteure autour des tempêtes, cyclones, ouragans. C'est une idée assez innovante sur le sujet qui m'a séduite et enchantée. J'avais hâte d'en connaitre davantage sur ces tempêtes qui semblent munies d'un coeur, voir même d'une pensée mais qui détruisent tout sur leur passage. Un contexte original donc, qui aurait pu être mieux exploité à mon sens. 

En effet, il faut avouer que le rythme du livre est assez lent et que les révélations sur les tempêtes sont faites vraiment sur la fin. Entre temps, beaucoup de narratif et une héroine qui aime se plaindre. Si, au départ, Aurora m'avait semblé attachante, je l'ai vite prise en grippe par la suite. Son comportement m'a énormément agacée tout le long du roman, c'était assez difficile à lire. Même si on comprend les raisons de ses innombrables sautes d'humeur et railleries, Aurora ne m'est pas apparue sympathique pour autant. Ce fut le cas pour les autres personnages, que j'ai trouvés trop en retrait et donc peu attachants.

Malheureusement, les choses ne s'arrangent pas avec la romance qui s'installe progressivement et le jeu du chat et de la souris dont nous sommes témoins à chaque page. Aurora est d'une nature influençable et se laisse un peu berner par les sentiments d'autrui, c'est prodigieusement affligeant. Heureusement pour elle,  avec Locke (oui parce que avant, il y a eu Cassius pendant 3 jours), cela semble plus sérieux. Malgré la sincérité et la détermination du jeune homme, le couple ne m'a pas séduite et j'ai de nombreuses fois levé les yeux au ciel. Vous savez combien j'ai du mal avec les insta-love. 

D'autant que cette romance prend un peu le pas sur tout le reste et comme je vous le disais, le livre stagne pas mal. La quête d'Aurora est longue et il ne se passe rien. Même du côté du Palais, c'est ennuyeux. Pourtant, on sent que l'auteure a eu envie de créer un climat de tension pour qu'on stresse un peu, mais honnêtement, je n'ai pas trouvé que ça apportait plus au roman, au contraire, c'était juste pour meubler selon moi. 


En bref, si Roar possède un background très intéressant et assez original, cela n'a pas suffi à me convaincre. A l'heure où j'écris ces lignes, je ne suis toujours pas certaine de lire la suite. En cause, des personnages peu sympathiques, une héroine agacante et une romance qui prend trop le pas sur le reste. J'en attendais clairement plus mais force est de constater que je me suis plus ennuyée qu'autre chose avec ce livre. 

mardi 24 avril 2018

The hate U give - La haine qu'on donne de Angie Thomas

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  • Nom: The hate U give - La haine qu'on donne de Angie Thomas
  • Lu en: français
  • Pages: 496 pages
  • Sorti le: 12 avril 2018
  • Editeur: Nathan
  • VO: paru sous le nom The hate U give le 28 février 2017
  • Tome Unique

Starr a 16 ans, elle est noire et vit dans un quartier difficile, rythmé par les guerres de gangs, la drogue et les descentes de police. Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic; tous les jours , elle fait le grand écart entre ses deux vies, ses deux mondes. Mais tout vole en éclats le soir où son ai d'enfance Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux. Starr est la seule témoin. Et tandis que son quartier s'embrase, tandis que la police cherche à enterrer l'affaire, tandis que les gangs font pression sur elle pour qu'elle se taise, Starr va apprendre à surmonter son deuil et sa colère; et à redresser la tête.

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Depuis le temps qu'on en parle, je ne pouvais plus tarder ma lecture de The Hate U Give et je savais que ce roman allait être une claque même si ce n'est pas un coup de coeur. The Hate U Give est un roman poignant et touchant, qui fait réfléchir sur un sujet malheureusement trop souvent d'actualité : la fusillade par un policier blanc d'un jeune noir.

Il dénonce ainsi le racisme, la violence policière, les abus et les contrôles musclés des autorités, le délit de faciès, les minorités et les quartiers dans lesquels elles sont parquées, les privilèges des Blancs, les injustices faites aux Noirs et les préjugés des uns contre les autres. Il n'y a pas de parti pris, ni au niveau des agents de police, ni pour les Noirs, ni pour les Blancs... mais l'accent est mis sur l'injustice subie par les noirs et comment les préjugés provoquent des drames. Pas de manichéisme donc, mais surtout une critique subtile, nuancée des deux points de vue.

Car ce roman commence d'abord par un drame et une intensité dramatique qui va peser tout le long du parcours psychologique et initiatique de Starr qui assiste impuissante, terrorisée à l'assassinat de son ami Khalil par un policier paniqué. C'est bien le stress et la nervosité et le fait de craindre à tort qu'un gamin de 16 ans puisse vous agresser qui provoque les trois tirs dans le dos du garçon.

Forcément un jeune Noir est un dealer dans le quartier de Starr!! Alors je ne vais pas revenir sur l'intrigue : Starr va être confrontée à l'interrogatoire de la police, va devoir affronter la vaste mascarade lancée par les autorités et les medias pour défendre leur collègue tandis que du côté des quartiers noirs, la colère gronde, les émeutes s'accentuent.

Starr au milieu de tout ça, est une victime elle aussi et elle va devoir trouver la force de parler, trouver le courage de faire ce qui est juste, apprendre à gérer sa peur et son chagrin. Il faut oser lever la voix, témoigner, donner son opinion et se battre contre les injustices, à sa modeste échelle, avec l'impact qu'elle a. J'ai été révolté, en colère contre certains propos complètement stupides, contre ses fausses déductions qui conduisent aux mauvaises manières de penser.

Puis il y a les histoires de gangs, de drogue, de territoires... vraiment le monde de Starr n'est pas tendre et ponctué par des scènes violentes. Elle va montrer son courage et parler, malgré la pression de la police, la manipulation des journalistes et la pression des gangs qui ne veulent pas que soient étalées leurs petites magouilles.


En bref, un roman passionnant, lu d'une traite, bouleversant et absolument indispensable, déprimant face à une fin difficile, totalement injuste et réaliste. On bouillonne de rage mais Starr nous apprend à ne pas céder à la haine, à continuer à faire le bien et à rester fidèle à la mémoire de Khalil. Si les personnages sont tous attachants et parfois géniaux (j'ai adoré les parents de Starr, enfin surtout sa mère) j'ai moins aimé le style "oral" des dialogues sur un ton pêchu, familier bien que l'écriture reste addictive et efficace en terme de rythme. Une lecture juste, cruelle, nécessaire et pertinente que tous, adolescents, comme parents et adultes devraient lire.

chronique_lael