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vendredi 10 mai 2019

Cendres de Johanna Marines

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  • Nom: Cendres de Johanna Marines
  • Lu en: français
  • Pages:  407 pages
  • Sorti le: 4 avril 2019
  • Editeur: SNAG
  • Tome Unique

Londres, East-End, 1888, ère industrielle. C'est dans ce quartier malfamé que vivent Nathaniel et sa soeur de rue, Luna. Lui, sillonne les rues à la tombée de la nuit. Elle, est une voleuse hors pair. Mais un soir, lors d'une énième tournée, le jeune homme fait une macabre découverte. Des rues sombres de la capitale en passant par un manoir victorien luxueux... De soirées mondaines où le diamant est roi aux tavernes miteuses où l'opium circule dans les veines...

 

Londres, 1888. Agathe, jeune femme courageuse et un brin naïve est embauchée comme parurière chez les Henwoorth. Un poste bien particulier puisqu'il s'agit d'afficher des bijoux de valeur lors de bals mondains afin d'attirer les clients. Mais on sait peu de choses sur l'ancienne parurière et surtout pourquoi elle a disparu sans un mot. Le fils aîné de la famille, Archibald est d'ailleurs étrange et adopte une attitude plus ou moins équivoque envers Agathe qui ne sait pas trop comment réagir.

Lors d'une soirée, Agathe rencontre Luna, une voleuse de talent qui lui vole la parure mais ayant pitié d'Agathe, elle la sauve d'une fâcheuse situation et la conduit chez son frère, Nathaniel Depford. Ce dernier est allumeur de réverbères et ce même soir, il découvre le cadavre déchiqueté d'une jeune femme. Ces trois personnes vont être liées par le destin...

Cendres a été annoncé comme un roman YA à la lisière de plusieurs genres littéraires : thriller, roman historique et accents steampunk. Franchement je ne pouvais qu'être séduite, surtout que j'aime énormément SNAG et qu'après quelques loupés, j'avais vraiment envie d'avoir le coup de coeur pour l'une de leurs publications.

Et ça y'est j'ai frôlé la perfection avec ce titre et je suis conquise par l'écriture efficace et addictive de Johanna Marines. L'entrée en matière est excellente : des rues sombres, des meurtres sauvages, un Londres un brin gothique noyé sous le smog, très steampunk alliant inventions mécaniques et un mystère à la Jack L'Eventreur. Ce roman, et son ambiance, la manière dont il se déroule et où tout s'enchaîne, comment les personnages se croisent m'a rappelé le roman Autopsie Whitechapel de Kerri Maniscalco. 

Du suspense, du thriller, une bonne dose d'adrénaline, la disparition de Luna, une enquête malmenée  et plus d'un mystère à résoudre, tout y est. Bref je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, j'ai adoré le rythme savoureusement entretenu par l'intrigue qui mêle personnages, faits et lieux. L'écriture est volontiers immersive, habilement entretenue et nous tient en haleine de bout en bout. J'ai tout aimé : les personnages et leur psychologie, le jeu du chat et de la souris avec cet Archibald qui a un côté troublant, la volonté de Nathaniel et son inquiétude légitime et tout ce que l'auteure apporte comme éléments à son univers, notamment tout ce qui est inventions : la drogue S, les oiseaux métalliques servant à envoyer des courriers, les chevalomatiques qui remplacent les diligences. Encore!! Encore!!!

J'aurais aimé encore plus de ces inventions pour apporter encore plus d'originalité et de consistance à son intrigue. C'est terriblement efficace et j'ai lu ce roman d'une traite, je n'avais pas envie de le lâcher. J'ai aimé aussi que l'auteure aille droit au but, sans pour autant nous noyer d'informations et en utilisant l'alternance des personnages. La fin est tout aussi excellente et cet opus est le premier d'une série, j'ai mordu à l'hameçon et je veux la suite. J'ai adoré la fin mais quelque chose m'a chagriné, un léger détail dont je ne peux vous parler ici mais qui m'a gêné. Et c'est ce qui fait que je n'ai pas eu le coup de coeur. Une histoire parfaitement imaginée, divertissante, surprenante et dont la fin dévoile une vérité inattendue. Avec Cendres, Snag m'apporte enfin tout ce que j'attendais. 


En bref, des personnages attachants, énormément d'éléments efficaces et un mélange de registre très réussi, qui apporte ici une ambiance tout en tension et pleine de mystère, de l'action, de l'adrénaline et du stress. L'intrigue est subtile et intelligente, je ne m'attendais pas à plusieurs rebondissements bienvenus mais le dénouement fut trop court. L'écriture est maîtrisée et tout s'enchaîne à la perfection. J'ai passé un excellent moment. Le rythme est bon, sacrément palpitant et promet de belles heures de lectures ! 

chronique_lael


samedi 26 mai 2018

D'encre, de verre et d'acier de Gwendolyn Clare

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  • Nom: D'encre, de verre et d'acier de Gwendolyn Clare
  • Lu en: français
  • Pages: 670 pages
  • Sorti le: 3 mai 2018
  • Editeur: Lumen
  • VO: paru sous le nom Ink, Iron and Glass le 20 février 2018
  • Premier tome d'une duologie

Et si on pouvait vraiment créer un monde avec de l’encre et du papier ? Avec la bonne plume, le bon papier et en respectant des règles complexes, il est désormais possible de voir naître sous ses doigts un nouveau monde. Cette nouvelle branche de la science, la scriptologie, connaît deux adeptes hors du commun : Jumi da Veldana et sa fille Elsa sont nées, comme l’univers d’où elles viennent, sous les doigts d’un scriptologue. Mais elles se sont révoltées et ont elles-mêmes appris, à leur tour, les secrets de cet art, et repris le contrôle de leur petit paradis. Leur bonheur ne dure pas : Jumi cache un noir secret et disparaît, enlevée sous les yeux de sa fille, qui doit s’aventurer dans le monde réel pour retrouver sa trace. Des canaux d’Amsterdam aux rues du Pise, elle finit par trouver refuge dans une véritable " maison de fous " appartenant à l’ordre d’Archimèdes, c’est-à-dire une institution où scriptologues, alchimistes et mécaniciens peuvent venir se mettre à l’abri, étudier et travailler en compagnie d’autres scientifiques. C’est aussi un pensionnat, dont les élèves l’observent avec beaucoup de curiosité – au premier rang d’entre eux, Léo, un mécanicien de génie, avec qui sa rencontre fait des étincelles. L’aide promise à Elsa par l’ordre tardant à se concrétiser, la jeune fille décide de prendre les choses en main. Et ce n’est pas peu dire. Car Elsa, elle aussi, dissimule un secret...

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Regardez cette beauté!!! Dois-je vous dire à quel point j'adore les publications de Lumen ? Je pense que c'est l'étoile montante de l'édition Young Adult en France de par leurs choix éditoriaux, leurs communiqués de presse et la com qu'il y autour de la sortie d'un nouveau titre. D'encre, de verre et d'acier nous plonge au coeur d'une nouvelle intrigue young adult steampunk.

Nous allons suivre Elsa qui est la fille de Jumi, une créatrice d'univers, une scriptologue. Toutes deux sont nées à Veldane, dans un monde inventé à partir d'encre et de papier et de ce fait vivent dans un décor complètement imaginé. La scriptologie permet ainsi d'écrire des livres-monde. Mais Jumi est kidnappée sous les yeux impuissants de sa fille qui n'hésite pas une seule seconde à poursuivre les assaillants... et à sauter de son univers pour rentrer dans la réalité en plein Paris!

De Amsterdam à Pise, Elsa, armée de courage et d'une bonne dose d'intelligence va se retrouver dans une sorte d"asile de fous" qui est en réalité une cour des miracles, un refuge pour les orphelins et où se réunissent plusieurs dons : scriptologie, alchimie et mécanique. Ce pensionnat est sous la protection de l'Ordre d'Archimède, une organisation scientifique qui a pour but de réunir les grands talents. Mais pourquoi Jumi a -t-elle été enlevée ? Et Elsa parviendra-t-elle à la sauver ?

Si l'intrigue fantastique m'a bien plu, avec un univers qui m'a rappelé Coeur d'encre et The young elites avec de très bons ingrédients avec une idée de départ : imaginez que des scriptologues inventent des mondes avec leurs plumes et qu'en parallèle de notre réalité, il y a plusieurs mondes. Ce sont des livres-mondes. L'intrigue est riche, foisonnante et subtilement mise en place grâce à une écriture originale, fluide et onirique, sachant distillée magie, mystères et cohérence.

Il m'a fallu un peu de temps pour bien comprendre toutes les possibilités qu'offraient l'univers fantastique de l'auteure et le rythme est parfois lent, mais hyper prenant et fascinant. Il y a beaucoup d'éléments à assimiler pour bien s'immerger dans l'histoire et comprendre comment tout se tient mais j'ai adoré tout ce côté introductif qui explique la multitude des mondes réels et inventés. Malgré le manque d'action, j'ai aimé prendre mon temps pour comprendre le concept de mondes scriptés mais aussi la découverte du monde réel par Elsa et sa rencontre avec ceux qui l’aideront dans sa quête. 

Je me suis prise d'affection pour Elsa qui est téméraire, mais aussi réfléchie et qui se lance dans l'aventure sans se poser des questions, guidée par l'instinct de survie de son univers, de sa vie et de sa mère. Elle a le sens de la répartie et sait se faire entendre par l'ami de sa mère afin qu'il l'oriente efficacement dans ses recherches. Avec elle on va découvrir les pouvoirs liés aux scriptologues, aux alchimistes et aux mécaniciens. C'est ensuite que viennent les révélations et les rebondissements même si il n'y a pas d'énormes surprises dans les relations entre les personnages et la suite des évènements.


En bref, j'ai passé un super moment dans un univers décrit avec originalité. Le gros point fort du contexte c'est bien sûr tout l'aspect onirique et fantastique qui non sans renouveler le genre des mondes parallèles et des voyages imaginaires, est tout de même assez rafraîchissant. Puis l'autre aspect qui m'a énormément plu c'est tout le côté européen et italien, des décors inspirés de la Renaissance italienne, du vocabulaire italien et une ambiance latine avec des paysages côtiers. J'ai adoré le voyage que fait Elsa et Leo en train de Pise jusqu'à la côté, cela m'a réellement rappelé ma descente ferroviaire de l'Italie jusqu'en Sicile. Dépaysement assuré pour un premier tome, certes introductif mais très prometteur...

chronique_lael