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lundi 31 août 2015

PS: I still love you [ To all the boys I've loved before #2]

ps i still love you

  • Nom: PS I still love you [To all the boys I've loved before #2] de Jenny Han
  • Lu en: anglais
  • Pages: 337 pages
  • Sorti le: 26 mai 2015
  • Editeur: Scholastic Press
  • Niveau de compréhension: facile
  • VF: à paraitre sous le nom Ps: Je t'aime toujours le 23 septembre 2015

Lara Jean ne s’attendait pas à tomber réellement amoureuse de Peter. Elle et Peter faisaient juste semblant. Sauf que soudainement, ce n’était plus le cas. Maintenant Lara Jean est plus confuse que jamais.Quand un autre garçon de son passé revient dans sa vie, les sentiments de Lara Jean pour lui reviennent aussi. Une fille peut-elle aimer deux garçons à la fois ?

NOTE: Risque de spoilers sur le 1er tome!!! 

Quel plaisir de retrouver Lara Jean et tout son petit univers. Souvenez-vous, j'avais adoré le premier tome qui avait été pour moi comme un petit bonbon qu'on déguste. La magie avait opéré et c'est avec impatience que j'attendais cette suite. Bien que j'ai passé un très agréable moment, je ne peux m'empêcher de le trouver en-deça de son prédécesseur.

Avec Ps: I still love you, Jenny Han met l'accent sur la difficulté d'une relation adolescente. Peter et Lara Jean ne s'imaginaient pas tomber réellement amoureux l'un de l'autre, pour autant, ils ont du mal à se l'avouer clairement. Les non dits s'installent et un fossé commence à séparer nos deux amoureux. L'auteure s'amuse à mettre pas mal d'obstacles sur le chemin du couple, pour tester leur amour. C'est aussi énervant que drôle que touchant. Ce second tome nous démontre que même si jeune, lorsque les sentiments sont sincères et qu'on les assume, on peut tout affronter!

Lara Jean est toujours aussi attachante. Dans cette suite, son amour pour Peter grandit autant qu'il l'effraie. En effet, convaincue qu'il tient toujours à Gen, elle ne cesse de se comparer à sa rivale et ancienne amie. Ses doutes sont légitimes mais souvent, Lara Jean manque de recul. Elle n'ose pas imaginer que Peter a tourné la page, ne se trouvant pas assez bien. Malgré tout elle s'accroche et nous offre une belle palette d'émotions. Quant à Peter, je l'ai toujours autant apprécié. Je pense qu'il avait ses raisons pour garder le silence sur certains points, pourtant cela aurait grandement facilité les choses s'il avait ouvert son coeur. Peter a sa fierté et est loyal, on ne peut que l'aimer, malgré son petit air de Mr-Beau-Gosse-et-Populaire. Cela étant, on le sent sincère avec Lara Jean et c'est ce qui compte!

Par ailleurs, l'auteure introduit légèrement un triangle amoureux avec le retour de John Ambrose McClaren. J'avoue que j'avais un peu peur mais j'ai beaucoup apprécié ce garçon. Son personnage est plutôt bien dosé et sa relation avec Lara Jean bien amenée. Jenny Han a réussi à trouver son juste milieu et démontre encore une fois combien Lara Jean et Peter partage un lien solide. Quant à la famille, c'est toujours un régal de la retrouver. J'ai toujours aimé cet aspect dans ce dyptique, c'est assez rare que le côté familial soit aussi développé dans les YA. Kitty apporte la grande touche d'humour, inévitablement! Pour une gamine de 10 ans, elle a de la suite dans les idées! Ce serait drôle d'avoir un spin-off la concernant, tant elle est imprévisible! 

En conclusion, j'ai trouvé cette suite vraiment bien. Le style de l'auteure est toujours aussi agréable et réaliste, rendant la lecture fluide. On ne peut que s'attacher à ses personnages qu'on a finalement pas envie de quitter. On a cette impression de faire partie de leur quotidien et c'est avec le coeur gonflé d'amour et un joli sourire qu'on referme le livre. 


dimanche 30 août 2015

The Winner's Curse [The Winner's Trilogy #1]

winner curse

 

  • Nom: The Winner's Curse [The Winner'sTrilogy #1] de Marie Rutkoski
  • Lu en: anglais
  • Pages: 355 pages
  • Sorti le: 4 mars 2014
  • Editeurs: Farrar, Straus & Giroux | Bloomsbury
  • Niveau de compréhension: moyen
  • VF: paru sous le nom The Curse en février 2017

"Gagner ce que vous voulez pourrait vous coûter tout ce que vous aimez"
En tant que fille de général d'un vaste empire, Kestrel a deux choix : elle peut rejoindre les rangs militaires ou se marier. Mais Kestrel a d'autres idées en tête. Un jour, elle est surprise de se trouver des affinités avec Arin, jeune esclave aux enchères. Suivant son instinct, Kestrel l'achète, pour une somme sensationnelle qui fera naître de nombreuses rumeurs. Il ne faudra pas longtemps avant qu'elle doive cacher ses sentiments grandissants pour Arin. Mais lui aussi a un secret et Kestrel apprendra rapidement que le prix qu'elle a payé est bien plus élevé que tout ce qu'elle aurait pu imaginer.

Résumé traduit par Lili's Wonderland.

Quelle surprise, mais quelle surprise! Ce roman, je le voyais depuis quelques temps sur divers blogs et il m'intriguait. Outre sa sublime couverture, je trouvais le résumé très intéressant, ce qui m'a convaincu. Pour tout vous dire, je l'ai lu en numérique. Or je ne lis que très peu dans ce format mais ce roman m'a tellement plu que je n'ai pas pu lâcher mon téléphone (à défaut d'avoir une liseuse). Les pages défilaient sans que je m'en rende compte, prouvant à quel point j'ai été emportée dans cette histoire.

Marie Rutkoski imagine ici son propre univers avec d'un côté les Herrani et de l'autre les Valorians. Pendant longtemps, les Herrani ont vécu dans la prospérité et le luxe. Mais un jour, les Valorians les ont attaqués, leurs volant leurs richesses, leurs maisons. C'était il y a 10 ans. Depuis, les Herrani sont devenus esclaves au sein de la société valorian, travaillant dans leurs maisons qui ne sont que les fantômes de leur passé.  Kestrel, une jeune aristocrate valorian, fille du général de l'armée, aime la musique par dessus tout. Mais son père, respecté de tous, attend d'elle qu'elle le rejoigne dans les rangs militaires ou, si ce destin ne lui convient pas, qu'elle se marie. La jeune fille, forte et indépendante, ne rêve ni de l'un, ni de l'autre. Un jour qu'elle se promène avec son amie Jess, elle assiste à une vente aux enchères d'esclaves... et acquiert malgré elle l'enigmatique Arin pour une somme dépassant l'imagination.

Commence alors une histoire hors du commun qui nous plongera d'abord dans les coutumes et habitudes de nos personnages. Kestrel et Arin sont des protagonistes fouillés et réfléchis, à la personnalité très forte. J'ai beaucoup apprécié les suivre, chacun de leur côté grâce à une narration à la troisième personne qui nous permet d'avoir une vision plus large de ce qu'il se trame. Dans ce roman, oubliez les clichés ou la romance facile. Kestrel fait partie de ces héroïnes à forte tête, intelligente, et surtout brillante stratège. Elle est têtue mais aussi douce quand elle le veut. Son rôle est déterminant et elle fera beaucoup de sacrifices. Elle est totalement surprenante. 

Quant à Arin, on découvre assez tôt tout l'enjeu de son rôle en tant qu'esclave au sein de la villa de Kestrel. Ses intentions sont assez claires mais cela ne gâche pas notre plaisir. Que du contraire, j'ai trouvé son implication passionnante. Ce personnage mystérieux se dévoile au fur et à mesure de la lecture et on se rend compte que Arin est extrêmement charismatique. Sa présence nous coupe le souffle, sa détermination, ses croyances, tout nous surprend. Et si Arin est aussi fort, il est aussi par moment vulnérable. Il a une vision des choses particulière, et des sentiments parfois difficiles à cerner. Mais on s'y attache, car si les mots lui manquent, ses actes parlent pour lui. 

Arin et Kestrel forment un duo comme je les aime. Oubliez les romances clichés, ici le contexte ne nous permet pas de nous y attarder. Mais entre les deux, un lien unique se tisse, intense. L'auteure prend vraiment son temps de ce côté et c'est un vrai régal. Marie Rutkoski ne précipite rien, rendant encore plus crédible son histoire. Une histoire, justement, qui n'est en rien banale vu qu'elle met en lumière plusieurs thèmes intéressants: l'esclavage, la politique, la rébellion. The Winner's Curse c'est une immense stratégie, une partie de carte, un jeu d'échec. Tout est calculé, pensé, avec brillance, intelligence. C'est palpitant, renversant. Et très réaliste. L'auteure nous dépeint un monde difficile, où rien n'est jamais acquis. Oui il y a de beaux moments de tendresse, mais la violence est aussi très présente. Chacun doit avancer ses pions avec prudence sous peine de perdre la partie. Mais Arin et Kestrel, eux, sont bien déterminés à gagner.

En conclusion, ce roman sort vraiment des sentiers battus. Malgré une certaine lenteur dans le récit, on ne s'ennuie jamais. Marie Rutkoski a vraiment creusé son histoire et tient toujours le lecteur en haleine, à chaque moment. C'est divinement bien écrit et quand arrive le dernier chapitre, on se dit juste qu'on envie de savoir la suite. Car l'auteure est surprenante et le second tome risque de faire évoluer le jeu avec encore plus d'intensité.

 

jeudi 27 août 2015

{En Bref} Echopraxie

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  • Nom: Echopraxie de Peter Watts
  • Lu en: français
  • Pages: 388 pages
  • Sorti le: 11 juin 2015
  • Editeur: Fleuve
  • VO: paru sous le nom Echopraxia en aout 2014

En plein désert, Daniel Brüks, biologiste, poursuit son étude de la vie et de ses évolutions mutantes. À l’écart d’un monde qui voit s’éteindre l’homo sapiens au profit d’une humanité génétiquement et technologiquement upgradée, Daniel rumine sa part de responsabilité dans le concert de fléaux qui s’abat sur l’humanité. Mais aussi loin s’est-il retiré, la tornade dévastatrice l’a rattrapé, accompagnée d’une attaque de zombies. Daniel trouve alors refuge dans le monastère voisin. Mais la véritable menace n’a pas encore frappé. Dan, athée convaincu, n’a pas d’autre choix que de suivre la communauté dans son pèlerinage spatial. À bord de La Couronne d’épines, il embarque avec une pilote en quête de vengeance, un soldat en deuil, une femme vampire et un groupe de moines extatiques, à la rencontre des Anges des astéroïdes…

Un grand merci à Fleuve Editions pour l'envoi de ce livre.

Echopraxie est un roman qui m'a attiré grâce à sa couverture tout à fait originale. Quand j'ai lu le résumé, ma curiosité fut davantage piquée et c'est avec plaisir que j'ai commencé ce roman en le recevant. Très vite cependant, je me suis rendue compte que cette lecture ne serait pas du tout évidente. 

Pour autant, le speech est plutôt bon. Dans un futur lointain, l'humanité a fini par changer. Au milieu de zombies, de vampires ou d'humains génétiquement et technologiquement avancés, notre héros, un vieux de la vieille - le seul humain encore intact peut être - poursuit ses études sur cette évolution. Malheureusement, il sera vite rattrapé par les événements et n'aura d'autre choix que de collaborer avec d'autres specimens tous plus uniques les uns que les autres... Jusque là, c'est plutôt simple. Or, l'auteur connait très bien son sujet et n'hésite pas à le creuser, quitte à perdre l'attention des lecteurs les plus novices dans ce genre de roman.

En effet, Peter Watts nous offre ici un roman dit de hard science-fiction. Le contenu, recherché, se base sur un vocabulaire tellement pointu et précis que les explications en deviennent extrêmement complexes. Les notes à la fin du roman nous permettent de mieux saisir le contexte, mais ce va-et-vient se fait très lourd pendant notre lecture. Au bout du compte, j'ai fini par ne plus suivre, me perdant dans ce dédale d'informations. La lecture est avant tout un plaisir et ici, j'avais l'impression d'étudier un manuel scientifique.

Malgré la teneur de ce roman (je ne doute pas de sa qualité), Echopraxie était devenu pour moi une épreuve. Je ressens très rarement ce genre de sentiments mais j'avais cette impression de ne pas avoir le niveau. La lecture, difficile, me paraissait insurmontable malgré une bonne intrigue. Ce que je recherche avant tout dans un roman, c'est la sensation d'évasion, de plaisir. Cet univers de science-fiction n'était sans doute pas fait pour moi. Je n'ai pas ressenti ces sensations, que du contraire. Aussi j'ai préféré abandonner ma lecture avec regret. 

***

Note: {En bref} présente en quelques petites lignes mes avis sur des lectures que je n'ai généralement pas pu terminer. Cela me permet de donner un court ressenti sur ces romans qui n'ont pas pu m'embarquer dans leur univers.

jeudi 20 août 2015

DIGITALE

digitale

 

  • Nom: DIGITALE de Sarah Wagon
  • Lu en: français
  • Pages: 221 pages 
  • Sorti le: 20 aout 2015
  • Editeur: Pocket Jeunesse

Un monde sans émotions, le bonheur sous contrôle.
Jade, vingt ans, vit dans une société parfaite, ou la violence a été éradiquée. Comme tout le monde, elle porte, implantée dans la nuque, une puce digitale qui régule ses émotions. Guérisseuse au Centre de Reboot, Jade traite les déficients dont la puce a buggé... Jusqu'à l'arrivée de Sacha Fleery. Toutes les réinitialisations échouent sur ce jeune homme exalté, sauvage. Malgré l'aversion qu'il lui inspire, Jade accepte de s'approcher de lui pour tenter de le sauver. Un choc. Si bouleversant que la puce de Jade disjoncte. Reconnectée, Jade découvrira la peur, le désir... et la révolte.

Un grand merci à PKJ pour l'envoi de ce livre.

Digitale, c'était pour moi la nouveauté de l'été à ne pas rater. Malgré un résumé peu novateur, j'étais curieuse de découvrir cette nouvelle dystopie. Mon côté superficiel avait aussi craqué sur la couverture qui est superbe. Tout cela n'était pas sans me rappeler un certain Glitch de Heather Anastasiu. Et à l'instar de ce dernier, je n'ai pas non plus apprécier Digitale, à mon grand regret.

Je n'en ferai pas des tonnes, je pense que le livre n'a déjà pas un très bon accueil général pour le moment, aussi je vais faire court: Digitale est une dystopie que j'aurai probablement dévorée et adorée bien des années plus tôt. Or, après un bon nombre de lectures de ce genre, ce livre m'est apparu sans originalité ni fraîcheur. C'est sincèrement le gros reproche que je fais à ce roman: il surfe sur la vague des grandes dystopies, aussi rien n'est surprenant. Que du contraire. 

Malheureusement, si la sensation de déjà-vu ne m'a pas plu durant ma lecture, je dois avouer que les personnages n'ont pas remonté le niveau. Pourtant plus âgés que la moyenne YA (20 pour Jade et 22 pour Sacha), j'avais l'impression de suivre des ados de 15 ans. Jade, notre héroïne est assez cliché. Au départ, la jeune femme suit les règles de sa société digitale à la lettre. Pour elle, ce système est ce qui a sauvé l'humanité. Son désir de devenir guérisseuse dépasse tout. Mais sa rencontre avec le déficient Sacha va tout changer. Après seulement une rencontre de quelques minutes, la puce régulatrice de Jade ne pilote plus son programme. Jade découvre alors les émotions humaines avec une rapidité déconcertante. Ce qui n'est absolument pas crédible. Quant à Sacha, il s'enferme dans le stéréotype classique de ce genre de roman, c'est le gars plutôt mignon, pas comme les autres, qui chamboulera la fille et lui ouvrira les yeux. Et ça s'arrête là. Sacha, tout comme Jade, manque de profondeur. Son personnage n'est absolument pas attachant.

Pour le reste, je n'ai pas été conquise par l'univers où les retournements de situations sont retombés aussi platement qu'ils sont arrivés. J'ai trouvé l'ensemble froid, gris, terne, triste. Cette lecture m'a paru interminable malgré un style d'écriture correct. La fin ne m'a pas spécialement donné envie de connaître la suite, sachant qu'il y a un second et dernier tome. 

En conclusion, ce roman n'était pas fait pour moi. J'ai voulu lui donner sa chance - d'autant plus qu'il s'agit d'une auteure française - mais force est de constater que je suis de plus en plus exigeante avec la dystopie, bien trop exploitée et qui s'est vite essouflée. Digitale devrait davantage plaire aux plus jeunes et aux lecteurs qui découvrent ce genre particulier. Peut être que l'effet de nouveauté se fera plus sentir. Quant à moi, malgré mon avis négatif, je vous invite toujours à vous faire votre propre avis!

lundi 10 août 2015

Phobos

phobos

  • Nom: Phobos de Victor Dixen
  • Lu en: français
  • Pages: 448 pages
  • Sorti le : 11 juin 2015
  • Editeur: Collection R 
  • Ma note

Six prétendantes d'un côté.
Six prétendants de l'autre.
Six minutes pour se rencontrer.
L'éternité pour s'aimer.

Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d'un même vaisseau spatial.
Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l'oeil des caméras embarquées.
Ils sont les prétendants du programme Genesis, l'émission de speed-dating la plus folle de l'Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.

Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l'une des six élues.
Elle a signé pour la gloire.
Elle a signé pour l'amour.
Elle a signé pour un aller sans retour.
Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

Un grand merci à la Collection R pour l'envoi de ce livre

Phobos, c'est le livre dont tout le monde parle depuis sa sortie. Phobos, c'est le livre dont j'ai sans cesse repoussé la lecture par crainte de ne pas aimer. L'engouement était tel que je n'osais pas m'y plonger, de peur d'en attendre trop. Au final, j'ai laissé passer quelques semaines et j'ai bien fait. Car Phobos m'a tenu en haleine un petit weekend et qu'en définitive, j'ai bien apprécié ma lecture.

Ce n'est pas le coup de coeur espéré mais Phobos est un bon roman. J'en attendais peut être un peu plus, surtout dans son développement que j'ai parfois trouvé trop superficiel. En effet, l'auteur prend le temps de mettre le Cupido en orbite, de nous narrer les deux premières semaines. Cela nous permet de prendre nos marques, certes, mais ce fut un peu long. Le premier acte souffre de répétitions et surtout, il nous balance toutes les infos croustillantes. J'avoue que niveau suspens, c'était un peu raté pour la suite. Néanmoins, on a envie d'en savoir plus, sur le pourquoi du comment, et on avance dans la lecture facilement.

Comme je vous le disais, Victor Dixen prend son temps au départ. Ainsi, quelle ne fut pas ma réaction de constater que nous passions de la 2ème semaine à bord à là 11ème puis à la 22ème. Ce découpage m'a un peu perturbée car j'ai ressenti une certaine distance avec les personnages. Si Léonor nous est proche, de part sa narration en je une bonne partie du roman, les autres filles restent bien trop en retrait. On en sait que le minimum, chacune étant survolée. Parfois même, j'ai eu cette impression de cliché. Cela manquait de profondeur à mon sens pour que je puisse sincèrement m'attacher au petit groupe. Bien entendu, je les ai trouvées sympathiques mais sans plus. L'auteur se focalise à fond sur Léonor, la seule à qui on peut finalement s'identifier. C'est une jeune fille intéressante, qui évolue bien mais qui pose parfois questions. J'avoue que j'ai eu du mal à la cerner par moments tant ses sautes d'humeur sont un peu imprévisibles. 

Quant aux garçons, on les voit à peine. La faute à un scénario découpé très précisément, qui nous empêche de les connaître davantage. J'avoue que j'aurai aimé au moins en suivre un, comme Léonor chez les filles, pour mieux les comprendre. Les séances de speed dating, aussi courtes qui finalement peu nombreuses, ne nous donnent pas assez d'élements. Si certains candidats nous balancent leur vie - un peu trop clichée ? - en 3 minutes top chrono, d'autres restent carrément invisibles. Quel dommage, sachant que ces séances de speed dating étaient censées être le pilier du roman. 

Par ailleurs, le récit offre d'autres points de vue extérieurs. J'avoue avoir bien apprécié ces passages qui nous permettent de mieux comprendre la machine Atlas. Derrière toutes ces belles promesses, des gens tirent les ficelles pour leurs propres avantages. Serena McBee en est la preuve. Complexe, ce personnage est aussi intrigant que détestable. Avec elle, on découvre l'envers du décor et toutes les petits secrets bien gardés....ou presque. Car il y a une faille dans le système Serena, et elle ne l'avait pas vu venir. Ce retournement de situation arrive un peu tard à mon goût dans le roman mais l'essentiel est qu'il soit présent. Il tient tellement en haleine qu'on ne peut plus lâcher le livre jusqu'à la fin. Pire, il nous rend curieux de la suite qu'on aimerait déjà avoir sous la main. Un suspens qui s'installe dans les dernières lignes et qui est plutôt du genre insoutenable.

Concernant le style d'écriture, c'est la première fois que je lisais un roman de Victor Dixen et j'avoue avoir bien apprécié sa plume claire, nette, précise. Un petit côté addictif vient se greffer à l'ensemble, ce qui rend notre lecture assez rapide et agréable. Si l'action est finalement peu présente, la dynamique du découpage est intéressante et offre une lecture fluide et peu ennuyante. 

En conclusion, même si je lui ai trouvé quelques longueurs ou parfois une certaine superficialité, j'ai quand même apprécié Phobos. Son ambiance particulière vous catapulte directement dans les étoiles, avec parfois une sensation d'étouffement (je ne crois pas que je pourrai effectuer ce genre de mission!). L'intrigue arrive à son paroxysme à la fin, nous invitant à plonger sur la suite des la sortie du second tome. 


jeudi 6 août 2015

Sword Art Online : Fairy Dance [SAO #2]

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  • Nom: Sword Art Online - Fairy Dance [SAO #2] de Reki Kawahara
  • Lu en: français
  • Pages: 464 pages
  • Sorti le: 2 juillet 2015 
  • Editeur: Ofelbe
  • Ma note

Kazuto Kirigaya, plus connu sous le pseudonyme de Kirito, revient sain et sauf de sa quête de la forteresse d’Aincrad, alors qu’Asuna « l’Éclair Fulgurant », la fille dont il est tombé éperdument amoureux à l’intérieur de SAO ne se réveille malheureusement pas de son long coma...
Kazuto se rend à l’hôpital autant qu’il le peut pour veiller sur elle, soutenu par sa soeur Suguha.
C’est lors d’une de ces visites que Kazuto apprend de la bouche même de Nobuyuki Sugô, un ingénieur-programmeur, que ce dernier est sur le point de se marier avec Asuna sans attendre son réveil. Au même moment, Agil, un ancien compagnon de lutte de Kazuto, lui signale qu’un avatar ressemblant étrangement à Asuna, serait retenu prisonnier dans un nouveau VRMMO qui fait fureur : « ALfheim Online » !

Un grand merci à Ofelbe pour l'envoi de ce livre.

Sans surprise, ce second tome de Sword Art Online est un coup de coeur. Ce fut avec bonheur que je me suis plongée dans cette suite, et bien qu'elle n'égale pas Aincrad - qui reste pour le moment mon arc favori -, elle fut tout aussi magique. Car Fairy dance est une continuité parfaite à Aincrad, lui mettant, si je peux dire, un point final. 

Deux mois se sont écoulés depuis le retour de Kirito - alias Kazuto dans la vraie vie - dans le monde réel. Après une rééducation pénible, le jeune homme ne parvient pas à reprendre ses marques et pour cause: l'amour de sa vie, Asuna, ne s'est toujours pas réveillée. Au cours d'une de ses nombreuses visites à l'hopital, Kazuto apprend une terrible vérité. Dans le même temps, il se murmure que l'esprit d'Asuna serait enfermé dans un nouveau jeu virtuel: l'ALfheim Online. Kazuto, au bord de l'explosion, ne va pas hésiter une seconde. C'est avec courage et détermination que notre héros se replonge ainsi dans un nouveau jeu virtuel, dans le seul et unique but de sauver Asuna. Arrivé dans ce pays des fées, Kirito, le joueur, fera la connaissance de Leafa, une Sylphe, qui l'aidera dans sa quête...

Le scénario de Fairy Dance est donc très fluide et efficace. Avec Kirito, on découvre un nouveau jeu virtuel qui met en avant les fées. Plusieurs races se partagent le territoire et chacune a ses propres lois. Il est vraiment intéressant de voir comment ce monde tourne. Avec Alfheim, on expérimente la magie et aussi le vol, qui n'existaient pas dans Aincrad. Les combats sont toujours aussi prenants et détaillés, pour notre plus grand bonheur. Par ailleurs, ce jeu pose les bases d'un questionnement pertinent: et si l'immersion complète servait à autre chose que le simple plaisir jouer? Je suis certaine que Kawahara nous éclairera sur ce point dans le prochain volume.

Ce qui m'a beaucoup plu dans ce second tome, ce sont les personnages. Reki Kawahara prend le temps de développer les sentiments de ses héros, en particulier ceux de Kazuto. Le jeune homme m'aura une nouvelle fois charmée grâce à sa loyauté, sa détermination et son amour sans limite pour Asuna. Avec du recul, on ne peut qu'être admiratif devant lui, qui n'hésite pas à remuer ciel et terre pour celle qui l'aime. Comme dirait l'auteur, l'âme voyage en quête de son âme soeur et ces deux là se sont trouvés. Le côté romantique est indéniablement aussi magnifique que nostalgique car on se replonge aussi quelques fois dans les souvenirs d'Aincrad. 

Et si Kazuto prend donc une belle importance au réçit, sa soeur, Suguha, est notre nouvelle héroine. Si j'ai eu du mal à accrocher avec elle dans l'anime (qui, j'en profite pour le souligner, est extrêmement fidèle au roman, aux dialogues près!), j'avoue que je l'ai mieux appréciée dans le roman. La raison est très simple, dans l'anime, impossible de connaitre les véritables questionnements des personnages. Ici, Kawahara prend encore le temps de nous exposer les pensées et les sentiments de cette jeune fille dont le monde a bien changé depuis 2 ans. Suguha apparait donc plus sensible et moins puérile qu'à l'écran. Pour autant, elle ne pourra jamais rivaliser avec Asuna. Cette dernière m'a beaucoup manqué d'ailleurs. Bien qu'elle perde ici son statut de guerrière, son charisme reste intouchable et chacune de ses apparitions ont prouvé à quel point elle était forte. Un personnage que je ne peux qu'admirer.

En conclusion, je ne peux que vous inciter à découvrir cet univers. Il est magique, prenant, intense. De plus, je trouve que ces deux premiers tomes sont indissociables. Ils sont dans la continuité l'un de l'autre et mieux encore: Fairy Dance offre pour moi une vraie fin à ce jeu mortel commencé deux ans auparavant, celle qui va permettre à nos amis d'aller de l'avant, vers de nouvelles aventures. Une page se tourne, mais rien ne s'oublie. 

dimanche 2 août 2015

De plumes et de feu [The Girl at Midnight #1]

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  • Nom: De plumes et de feu [The Girl at Midnight #1] de Melissa Grey
  • Lu en: français
  • Pages: 336 pages
  • Sorti le: 18 juin 2015
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • VO: paru sous le nom The Girl at Midnight en avril 2015
  • Ma note

Sous les rues de New York couve une guerre ancestrale entre les hommes-oiseaux et les hommes-dragons. Seule Écho, une jeune orpheline, pourrait y mettre fin. Pour cela elle doit trouver l'oiseau de feu, un artefact que l'on dit chargé d'un immense pouvoir. Mais elle n'est pas la seule à le convoiter. Caius, l'étrange jeune homme qui accepte de l'aider, pourrait être le plus grand danger qu'elle devra affronter.

Un grand merci à PKJ pour l'envoi de ce livre.

The Girl at Midnight, j'en attendais beaucoup. Aussi, quand je l'ai commencé, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire. Je lisais mécaniquement, avec détachement. Pour autant, je ne m'ennuyais pas, c'était juste que j'avais la sensation que tout était prévisible, qu'aucune surprise n'allait troubler le chemin tout tracé de l'auteure. Erreur! La dernière partie du roman m'a conquise, envoyant valser mes convictions. Au final, je ressors de cette lecture plutôt charmée. 

Dans ce roman, Mélissa Grey met en scène deux peuples: les Avicens et les Drakharins. Si les uns ressemblent à des hommes-oiseaux, les autres sont de l'espèce de l'homme-dragon. Chacun se voue une haine farouche depuis des siècles et ce conflit n'est pas prêt de s'arrêter. D'autant plus que se murmure une légende, un mythe, selon lequel qui possédera l'oiseau de feu, possédera le pouvoir. 

Ainsi commence la quête de Echo, cette humaine de 17 ans, recueillie 10 ans plus tôt par les Avicens. Si la jeune fille a toujours eu du mal à se faire apprécier par sa nouvelle famille, elle reste néanmoins la petite protégée de l'Ala. Et quand l'Ala décide d'une mission pour Echo, cette dernière ne peut refuser. Intelligente, rapide et voleuse, Echo ne prend pas la mission très au sérieux au départ. Après tout, cet oiseau de feu existe-t-il vraiment? Mais lorsqu'elle doit s'allier à Caius, un Drakahrin, sa destinée change du tout au tout.

Le duo m'a beaucoup plu. Au départ, j'avais quelques réserves sur Caius et sa relation avec Echo. Ca sentait la romance à plein nez et je m'en méfiais beaucoup. Mais j'avoue avoir été surprise dans le bon sens. Caius est un personnage qu'on apprécie d'emblée, qui dégage beaucoup de présence. Sa complicité avec Echo fut agréable, et encore plus crédible sur la fin. Ces deux là, ils n'ont pas fini de nous étonner je crois! A côté, on a un trio qui reste à l'arrière plan mais qui soutient les deux protagonistes: Jasper, un avicen qui apporte indéniablement la touche d'humour, Ivy la meilleure amie de Echo, elle aussi avicen et Dorian, le fidèle garde drakharin de Caius. Dans cette aventure, chacun se découvre une facette de lui-même qu'il ne connaissait pas. Ces 3 là, bien que secondaires, sont très attachants et j'espère qu'ils auront plus de poids dans le second tome. La petite troupe ensemble est bien plus intéressante! 

Quant au scénario, je l'ai trouvé par moments trop superficiel. L'auteure tient là une mythologie intéressante et je trouve qu'elle n'a pas trop creusé son sujet. Certes, Echo est notre héroine et est donc sous les feux des projecteurs, mais à côté on plonge dans un univers fascinant qui est à peine effleuré. La quête m'a semblé trop rapide et simple, passant outre de nombreuses questions. J'avoue que c'est le dernier quart du roman qui m'a principalement tenue en haleine. Je n'avais pas vu venir la révélation principale et j'ai particulièrement apprécié ce retournement de situation. Pour autant, de nombreuses questions viennent s'ajouter à celles déjà présentes. J'espère donc que Mélissa Grey va approfondir son univers, parce qu'au-delà de l'aventure, elle tient là une mythologie qui mérite qu'on s'y intéresse.

vendredi 26 juin 2015

Sword Art Online Progressive Vol.1

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  • Nom: Sword Art Online Progressive de Reki Kawahara, Kiseki Himura
  • Lu en: français
  • Pages: 188 pages
  • Sorti le: 25 juin 2015
  • Editeur: Ototo manga
  • Genre: Shonen (action, RPG)
  • VO: paru sous le même nom en juin 2013

Tout comme dix mille autres joueurs, Asuna Yûki est piégée dans la forteresse d’Aincrad au cœur du monde virtuel de Sword Art Online. Complètement inexpérimentée, elle éprouve des difficultés à s’adapter à ce nouvel univers, mais très vite sa volonté farouche de survie la pousse à combattre en première ligne. Elle y rencontre Kirito, un mystérieux joueur solo bien résolu à terminer le jeu.
Suivez Asuna et Kirito dans leur conquête de l’Aincrad, étage par étage.

Un grand merci à Ototo pour l'envoi de ce manga.

QUEL.BONHEUR. Comme j'attendais cette sortie avec impatience! Pendant de nombreuses semaines, j'ai longuement hésité à craquer pour le light novel en anglais. Mais des que la sortie française du manga a été annoncée, j'ai attendu. Et j'ai bien fait! Ce manga est un pur régal, comme je m'en étais doutée. Il faut dire que ce reboot de l'histoire originale nous emmène au coeur même de l'Aincrad. On reprend les mêmes et on recommence.

Alors que le light novel "classique" est conté par Kirito, ici, c'est Asuna notre héroine. J'ai trouvé ce changement de narrateur très réfléchi car il apporte une autre dimension à l'histoire. Alors que Kirito est un joueur sure de lui, Asuna est une jeune fille qui a peur. Je l'admirais déjà beaucoup mais ce sentiment s'est intensifié. Asuna n'était pas destinée à être coincée dans SAO, prenant par hasard la place de son frère et la peur l'étreinte. Quand bien même, cette fille dont la vie réelle ne tournait qu'autour de ses performances scolaires pour faire honneur à sa famille, va démontrer à quel point elle en veut. Pas question de se morfondre, il faut se battre! 

L'intrigue nous ramène donc au point de départ. La bataille du premier boss se prépare et plusieurs protagnistes sont introduits. Si je n'ai eu aucune surprise - il faut dire que l'épisode 2 de l'anime exploite déjà tout ce scénario - j'ai bien aimé découvrir tous les nouveaux détails. Car dans SAO Progressive, on prend le temps. C'est fouillé, expliqué. C'est un plus indéniable à l'univers que l'on connait déjà! L'adrénaline monte, jusqu'au premier combat. Les joueurs découvrent que rien n'est jamais acquis dans ce jeu et qu'il faut pouvoir faire équipe. Ensemble, pour être plus fort! 

Quant à Kirito, il tient un rôle plutôt secondaire. Il est bien sur présent des le départ mais on en a une autre vision. Il semble plus cool, léger, voire même carrément drôle! Sa rencontre avec Asuna est épique. On sent d'emblée que ces deux là n'en ont pas fini l'un avec l'autre! J'ai beaucoup apprécié cette nouveauté dans le scénario d'origine. La relation entre les deux héros devient encore plus crédible à mes yeux. On se rend compte du nombre d'épreuves qu'ils vont traverser ensemble. Leur lien n'en est que renforcé. Quel régal!! Il faut dire que j'affectionne tout particulièrement ce duo! 

Enfin, petit mot sur le graphisme que j'ai trouvé tès agréable, quoiqu'un peu trop sombre concernant les scènes de combat. L'illustration se rapproche énormément de celle d'abec ou de l'anime, ce qui rend le manga très beau visuellement (et nos personnages sont enfin eux mêmes!). L'objet quant à lui est toujours aussi bien présenté, propre et soigné, avec du papier de qualité. Que demander de plus, si ce n'est d'avoir déjà la suite? Vivement!

mercredi 24 juin 2015

Fate/Zero Vol.1

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  • Nom: Fate/Zero de Shinjirô, Gen Urobuchi (Type-Moon)
  • Lu en: français 
  • Pages: 200 pages
  • Sorti le: 27 février 2014 
  • Editeur: Ototo Manga
  • Genre: Seinen (action, fantastique)
  • VO: paru sous le nom Fate/Zero フェイト/ゼロ en septembre 2011

Il y a de cela deux cents ans, trois familles ont décidé d'unir leurs pouvoirs pour atteindre l' « autre côté du monde ». Les Einzbern, Les Makiri et les Tôsaka. Ils unissent leurs forces et leurs connaissances secrètes pour recréer le Saint Graal et fabriquer le « Récipient ultime ».
Cependant ce calice ne peut réaliser le vœu que d'un seul être humain. La collaboration entre les magiciens se transforme alors en conflit violent et sanglant. Après trois défaites consécutives dans sa conquête du Saint Graal, la famille Einzbern est bien décidée à vaincre cette ultime bataille. Elle engage le redoutable Emiya Kiritsugu, plus connu sous le nom de Tueur de Mages, et lui confie une relique qui lui permettra  d'invoquer le plus puissant des Servants parmi les Esprits héroïques : Saber.

Depuis ma découverte de Fate/Stay Night Unlimited Blade Works, j'avais très hâte de découvrir Fate/Zero, le préquel. En effet, l'histoire prend place 10 ans auparavant et dévoile tous les secrets de la 4ème Guerre du Saint Graal. Avec Fate/Stay Night, quelques flashbacks étaient proposés mais le mystère restait toujours entier. Aussi, quel ne fut pas mon plaisir de me plonger dans ce premier tome et de retrouver cet univers particulier.

D'emblée, je peux dire que j'ai pris mes marques assez rapidement. Pour les novices, ce premier volume prend le temps d'expliquer ce qu'est la guerre  du Saint Graal, son rôle et comment on l'obtient. On rencontre alors quelques uns des personnages principaux ainsi que leur servant respectif. Quel régal  de retrouver ces servants que je connaissais déjà! Je pense notamment à Saber, Lancer, Rider, Gilgamesh. Ces esprits héroïques sont néanmoins différents de Fate/stay Night, tout du moins pour Rider et Lancer. 

Parmi les personnages, Kiritsugu Emiya - le père adoptif de Shirou - est le héros principal. Animé par un idéal particulier (repris par Shirou 10 ans plus tard), Emiya est prêt à tout pour obtenir le Graal. Il invoque alors la grande Saber. Un personnage que j'aimais déjà dans Fate/Stay Night mais qui restait énigmatique. Avec ce premier tome, l'identité de Saber est totalement dévoilée et j'avoue que je me suis régalée. Comme je l'ai toujours pensé, Saber est une guerrière, une vraie et une jeune femme très attachante. Par ailleurs, Kotomine est une figure que je connaissais également. Son personnage se révèle mystérieux mais intéressant ici car on sent qu'il est influencé par l'esprit de L'Eglise, qui se veut médiatrice. Cela promet de futures révélations j'en suis sure. Enfin, il faut que je mentionne le père de Rin Tohsaka qui risque lui aussi de me surprendre, vu le servant qui l'accompagne! 

Le manga se met très vite en place et la guerre du Graal débute quasi directement. Entre quelques moments de présentation, on sent le danger augmenter et on se délecte de découvrir les participants. Quant à moi, j'ai encore pris plus de plaisir, sachant que fate/zero va m'apporter toutes les réponses à mes questions. C'est un véritable complément à fate/stay night, à un autre niveau. Ici, la guerre sera sanglante et sombre, ça ne rigole pas. Les protagonistes ont un parcours différent, ils sont vraiment impliqués. Je pense que la suite va être aussi prenante qu'intéressante!

Niveau graphisme, je n'ai pas grand chose à dire, le design est très beau, c'est clair, bien présenté. Le manga est un bel objet d'ailleurs avec sa superbe couverture. Ce premier tome est donc une réussite, une belle mise en bouche. Tout est bien dosé. On se prend au jeu de cette guerre et on attend qu'une chose.... connaitre la suite! 

mardi 16 juin 2015

Fin de Partie [Night School #5]

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  • Nom: Fin de Partie [Night School #5] de C.J Daugherty
  • Lu en: français
  • Pages: 391 pages
  • Sorti le: 11 juin 2015
  • VO: paru sous le nom "Endgame" en juin 2015

A Cimmeria, la paranoïa a enfin cessé: la taupe a été débusquée, mais à quel prix ! Les pertes sont lourdes et les Nocturnes, un genou à terre, sont obligés de battre en retraite pour panser leurs plaies. Nathaniel a remporté la bataille, pourtant sa victoire a un goût amer et il ne semble pas décidé à porter le coup final, malgré la monnaie d'échange qu'il possède et les enjeux colossaux de cette guerre farouche. C'est désormais à Allie de garder la tête froide dans cette fin de partie où, plus que jamais, amour et pouvoir avancent main dans la main.

Un grand merci à la Collection R pour l'envoi de ce livre.

Et voilà, la fin est arrivée.... j'ai toujours ce pincement au coeur lorsque j'arrive au terme d'une saga, encore plus quand je l'apprécie. Je n'aurai pas vu défiler les 5 tomes de Night School, tant j'ai été prise dans l'histoire. Pourtant, quand on assiste au grand final, on se dit que l'histoire d'Allie aurait pu se clôturer en deux tomes. Mais j'ai aimé faire partie de Cimmeria, j'ai aimé regarder les personnages évoluer. Night School est un monde à part, et quand bien même, le déroulement final était un peu prévisible, la saga n'en reste pas moins une belle valeur sûre.

Après les événements catastrophiques du tome 4, les élèves autant que les professeurs, sont sur le pied de guerre. Cette fois, la partie est bien lancée et est sur le point d'être terminée. Il faut juste que Allie et ses amis trouvent la bonne stratégie pour faire avancer leurs pions. Dans fin de partie, exit les cours et les petits problèmes existentiels et bonjour les opérations d'élites, stratégiques, et réfléchies pour enfin arrêter Nathaniel. On entre de plein fouet dans une ambiance radicalement différente des précédents tomes et j'ai vraiment adoré.

Chaque personnage prend ici conscience de l'ampleur de la tâche et chacun y met du sien. Nous avançons avec un groupe soudé, qu'on ne peut qu'apprécier. Je pense bien sur à Rachel, Nicole, Zoé, même la rouquine Katie m'aura surprise!!! Quant à Allie, elle fait preuve ici d'une belle maturité. Bien entendu, elle est tellement obnubilée par la disparition de Carter qu'elle passe à côté de révélations concernant ses amis, mais ça ne la rend pas moins attachante. Dans ce tome, elle fait preuve de discernement et montre une grande combativité. Allie, c'est le pilier des opérations et elle prendra son rôle très à coeur. On ne peut que l'approuver. Mieux encore, la relation avec les professeurs s'intensifient, chacun se considérant d'égal à égal. Je pense à Isabelle, qui tient un rôle majeur ici, ou alors à Raj que j'ai toujours adoré! Par contre, s'il y en a un qui brille par sa grande absence, c'est Sylvain. Autant il fut un des plus grands personnages de la saga durant les 4 précédents tomes, autant ici, il est tellement discret qu'on en vient à l'oublier.

Malgré la lenteur de certains moments, on ne s'ennuie jamais dans ce dernier tome. L'ambiance si particulière rend le récit totalement addictif qu'il nous oblige à tourner les pages encore et encore. Comme les élèves de Cimmeria, on a une boule au ventre et on a qu'une envie: que cette histoire malsaine et dangereuse soit enfin terminée et que chacun soit enfin heureux. L'action arrive toujours à point nommé, ce qui nous stresse davantage. On s'inquiète pour nos personnages et on ne souhaite que le meilleur pour eux.

Et si la fin est relativement attendue et prévisible, elle n'en reste pas moins logique et impressionnante. Quand on regarde en arrière, on se rend compte du chemin parcouru pour en arriver là et c'est phénoménal. Les personnages ont tellement grandi, évolué! Une chose est sure, ils vont beaucoup me manquer. Ils auront beau avoir joué avec mes nerfs, je m'y suis attachée! Night School se conclut de la meilleure manière qui soit, et démontre que c'est une saga à lire. C.J Daugherty a imaginé un monde complexe mais réel et grâce à sa superbe plume, l'a rendu aussi intéressant qu'addictif.  Je n'aurai qu'une dernière chose à dire: bon vent à tous nos personnages....