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dimanche 6 mai 2018

[Cinéma] Avengers #3 Infinity War

infinity war

  • Nom: Avengers #3 Infinity War
  • Avec: Robert Downey Jr, Josh Brolin, Chris Hemsworth, Elizabeth Olsen, Zoe Saldana
  • Genres: Science-fiction, action
  • Sorti le: 25 avril 2018

Despote craint dans tout l'univers, père adoptif de Gamora et Nebula, Thanos a commencé à recueillir les six Pierres d'Infinité : la Pierre du Pouvoir, la Pierre de l'Espace, la Pierre de la Réalité, la Pierre de l'Âme, la Pierre du Temps et la Pierre de l'Esprit. Son objectif est de réunir ces six artefacts sur le Gant de l'Infini, forgé jadis par le nain Eitri sur Nidavellir, afin d'utiliser leur immense puissance pour détruire la moitié de la population de l'Univers et rétablir ainsi un certain équilibre. Dans sa quête le menant sur diverses planètes, la Terre, Knowhere et Vormir, Thanos est aidé par ses nouveaux enfants adoptifs : Cull Obsidian, Ebony Maw, Proxima Midnight et Corvus Glaive. Face à cette nouvelle menace qui concerne l'Univers entier, le groupe de super-héros des Avengers, divisé depuis 2 ans, doit se reformer, et s'associer au Docteur Strange, aux Gardiens de la Galaxie et au peuple du Wakanda.

Cela fait quelques jours que j'ai vu le film et honnêtement je ne sais toujours pas comment je vais écrire cet avis. Infinity War c'est vraiment LE film de l'année, et pourtant celle-ci est loin d'être finie. Comment décrire la complexité du scénario et le génie visuel? Parce qu'avec cet Avengers, non seulement on se retrouve parmi une panoplie de supers-heros mais en plus on en prend plein la vue. 

Pour comprendre tout l'enjeu, il fallait assurément avoir vu les 18 films précédents, si pas, les plus indispensables. Il me manquait à mon actif Dr Strange et Black Panther mais heureusement, cela n'a rien gâché à ma compréhension du scénario. Le fil conducteur est simple: Thanos, un Titan et père adoptif de Gamora, veut rétablir l'équilibre de l'univers en faisant disparaitre la moitié de celui-ci. Pour se faire, il commence sa quête des 6 pierres, toutes éparpillées dans l'univers. Un super Vilain au centre de cet opus, qui va nous conter le film de son point de vue.

Une manoeuvre tout à fait intéressante car Thanos n'est pas le méchant sans cervelle qui cherche à se débarasser de la moitié de l'univers jusque parce qu'il s'ennuie. Il a des croyances et il pense que ses actions sont véritablement bonnes et justifiées. Ainsi, se faisant, l'univers retrouverait enfin son équilibre et de nouvelles ressources. Derrière ce géant au gant de l'infini, se cache un être complexe dont la faille semble être sa fille, Gamora. Malgré tout, il ne reculera devant aucun sacrifice pour retrouver les pierres.

Alors que Thanos progresse, c'est un peu la panique du côté des supers-héros. Ils sont nombreux, aussi nous les retrouvons par petites équipes, chacune ayant un objectif précis pour tenter d'arrêter Thanos. J'avoue que si chacune était intéressante, j'ai beaucoup apprécié suivre la team de Iron Man (surprise!) déjà parce que c'est mon personnage favori, mais aussi parce qu'il est accompagné de Spider Man que je trouve toujours aussi naif mais courageux (j'adore cette sorte de lien paternel entre Iron Man et lui) et surtout parce que Dr Strange est son autre allié. Voilà un personnage que je qualifierai de central en dehors de Thanos. Dr Strange maitrise la pierre du temps, plutôt indispensable et quelque chose me dit que le Dr sait quelque chose que nous, nous ne savons pas encore mais qui sera crucial pour la suite.

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J'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver le duo Vision/ Scarlet Witch qui fonctionne plutôt bien ici, tandis que Thor nous montre enfin sa véritable nature de dieu de la foudre. J'ai toujours plus de réticence avec l'équipe de Captain América mais je dois dire que j'ai apprécié leur voyage au Wakanda qui se révèle être un lieu de haute technologie. Les Avengers sont peut être encore démunis face à Thanos mais ils ont les moyens, juste qu'il faut trouver comment les mettre en place. 

Et donc, si le scénario reste captivant, jusqu'à une fin des plus horrible, vous donnant envie de vous arracher les cheveux ou d'exiger de Marvel de nous donner Avengers 4 sur-le-champ, visuellement c'est grandiose! On voyage sur différentes planètes, chacune ayant sa couleur, son ambiance, les combats sont intenses mais bluffants, c'est juste splendide. Ajoutez à cela une bande son bien dosée et un humour décapant pour alléger la noirceur du récit et le moment cinéma est exquis. 

Je suis donc ressortie du film extatique, un peu chamboulée mais des questions plein la tête. Je suis une inconditionnelle fan du MCU et ce film est un véritable masterpiece, réussissant l'exploit de réunir un casting de dingue pour nous emmener dans un univers encore plus fou mais diablement addictif.


En bref, ce troisième volet des Avengers et plus globalement ce 19ème film du MCU est une sacrée claque. Réunir autant de personnages autour d'une intrigue plutôt complexe, c'était un pari risqué mais totalement réussi. Infinity War arrive à alterner les moments de réflexion, d'action et de surprise avec brillance. Avec en plus des effets spéciaux magnifiques et un humour bien dosé, on ne voit pas le temps passer, tant on s'en prend plein la vue, stressant également pour l'avenir de nos personnages favoris.


samedi 14 avril 2018

[Cinéma] Ready Player One

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  • Nom: Ready Player One
  • Avec: Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn
  • Genre: Science-fiction
  • Sorti le: 28 mars 2018

2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l'OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l'œuf de Pâques numérique qu'il a pris soin de dissimuler dans l'OASIS. L'appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu'un jeune garçon, Wade Watts, qui n'a pourtant pas le profil d'un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…

Lorsque j'ai vu passer la bande annonce, mon intérêt pour ce film s'est éveillé. Et pour cause, la réalité virtuelle en pleine immersion? C'était fait pour moi, surtout depuis mon coup de coeur pour un certain Sword Art Online basé sur le même concept. J'étais curieuse de voir un autre univers mettre en avant cette technologie et le moins que je puisse dire, c'est que je ne suis pas déçue. 

Ready Player One, c'est le film qui ravira tous les geeks, ceux passionnés par les jeux vidéos mais pas seulement. Avec ses très nombreuses références à la pop culture, le film nous donne la sensation d'être dans le futur tout en ressassant le passé. Pour les nostalgiques du genre, ces clins d'oeil sont géniaux. Pour les non initiés ou les plus jeunes, tout ce concept tombe à l'eau. Ready Player One est à mon sens plutôt adressé à cette génération des années 80 qui comprendront toutes les subtilités. Ainsi, comment ne pas mentionner Retour vers le Futur avec la DeLorean conduite par Parzival et la musique emblématique du film entendue à maintes reprises. Comment ne pas frissonner d'horreur devant la scène issue du film  Shinning du célèbre Stephen King. Il y a tellement de références qu'il me faudrait un article entier pour les énumérer. 

Que dire, c'est savoureux, et apporte une certaine touche d'originalité à cette OASIS, ce monde virtuel splendide qui nous en fait prendre plein les mirettes. Steven Spielberg et son équipe démontrent un talent de dingue tant le travail est soigné, au détail près. C'est coloré, vibrant, vivant, parfait. Il y a un tel contraste avec notre réalité grise et morne qu'on a qu'une seule hâte, se connecter à ce monde particulier. J'étais vraiment curieuse de voir comment les personnages réels se "transformaient" et comment la réalité virtuelle était utilisée. Il faut avouer que le parallélisme est top car même dans le jeu, les personnages sont bel et bien conscients de leur entourage réel. 

ready player one

Parlons-en, justement, des personnages, j'ai préféré leur alter ego virtuel qu'à leur réelle personnalité, mais ils restent tout de même attachants. J'ai aimé voir le solitaire Parzival se constituer malgré lui un clan pour résoudre l'énigne des 3 clés et remporter l'easter egg, afin d'assurer la survie du jeu et l'empêcher de tomber dans les mains de l'entreprise IOI. Un méchant plutôt banal si vous voulez mon avis, en quête de millions quitte à sacrifier des vies sans scrupules. Au fond, c'est le gros reproche que je peux faire au film, c'est son fil conducteur un peu mince. 

Ceci étant dit, le rythme est tellement fou qu'on ne s'ennuie pas du tout, priant pour les personnages d'arriver au bout de leur quête. J'ai trouvé le jeu d'acteurs plutôt bon même si Tye Sheridan me semblait parfois moins expressif que son avatar. L'équipe qu'il forme avec ses amis m'a beaucoup plu car très hétéroclite. Et puis, j'ai bien aimé découvrir qui se cachait derrière ses personnages virtuels haut en couleurs. 

Ready Player One, c'est un petit condensé d'action, d'effets visuels grandioses et de références fantastiques à la pop culture. Un film à voir, pour le spectacle qu'il offre et pour toute la nostalgie qu'il transmet. 


En bref, j'ai beaucoup aimé ce film qui, au-delà de la quête du jeu, démontre que la réalité virtuelle peut être plausible. Je nous imagine bien, dans 20 ans, nous projeter dans ces nouveaux mondes pour échapper au nôtre, probablement aussi pauvre et affamé que le 2045 du film. Quant à l'OASIS, j'en ai pris plein les yeux grâce à des effets spéciaux remarquables et aboutis. Un véritable blockbuster américain bien diverstissant avec de nombreuses références à la pop culture qui raviront les plus nostalgiques du genre. 

dimanche 11 février 2018

[Cinéma] Le Labyrinthe 3: Le remède mortel

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  • Nom: Le Labyrinthe 3: Le remède mortel
  • Avec: Dylan O'Brien, Thomas Brodie-Sangster, Kaya Scodelario
  • Genre: Science-fiction
  • Sorti le: 31 janvier 2018 (Belgique), 7 février 2018 (France)

Thomas et les Blocards s’engagent dans une ultime mission, plus dangereuse que jamais. Afin de sauver leurs amis, ils devront pénétrer dans la légendaire et sinueuse Dernière Ville contrôlée par la terrible organisation WICKED. Une cité qui pourrait s’avérer être le plus redoutable des labyrinthes. Seuls les Blocards qui parviendront à en sortir vivants auront une chance d’obtenir les réponses tant recherchées depuis leur réveil au cœur du Labyrinthe.

J'avais très hâte de pouvoir aller au cinéma voir Le remède mortel et pour cause, j'avais lu d'un avis que le film était totalement différent du livre. Une excellente nouvelle pour moi qui n'avait pas du tout apprécié le roman, que j'avais trouvé tordu et sans queue ni tête. 

Le film, quant à lui, offre un fil conducteur bien plus respectable avec un scénario qui tient la route et une fin bien plus cohérente. En général j'aime quand les adaptations de livres restent fidèles, mais il y a des cas, comme celui-ci, où il vaut mieux s'éloigner du support original pour proposer du grand spectacle et quelque chose de plus crédible. 

Crébible à la sauce américaine bien sur. Nous restons dans un blockbuster classique qui nous mène par des scènes d'action à n'en plus finir. Certaines sont tellement prévisibles qu'on en rit, d'autres sont tellement grotesques qu'on lève les yeux au ciel. Malgré tout, j'ai aimé ce rythme effreiné qui ne nous permet aucun répit. C'est prenant et le film défile sous nos yeux à vitesse grand V. 

Le scénario tient donc des grandes lignes du roman. Ce fut pour moi un des points forts du film car il nous offre une meilleure compréhension des enjeux. C'est aussi mieux amené, coordonné et bien que je sois contente que le livre soit un peu oublié, il y a certains passages clés que j'attendais avec impatience, inévitables, qui m'ont émue même si je savais déjà ce qu'il en retournait. Je pense que tout le monde sait à quel moment je fais référence. C'est pour moi LA scène du film, tout en émotion et rage et colère et tristesse. 

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Thomas est aussi bien plus appréciable, plus altruiste, plus humain. Je me rappelle que dans le bouquin, je ne pouvais pas le supporter. Ici, il fait preuve de plus de maturité, il est aussi plus sociable, pensant à ses amis, se battant pour eux. Un gars courageux qui saura reconnaitre ses torts, ceux des autres et les pardonner. Bien évidemment, Thomas ne serait pas ce qu'il est sans ses amis, Newt, Minho et Fryepan pour ne citer qu'eux. Des personnages que j'adore. Du labyrinthe, il ne reste plus grand monde mais on ressent le lien avec tous les blocards. Et comme dirait Newt: "Nous avons commencé cette aventure ensemble, nous la finissons ensemble." L'amitié est donc le centre de cette trilogie, que ce soit entre les Blocards ou les nouveaux comme Brenda et Jorge, totalement plus sympas dans l'adaptation que dans l'oeuvre originale. 

Si dans le premier volume, nous étions un peu à l'âge de pierre, pour ensuite se retrouver sur des terres brulées, ce troisième film est assez violent - comme dirait Newt, encore une fois - et nous catapulte au coeur d'une ville dernier cri, très futuriste avec ses inombrables tours de verre. Le choc est intense mais ce changement totalement bienvenu. Les effets visuels, vous l'imaginez, sont grandioses. On en prend plein la vue. 

Enfin, mention tout de même au jeu d'acteurs que j'ai trouvé très bon, que ce soit Dylan, Thomas, Ki Hong ou Kaya, ils ont tous muris. C'est un plaisir de les revoir tous ensemble, on sent une réelle amitié et c'est pour moi le plus gros point fort de cette trilogie. Ils portent à eux tous toute l'histoire. 


En bref, cette conclusion m'a totalement ravie. Je suis très contente que le film se soit éloigné du roman pour offrir une histoire plus cohérente, moins fantasque et plus humaine. Malgré le côté prévisible du scénario, on en reste pas moins scotché par tant d'action et le temps passe à toute vitesse. Mention spéciale à certains passages très émouvants qui donnent plus de profondeur aux personnages et à l'histoire. Une trilogie bien amenée et qui se termine comme il se doit. 

mardi 16 janvier 2018

[Cinéma] Downsizing

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  • Nom: Downsizing
  • Avec: Matt Damon, Kristen Wiig, Christoph Waltz
  • Genre: Comédie 
  • Sorti le: 10 janvier 2018

Pour lutter contre la surpopulation, des scientifiques mettent au point un processus permettant de réduire les humains à une taille d’environ 12 cm : le "downsizing". Chacun réalise que réduire sa taille est surtout une bonne occasion d’augmenter de façon considérable son niveau de vie. Cette promesse d’un avenir meilleur décide Paul Safranek  et sa femme à abandonner le stress de leur quotidien à Omaha (Nebraska), pour se lancer dans une aventure qui changera leur vie pour toujours.

Hier, par une froide soirée de Janvier, je me suis rendue, en très bonne compagnie, au cinéma pour regarder Downsizing. L’amer sentiment que j’en ai eu à la sortie, c’est celui d’une histoire manquée, une histoire avortée. De l’image du film, au résumé en passant par la bande-annonce, on nous annonce un blockbuster où le potentiel cinématographique atteindrait des sommets. Le premier acte - donc les 30 premières minutes du film - est digne d’un véritable chef-d’œuvre, la science fiction est bel et bien là, nos attentes comblées et notre appétence pour la suite grandissante. 

Toutefois, les motivations premières du film, donc le Downsizing, se perdent complètement par la suite. Ce qui doit être au centre : la réduction de l’être humain, n’est au final qu’un prétexte à une histoire sociale. Le film qui nous émoustille avec ses nombreuses perspectives et ses premières images se détourne subitement de ses origines pour relater une aventure humaine.

Ainsi, malgré la profondeur des rencontres, la drôlerie de certains passages et l’idée transcendante de base, j’ai eu la désagréable impression de m’être fait dupée.  Ne vous attendez pas à une science fiction grandissante, car l’utilisation de la réduction de l’être humain est plus une excuse aguicheuse, que le sujet principal. En revanche, si vous êtes un adepte des comédies de vie alors foncez !
Comme dit le proverbe « L’habit ne fait pas le moine » c’est exactement ce que j’en retire de cette projection. Sous des habits très grands, nous sommes face à une comédie supplémentaire. Le Downsizing s’évapore doucement et Matt Damon avec. Son charisme, son intensité et ses ambitions des premières minutes laissent place à un homme insipide, mou et mielleux.

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De plus, l’utilisation de la miniaturisation pour marquer l’altruisme, le voyage, l’amour et la remise en question m’a vraiment dérangée. Est-on obligé d’être réduit pour avoir accès à cela ? N’y-a-t ‘il pas des choses différentes à traiter quand on évoque la réduction de l’être humain ?
Les proportions du début disparaissent et se transforment en piqûre de rappel et non comme leitmotiv. Où est passé le Matt Damon qui voulait voir sa vie transformée pour quelque chose de meilleur ? Où sont passés les avertissements du monsieur aigri au bar concernant le droit de vote, l’économie mondiale, la dictature ?

La SF aurait donc été pour M.Payne un moyen de mieux montrer les inégalités de notre société ? C’est un film qui ne sait où se placer entre le sujet qu’il met en avant et la réalité cinématographique. Le réalisateur nous lance plein de possibilités extrêmement intéressantes dont aucunes ne sont exploitées.

Mais on peut se demander si tous ces défauts ne sont pas aussi la force du film au final. Toutes ces questions sans réponses conduisent le spectateur à une grande réflexion.  Nous n’en sortons pas entièrement satisfaits, nous en sortons perplexes, pleins de questionnements et nous cessons d’en parler. N’est-ce pas cela force d’un bon film aussi ? Le fait qu’il ne soit pas forcément servi du début à la fin sur un plateau d’argent mais qu’au contraire il nous laisse nombre de fils que l’on peut attraper, imaginer, manier, réinventer encore et encore.


En bref, le film reste bon, il a cette ambiance légère et humaine très ancrée dans la réalité. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une bande annonce mensongère où le réalisateur abandonne son idée principale. La pertinence du récit est incontestable, toutefois Alexander Payne abandonne tout ce qu’il avait introduit et ne tire pas profit de la merveilleuse création de Paul Safranek, jugeant préférable de faire de Downsizing une satire sociale américaine.

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dimanche 14 janvier 2018

[Cinéma] Wonder

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  • Nom: Wonder
  • Avec: Jacob Tremblay, Julia Roberts, Owen Wilson
  • Genres: Drame, Famille
  • Sorti le: 20 décembre 2017 

August Pullman est un petit garçon né avec une malformation du visage qui l’a empêché jusqu’à présent d’aller normalement à l’école. Aujourd’hui, il rentre en CM2 à l’école de son quartier. C’est le début d’une aventure humaine hors du commun. Chacun, dans sa famille, parmi ses nouveaux camarades de classe, et dans la ville tout entière, va être confronté à ses propres limites, à sa générosité de coeur ou à son étroitesse d’esprit. L’aventure extraordinaire d’Auggie finira par unir les gens autour de lui.

Je connais Wonder depuis qu'il est sorti chez Pocket Jeunesse, pour autant je n'ai jamais pris le temps de lire ce roman. A la sortie du film, je m'étais dit qu'il était impératif que je le voie. Les avis étaient excellents et à l'heure où j'écris ces lignes, j'avais vraiment besoin de voir un film qui allait me gonfler d'amour. 

 Je peine à écrire un avis cohérent tant le film m'a touchée. Auggie est né avec une défiguration qui a nécessité 27 opérations afin qu'il puisse voir, respirer et entendre correctement. Malheureusement, si le petit garçon est ainsi plus autonome, son visage reste déformé. A l'âge de 10 ans, sa mère lui propose d'aller à l'école, la vraie. Commence alors pour Auggie une nouvelle épreuve, celle de s'intégrer parmi les enfants de sa classe mais aussi au sein de l'école tout entière. 

J'ai adoré suivre Auggie autant que j'ai stressé pour lui. Tout ce qui est différent attire le regard et le pauvre enfant n'y échape malheureusement pas, souffrant de moqueries, de jugement. C'est très difficile et pourtant réel. Qui ne subit pas de moqueries, pour tout et n'importe quoi? Alors imaginez-vous avec une défiguration... les chuchotements, les rumeurs, l'isolement, la critique... C'est révoltant mais il faut faire avec. Dans ce monde difficile, même à 10 ans, il existe néanmoins des gens, petits comme grands, capables de prendre du recul et de voir au delà des apparences. Et certains camarades de Auggie vont vite se rendre compte qu'au delà de son simple visage, il y a un petit garçon trop cool, drôle et hyper intelligent. 

wonder film

Quelle ne fut pas ma surprise de voir qu'on ne suivait pas uniquement le point de vue de Auggie. Sa soeur Via, son ami Jack, ou Miranda, chacun gravite autour du jeune enfant et donne sa version des faits. Cela donne une autre dimension au film et lui apporte une belle profondeur. Quand on se rend compte que Via souffre que ses parents ne la voie pas au profit de son frère, quand Miranda envie la famille de Via, quand Jack apprend à discerner les vrais amis des faux. C'est intense, touchant. 

Le film est donc très bien construit, offrant un très bon rythme. On ne s'ennuie jamais. On se surprend à se considérer comme un membre de la famille nous aussi. On est traversés par tellement de sentiments!! Je salue la performance des acteurs, les jeunes comme Jacob Tremblay ou les plus connus comme Julia Roberts et Owen Wilson. Il y a un certain naturel qui se dégage d'eux, ce qui fait qu'on s'y attache directement. 

Au delà du message principal qui est l'acceptance de l'autre dans sa différence, le film met - souvent avec une bonne dose d'humour - en avant les liens familiaux, les liens d'amitié et aussi l'amour. C'est un excellent cocktail pour passer un très bon moment. 


En bref, je n'ai absolument pas vu le temps passer tant j'ai été captivée par ce film. C'est pour moi un gros coup de coeur. Tout y est: un scénario  bien pensé, des acteurs/personnages attachants, une bande-son parfaite. Wonder est un sans faute, un film qui vous transmet plein d'amour, d'espoir et qui vous donne autant les larmes que le sourire. A voir absolument! 


jeudi 3 août 2017

[Cinéma] Everything Everything

affiche

  • Nom: Everything Everything
  • Genres: Romance, Drame
  • Sorti le: 21 juin 2017 
  • Avec: Amanda Stenberg, Nick Robinson

Que feriez-vous si vous ne pouviez plus sortir de chez vous ? Ni respirer l'air pur de la mer, ni sentir la chaleur du soleil sur votre visage… ni même embrasser le garçon qui vit à côté de chez vous ? Everything, Everything raconte l'histoire d'amour insolite entre Maddy, adolescente futée, curieuse et inventive, et son voisin Olly. Car même si la jeune fille de 18 ans souffre d'une maladie l'empêchant de quitter l'environnement confiné de sa maison, le garçon refuse que ces circonstances n'entravent leur idylle. Maddy n'aspire qu'à sortir de chez elle et à découvrir le monde extérieur et à goûter à ses premiers émois amoureux. Alors qu'ils ne se voient qu'à travers la fenêtre et ne se parlent que par SMS, Maddy et Olly nouent une relation très forte qui les pousse à braver le danger pour être ensemble… même s'ils risquent de tout perdre.

Cela fait longtemps que j'entends parler de cette histoire, d'abord parce que le livre a beaucoup plu dans la blogosphère et ensuite pour cette fameuse adaptation cinématographique. Si je n'ai pas lu le roman, c'est parce que j'avais cru comprendre que l'histoire était dramatique. Et j'avoue que je n'avais pas envie de ça. Grosse erreur de ma part puisque le film s'est révélé tout, sauf dramatique. 

D'emblée le film nous met dans l'ambiance avec sa voix-off qui nous explique la situation de Madeline. C'est un peu impersonnel et cela enlève la découverte pure et dure mais au moins nous sommes prévenus: Maddy est malade depuis toujours et n'est jamais sortie de sa maison. Une vie rangée qui semble lui convenir jusqu'à l'arrivée de son nouveau voisin, Olly. Entre eux, on peut appeler ça de l'insta-love puisque les adolescents semblent être attirés l'un par l'autre des le premier regard croisé. Très vite, ils échangent numéros de téléphone et commencent une discussion. A l'écran, cela est relaté comme si les deux se rencontraient réellement, histoire que ce soit moins ennuyeux pour le spectateur. Une façon originale mais un peu déroutante. 

Au fil du temps, Olly et Maddy désirent se voir mais les choses se compliquent avec la maladie de la jeune fille. Pour autant, vous savez ce qu'on dit: l'amour donne des ailes - ou rend aveugle dans certains cas - et on se sent plus courageux que d'ordinaire... Pour Olly, Maddy va braver sa maladie et enfin découvrir le monde et se découvrir elle-même. 

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Si l'histoire est très mignonnne, je n'ai pas été très convaincue par la romance. Il m'a manqué quelque chose pour qu'il y ait une réelle étincelle. J'ai trouvé les personnages sur la réserve, pas tellement passionnés ou très amoureux. C'était à mon sens trop superficiel pour que je puisse y croire vraiment. C'était mignon tout plein, mais sans plus. Peut être est-ce la faute au jeu des acteurs, c'est une possibilité. Amanda Stenberg a bien changé depuis les premiers Hunger Games, devenant une belle jeune fille. Je l'ai trouvée bien dans son rôle, plutôt attachante. Par contre, je crois que je n'arriverai jamais à apprécier Nick Robinson que je trouve sans charisme, sans expressions. J'avais déjà eu extrêmement du mal avec lui dans La 5è Vague et Jurassic World, mais ça se confirme ici aussi. Le garçon ne fait pas rêver, sa personnalité n'est pas vraiment recherchée et son look est tout sauf attirant. Honnêtement j'aurai préféré un autre acteur, il y aurait eu peut être une réelle alchimie entre les personnages. 

Outre la romance, la famille prend de la place et j'ai trouvé ce point important quoique peu exploité, dommage. J'imaginais sincèrement une autre histoire autour de cette fameuse maladie et je dois d'ailleurs dire que Maddy fait preuve d'une extrême audace pour la défier. Pour une fille qui n'est jamais sortie de chez elle, elle se débrouille plutôt pas mal entre l'avion, la mer... chapeau! A mon sens, ça manquait de crédibilité et d'émotions. 

En bref, c'est le genre de film qu'on regarde un soir d'été pour se détendre sans se poser de questions. C'est frais, mignon, le tout accompagné d'une chouette bande son entrainante, que demander de plus? Je serai tout de même curieuse de lire le roman qui doit être ma foi, bien plus complet et peut être bien plus touchant. 

mercredi 7 juin 2017

[Cinéma] Wonder Woman

wonder woman

  • Nom: Wonder Woman
  • Genres: Action, Aventure, Fantastique
  • Sorti le: 7 juin 2017 (France), 21 juin 2017 (Belgique)
  • Avec: Gal Gadot, Chris Pine, Robin Wright

Avant d'être Wonder Woman, elle s'appelait Diana, princesse des Amazones, entraînée pour être une guerrière impossible à conquérir. Elle est élevée sur une île isolée et paradisiaque, mais lorsqu'un pilote américain s'écrase sur leur rivage et annonce qu'un conflit à grande échelle fait rage dans le monde, Diana quitte son foyer, convaincue qu'elle doit arrêter cette menace. Combattant aux côtés de cet homme et des siens pour mettre fin à cette guerre et à toutes les guerres, Diana découvre ses vrais pouvoirs... Et son véritable destin.

Je voulais voir Wonder Woman depuis la sortie du 1er trailer qui m'avait vraiment enchantée. Alors quand une Avant Première a été proposée dans mon cinéma - le film ne sortant que le 21 juin en Belgique - j'ai foncé. Ce fut, par la même occasion, mon premier cinéma en solo et je ne regrette pas une seconde d'avoir été voir le film, j'ai littéralement adoré.

Wonder Woman est un film que j'ai trouvé particulier, sans doute parce que Diana, notre héroine, dégage un charisme impressionnant, doublé d'une innocence vraiment touchante. D'emblée je me suis attachée à elle car elle est sincère et altruiste, ne cherche pas la gloire ou la reconnaissance. Je pense que c'est ce qui fait la force du personnage. Diana croit en certains principes fondamentaux qui nous échappent et c'est ce qui fait d'elle un personnage très attachant. Et puis que dire, l'actrice, Gal Gadot, est juste exceptionnelle dans ce rôle!! Tout en finesse, justesse, force et beauté. Il n'y a pas à dire, ce rôle était fait pour elle.

Et alors qu'on découvre les origines de Diana, sur son île d'amazones, le calme est troublé par l'arrivée d'un soldat américain ainsi que des ennemis allemands. Une bataille s'engage et faire rage, ce qui permet à notre héroine d'ouvrir les yeux sur la réalité: le monde est en guerre et c'est bien plus dangereux qu'elle ne le pense. Mais une amazone reste une amazone et c'est accompagnée de Steve que Diana va découvrir le monde des hommes.

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J'ai adoré sa découverte car comme je le disais, Diana n'est qu'innocence. Du coup, il y a énormément d'humour et d'excellentes réparties, j'ai maintes fois ri pendant le film, c'était sincèrement bienvenu surtout que l'ambiance globale reste plus sombre. Et que dire de Chris Pine, alias Steve que j'ai également adoré? C'est un personnage très doux, qui dit les choses comme elles sont, qui espère un monde meilleur mais qui reste réaliste, mesurant tous les enjeux. Entre lui et Diana, quelque chose se passe, un lien se forme, tout en subtilité et c'est très beau. Les échanges de regards, l'humour, la tendresse mais aussi une force et une belle complémentarité lors des combats. Honnêtement, c'était parfait. 

Quant à l'histoire, elle est très bien dosée, alternant des moments dynamiques puis plus calmes pour qu'on puisse comprendre cette guerre et ce qui se cache derrière. Chacun a un combat à mener, en particulier Diana qui va découvrir sa véritable destinée. On s'en prend plein la vue, visuellement c'est la claque, les combats sont superbement orcherstés, les effets spéciaux magnifiques, bref du très grand spectacle!!! 

En conclusion, Wonder Woman est pour moi un film totalement réussi, porté par une Gal Gadot exceptionnelle mais pas que, puisque Chris Pine m'a également éblouie par sa prestation. J'ai tout aimé dans ce film qui dégage énormément de charisme. A mon sens ce n'est pas qu'un simple blockbuster, il y a un tout petit quelque chose en plus qui fait qu'il surpasse les autres. A voir absolument! 

mardi 2 mai 2017

Bilan des lectures (33|Mars & Avril 2017)

bilan-des-lectures

La formule du bilan des lectures change à nouveau pour mieux s'accorder à l'organisation récente du blog. J'ai donc décidé de vous présenter cela autrement, j'espère, avec toujours autant de clarté! Le but est de vous partager mes dernières chroniques du blog, ainsi que les lectures en cours qui ne sont pas encore terminées. Bien entendu, place aux coups de coeur qui seront toujours bien mis en avant ! 

  • Mes coups de coeur 

SevenDaysofYou_des lune noire

  1. Seven days of you de Cecilia Vinesse: Un comtemporain se déroulant à Tokyo, ce fut une lecture très personnelle pour moi, ayant revécu mon propre voyage au coeur de cette mégapole impressionnante. J'ai aimé l'atmosphère mais aussi les personnages et la romance qui s'installe progressivement.
  2. Lune noire de Romina Russell: Un tome 3 parfait qui a su me convaincre de bien des manières! Une intrigue excellente, un univers riche, des personnages qui grandissent et de magnifiques citations à noter! 

 

 I didn't want to experience the unavoidable breakdown of our connection.  — Seven days of you

 Quand deux êtres sont liés par l'âme, il est normal, si, parfois, l'étoile qui exerce son influence s'emmêle un peu les ficelles.  — Lune noire

 

  • Livres chroniqués
  1. La mort d'une princesse de India Desjardins (5*)
  2. La loi du coeur de Amy Harmon (5*)
  3. A la place du coeur {saison 2} de Arnaud Cathrine (5*)
  4. Opération pantalon de Cat Clarke (5+*)
  5. Le monstrologue de Rick Yancey (2*)
  6. Ce que je n'oserai jamais te dire de Bruno Combes (3*)

Sans ma chroniqueuse Olivia, le blog aurait été vraiment très calme en mars et avril! En effet, j'ai très peu lu, encore une fois, avec seulement 4 livres sur deux mois... un triste record, mais j'espère me rattraper enfin en mai, avec de nombreux titres qui vont arriver et mon envie de lire revenue! 

  • Et le reste ?

 

selection-musicale

  1. Sélection musicale: Chaque mois, je vais tenter de vous présenter les musiques découvertes et que j'ai aimées. En avril, c'est la musique US qui a retenu mon attention avec pas mal de chouettes nouveautés! 

wface

 

  1. W Face de Koda Kumi: En mars, j'ai préféré me concentrer uniquement sur Koda Kumi qui sortait un double album après 2 ans d'absence. Un retour en fanfarre, avec d'excellents titres à découvrir! 

belle et bete

  1.  La Belle et La Bête: J'ai été voir le film adapté du fabuleux Disney. J'ai beaucoup aimé, même si j'en attendais plus. Visuellement magnifique, mais les nouveaux passages m'ont un peu ennuyée, dommage. 

Un troisième bilan qui reprend 2 mois, peu de livres lus... Le blog connait une activité décidément trop calme, j'espère que cela va changer avec l'arrivée de l'été et des nouveautés. Concernant mon challenge goodreads, je suis malheureusement en retard de 3 livres, avec 13 livres lus sur 50.

samedi 25 mars 2017

[Cinéma] La Belle et La Bête

belle et bete

  • Nom: La Belle et La Bête
  • Genres: fantastique, romance, musical
  • Sorti le: 22 mars 2017
  • Avec: Emma Watson, Dan Stevens, Luke Evans

Fin du XVIIIè siècle, dans un petit village français. Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S'étant perdu une nuit dans la fôret, ce dernier se réfugie au château de la Bête, qui le jette au cachot. Ne pouvant supporter de voir son père emprisonné, Belle accepte alors de prendre sa place, ignorant que sous le masque du monstre se cache un Prince Charmant tremblant d'amour pour elle, mais victime d'une terrible malédiction.

La Belle et La Bête, voilà un film que je ne voulais rater sous aucun prétexte! La bande annonce me laissait rêveuse et je n'avais qu'une hâte, aller le voir. Il faut dire que le Disney est un de mes favoris et rien qu'aux extraits, le film promettait d'y être très fidèle. 

Et je peux de suite le confirmer. Le film est extrêmement fidèle au dessin animé, parfois au mot près. Cela fait sourire, on sent même quelques petits frissons à l'idée de voir "en vrai" ce qui était animé à la base. Ce respect est vraiment le point fort du film, et si ça n'avait tenu qu'à moi, je m'y serai arrêtée. En effet, la production a rajouté quelques scènes inédites, pour donner plus de poids peut être, je ne sais pas. Toujours est-il que je n'ai pas été convaincue par ces nouvelles scènes qui, à mon sens, n'ont rien apporté au film de base. 

Le film est également très chantant, à ma grande surprise! J'avoue que c'était également un peu de trop. Je ne dirai rien sur les chansons qu'on connait car j'avais le frisson en les entendant, mais celles qui ont été rajoutées - je pense notamment à la scène où la Bête chante seule - ne m'ont pas non plus séduite, à mon grand regret. Cela étant, je serai très curieuse de revoir le film en VO, rien que pour entendre la Belle Emma (sans mauvais jeu de mots) pousser la chansonnette.

Quant aux acteurs, j'ai beaucoup aimé le choix de ceux-ci. Il est toujours un peu difficile d'imaginer Emma Watson autrement qu'Hermione mais je l'ai beaucoup appréciée. Je n'aurai pas vu d'autres actrices d'ailleurs! La Bête est visuellement très bien faite, j'ai bien adhéré, moins à l'acteur quand on le découvre à la fin. Enfin, grande mention à Luke Evans et Josh Gad qui campent leurs personnages de Gaston et Le Fou à la perfection! Même si je n'aime pas ces personnages à la base, le jeu des acteurs était grandiose! Mieux encore, Le Fou se voit doter d'une conscience et il arrive à faire ses propres choix. Un personnage donc très étonnant que j'ai bien apprécié. 

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Ce qui m'a manqué, par ailleurs, c'est l'émotion. Outre le fait qu'on retrouve avec plaisir l'histoire du dessin animé sous nos yeux, j'ai trouvé qu'il manquait d'alchimie entre la Belle et la Bête. Leur amour naissant n'est pas assez bien exploité, pas assez mis en avant. On ne ressent pas de palpitations, on ne fond pas devant l'écran en se disant que c'est trop mignon... non j'ai trouvé ça un peu trop en surface. Même la fin n'est pas arrivée à me convaincre de leur amour... C'est dommage car c'est l'essence même de l'histoire et il m'a manqué quelque chose. 

Malgré ces petits points négatifs qui viennent ternir mon enthousiasme, j'ai passé un excellent moment. Il faut dire que visuellement, la Belle et la Bête est époustouflant! C'est tellement somptueux, magique, magnifique! La scène du bal est tout simplement merveilleuse. Je suis tombée amoureuse des décors et du visuel superbe. Il n'y a pas à dire, on s'en prend plein les yeux! 

En conclusion, je suis plus que ravie que le film ait suivi les traces du dessin animé. Moins convaincue par les rajouts ou le chant trop présent, le film se révèle très beau et nous laisse rêveur. Assurément si vous aimez cette histoire, vous apprécierez grandement le film. Il mérite qu'on s'y intéresse car il est très bien réalisé. 

samedi 28 janvier 2017

[Cinéma] LA LA LAND

la la land

  • Nom: LA LA LAND
  • Genres: drame, comédie musicale, romance
  • Sorti le: 25 janvier 2017
  • Avec: Emma Stone, Ryan Gosling, John Legend

Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. 
De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent… Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ?

LA LA LAND c'est un peu le film dont tout le monde parle ces derniers jours, voire dernières semaines et j'avoue que j'étais très curieuse de le voir. Après tout, je suis assez friande de ce genre là où le chant, la danse sont mis à l'honneur. Bien réalisés, ces films apportent toujours un véritable vent de fraicheur. 

C'est donc avec plaisir que j'ai vu LA LA LAND sans vraiment savoir à quoi m'attendre. La surprise fut totale et d'emblée je peux vous assurer que j'ai eu un petit coup de coeur! Je n'ai absolument pas vu le temps passer tant j'ai été prise par le film des les premières minutes. Cela ne va donc pas être simple de mettre des mots sur mon ressenti.

Au delà de l'histoire de Seb et Mia, qui ont chacun un rêve, il y a une certaine profondeur au film. Ce n'est pas simplement une histoire de deux jeunes gens en quête d'un futur meilleur, non c'est vraiment le rêve d'une vie et la difficulté pour le réaliser. Ce que j'ai par dessous tout aimé, c'est la relation de Seb et Mia qui se construit sur ce désir commun d'avancer. Ensemble, ils vont se pousser, se soutenir, s'aimer. C'est sincèrement magnifique car on ressent toute l'alchimie entre eux. Malgré tout, la réalité les rattrape et parfois il faut faire des choix... En cela, le film se révèle très surprenant car je ne m'attendais pas du tout à cette fin. Une fin crédible, une fin dans l'ère du temps, et qui suit l'évolution logique de l'histoire. Pour autant, mon côté fleur bleue aurait aimé autre chose, mais j'en reste satisfaite. 

Et si l'histoire m'a enchantée, il faut reconnaitre que le talent des acteurs y est pour beaucoup. J'ai toujours apprécié Emma Stone, je trouve que c'est une actrice complète et là encore elle m'a bluffée. Jouant une actrice, Emma nous montre à l'écran toutes ses capacités, c'est juste incroyable. Très touchante, elle est tout simplement parfaite pour ce rôle. Quant à Ryan Gosling, même si je vous avoue ne pas apprécier plus que ça l'acteur, il m'a complètement conquise! Si Emma est déjà exceptionnelle, Ryan crève littéralement l'écran! Le fait qu'il joue lui-même le piano apporte une dimmension particulière à son personnage et une très grande authenticité. La complicité des deux acteurs est indéniable et de fait, le duo fonctionne à merveille! 

Les décors ne sont pas en reste, avec la découverte de la ville de Los Angeles. J'ai beaucoup aimé l'ambiance qui se dégage du film, certains passages sont juste féeriques et donnent envie d'y être nous aussi. Mais que serait tout le jeu d'acteurs et les décors sans la bande son venant sublimer tout cela? J'ai eu un vrai coup de coeur pour les musiques, en particulier le thème principal joué plusieurs fois par Seb/Ryan qui est tout simplement envoutant. 

LA LA LAND mérite donc toutes les éloges qu'on en fait tant il est magnifique. Je ne trouve vraiment rien à redire sur ce film, tout m'a plu, tout est beau, intelligent, réaliste et en même temps rêveur. Le film pousse à une certaine réflexion sur ce qu'on veut, ce qu'on est prêt à faire et les personnes qui nous entourent. Sincèrement, je ne peux que vous conseiller de le voir car il vaut sacrément le détour!