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dimanche 2 août 2015

De plumes et de feu [The Girl at Midnight #1]

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  • Nom: De plumes et de feu [The Girl at Midnight #1] de Melissa Grey
  • Lu en: français
  • Pages: 336 pages
  • Sorti le: 18 juin 2015
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • VO: paru sous le nom The Girl at Midnight en avril 2015
  • Ma note

Sous les rues de New York couve une guerre ancestrale entre les hommes-oiseaux et les hommes-dragons. Seule Écho, une jeune orpheline, pourrait y mettre fin. Pour cela elle doit trouver l'oiseau de feu, un artefact que l'on dit chargé d'un immense pouvoir. Mais elle n'est pas la seule à le convoiter. Caius, l'étrange jeune homme qui accepte de l'aider, pourrait être le plus grand danger qu'elle devra affronter.

Un grand merci à PKJ pour l'envoi de ce livre.

The Girl at Midnight, j'en attendais beaucoup. Aussi, quand je l'ai commencé, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire. Je lisais mécaniquement, avec détachement. Pour autant, je ne m'ennuyais pas, c'était juste que j'avais la sensation que tout était prévisible, qu'aucune surprise n'allait troubler le chemin tout tracé de l'auteure. Erreur! La dernière partie du roman m'a conquise, envoyant valser mes convictions. Au final, je ressors de cette lecture plutôt charmée. 

Dans ce roman, Mélissa Grey met en scène deux peuples: les Avicens et les Drakharins. Si les uns ressemblent à des hommes-oiseaux, les autres sont de l'espèce de l'homme-dragon. Chacun se voue une haine farouche depuis des siècles et ce conflit n'est pas prêt de s'arrêter. D'autant plus que se murmure une légende, un mythe, selon lequel qui possédera l'oiseau de feu, possédera le pouvoir. 

Ainsi commence la quête de Echo, cette humaine de 17 ans, recueillie 10 ans plus tôt par les Avicens. Si la jeune fille a toujours eu du mal à se faire apprécier par sa nouvelle famille, elle reste néanmoins la petite protégée de l'Ala. Et quand l'Ala décide d'une mission pour Echo, cette dernière ne peut refuser. Intelligente, rapide et voleuse, Echo ne prend pas la mission très au sérieux au départ. Après tout, cet oiseau de feu existe-t-il vraiment? Mais lorsqu'elle doit s'allier à Caius, un Drakahrin, sa destinée change du tout au tout.

Le duo m'a beaucoup plu. Au départ, j'avais quelques réserves sur Caius et sa relation avec Echo. Ca sentait la romance à plein nez et je m'en méfiais beaucoup. Mais j'avoue avoir été surprise dans le bon sens. Caius est un personnage qu'on apprécie d'emblée, qui dégage beaucoup de présence. Sa complicité avec Echo fut agréable, et encore plus crédible sur la fin. Ces deux là, ils n'ont pas fini de nous étonner je crois! A côté, on a un trio qui reste à l'arrière plan mais qui soutient les deux protagonistes: Jasper, un avicen qui apporte indéniablement la touche d'humour, Ivy la meilleure amie de Echo, elle aussi avicen et Dorian, le fidèle garde drakharin de Caius. Dans cette aventure, chacun se découvre une facette de lui-même qu'il ne connaissait pas. Ces 3 là, bien que secondaires, sont très attachants et j'espère qu'ils auront plus de poids dans le second tome. La petite troupe ensemble est bien plus intéressante! 

Quant au scénario, je l'ai trouvé par moments trop superficiel. L'auteure tient là une mythologie intéressante et je trouve qu'elle n'a pas trop creusé son sujet. Certes, Echo est notre héroine et est donc sous les feux des projecteurs, mais à côté on plonge dans un univers fascinant qui est à peine effleuré. La quête m'a semblé trop rapide et simple, passant outre de nombreuses questions. J'avoue que c'est le dernier quart du roman qui m'a principalement tenue en haleine. Je n'avais pas vu venir la révélation principale et j'ai particulièrement apprécié ce retournement de situation. Pour autant, de nombreuses questions viennent s'ajouter à celles déjà présentes. J'espère donc que Mélissa Grey va approfondir son univers, parce qu'au-delà de l'aventure, elle tient là une mythologie qui mérite qu'on s'y intéresse.


vendredi 26 juin 2015

Sword Art Online Progressive Vol.1

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  • Nom: Sword Art Online Progressive de Reki Kawahara, Kiseki Himura
  • Lu en: français
  • Pages: 188 pages
  • Sorti le: 25 juin 2015
  • Editeur: Ototo manga
  • Genre: Shonen (action, RPG)
  • VO: paru sous le même nom en juin 2013

Tout comme dix mille autres joueurs, Asuna Yûki est piégée dans la forteresse d’Aincrad au cœur du monde virtuel de Sword Art Online. Complètement inexpérimentée, elle éprouve des difficultés à s’adapter à ce nouvel univers, mais très vite sa volonté farouche de survie la pousse à combattre en première ligne. Elle y rencontre Kirito, un mystérieux joueur solo bien résolu à terminer le jeu.
Suivez Asuna et Kirito dans leur conquête de l’Aincrad, étage par étage.

Un grand merci à Ototo pour l'envoi de ce manga.

QUEL.BONHEUR. Comme j'attendais cette sortie avec impatience! Pendant de nombreuses semaines, j'ai longuement hésité à craquer pour le light novel en anglais. Mais des que la sortie française du manga a été annoncée, j'ai attendu. Et j'ai bien fait! Ce manga est un pur régal, comme je m'en étais doutée. Il faut dire que ce reboot de l'histoire originale nous emmène au coeur même de l'Aincrad. On reprend les mêmes et on recommence.

Alors que le light novel "classique" est conté par Kirito, ici, c'est Asuna notre héroine. J'ai trouvé ce changement de narrateur très réfléchi car il apporte une autre dimension à l'histoire. Alors que Kirito est un joueur sure de lui, Asuna est une jeune fille qui a peur. Je l'admirais déjà beaucoup mais ce sentiment s'est intensifié. Asuna n'était pas destinée à être coincée dans SAO, prenant par hasard la place de son frère et la peur l'étreinte. Quand bien même, cette fille dont la vie réelle ne tournait qu'autour de ses performances scolaires pour faire honneur à sa famille, va démontrer à quel point elle en veut. Pas question de se morfondre, il faut se battre! 

L'intrigue nous ramène donc au point de départ. La bataille du premier boss se prépare et plusieurs protagnistes sont introduits. Si je n'ai eu aucune surprise - il faut dire que l'épisode 2 de l'anime exploite déjà tout ce scénario - j'ai bien aimé découvrir tous les nouveaux détails. Car dans SAO Progressive, on prend le temps. C'est fouillé, expliqué. C'est un plus indéniable à l'univers que l'on connait déjà! L'adrénaline monte, jusqu'au premier combat. Les joueurs découvrent que rien n'est jamais acquis dans ce jeu et qu'il faut pouvoir faire équipe. Ensemble, pour être plus fort! 

Quant à Kirito, il tient un rôle plutôt secondaire. Il est bien sur présent des le départ mais on en a une autre vision. Il semble plus cool, léger, voire même carrément drôle! Sa rencontre avec Asuna est épique. On sent d'emblée que ces deux là n'en ont pas fini l'un avec l'autre! J'ai beaucoup apprécié cette nouveauté dans le scénario d'origine. La relation entre les deux héros devient encore plus crédible à mes yeux. On se rend compte du nombre d'épreuves qu'ils vont traverser ensemble. Leur lien n'en est que renforcé. Quel régal!! Il faut dire que j'affectionne tout particulièrement ce duo! 

Enfin, petit mot sur le graphisme que j'ai trouvé tès agréable, quoiqu'un peu trop sombre concernant les scènes de combat. L'illustration se rapproche énormément de celle d'abec ou de l'anime, ce qui rend le manga très beau visuellement (et nos personnages sont enfin eux mêmes!). L'objet quant à lui est toujours aussi bien présenté, propre et soigné, avec du papier de qualité. Que demander de plus, si ce n'est d'avoir déjà la suite? Vivement!

mercredi 24 juin 2015

Fate/Zero Vol.1

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  • Nom: Fate/Zero de Shinjirô, Gen Urobuchi (Type-Moon)
  • Lu en: français 
  • Pages: 200 pages
  • Sorti le: 27 février 2014 
  • Editeur: Ototo Manga
  • Genre: Seinen (action, fantastique)
  • VO: paru sous le nom Fate/Zero フェイト/ゼロ en septembre 2011

Il y a de cela deux cents ans, trois familles ont décidé d'unir leurs pouvoirs pour atteindre l' « autre côté du monde ». Les Einzbern, Les Makiri et les Tôsaka. Ils unissent leurs forces et leurs connaissances secrètes pour recréer le Saint Graal et fabriquer le « Récipient ultime ».
Cependant ce calice ne peut réaliser le vœu que d'un seul être humain. La collaboration entre les magiciens se transforme alors en conflit violent et sanglant. Après trois défaites consécutives dans sa conquête du Saint Graal, la famille Einzbern est bien décidée à vaincre cette ultime bataille. Elle engage le redoutable Emiya Kiritsugu, plus connu sous le nom de Tueur de Mages, et lui confie une relique qui lui permettra  d'invoquer le plus puissant des Servants parmi les Esprits héroïques : Saber.

Depuis ma découverte de Fate/Stay Night Unlimited Blade Works, j'avais très hâte de découvrir Fate/Zero, le préquel. En effet, l'histoire prend place 10 ans auparavant et dévoile tous les secrets de la 4ème Guerre du Saint Graal. Avec Fate/Stay Night, quelques flashbacks étaient proposés mais le mystère restait toujours entier. Aussi, quel ne fut pas mon plaisir de me plonger dans ce premier tome et de retrouver cet univers particulier.

D'emblée, je peux dire que j'ai pris mes marques assez rapidement. Pour les novices, ce premier volume prend le temps d'expliquer ce qu'est la guerre  du Saint Graal, son rôle et comment on l'obtient. On rencontre alors quelques uns des personnages principaux ainsi que leur servant respectif. Quel régal  de retrouver ces servants que je connaissais déjà! Je pense notamment à Saber, Lancer, Rider, Gilgamesh. Ces esprits héroïques sont néanmoins différents de Fate/stay Night, tout du moins pour Rider et Lancer. 

Parmi les personnages, Kiritsugu Emiya - le père adoptif de Shirou - est le héros principal. Animé par un idéal particulier (repris par Shirou 10 ans plus tard), Emiya est prêt à tout pour obtenir le Graal. Il invoque alors la grande Saber. Un personnage que j'aimais déjà dans Fate/Stay Night mais qui restait énigmatique. Avec ce premier tome, l'identité de Saber est totalement dévoilée et j'avoue que je me suis régalée. Comme je l'ai toujours pensé, Saber est une guerrière, une vraie et une jeune femme très attachante. Par ailleurs, Kotomine est une figure que je connaissais également. Son personnage se révèle mystérieux mais intéressant ici car on sent qu'il est influencé par l'esprit de L'Eglise, qui se veut médiatrice. Cela promet de futures révélations j'en suis sure. Enfin, il faut que je mentionne le père de Rin Tohsaka qui risque lui aussi de me surprendre, vu le servant qui l'accompagne! 

Le manga se met très vite en place et la guerre du Graal débute quasi directement. Entre quelques moments de présentation, on sent le danger augmenter et on se délecte de découvrir les participants. Quant à moi, j'ai encore pris plus de plaisir, sachant que fate/zero va m'apporter toutes les réponses à mes questions. C'est un véritable complément à fate/stay night, à un autre niveau. Ici, la guerre sera sanglante et sombre, ça ne rigole pas. Les protagonistes ont un parcours différent, ils sont vraiment impliqués. Je pense que la suite va être aussi prenante qu'intéressante!

Niveau graphisme, je n'ai pas grand chose à dire, le design est très beau, c'est clair, bien présenté. Le manga est un bel objet d'ailleurs avec sa superbe couverture. Ce premier tome est donc une réussite, une belle mise en bouche. Tout est bien dosé. On se prend au jeu de cette guerre et on attend qu'une chose.... connaitre la suite! 

mardi 16 juin 2015

Fin de Partie [Night School #5]

fin de partie

  • Nom: Fin de Partie [Night School #5] de C.J Daugherty
  • Lu en: français
  • Pages: 391 pages
  • Sorti le: 11 juin 2015
  • VO: paru sous le nom "Endgame" en juin 2015

A Cimmeria, la paranoïa a enfin cessé: la taupe a été débusquée, mais à quel prix ! Les pertes sont lourdes et les Nocturnes, un genou à terre, sont obligés de battre en retraite pour panser leurs plaies. Nathaniel a remporté la bataille, pourtant sa victoire a un goût amer et il ne semble pas décidé à porter le coup final, malgré la monnaie d'échange qu'il possède et les enjeux colossaux de cette guerre farouche. C'est désormais à Allie de garder la tête froide dans cette fin de partie où, plus que jamais, amour et pouvoir avancent main dans la main.

Un grand merci à la Collection R pour l'envoi de ce livre.

Et voilà, la fin est arrivée.... j'ai toujours ce pincement au coeur lorsque j'arrive au terme d'une saga, encore plus quand je l'apprécie. Je n'aurai pas vu défiler les 5 tomes de Night School, tant j'ai été prise dans l'histoire. Pourtant, quand on assiste au grand final, on se dit que l'histoire d'Allie aurait pu se clôturer en deux tomes. Mais j'ai aimé faire partie de Cimmeria, j'ai aimé regarder les personnages évoluer. Night School est un monde à part, et quand bien même, le déroulement final était un peu prévisible, la saga n'en reste pas moins une belle valeur sûre.

Après les événements catastrophiques du tome 4, les élèves autant que les professeurs, sont sur le pied de guerre. Cette fois, la partie est bien lancée et est sur le point d'être terminée. Il faut juste que Allie et ses amis trouvent la bonne stratégie pour faire avancer leurs pions. Dans fin de partie, exit les cours et les petits problèmes existentiels et bonjour les opérations d'élites, stratégiques, et réfléchies pour enfin arrêter Nathaniel. On entre de plein fouet dans une ambiance radicalement différente des précédents tomes et j'ai vraiment adoré.

Chaque personnage prend ici conscience de l'ampleur de la tâche et chacun y met du sien. Nous avançons avec un groupe soudé, qu'on ne peut qu'apprécier. Je pense bien sur à Rachel, Nicole, Zoé, même la rouquine Katie m'aura surprise!!! Quant à Allie, elle fait preuve ici d'une belle maturité. Bien entendu, elle est tellement obnubilée par la disparition de Carter qu'elle passe à côté de révélations concernant ses amis, mais ça ne la rend pas moins attachante. Dans ce tome, elle fait preuve de discernement et montre une grande combativité. Allie, c'est le pilier des opérations et elle prendra son rôle très à coeur. On ne peut que l'approuver. Mieux encore, la relation avec les professeurs s'intensifient, chacun se considérant d'égal à égal. Je pense à Isabelle, qui tient un rôle majeur ici, ou alors à Raj que j'ai toujours adoré! Par contre, s'il y en a un qui brille par sa grande absence, c'est Sylvain. Autant il fut un des plus grands personnages de la saga durant les 4 précédents tomes, autant ici, il est tellement discret qu'on en vient à l'oublier.

Malgré la lenteur de certains moments, on ne s'ennuie jamais dans ce dernier tome. L'ambiance si particulière rend le récit totalement addictif qu'il nous oblige à tourner les pages encore et encore. Comme les élèves de Cimmeria, on a une boule au ventre et on a qu'une envie: que cette histoire malsaine et dangereuse soit enfin terminée et que chacun soit enfin heureux. L'action arrive toujours à point nommé, ce qui nous stresse davantage. On s'inquiète pour nos personnages et on ne souhaite que le meilleur pour eux.

Et si la fin est relativement attendue et prévisible, elle n'en reste pas moins logique et impressionnante. Quand on regarde en arrière, on se rend compte du chemin parcouru pour en arriver là et c'est phénoménal. Les personnages ont tellement grandi, évolué! Une chose est sure, ils vont beaucoup me manquer. Ils auront beau avoir joué avec mes nerfs, je m'y suis attachée! Night School se conclut de la meilleure manière qui soit, et démontre que c'est une saga à lire. C.J Daugherty a imaginé un monde complexe mais réel et grâce à sa superbe plume, l'a rendu aussi intéressant qu'addictif.  Je n'aurai qu'une dernière chose à dire: bon vent à tous nos personnages....

lundi 1 juin 2015

L'éveil du dragon [Le Pays des Contes #3]

éveil du dragon

  • Nom: L'éveil du dragon [Le pays des contes #3] de Chris Colfer
  • Lu en: français
  • Pages: 441 pages
  • Sorti le: 15 mai 2015
  • VO: paru sous le nom "A Grimm Warning" en juillet 2014

Depuis que la brèche entre les univers a été refermée, les jumeaux Alex et Conner vivent séparés. Alex continue son apprentissage de la magie, et Conner est un collégien brillant. Lorsque ce dernier découvre qu’une menace séculaire pèse sur le Pays des contes, il se lance dans une quête périlleuse à travers l’Europe, prêt à tout pour prévenir ses amis et trouver le portail oublié qui lui permettra de les rejoindre. 
Mais le danger que craignait Conner s’avère pire que prévu : une armée piégée entre les deux mondes depuis près de deux cents ans est soudain libérée. Et avec elle, la seule chose capable de détruire le Pays des contes : le dernier œuf de dragon.

Un grand merci aux éditions Michel Lafon pour l'envoi de ce livre.

Plus on avance dans Le pays des contes, plus j'aime. C'est fou mais cet univers s'ettoffe de tome en tome, de fait il ne s'essoufle absolument pas, que du contraire! Ce fut un vrai régal pour moi de retrouver Alex et Conner ainsi que tous les habitants du pays des contes! 

Il serait difficile de vous parler de l'histoire parce qu'on est déjà trop loin dans la saga et je ne voudrai pas gâcher votre plaisir. Toujours est-il qu'on retrouve nos jeunes héros un an plus tard, alors âgés de 14 ans. Cette mention de l'âge est pour moi importante car il a clairement démontré que nos jumeaux ont bien grandi! On sent qu'ils ont mûri et vivent les choses autrement, ce qui amène toute une foule de nouvelles choses! 

Pendant une bonne partie du récit, Alex et Conner vivent séparés. Un mal pour un bien - il faut dire que j'adore le duo - car cela apporte un vrai souffle de fraîcheur au roman. D'un côté on suit Alex au pays des contes qui poursuit son apprentissage de la magie afin de devenir la prochaine Bonne Fée. Avec elle, on reprend facilement nos marques dans ce monde enchanté et on est ravi de recroiser les rois et reines des différents royaumes. Je pense notamment à Rouge que j'aurai encore une fois adorée. Elle est vraiment unique et à chaque tome, elle me fait toujours autant rire. Par ailleurs, on sent que les responsabilités d'Alex deviennent de plus en plus lourdes à mesure qu'elle s'entraîne pour être une fée.

De l'autre, Conner nous entraîne dans le monde réel. Sa partie à lui m'a beaucoup plu car elle nous a permis de voyager. Au coeur de cette intrigue, un voyage en Allemagne qui nous dévoilera 3 nouveaux contes des frères Grimm, gardés secrets pendant 200 ans. Sauf que Conner connait déjà 2 des 3 contes. Alors qu'il se sent piégé, le 3è conte révèle un avertissement de taille: la Grande Armée de l'Empire Français est prête à débarquer au pays des Contes.... Conner n'a d'autres choix que de prévenir sa soeur en toute vitesse, accompagné cette fois par Bree et Emmerich.

S'en suit une aventure encore une fois extraordinaire mettant l'armée française du 19ème siècle à l'honneur. C'est très original et du coup, bourré d'action. Impossible de s'ennuyer! On tourne les pages avidement pour voir comment les jumeaux vont affronter ce danger.... sans compter qu'un dragon s'est éveillé!! Une belle intrigue donc, écrite avec toujours autant de fluidité et de clarté. 

J'ai vraiment adoré ce tome. Je me suis encore plus attachée à Alex et Conner. J'ai beaucoup apprécié les suivre séparément mais j'avoue que j'ai été heureuse de les voir réunis. On sent vraiment tout l'amour qu'ils ont l'un pour l'autre. Un lien fraternel très fort que j'admire énormément! A l'instar de la fin du second tome, Chris Colfer a encore joué sur l'émotion. Je n'ai pas pu retenir quelques petites larmichettes! Quant à la fin, elle nous laisse bouche bée avec une sacrée révélation. C'est là qu'on se dit qu'on aimerait déjà avoir le tome 4 entre les mains! L'attente va être longue! Mais dans tous les cas, je me réjouis car cette saga est une valeure sure, un vrai bonbon magique! 


mardi 26 mai 2015

Accel World Vol.1

Accel World manga

  • Nom: Accel World de Hiroyuki Aigamo et Reki Kawahara
  • Lu en: français
  • Pages: 188 pages
  • Sorti le: 22 mai 2015
  • Genre: Shonen (action)
  • VO: paru sous le nom "Accel World - アクセル・ワールド" en juillet 2011

Chaque classe compte son souffre-douleur, quelle que soit l’époque...
Haruyuki est un collégien en première année, petit, gros et timide. Mais un jour, la fille la plus belle et la plus mystérieuse du collège, connue sous le surnom de Princesse Kuroyuki, pose les yeux sur lui et l’invite à jouer au jeu nommé « Brain Burst ».
C’est la découverte de l’univers fantastique d’« Accel World ». Le destin de Haru s’accélère brutalement et l’entraîne dans des combats à la vitesse de la lumière... !

Un grand merci à Ototo pour l'envoi de ce manga.

Depuis ma lecture du light novel Sword Art Online en mars dernier, un véritable intérêt (pour ne pas dire obsession) pour les oeuvres de l'auteur s'est développé. C'est en faisant mes nombreuses recherches sur SAO que j'ai découvert Accel World, cette autre série de Reki Kawahara. Très vite, j'ai remarqué le lien étroit qui relie ces deux sagas et pour cause: elles se déroulent dans le même univers, à 20 ans d'écart près.

Très vite, Accel World m'a intriguée. J'ai lu énormément de théories sur le lien des deux univers, toutefois, le mystère reste toujours entier. Ma curiosité piquée, je me suis lancée dans l'anime (que j'ai presque terminé) et j'ai de suite adoré. Alors quand le manga a été annoncé, j'ai sauté de joie: il me le fallait! Et aussitôt reçu, aussitôt lu, aussitôt chroniqué.

Je dois reconnaitre que l'anime m'a fournit une excellente base de compréhension. En effet, Accel World peut paraitre difficile au départ, tant on ingurgite des informations. Se passant dans les années 2040, les Japonais de cette époque vivent avec un neuro-linker, installé dans le cou. Ce "collier" permet à tout un chacun de profiter de la réalité virtuelle directement, en se connectant au réseau mondial. Très prisé, les collégiens et lycéens l'utilisent également en cours, en se connectant au réseau local de l'école. 

Haruyuki, notre héros, est malmené à l'école. Petit, gros, il est plutôt du genre à fuir. Préférant le virtuel à la vie réelle, Haru passe de nombreuses heures à perfectionner son avatar. Sans s'en rendre compte, il devient un grand joueur, doté d'une rapidité hors norme. Cette capacité l'amènera à rencontrer Kuroyuki, la vice présidente des élèves et accessoirement la fille la plus inaccessible et la plus jolie de l'école. Très vite, Kuroyuki propose à Haru de rejoindre le "Brain Burst", un jeu de combats qui permet à chaque utilisateur de profiter d'une réalité accélérée. Pour l'exploiter, rien de plus "simple": il suffit de gagner des duels, des combats à plus grande échelle, de monter en niveaux et de surtout garder ses points. Car ils sont l'essence même du jeu: s'ils tombent à zéro, le brain burst se désinstalle définitivement sans qu'on sache y revenir un jour. 

Mais Accel World n'est pas qu'un simple jeu et les personnages le savent. Mais quel est le but véritable? C'est toute la question. La seule chose qu'on sait, c'est qu'au niveau 10 (niveau ultime), le joueur pourra découvrir le créateur du jeu. Pourquoi tant de mystères? Et pourquoi Kuroyuki veut-elle à tout prix connaitre l'identité du créateur? Qui est-elle vraiment? C'est là que le lien entre Sword Art Online et Accel World refait surface. Et si Kirito n'était pas étranger à cette histoire? Après tout, son désir est de concevoir des jeux dont la frontière entre le virtuel et le réel serait quasi inexistante.... Il est plus que probable que l'auteur nous réserve une bonne surprise avec ces deux séries et rien que pour connaitre ce lien, cela nous pousse à vouloir lire la suite.

Au delà de ces interrogations, Accel World est un bon shonen. Il n'offre aucun répis, que ce soit dans la découverte des informations ou de l'action qui se présente au bon moment. Les graphismes sont très beaux et on s'y retrouve aisément. Enfin, comment ne pas s'attacher aux personnages? Si Haru est touchant, Kuroyuki dégage un charisme impressionant. Aussi improbable que puisse être ce duo, il fonctionne à merveille.

En conclusion, ce premier tome est une réussite. Il pose les bases de ce monde particulier et promet de nombreux rebondissements, de belles découvertes et encore plus de questions sur ce fameux brain burst. Même si j'ai une petite longueur d'avance grâce à l'anime, je me réjouis de lire le tome 2 car clairement, c'est un coup de coeur!

vendredi 22 mai 2015

The Heroic Legend of Arslân Vol.1

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  • Nom: The Heroic Legend of Arslân de Hiromu Arakawa et Yoshiki Tanaka
  • Lu en: français
  • Pages:  192 pages
  • Sorti le: 15 mai 2015
  • Genre: shonen (heroic fantasy)
  • VO: paru sous le nom "Arslan Senki - アルスラーン戦記" en avril 2014

À la frontière de l'Orient et de l'Occident se trouve le prospère royaume de Parse tenu d'une main de fer par le redoutable roi Andragoras. Avec sa frêle carrure et son maniement approximatif des armes, difficile pour le jeune prince Arslân de revendiquer son statut d'héritier du trône. Alors âgé de 14 ans, il va prendre part à sa première bataille afin de repousser l'envahisseur dans la plaine d'Atropathènes. Un jour marqué du sceau de l'infamie qui fera basculer à jamais son destin et celui du royaume de Parse.

La promotion de ce manga n'est pas passée inaperçue. Repéré il y a des semaines, j'étais très curieuse de me plonger dans cet univers. Je l'ai découvert d'abord via l'anime et j'avoue que le 1er épisode ne m'avait pas emballée. Enfin disons que Arslân lui même, ne m'avait pas emballée. J'hésitais à continuer et finalement j'ai cédé, mais avec le manga. 

D'emblée on ne peut pas nier qui est l'auteure de ce manga. Hiromu Arakawa a son style bien à elle, et pour les connaisseurs de Fullmetal Alchemist, on dira de Arslân qu'il a des airs bien familiers d'un certain Edward Elric. Le graphisme est donc superbe, clair, précis, agréable. Un vrai bonheur. J'ai aimé découvrir le décor, et plus précisément Parse et sa belle capitale. 

Au niveau de l'histoire, difficile de se douter qu'il s'agit d'une adaptation du light novel éponyme - écrit par Tanaka donc - tant le rendu est cohérent, fluide. De fait, on lit ce premier tome d'une traite. Tout est expliqué avec clairvoyance, et ce malgré les enjeux géopolitiques et les nombreux personnages. On prend ses marques très rapidement et on se retrouve à éprouver de l'affection pour nos personnages. Arslân se révèle aussi fragile que courageux. C'est un personnage qui n'a pas la vie facile, contrairement à ce qu'on pourrait penser. Et si Arslân a réussi à me toucher avec sa naïveté, sa bravoure, j'avoue avoir eu un petit faible pour Daryun, ce soldat aussi puissant que charismatique. 

Chacun a sa place dans cette histoire et très vite, le contexte est posé. On plonge alors au coeur de la bataille qui changera à jamais la vie tranquille de Parse. L'auteure n'hésite pas à nous montrer les détails, aussi âmes sensibles s'abstenir! Autant que vous le sachiez, le sang coule à flot et personne n'est épargné! 

En bref, ce premier tome est pour moi une réussite qui m'a donné envie de continuer aussi bien le manga que l'anime. Arakawa a réussi son retour plus que brillamment et quelque chose me dit que la suite ne sera que meilleure. Que ce soit l'histoire, les décors, les personnages, le graphisme, The heroic legend of Arslân est un manga à lire. Si vous aimez le genre shonen fantasy, alors n'hésitez plus. Surtout que Kurokawa propose une très belle édition avec de jolis bonus, de quoi rendre l'univers encore plus intéressant! 

mercredi 20 mai 2015

L'école du Bien et du Mal [Ecole du Bien et du Mal #1]

ecole bien mal

  • Nom: L'école du Bien et du Mal [Ecole du Bien et du Mal #1] de Soman Chainani
  • Lu en: français
  • Pages: 478 pages
  • Sorti le: 7 mai 2015
  • VO: paru sous le nom "The school for Good and Evil" le 14 mai 2013
  • (note de 2,5/5 en réalité)

Kidnappées par une sombre nuit d'orage, Sophie et Agatha intègrent l'École du Bien et du Mal... Un lieu très spécial, ou l'on forme les personnages de contes de fées. Pantoufles de verre et chevelure blonde, Sophie est sûre de devenir princesse. Tandis qu'Agatha, cynique et solitaire, toute de noir vêtue, se voit déjà en sorcière. Pourtant, rien ne se passe comme prévu... Et si l'erreur de casting révélait leur vraie nature ?

Un grand merci à PKJ pour l'envoi de ce livre.

J'attendais ce livre avec grande impatience. Son résumé, sa superbe couverture m'auront convaincue de le découvrir. J'aime, de temps en temps, me plonger dans un bon roman jeunesse. Ayant peut être en tête un certain Pays des Contes, L'école du Bien et du Mal surfant sur le même thème mais dans son propre style, j'étais sure d'adorer l'histoire. Ce n'est pas faute d'avoir essayé!

Comment vous dire? D'emblée j'ai eu du mal avec le style de l'auteur que j'ai trouvé brouillon, confus. Les explications quant à son monde m'ont semblé floues par moment, de fait je n'arrivais pas bien à visualiser certaines choses. Écrit à la troisième personne, je suis également restée distante face aux personnages. Aucun ne m'a semblé sympathique. Pire, je n'ai absolument pas supporté les héroines, en particulier Sophie.

Parlons-en de Sophie. Cette jeune fille imbue d'elle-même, égocentrique (bien pire que Eadlyn, dans la Sélection), est prête à tout pour être kidnappée et emmenée à l'école du Bien. Convaincue qu'elle incarne la parfaite petite princesse, Sophie ne se doutera pas un seul instant qu'elle sera envoyée à l'école du Mal, et que son amie Agatha - solitaire, dégaine à faire peur, peu féminine - sera envoyée à l'école du Bien. Commence alors une course effrénée pour que les deux filles changent d'école. Très vite, nous lecteurs, cernons la personnalité de Sophie. Sous ses airs de gentille et jolie fille, c'est en réalité une vraie garce qui n'hésitera pas à utiliser Agatha - sa meilleure amie cela dit en passant - ou quiconque se trouvant sur sa route pour arriver à ses fins. Personnage exécrable, l'auteur lui dédie pourtant la majeur partie de son récit, ce qui rend la lecture laborieuse (quand on a doit suivre un personnage qu'on aime pas du tout, c'est de la torture!).

Quant à Agatha, elle m'a vraiment énervée. Si elle représente la figure du Bien, elle est convaincue d'être mauvaise. Son rôle est d'alors d'aider Sophie a devenir une belle princesse et de conquérir son prince, qu'importe ses sentiments. Agatha s'efface, s'oublie face à une Sophie épouvantable. Elle se pliera à toutes ses volontés, et acceptera toutes les horreurs infligées par Sophie. Il n'y a pas à dire, Agatha n'a pas l'ombre d'un charisme....

Si j'ai compris où voulait en venir l'auteur avec ses deux personnages, les faisant agir comme une vraie princesse pour l'une et une vraie sorcière pour l'autre, ses héroines ont été dures à supporter. Les autres personnages sont sous-exploités et totalement clichés. Le pire restera Tedros, ce prince tellement convoité. Il est aussi beau à l'extérieur que vide de sens à l'intérieur. 

L'intrigue est, quant à elle, plutôt longue à se mettre en place. L'auteur passe sous silence beaucoup de choses intéressantes comme les cours, les sortilèges au profit de détails inutiles (comme ce chapitre où Sophie nous passe toute sa garde robe en revue.....). J'avoue que j'ai eu du mal à en voir le bout. Ceci étant dit, tout n'est pas mauvais dans ce roman je tiens à le souligner.

Tout d'abord, le concept est plutôt génial. S'il reste pas mal de zones d'ombres quant à l'origine de ces écoles, j'avoue que j'ai bien apprécié la progression du roman. Chaque personnage évolue de manière spectaculaire, tandis que la fin rattrape largement les grandes longueurs. Elle est aussi prévisible qu'inattendue et offre une belle morale sur le concept de Bien et de Mal. Je me dis que ce premier tome sert de bases à l'univers et que la suite pourrait se révéler intrigante. Ma curiosité piquée, je pense tout de même donner sa chance au second tome. J'ai bon espoir - vu l'évolution des personnages - de mieux apprécier le monde imaginé par l'auteur.

mercredi 13 mai 2015

L'Héritière [La Sélection #4]

heritiere

  • Nom: L'Héritière [La Sélection #4] de Kiera Cass
  • Lu en: français
  • Pages: 410 pages
  • Sorti le: 7 mai 2015
  • VO: paru sous le nom "The Heir" le 4 mai 2015

Vingt ans après la Sélection d'America Singer, et malgré l'abolition des castes, la famille royale d'Illeá doit à nouveau faire face au mécontentement du peuple : l'heure est venue de lancer une nouvelle Sélection pour apaiser les tensions. À dix-huit ans, la Princesse Eadlyn se sent prête à devenir reine. Elle l'est beaucoup moins à trouver un mari, au point que cette idée ne l'a même jamais effleurée. Quand elle consent finalement à ce que ses parents lui organisent une Sélection, Eadlyn ne s'attend pas à voir son quotidien bouleversé par l'arrivée des 35 prétendants et le cirque médiatique qui l'accompagne. Mais entre les raisons du cœur et la raison d'État, la Princesse va devoir faire des choix, et, au fil des semaines, elle va se prendre à ce jeu dont dépend l'avenir d'Illeá...

Un grand merci à la Collection R pour l'envoi de ce livre.

Après une trilogie ma foi agréable, j'avais peur que Kiera Cass ne tourne en rond en proposant une Sélection 20 ans plus tard. Les premiers avis me laissaient craindre l'héroine au sale caractère, et j'étais sur mes gardes. Mais après lecture, je dois dire que ce tome m'a surprise.

Kiera Cass a réussi le pari risqué en nous entraînant dans une nouvelle sélection. Le plus gros avantage ici, c'est qu'il est du point de vue de la Sélectionneuse et non d'un des Sélectionnés. La perspective est alors nouvelle et rafraîchissante. C'est aussi un excellent complément à la première trilogie puisqu'on se retrouve de l'autre côté de la barrière. 

Eadlyn est l'héritière du trône d'Illéa. Ses parents, America et Maxon, se dévouent corps et âmes pour que le pays reste soudé. Mais alors que les castes ont été abolies, le peuple commence à se révolter, notamment les régions les plus pauvres. Pour faire diversion, le roi et la reine proposent à Eadlyn, la future souveraine, d'organiser une Sélection. Ainsi, les gens pourront se focaliser sur autre chose que leurs problèmes, ce qui laissera du temps au roi pour trouver une solution.

Sauf que cette idée n'enchante guère Eadlyn. Ce personnage m'a plu autant qu'il m'a horrifiée. Eadlyn est une tête à claque, une vraie princesse qui pense que tout le monde doit ramper devant elle. Première femme au pouvoir, la pression est énorme sur ses épaules et la jeune femme est convaincue que si elle laisse parler son coeur, elle deviendra quelqu'un de faible. Distante, autoritaire, égocentrique, voici quelques qualificatifs pour décrire l'héritière.

Si, en général, je déteste ce genre d'héroine, je dois avouer m'être éclatée à suivre Eadlyn. C'est une vraie garce et pour faire payer ses parents de l'obliger à faire une Sélection, elle fera tout pour l'etouffer dans l'oeuf. Sauf qu'on a beau se préparer mentalement, face aux imprévus on est bien vite désarmés..... Et Eadlyn va l'apprendre à ses dépends. Au début, elle se montre tellement exécrable qu'on en reste bouche bée, mais plus on avance plus sa personnalité va changer. C'est un personnage qui évolue, qui se remet en question, mais qui refuse de céder son coeur, sa liberté. Ce conflit intérieur est assez intéressant d'ailleurs: d'un côté la jeune femme a vraiment envie de faire plaisir à sa famille qu'elle aime énormément, de l'autre toute cette situation n'est qu'une mascarade. Eadlyn est une féministe, elle est persuadée qu'elle n'a besoin de personne pour régner.

L'héroine est donc sans aucun doute le point fort du roman. Elle apporte la touche de piquant à l'histoire. Heureusement, car l'auteure a un peu délaissé les Sélectionnés. Je les ai trouvés assez en retrait, voire complètement effacés pour certains. Kiera Cass n'en met que quelques uns en valeur, tandis que les autres restent dans l'ombre. Et encore, ceux qui bénéficient de plus de lumière ne sont pas assez développés. Si j'ai une petite préférence pour Kile, j'avoue que suis très intriguée par Erik. Ce personnage là est spécial et pourrait bien tirer son épingle du jeu. Si l'auteure suit ma petite logique personnelle, elle pourrait créer une véritable surprise et donner à sa nouvelle sélection un tournant très original. Mais pour ça, il faudra attendre le dernier tome.

Quant au reste, je n'ai pas grand chose à dire, les ingrédients restent les mêmes. Kiera Cass ne prend pas de risques et ne développe pas son background. Les menaces extérieures restent justement, bien en extérieur et elle se concentre exclusivement sur la Sélection. Niveau ambiance, rien de bien nouveau donc. Ce qui est par contre très agréable, c'est d'évoluer au sein même du palais et de croiser régulièrement America, Maxon, Aspen, Lucy, Marlee.... tous ces clins d'oeil sont les bienvenus, d'autant plus que nous, lecteurs, en savons davantage que Eadlyn. Un point pour nous!! 

Enfin, je dois tout de même dire que la fin m'a peu convaincue. Elle arrive assez précipitamment et se détache de la Sélection elle-même. Pour le coup, Kiera Cass a sûrement voulu maintenir l'intérêt de son public et a donc joué sur le pseudo drame. Il fallait bien ça pour qu'on s'accroche à la suite, car il faut bien l'avouer, plus on avance dans le roman, plus il se ramollit. Ce cliffhanger permet donc de rester alerte, sauf qu'il est tellement gros qu'il en devient surréaliste. Ou alors Kiera Cass est une vraie sadique. 

lecture-commune

L'héritière a fait l'objet d'une lecture commune avec ma partenaire Maelle du blog The Notebook 14! Sans tarder, découvrez son avis sur le roman!

mardi 5 mai 2015

En route!

en route

  • Nom: En route! de Adam Rex
  • Lu en: français
  • Pages: 360 pages
  • Sorti le: 26 mars 2015
  • VO: paru sous le nom "The true meaning of Smerkday" en octobre 2007
  • (note de 3,5/5 en réalité)

Gratuity a 12 ans, un nom très étrange et surtout un objectif : retrouver sa mère enlevée par les aliens. Et lorsqu'on habite, comme elle, dans un pays envahi par les Boov, d'étranges extraterrestres à huit pattes, c'est plus facile à dire qu'à faire. Surtout que les envahisseurs ont non seulement renommé notre chère planète bleue Smekland mais aussi décidé de parquer toute la population dans une réserve naturelle d'humains : la Floride. Et les oranges, ça a du bon, mais seulement pendant un temps. À bord de sa voiture volante et accompagnée de son chat Porky et d'un Boov recherché par les siens, l'adolescente va traverser les États-Unis, déclencher un mouvement de résistance, et peut-être, en chemin, déjouer plus d'une invasion alien... 

Un grand merci à Michel Lafon pour l'envoi de ce livre.

Voilà un roman dont je n'avais jamais entendu parlé avant qu'il n'attérisse dans ma BAL. Le résumé me tentait plutôt bien et j'apprécie lire de temps en temps un livre jeunesse. C'est en recevant le roman que je me suis rendue compte que l'adaptation "Home" était tirée de là! Du coup, j'avoue avoir imaginé les personnages tel qu'ils sont présentés à l'écran.

Pour autant, le livre propose des illustrations par-ci par-là. De quoi s'imaginer nous même l'univers, sans penser au film. C'est très agréable car ces dessins offrent une belle coupure au texte. On se rend compte que les personnages évoluent dans un monde devenu complètement fou et c'est hilarant.  Gratuity et Oh mettent du coeur à l'ouvrage et on ne peut qu'apprécier cet aspect de l'histoire.

Quant à l'intrigue, j'avoue avoir eu du mal à rentrer dedans. Pourtant ce n'est pas l'humour qui manque, entre Gratuity et Oh c'est souvent l'incompréhension, du coup je vous laisse imaginer les situations déjantées. Mais le texte m'a d'emblée compressée. J'avais du mal à avancer dans l'histoire sans faire de pauses. Cela est sans doute dû au fait qu'il n'y a pas véritablement de chapitres car l'histoire est racontée à travers une longue rédaction rédigée par Gratuity. 

Parlons-en justement de Gratuity, cette jeune fille de 12 ans très futée et intelligente. Ce n'est pas tous les jours que les enfants de cet âge savent conduire et traverser bon nombres d'états à la recherche de leur maman kidnappée par les Boov! Déterminée à sauver sa maman, Gratuity n'a pas froid aux yeux. Accompagnée de son chat Porky (peut être mon personnage favori - que voulez vous j'aime les chats), elle rencontrera sur sa route Oh, un Boov pas comme les autres.

Cet alien délirant est le meilleur personnage du roman car il apporte inévitablement la touche d'humour. Au début, l'entente n'est pas au beau fixe avec Gratuity mais au final, on assiste à la naissance d'une belle amitié. Malgré les difficultés, les obstacles posés devant eux, les deux amis se serreront les coudes jusqu'au bout.

En résumé, En route est une aventure hors du commun qui nous fait passer un très bon moment de lecture. Hilarant, il nous pousse aussi à se poser des questions sur notre mode de vie, et à qui on doit se fier. Les illustrations représentent un gros plus au roman, lui donnant une vraie identié. Ce roman devrait plaire à tous ceux qui souhaitent s'évader dans un monde tordu et bourré d'imagination, le tout porté par des personnages attachants.