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mardi 30 janvier 2018

Trois de tes secrets de Julie Buxbaum

trois de tes secrets

  • Nom: Trois de tes secrets de Julie Buxbaum
  • Lu en: français
  • Pages: 384 pages
  • Sorti le: 18 janvier 2018
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom Tell me three things le 5 avril 2016
  • Tome Unique

Nouvelle dans un lycée huppé de Los Angeles, Jessie ne se sent pas à sa place. Alors qu’elle songe à rentrer à Chicago, elle reçoit un mail providentiel et… anonyme : un expéditeur inconnu lui prodigue de précieux conseils pour s’intégrer et éviter les pièges de Wood Valley. Jessie ignore tout de son ange gardien mais décide de lui faire confiance. Pour faire tomber le masque, elle l’incite toutefois à lui révéler trois de ses secrets…

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Trois de tes secrets a retenu mon attention lorsque Pauline, de l'équipe PKJ, en a parlé sur Twitter. Son enthousiasme était tel que je fus intriguée. J'apprécie lire de bons romans contemporains et j'avais le sentiment que celui-ci me plairait. Ce que je ne doutais pas, c'était à quel point! Si j'avais eu le cran de faire nuit blanche, j'aurai lu le roman d'une traite. 

Il faut dire que le style est d'emblée hyper addictif. Je l'ai commencé en fin d'après midi, par curiosité et j'avais déjà avalé plus de la moitié sans m'en rendre compte. La plume, fluide, est très agréable. Mais ce qui nous tient en haleine, c'est de connaitre la véritable identité de Pep.

Pep, pour Personne-en-Particulier, qui se présente à Jessie derrière des mails afin de l'aider à se faire une place au sein du lycée de Wood Valley. Suite au remariage de son père, l'adolescente doit quitter sa vie à Chicago pour la huppée Los Angeles. Un changement radical qui est extrêmement difficile pour la jeune fille qui ne se sent pas du tout à sa place. Il faut dire qu'à Los Angeles, les choses et les gens peuvent paraitre surfaits. Mais en grattant un peu la surface, on se rend compte que pour la plupart, il s'agit de maintenir une facade. 

Lorsque Jessie débarque à son nouveau lycée, son statut de nouvelle fait vite le tour. Mais grâce à Pep, elle va peu à peu trouver sa place - non sans difficultés - se faire des amies et accepter cette nouvelle vie. Ses échanges avec Pep sont ce qui la fait tenir et nous, lecteurs, on adore ça. Pep est vraiment le personnage central de l'histoire. On a envie de connaitre son identité tout de suite. Mais le garçon est mystérieux et avec Jessie on apprend à le connaitre via quelques secrets partagés. 

J'ai adoré leurs échanges. J'y ai retrouvé un peu cette connexion que j'ai avec mon meilleur ami, que je ne peux pas voir réellement (merci la distance) mais avec qui je peux parler de tout, de rien, n'importe quand, du jour ou de la nuit. Entre Pep et Jessie, c'est un peu la même chose. On sent une aisance naturelle, un lien particulier qui se construit. Pep est intelligent, enigmatique, abîmé. Jessie est sensible mais battante, sincère. Ils se comprennent. Se complètent. C'est vraiment fort. 

Bien entendu, la jeune fille rêve de le rencontrer. On échaffaude alors des théories sur la véritable identité de Pep. Car dans la vraie vie, Jessie ne reste pas seule dans son coin. Non, autour d'elle gravite trois garçons, tous potentiellement Pep. Par choix, je ne vous parlerai ni de Caleb, Ethan ou Liam. Parce que mon préféré s'est aussi révélé être la bonne personne. Et cette découverte là, il faut la faire en lisant. Autant vous dire que j'avais le sourire niais à la toute fin. 

Par ailleurs, ce livre n'est pas seulement une histoire d'ados qui se parlent par écrans interposés. C'est tout un contexte plus complexe: la perte d'un être cher, recommencer de zéro ailleurs, se rendre compte que le monde entier ne tourne pas autour de nos émotions, notre douleur, accepter le renouveau, s'adapter. La famille a une belle place dans ce roman et j'ai totalement apprécié cet aspect. Bien que l'image de Los Angeles soit un peu cliché, Jessie est restée une fille simple et humaine, avec ses doutes, ses interrogations, ses qualités, ses défauts, son naturel. Elle n'est pas tombée dans les travers, elle est restée elle-même malgré cette jungle hostile que représente son lycée huppé. 


En bref, Trois de tes secrets est un roman aussi sérieux que drôle qu'intelligent. Il traite de plusieurs sujets qui devraient faire écho chez beaucoup de lecteurs. L'histoire est très bien dosée, proposant diverses thématiques mais au final, ce qu'on retiendra, c'est le sourire niais qu'on a vissé au visage après avoir tourné la dernière page. Du rire aux larmes, Julie Buxbaum nous livre un roman fort à lire sans plus attendre.


mercredi 24 janvier 2018

Eliza et ses monstres de Francesca Zappia

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  • Nom: Eliza et ses monstres de Francesca Zappia
  • Lu en: français
  • Pages: 400 pages
  • Sorti le: 18 janvier 2018
  • Editeur: Collection R
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom Eliza and her monsters le 30 mai 2017
  • Tome Unique

Dans la vie de tous les jours, Eliza Mirk est une fi lle timide, intelligente, un peu étrange et... qui n'a pas d'amis. Dans sa vie en ligne, Eliza est LadyConstellation, créatrice anonyme de La Mer infernale, un webcomic extrêmement populaire. Avec des millions de followers et de fans à travers le monde, son alter ego est une véritable star. Mais Eliza ne peut s'imaginer aimer le monde réel plus qu'elle n'aime sa communauté numérique. Puis, un jour, Wallace Warland arrive dans son lycée et Eliza va vite se demander si la vie ne mérite pas d'être vécue hors ligne...

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Eliza et ses monstres était le roman YA que j'attendais impatiemment de découvrir dans la collection R et je ressors de cette lecture avec beaucoup d'émotions, dans un tourbillon de questions, de sentiments, de ressentis. Je crois que c'est l'un des meilleurs young adult contemporain que j'ai pu lire, pourtant j'avais un peu d'appréhension avant de le commencer car j'avais peur que l'univers du fanart ne me plaise pas. Je ne suis pas trop fanart, fanfiction, et tout ce qui est webcomic voire même webwriting mais j'ai trouvé le propos hyper juste, abordé avec délicatesse et intelligence. Car finalement peur importe la passion, ici celle du dessin et de la BD, quand celle-ci prend tellement le pas sur votre vie privée, le résultat est le même.

C'est le cas d'Eliza qui partage son identité entre celle de tous les jours où elle est l'insignifiante, la transparente et la très introvertie Eliza Mirk. Pas d'amis, pas de discussions, beaucoup de silence pour une fille qui est dans sa bulle. On ne sait pas tellement si c'est elle qui a un trouble social, si elle souffre réellement de marginalisation et d'exclusion voire de dépression car chez Eliza on sent qu'elle recherche un peu cette solitude amie, ce besoin d'observer les choses de loin sans y participer. Puis il y a LadyConstellation, son identité virtuelle sur le web, créatrice de La Mer infernale, un webcomic qui attire des millions de fans. Et ce n'est pas rien car Eliza réunit une grosse somme d'argent grâce à la vente de produits dérivés issus de son oeuvre de SF. Elle aime sa communauté numérique, ses abonnés, ses followers et ne vit que pour dessiner et créer. Elle vit son histoire à fond, la ressent et tout son être vibre que pour ça. Mais là encore elle ne s'immisce pas dans cette communauté et garde l'anonymat aussi bien que la discrétion. Puis un jour, un nouveau, Wallace débarque dans son lycée. Il ne parle pas mais il est fan de La Mer infernale qu'il transpose en roman...

Eliza m'a beaucoup touché et en même temps parfois je ne la comprenais pas. C'est ce sentiment oscillant sans arrêt entre affection et incompréhension qui a rendu ma lecture attachante. Surtout aussi parce que mon adolescence n'a pas été facile, très solitaire également. On va suivre la relation d'Eliza et de Wallace avec dans l'esprit le fait qu'elle garde un secret important vis-à-vis de lui. Quelque chose qui pourrait bouleverser leur complicité naissante. Eliza est solitaire, certes et j'ai pu la comprendre : préférer sa passion à la vraie vie, vivre une vie sur les réseaux et par le biais de sa passion plutôt qu'interagir avec sa famille, avec les gens de son lycée. Parfois quand la réalité nous déçoit, on préfère vivre et s'investir dans nos passions, nos vocations, ce qui nous procure du bonheur. Mais Eliza a des défauts et pour moi elle est égoïste voire égocentrique. Ne pas remarquer certaines choses chez ses frères, c'est comme si elle avait des oeillères et que rien d'autre ne compte hormis son webcomic. C'est assez affolant et déroutant à la fois. On essaie de se mettre à la place des parents, inquiets et qui aimeraient avoir une adolescente normale et qui ne se replie pas sur elle-même. Donc on évolue dans ce climat qui peut-être pesant et difficile parce qu'Eliza est une fille brillante et intelligente, qui a du talent et énormément de choses à apporter autour d'elle. Mais elle ne s'en donne pas la peine...

Tandis que Wallace ne parle pas pour des raisons plus graves et qui nous apparaît comme un jeune homme sympathique, bon et généreux. Le lien entre Eliza et lui est incroyable, né d'une passion et d'une complicité. Il y a un vrai partage, une confiance qui va s'ébranler face aux secrets d'Eliza... Pourtant impossible de lui en valoir car si Eliza garde ses secrets, elle va apprendre progressivement à baisser sa garde, à se faire violence, à faire des efforts, à rencontrer les amis de Wallace. Le roman est très bien écrit, de cette plume pleine de sensibilités, de style, de subtilités psychologiques car l'héroïne n'est pas facile à cerner. J'ai également adoré le côté intimiste et immersif du roman qui nous plonge dans les pensées d'Eliza, mais aussi dans toutes ses réflexions et sa manière d'agir. Ainsi Eliza et ses monstres est un YA contemporain qui mise tout sur la psychologie de son héroïne et sur ses interactions avec son entourage.


En bref, c'était une chouette lecture sur le malaise adolescent, le manque de sociabilité, la marginalisation mais aussi sur l'art et la créativité. C'est assez dépaysant de voir comment le processus de création artistique peut couper l'adolescence de tout un monde. Ce fut une lecture très intéressante sur les mécanismes de protection de soi, qui évoque de manière originale la quête identitaire, la confiance en soi et en autrui et qui pousse à avancer, à se dépasser pour trouver le bonheur. Un roman YA incontournable de 2018!

chronique_lael

jeudi 18 janvier 2018

Rendez-vous à Central Park [ Coup de foudre à Manhattan #2] de Sarah Morgan

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  • Nom: Rendez-vous à Central Park [ Coup de foudre à Manhattan #2] de Sarah Morgan 
  • Lu en: français
  • Pages: 480 pages
  • Sorti le: 31 mai 2017
  • Editeur: Harlequin
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom Sunset in Central Park le 30 aout 2016
  • Tome Antérieur: Tome 1

Depuis le désastreux divorce de ses parents, Frankie a un avis arrêté sur l’amour : ce n’est pas pour elle. La vie qu’elle s’est construite à New York, entre son passionnant métier de botaniste et son indéfectible groupe d’amis, lui convient parfaitement. Et si Matt, le frère aîné de sa meilleure amie, est le portrait-robot de l’homme idéal – célibataire, fiable et furieusement sexy –, elle se contente très bien de leur relation platonique. Mais, quand ce dernier décide de briser ce fragile équilibre en lui proposant un rendez-vous, Frankie sait qu’elle a un choix à faire : affronter ses peurs ou laisser l’homme parfait sortir de sa vie.

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Quand vous avez besoin d'une lecture doudou, rien de tel qu'un roman de Sarah Morgan! C'est l'assurance de passer un bon moment et de se sentir bien. J'ai donc commencé ce second tome avec joie mais aussi avec un peu d'appréhension. En effet, je n'étais pas certaine d'apprécier Frankie que j'avais trouvé très froide dans le livre précédent. Quelle erreur de jugement! J'ai adoré ce personnage auquel je me suis grandement identifiée.

Frankie reste traumatisée par le divorce de ses parents qui lui a donné une image terriblement négative de l'amour. Avec un père inexistant et une mère qui s'envoie en l'air tous les hommes qui passent, la jeune femme se sent honteuse mais surtout, pense que les histoires d'amour, ça finit toujours mal. Très peu à l'aise dans ce domaine, Frankie a appris à se barricader derrière une forteresse impossible à franchir afin de se protéger. La peur de ressembler à sa mère la tenaille et tout stratagème est bon pour faire l'inverse. Alors qu'elle se pensait à l'abri, ses certitudes vacillent quand Matt, son meilleur ami et le frère de Paige, lui donne un rendez-vous...

J'ai franchement adoré découvrir l'histoire de Frankie et Matt qui évolue avec une certaine lenteur et logique. Frankie est une jeune femme à laquelle je me suis fortement identifiée. Comme elle, j'ai du mal à saisir l'instant présent et le vivre pleinement. Comme elle, j'ai une image de l'amour assez catastrophique. Comme elle, je suis persuadée que ça finit toujours mal et que ça sert à rien de tenter si c'est encore pour avoir le coeur brisé. Comme elle, je n'y connais rien au jeu du flirt et de la séduction. Comme elle, je me laisse guider par ma peur et non mes sentiments. 

Pour moi, c'était donc vraiment très fort. Pour d'autres, Frankie a sans doute pu se révéler fatigante avec ses incertitudes. Tout dépend de ce que chacun a déjà vécu ou pas. J'ai donc beaucoup aimé la voir s'ouvrir, certes avec panique, mais aussi avec courage et honnêteté. Confronter son passé, accepter la réalité et embrasser pleinement ses sentiments. Cela prend du temps mais avec Matt, Frankie sent qu'elle peut enfin aller de l'avant. 

Et on la comprend, Matt est un homme qui fait rêver. Bosseur, surprotecteur, honnête, doux, il incarne un peu un certain idéal. Connaissant Frankie depuis de nombreuses années, il sait comment se comporter avec la femme qui l'aime. Pour autant, Matt était loin de se douter des traumatismes de Frankie. Ce sera d'abord un choc puis une révélation: c'est la femme de sa vie. 

J'ai totalement fondu pour Matt qui se montre extrêmement patient même si il essaie aussi d'ouvrir les yeux à Frankie de manière parfois un peu brute. Une stratégie comme une autre qui fonctionnera et qui démontrera à quel point les deux sont faits pour être ensemble. On ressent toute leur complicité sur bien des sujets - que ce soit leur travail respectif, les films, ou encore Central Park - ainsi qu'une énorme confiance, base vitale pour toute relation. 

Comme toujours avec Sarah Morgan, on termine sur le grand final. Si, dans certains de ses livres cela est très précipité, ici il n'en est rien. Matt et Frankie se connaissent depuis longtemps et s'aiment depuis tout autant. Cette fin m'a parue logique et donc très belle. 


 En bref, j'ai eu un petit coup de coeur pour Rendez-vous à Central Park. Je ne m'attendais pas à autant m'identifier à Frankie, ses peurs, ses doutes, ses barrières. Mais quand l'amour, le vrai, est là, il peut nous donner la force et le courage de regarder ses angoisses en face, et de saisir enfin le moment présent. Voilà une histoire d'amour tout en douceur et confiance qui fait encore une fois rêver. 

mercredi 17 janvier 2018

Nevermoor: The Trials of Morrigan Crow [Nevermoor #1] de Jessica Townsend

Nevermoor

  • Nom: Nevermoor: The Trials of Morrigan Crow [Nevermoor #1] de Jessica Townsend
  • Lu en: anglais
  • Pages: 384 pages
  • Sorti le: 12 octobre 2017
  • Editeur: Orion Childrens Books
  • Fiche: présentation officielle
  • VF: A paraitre
  • Premier tome d'une duologie

Morrigan Crow is cursed. Having been born on Eventide, the unluckiest day for any child to be born, she's blamed for all local misfortunes, from hailstorms to heart attacks - and, worst of all, the curse means that Morrigan is doomed to die at midnight on her eleventh birthday. But as Morrigan awaits her fate, a strange and remarkable man named Jupiter North appears. Chased by black-smoke hounds and shadowy hunters on horseback, he whisks her away into the safety of a secret, magical city called Nevermoor. It's then that Morrigan discovers Jupiter has chosen her to contend for a place in the city's most prestigious organisation: the Wundrous Society. In order to join, she must compete in four difficult and dangerous trials against hundreds of other children, each boasting an extraordinary talent that sets them apart - an extraordinary talent that Morrigan insists she does not have. To stay in the safety of Nevermoor for good, Morrigan will need to find a way to pass the tests - or she'll have to leave the city and confront her deadly fate once and for all.

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~ ENGLISH REVIEW~ 

Well, for my first book in english this year, I started with a wonderful book! I loved it!! It was really surprising and quite worrying too. The world imagined by Jessica Townsend was awesome. I was really taken aback by her style, for a middle grade, it was not always easy to understand at first but then it became simple and clearer. I loved everything in this book, the background, the magic and the characters. Morrigan is a girl I appreciated, she is endearing. The plot was interesting, I loved the tournament and the tension between the characters who want to win. I really enjoyed Nevermoor, his style, his magical atmosphere and the overflowing imagination.

J'ai ADORE!! Et je vous avoue que je démarre fort avec cette première lecture en VO. Ne vous fiez pas au middle grade car cette lecture, en anglais est assez soutenue. Déjà un conseil si vous choisissez de lire ce livre en anglais, préférez le hardback qui est juste époustouflant. L'intrigue ne pouvait que me plaire, nous sommes dans de la fantasy et cela dans un univers merveilleux mais également très inquiétant. Tout d'abord le personnage de Morrigan m'a rappelé l'héroïne de Furthermore, une sorte d'Alice au Pays des merveilles qui tombe ici presque par enchantement dans une ville fabuleuse révélant des secrets improbables. A commencer par ce Jupiter North, une Mary Poppins au masculin qui la sauve d'un destin tragique car de là où elle vient, Morrigan est détestée, méprisée.

Tout dans Nevermoor est assez étonnant : les lieux sont totalement féériques et fantaisistes. L'Hôtel Deucalion abrite une palette de personnages merveilleusement éclectique, à commencer par son patron, l'énigmatique et charismatique Jupiter, membre de la Wundrous Society et qui sait des choses que d'autres ne savent pas. Il y a Fenestra le magnificat (un chat!) qui parle, Jack le neveu maussade de Jupiter et un nain vampire qui déambulent à travers les étages. Le fumoir aux vapeurs parfumées réveillant tous les sens et la salle des ombres où l'imagination entraînera le lecteur dans un voyage étourdissant. Mais il y a aussi des mauvais côtés à Nevermoor, des histoires sombres de sorcières, de Wundersmith (sorte de croquemitaine) et du Gossamer (que je traduis par une sorte d'espace-temps, un brouillard opaque et onirique qui permet de voir des choses sans être vu). Autant d'idées brillantes, de situations captivantes qui nous plongent dans une ambiance enchanteresse à mi chemin entre Harry Potter (et la Coupe de Feu en référence aux épreuves/tests/ du Tournoi de la Wundrous Society), Mary Poppins, Furthermore de Tahereh Mafi et même L'histoire sans fin.

Les personnages sont hauts en couleurs, l'intrigue est fascinante et les décors superbes! Nous découvrons que Morrigan est une héroïne attachante qui n'a jamais connu le sentiment d'appartenance ni même l'amour familial. Son père est resté froid et distant tandis que les citoyens de Jackalfax croient que Morrigan est un fléau pour leur communauté. À Nevermoor, on considère que Morrigan est entré illégalement et les autorités locales sont déterminées à l'envoyer chez elle. On a donc affaire à une héroïne rejetée de tous qui évolue pourtant de manière positive, s'efforçant de rester naturelle, de suivre son instinct.

Le tournoi de la Wundrous Society comprend quatre étapes pour évaluer les enfants de Nevermoor et j'ai adoré suivre chaque épreuve qui visent à analyser la personnalité de chaque candidat avant les capacités extraordinaires. Les complots et trahisons sont inévitables avec des centaines de concurrents en lice, car chacun veut faire partie des trois finalistes. Les ténèbres descendent au-dessus de Nevermoor quand le méchant et désagréable Wundersmith s'immisce dans le coeur de Morrigan.


En bref, j'ai beaucoup aimé ma lecture car Nevermoor est comme je m'y attendais : un conte de fée éclatant d'imagination et d'énergie, rempli de métaphores et d'images, fantasque et enchanteur, tellement copieux et dense. J'ai passé un superbe moment de lecture parfois un peu complexe car le middle grade n'est pas forcément le plus facile à lire en anglais et jamais on ne s'ennuie. C'est très bien écrit et j'ai surtout hâte de lire la suite de ce conte imaginatif et irrésistible !

chronique_lael

 

mardi 16 janvier 2018

[Cinéma] Downsizing

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  • Nom: Downsizing
  • Avec: Matt Damon, Kristen Wiig, Christoph Waltz
  • Genre: Comédie 
  • Sorti le: 10 janvier 2018

Pour lutter contre la surpopulation, des scientifiques mettent au point un processus permettant de réduire les humains à une taille d’environ 12 cm : le "downsizing". Chacun réalise que réduire sa taille est surtout une bonne occasion d’augmenter de façon considérable son niveau de vie. Cette promesse d’un avenir meilleur décide Paul Safranek  et sa femme à abandonner le stress de leur quotidien à Omaha (Nebraska), pour se lancer dans une aventure qui changera leur vie pour toujours.

Hier, par une froide soirée de Janvier, je me suis rendue, en très bonne compagnie, au cinéma pour regarder Downsizing. L’amer sentiment que j’en ai eu à la sortie, c’est celui d’une histoire manquée, une histoire avortée. De l’image du film, au résumé en passant par la bande-annonce, on nous annonce un blockbuster où le potentiel cinématographique atteindrait des sommets. Le premier acte - donc les 30 premières minutes du film - est digne d’un véritable chef-d’œuvre, la science fiction est bel et bien là, nos attentes comblées et notre appétence pour la suite grandissante. 

Toutefois, les motivations premières du film, donc le Downsizing, se perdent complètement par la suite. Ce qui doit être au centre : la réduction de l’être humain, n’est au final qu’un prétexte à une histoire sociale. Le film qui nous émoustille avec ses nombreuses perspectives et ses premières images se détourne subitement de ses origines pour relater une aventure humaine.

Ainsi, malgré la profondeur des rencontres, la drôlerie de certains passages et l’idée transcendante de base, j’ai eu la désagréable impression de m’être fait dupée.  Ne vous attendez pas à une science fiction grandissante, car l’utilisation de la réduction de l’être humain est plus une excuse aguicheuse, que le sujet principal. En revanche, si vous êtes un adepte des comédies de vie alors foncez !
Comme dit le proverbe « L’habit ne fait pas le moine » c’est exactement ce que j’en retire de cette projection. Sous des habits très grands, nous sommes face à une comédie supplémentaire. Le Downsizing s’évapore doucement et Matt Damon avec. Son charisme, son intensité et ses ambitions des premières minutes laissent place à un homme insipide, mou et mielleux.

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De plus, l’utilisation de la miniaturisation pour marquer l’altruisme, le voyage, l’amour et la remise en question m’a vraiment dérangée. Est-on obligé d’être réduit pour avoir accès à cela ? N’y-a-t ‘il pas des choses différentes à traiter quand on évoque la réduction de l’être humain ?
Les proportions du début disparaissent et se transforment en piqûre de rappel et non comme leitmotiv. Où est passé le Matt Damon qui voulait voir sa vie transformée pour quelque chose de meilleur ? Où sont passés les avertissements du monsieur aigri au bar concernant le droit de vote, l’économie mondiale, la dictature ?

La SF aurait donc été pour M.Payne un moyen de mieux montrer les inégalités de notre société ? C’est un film qui ne sait où se placer entre le sujet qu’il met en avant et la réalité cinématographique. Le réalisateur nous lance plein de possibilités extrêmement intéressantes dont aucunes ne sont exploitées.

Mais on peut se demander si tous ces défauts ne sont pas aussi la force du film au final. Toutes ces questions sans réponses conduisent le spectateur à une grande réflexion.  Nous n’en sortons pas entièrement satisfaits, nous en sortons perplexes, pleins de questionnements et nous cessons d’en parler. N’est-ce pas cela force d’un bon film aussi ? Le fait qu’il ne soit pas forcément servi du début à la fin sur un plateau d’argent mais qu’au contraire il nous laisse nombre de fils que l’on peut attraper, imaginer, manier, réinventer encore et encore.


En bref, le film reste bon, il a cette ambiance légère et humaine très ancrée dans la réalité. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une bande annonce mensongère où le réalisateur abandonne son idée principale. La pertinence du récit est incontestable, toutefois Alexander Payne abandonne tout ce qu’il avait introduit et ne tire pas profit de la merveilleuse création de Paul Safranek, jugeant préférable de faire de Downsizing une satire sociale américaine.

chronique_lucie


dimanche 14 janvier 2018

[Cinéma] Wonder

affiche wonder

  • Nom: Wonder
  • Avec: Jacob Tremblay, Julia Roberts, Owen Wilson
  • Genres: Drame, Famille
  • Sorti le: 20 décembre 2017 

August Pullman est un petit garçon né avec une malformation du visage qui l’a empêché jusqu’à présent d’aller normalement à l’école. Aujourd’hui, il rentre en CM2 à l’école de son quartier. C’est le début d’une aventure humaine hors du commun. Chacun, dans sa famille, parmi ses nouveaux camarades de classe, et dans la ville tout entière, va être confronté à ses propres limites, à sa générosité de coeur ou à son étroitesse d’esprit. L’aventure extraordinaire d’Auggie finira par unir les gens autour de lui.

Je connais Wonder depuis qu'il est sorti chez Pocket Jeunesse, pour autant je n'ai jamais pris le temps de lire ce roman. A la sortie du film, je m'étais dit qu'il était impératif que je le voie. Les avis étaient excellents et à l'heure où j'écris ces lignes, j'avais vraiment besoin de voir un film qui allait me gonfler d'amour. 

 Je peine à écrire un avis cohérent tant le film m'a touchée. Auggie est né avec une défiguration qui a nécessité 27 opérations afin qu'il puisse voir, respirer et entendre correctement. Malheureusement, si le petit garçon est ainsi plus autonome, son visage reste déformé. A l'âge de 10 ans, sa mère lui propose d'aller à l'école, la vraie. Commence alors pour Auggie une nouvelle épreuve, celle de s'intégrer parmi les enfants de sa classe mais aussi au sein de l'école tout entière. 

J'ai adoré suivre Auggie autant que j'ai stressé pour lui. Tout ce qui est différent attire le regard et le pauvre enfant n'y échape malheureusement pas, souffrant de moqueries, de jugement. C'est très difficile et pourtant réel. Qui ne subit pas de moqueries, pour tout et n'importe quoi? Alors imaginez-vous avec une défiguration... les chuchotements, les rumeurs, l'isolement, la critique... C'est révoltant mais il faut faire avec. Dans ce monde difficile, même à 10 ans, il existe néanmoins des gens, petits comme grands, capables de prendre du recul et de voir au delà des apparences. Et certains camarades de Auggie vont vite se rendre compte qu'au delà de son simple visage, il y a un petit garçon trop cool, drôle et hyper intelligent. 

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Quelle ne fut pas ma surprise de voir qu'on ne suivait pas uniquement le point de vue de Auggie. Sa soeur Via, son ami Jack, ou Miranda, chacun gravite autour du jeune enfant et donne sa version des faits. Cela donne une autre dimension au film et lui apporte une belle profondeur. Quand on se rend compte que Via souffre que ses parents ne la voie pas au profit de son frère, quand Miranda envie la famille de Via, quand Jack apprend à discerner les vrais amis des faux. C'est intense, touchant. 

Le film est donc très bien construit, offrant un très bon rythme. On ne s'ennuie jamais. On se surprend à se considérer comme un membre de la famille nous aussi. On est traversés par tellement de sentiments!! Je salue la performance des acteurs, les jeunes comme Jacob Tremblay ou les plus connus comme Julia Roberts et Owen Wilson. Il y a un certain naturel qui se dégage d'eux, ce qui fait qu'on s'y attache directement. 

Au delà du message principal qui est l'acceptance de l'autre dans sa différence, le film met - souvent avec une bonne dose d'humour - en avant les liens familiaux, les liens d'amitié et aussi l'amour. C'est un excellent cocktail pour passer un très bon moment. 


En bref, je n'ai absolument pas vu le temps passer tant j'ai été captivée par ce film. C'est pour moi un gros coup de coeur. Tout y est: un scénario  bien pensé, des acteurs/personnages attachants, une bande-son parfaite. Wonder est un sans faute, un film qui vous transmet plein d'amour, d'espoir et qui vous donne autant les larmes que le sourire. A voir absolument! 

mardi 9 janvier 2018

54 minutes de Marieke Nijkamp

54 MINUTES

  • Nom: 54 minutes de Marieke Nijkamp
  • Lu en: français
  • Pages: 290 pages
  • Sorti le: 2 novembre 2017
  • Editeur: Hachette Romans
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom This is where it ends le 5 janvier 2016
  • Tome Unique

Opportunity School, Alabama. Les élèves sont réunis pour écouter leur directrice. Ils n’ont qu’une envie : profiter du printemps. Mais lorsque le discours s’achève, l’un d’entre eux, Tyler Browne, verrouille les portes et tire sur la foule. Commencent alors cinquante-quatre minutes de massacre, cinquante-quatre minutes glaçantes racontées dans les messages des victimes à leurs proches et par quatre élèves, à l’intérieur et à l’extérieur de la salle.

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J'avais déjà repéré ce titre lorsqu'il est sorti en VO alors lorsque j'ai su qu'il allait paraître en VF chez Hachette, je n'ai pas hésité une seule seconde. 54 minutes est un roman percutant et extrêmement perturbant puisqu'il aborde sur une thématique dure et tragique, actuelle, inspirée des faits divers qui ont lieu aux Etats-Unis : les fusillades et notamment les tueries au sein d'un établissement scolaire (lycée ou fac). Forcément en partant sur une telle intrigue, 54 minutes ne peut que vous percuter en plein coeur. C'est un roman polyphonique coup de fouet ou coup de poing qui ne vous laissera pas indemne.

C'est la rentrée à Opportunity School - Alabama, les cours ont repris, les élèves se remettent en selle : sport, choix de matières, nouvelles classes et peut-être aussi nouveaux élèves... Nous allons suivre Claire, Tomas, Autumn et Sylvia dans chaque chapitre qui alterne ses quatre points de vue. C'est le matin, il est 10h01 lorsque Claire commence son entraînement de course. Tomas lui, est accompagné de son ami Fareed. Ils ont décidé de sécher les cours pour forcer l'accès au bureau de la principale Trenton. Tomas veut absolument savoir pourquoi Sylvia, sa soeur, est terrifiée à l'idée du retour d'un élève nommé Tyler... Sylv et Autumn sont à l'amphithéâtre et écoutent le discours de bienvenue de la principale Trenton. Toutes les classes sont réunies, les professeurs, les élèves, la salle est bondée lorsque surgit un jeune, arme à feu en main et qui se met à tirer...

54 minutes c'est donc le récit de ce temps écoulé, depuis les touts premiers coups de feu jusqu'à l'intervention du SWAT (police spécialisée dans ce genre d'intervention). 54 minutes de pure terreur, d'épouvante et d'horreur faite de morts, de vengeance, de tueries gratuites et de haine pure... C'est toute l'expression de la violence faite homme. Dès les premières pages, j'ai été happé par ce suspense (il faut dire que je n'avais pas lu le résumé) et que l'ambiance oppressante laisse présager un drame... comme si tout était calme, normal avant la tempête! J'ai vraiment ressenti un malaise palpable dans les toutes premières pages et Sylv introduit cette peur et cette tension, en évoquant Tyler le frère jumeau de Autumn, la colère, la trahison et la jalousie ressenties lorsqu'il a découvert que les deux jeunes filles étaient amoureuses...

Ensuite dès que la fusillade commence, le lecteur est embarqué dans cette tension poignante car les évènements s'enchaînent sans nous laisser une minute de répit. Le lecteur a conscience du compte à rebours qui se joue, où chaque minute écoulée fait un peu plus de morts. L'ambiance est électrique, alerte et complètement redoutable. Le rythme est insoutenable, surtout vers la fin où l'on a qu'une envie : que ça se termine au plus vite pour épargner les victimes encore vivantes, pour sauver les blessés et pour pleurer les morts. Malgré que le roman soit court, je dois avouer que j'ai été bluffée par son côté très complet : tout est expliqué : la fusillade en elle-même, les motivations du tueur, comment il en est arrivé là...

J'ai également beaucoup aimé le choix des points de vue des personnages qui donne à voir toute l'ampleur du drame et comment il est vécu de chaque côté des parties : nous avons le point de vue intérieur, de ceux qui vivent le drame : Autumn, Sylv, Matt qui sont dans le gymnase. Ensuite nous avons Tomas qui est dans l'enceinte de l'école mais qui va tenter d'aider ses camarades en ouvrant les portes... Puis le point de vue de Claire qui est à l'extérieur, a entendu les tirs et avec son ami Chris va alerter la police. Puis il y a un autre point de vue, celui d'Autumn, la soeur de Tyler autrement dit celle par qui tout s'est déclenché. Elle va expliquer la situation familiale, la relation complexe avec son frère, la bouée de sauvetage qu'est Sylv et comment elle arrive malgré l'amour qu'elle porte à son frère, à le haïr pour ce choix destructeur. J'ai aimé que tous ces personnages aient un lien avec Tyler : Claire était son ex petite-amie, Sylv était son ennemie, celle qui lui a enlevé sa soeur, Tomas est le frère de Sylv et Autumn sa soeur.

Cela rend la lecture assez addictive et bien menée. Le seul bémol que j'ai pu voir c'est parfois un récit qui manque de profondeur au profit du sensationnel. L'auteure joue un peu trop sur la corde sensible d'un JT qui ferait les gros titres genre BFM télé (c'est d'ailleurs un peu morbide) Le rythme est basé sur l'action, l'émotion, sur un côté très visuel et scénaristique voire en restant à la surface (tel que ce que l'on peut voir aux infos) alors que j'aurais aimé que l'auteur traite mieux ce sujet de manière psychologique.


 En bref, 54 minutes est un roman saisissant et intense... d'une journée qui vole en éclats, où l'on ressent avec angoisse ce que vivent les personnages : la peur, la pression, l'envie de faire quelque chose, d'aider à leur niveau son prochain. Le récit est poignant et suffisamment stressant pour tenir le lecteur en haleine. J'ai beaucoup aimé même si j'ai été choqué par la cruauté malsaine de Tyler envers sa soeur. On ne peut qu'être touchés par ce genre de roman qui a le mérite de s'attaquer à un sujet d'actualité malheureusement présent et symptomatique de notre société. 

chronique_lael

 

samedi 6 janvier 2018

Simon Thorn et le sceptre du Roi animal [Simon Thorn #1] de Aimée Carter

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  • Nom: Simon Thorn et le sceptre du Roi animal [Simon Thorn #1] de Aimée Carter
  • Lu en: français
  • Pages: 331 pages
  • Sorti le: 11 janvier 2018
  • Editeur: Michel Lafon
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom Simon Thorn and the Wolf's Den le 2 février 2016
  • Premier tome d'une pentalogie

Simon Thorn a le pouvoir de parler aux animaux. À douze ans, il découvre le secret de ses origines : il est un Animalgame, un être capable de se transformer en animal. Et sa première métamorphose pourrait bien décider du destin de tout un peuple, car il l’ignore mais il est l’héritier du roi des aigles et de la reine des loups… en guerre depuis toujours.

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Pour commencer l'année 2018, j'ai jeté mon dévolu sur une lecture qui allait, j'en étais certaine, me plaire. Simon Thorn était dans ma wishlist depuis un moment et je fus ravie de voir qu'il débarquait en français. Sa couverture m'a de suite plu et le contenu fut à la hauteur de cette splendide illustration. 

Le livre démarre au quart de tour avec Simon, 12 ans, qui se rend à son premier jour de classe. Le jeune garçon n'a jamais été apprécié et pour cause: il a la capacité de parler aux animaux. Pris pour un cinglé, Simon subit le harcèlement et plus encore. Ce début, révoltant, est vite balayé par une intrigue bien plus complexe: Simon apprend par sa mère et son oncle qu'il est un Animalgame et l'Héritier d'un Royaume particulier: Celui des Oiseaux ou celui des Mammifères. 

Alors que notre jeune héros tente de comprendre ce qui se passe, les choses s'accélèrent pour nous offrir un rythme effréné qui ne faiblit quasi jamais. Dans sa quête de connaissances, Simon est obligé de braver tous les dangers afin de sauver sa mère, kidnappée par un des Royaumes. Avec l'aide d'une amie d'école, la seule qui ait jamais pris sa défense, Simon s'engoufre au coeur de l'Antre, un Repaire dédié aux 5 Royaumes qui constituent les Animalgames. Alors qu'il pensait sa mission simple, Simon se rend compte qu'il est passé à côté de sa vie et qu'il a une famille qui sort bien de l'ordinaire. 

Voilà une lecture addictive et palpitante qui nous embarque de la première à la dernière page. Il y a tellement de choses à découvrir, de questions à résoudre, de réponses à trouver! J'ai adoré ce côté de l'histoire, découvrir avec Simon ses origines, trembler avec lui lors de situations difficiles, ou compatir à ses sentiments. Simon est un petit gars fort attachant, certes qui fonce tête baissée, mais qui fait preuve de beaucoup de courage et de sang-froid. Avec lui, on fait la connaissance d'une panoplie de personnages tous plus intéressants les uns que les autres.

Aimée Carter a bien travaillé son univers qui se révèle riche, tant au niveau des événements, que des personnages. Malgré beaucoup d'ennemis, Simon se fait de nouveaux amis et c'est toujours ensemble qu'on arrive à mieux avancer. La famille, les amis, des valeurs que j'apprécie énormément et qui sont bien abordées. Parfois, l'amitié est plus forte que les liens du sang, ou inversement... 

C'est une histoire qui ne nous laisse pas le temps de souffler, et malgré le flot de questions incessant, je trouve que l'auteure a bien dosé ses révélations. Certains étaient peut être plus prévisibles que d'autres et j'avoue que je n'avais pas vu venir la fin. Elle m'a beaucoup plu et change bien des perspectives. Je lirai la suite avec grand plaisir. 


En bref, j'ai beaucoup apprécié ce premier tome qui nous fait découvrir le monde des Animalgames. C'est original et palpitant surtout que le livre offre un condensé d'action et en devient totalement addictif. Porté par des personnages très attachants, Simon Thorn et le sceptre du Roi animal m'a convaincue et me laisse avec une vive curiosité quant à la suite. Amateurs de romans jeunesses et de mythologie bien travaillée, foncez! 

***

Simon Thorn et le sceptre du Roi animal a fait l'objet d'une lecture commune avec Maelle du blog The Notebook 14! Sans tarder, n'hésitez pas à aller découvrir son avis sur son blog!

mardi 2 janvier 2018

Nuit blanche à Manhattan [Coup de foudre à Manhattan #1] de Sarah Morgan

nuit blanche à manhattan

  • Nom: Nuit blanche à Manhattan [Coup de foudre à Manhattan #1] de Sarah Morgan
  • Lu en: français
  • Pages: 460 pages
  • Sorti le: 1er mars 2017 
  • Editeur: Harlequin
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom Sleepless in Manhattan en mai 2016
  • Premier tome d'une trilogie

Un nouveau projet, une nouvelle vie, et le ciel de Manhattan pour seule limite. Même si l’entreprise d’événementiel qu’elle vient de lancer avec ses deux meilleures amies est encore au point mort, Paige veut y croire. Mieux, elle a un plan : ne plus jamais laisser la peur de l’échec la paralyser, manger sainement et se tenir aussi loin que possible de Jake Romano – mieux connu sous le nom de « Celui qui lui brisa le cœur ». A partir d’aujourd’hui, Paige ne pense plus au passé, seulement à l’avenir. Sauf que, dès sa première commande, son passé et son avenir se télescopent violemment.

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Après avoir dévoré la série Snow Crystal, il était quasiment impératif pour moi de lire cette autre série de Sarah Morgan. Avec Nuit blanche à Manhattan, on quitte les sommets enneigés pour la grande ville qui bourdonne d'activité, qui scintille de mille feux la nuit et qui oblige ses habitants à vivre à un rythme effréné. 

Paige, Franckie et Eva sont trois amies d'enfance venues s'installer à New York pour se construire une nouvelle vie. Travaillant dans l'événementiel, Paige est certaine d'obtenir une promotion après tous ses efforts. Mais alors que la jeune femme a rendez-vous avec sa boss, elle apprend qu'elle et ses amies sont toutes les 3 virées sur le champ. Une catastrophe pour notre héroine principale qui panique à l'idée que sa vie si bien contrôlée ne le soit plus du tout.

Heureusement, les 3 amies peuvent compter sur Matt, le frère de Paige et Jake, le meilleur ami de ce dernier - et accessoirement le crush de Paige depuis toujours - pour les aider à aller de l'avant: pourquoi ne pas monter sa propre agence? Une idée aussi plausible que dangereuse mais qui séduira le trio. 

Le roman s'axe alors au début sur cet aspect du travail. Comment se lancer dans la jungle des entreprises, surtout à New York? A quoi faut-il penser, anticiper? Un concept intéressant qui m'a bien plu et en même temps qui m'a un peu ennuyée. Oui j'avoue que d'un point de vue personnel, revivre ces étapes de la création de business ne m'a pas sincèrement emballée. J'ai pu néanmoins compatir à l'angoisse des filles quant au démarrage compliqué auquel il faut s'accrocher. Heureusement, Jake est un chef d'entreprise assez prisé qui bosse dur. Grâce à son aide, la société de Paige est très vite lancée.

Démarre alors une certaine routine de travail dans laquelle on suit les filles, leur rôle au sein d'Urban Genie. Bien entendu, c'est autour de Paige que l'histoire est centrée et celle-ci prend rapidement un tournant plus sensuel. En effet, avec Sarah Morgan, il faut d'attendre à de la romance. Et de la romance, on en a avec Paige et Jake. Amis depuis longtemps, les deux jeunes gens sont toujours attirés l'un par l'autre sans pour autant l'assumer. Mais lors d'un événement particulier, Jake ne peut s'empêcher d'embrasser Paige qui en avait toujours rêvé. 

J'ai bien aimé leur histoire car on sent qu'il y a une base solide entre eux. Ils ont un passé commun et une histoire propre qui les rendent attachants, parfois énervants mais très humains. Chacun partage ses appréhensions et ses peurs mais au fond, l'amour est plus fort. Enfin, d'abord le sexe. Car entre Paige et Jake, c'est chaud brûlant et les jeunes gens s'accomodent très bien de cette relation. Mais c'est bien connu, les sentiments finissent par se manifester et ce qu'on croyait sans danger le devient. 

C'est une jolie romance que nous offre Sarah Morgan car les deux personnages sont obligés d'affronter leur ressenti, de les assumer et d'accepter que la vie peut être surprenante, et dans le bon sens. J'ai particulièrement apprécié Jake qui arrive enfin à s'ouvrir sur la fin. Certes, peut être rapidement mais avec l'auteure, cela ne m'a pas surpris, que du contraire. 

Nuit blanche à Manhattan n'est peut être pas un coup de coeur mais c'est encore une fois une vraie lecture doudou bien écrite, crédible et adorable. Si j'ai une petite réserve sur l'histoire de Franckie, j'ai hâte de découvrir celle d'Eva, qui semble être si douce et rêveuse. Dans tous les cas, j'ai aimé les différents thèmes mis en avant ici, que ce soit la ténacité au travail, l'amitié solide et l'amour magique.


En bref, Nuit blanche à Manhattan fut une lecture très agréable mettant en avant des personnages très attachants, humains et crédibles, qui évoluent au sein d'un New York magique. Si les thèmes de la ténacité au travail, croire en ses rêves et l'amitié ont une place de choix, c'est toujours l'amour qui occupe le centre avec une très belle histoire tout en passion et confiance. Que dire, j'ai passé un excellent moment!

jeudi 21 décembre 2017

[Anime] Sword Art Online: Ordinal Scale

sao ordinal scale the movie

  • Nom: Sword Art Online - Ordinal Scale The Movie
  • Genres: Animation, Fantastique
  • Sorti le: 18 février 2017 (Japon), 17 mai 2017 (France)

En l'an 2026, deux ans après avoir été libérés de S.A.O, Kazuto et ses amis survivants profitent enfin de jours paisibles. Récemment, la réalité augmentée est devenue possible grâce à l'Augma, et avec cette mode vient son lot de modifications du quotidien. Un nouveau jeu émerge "Ordinal Scale" qui devient rapidement si populaire que la réalité virtuelle s'en trouve délaissée. Kazuto, de nature peu athlétique, ne semble pas motivé par la réalité augmentée, mais c'est alors que d'anciens boss de S.A.O font leur apparition... Et d'autres fantômes du passé menacent de ressurgir...

Quelques mois après sa sortie cinéma, j'ai enfin pu voir le nouveau Sword Art Online intitulé Ordinal Scale. Mon cinéma ne l'ayant pas diffusé, j'ai attendu patiemment la sortie DVD ce mercredi 20 décembre. L'attente fut longue mais elle en valait la peine! Quel bonheur de retrouver cet univers si cher à mon coeur! J'ai tout simplement adoré! 

Pour les connaisseurs de SAO, le film se situe après les deux premières saisons de l'anime, peu avant l'arc Alicization donc. Asuna et Kirito sont toujours aussi proches et un nouveau jeu a débarqué: Ordinal Scale. Très différent de ses prédécesseurs, ce jeu se joue en réalité augmentée et non plus en réalité virtuelle. En effet, il suffit d'activer son appareil pour que la ville se change sous nos yeux et propose de nouveaux décors propres au jeu. L'inconvénient? Il faut pouvoir se mouvoir rapidement et ne compter que sur ses propres capacités! Si Asuna, Suguha et les autres apprécient cette nouveauté, Kirito ne peut s'y résoudre: dans ce jeu il est trop lent, trop lourd et ça ne lui convient pas. 

Mais son intérêt va brusquement changer lorsque des Boss de SAO débarquent dans Ordinal Scale et que les survivants de l'ancien jeu sont pris pour cible... Une machination semble être mise en place et quand Asuna en paie les frais, Kirito se réveille: il est plus que temps que l'épéiste noir montre de quoi il est capable face à ses nouveaux ennemis! 

 

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Si l'histoire a un peu de mal à démarrer, j'ai beaucoup aimé découvrir le concept de l'Augma et l'Ordinal Scale. On est de suite catapulté dans cette réalité augmentée, et l'action arrive à de moments clés. J'ai sincèrement apprécié que l'histoire ne soit pas un condensé de combat et qu'elle se focalise aussi sur les relations. Quel plaisir de retrouver toute la bande de SAO mais aussi de ALO et GGO. On est comme à la maison et chacun apporte sa petite participation. J'avoue que le combat de fin m'a un peu émue quand elle réunit vraiment tout le monde. Bien entendu, mon petit coeur a fondu face à Kirito et Asuna qui semblent plus proches que jamais. Enfin ils n'hésitent pas à se dire les choses clairement, leurs sentiments sont exposés et c'est tellement beau! Surtout face à la menace qui plane sur Asuna, et le fait que Kirito se battra pour elle, pour leur amour, leur avenir. C'était juste magique et je suis ravie que le film ait mis tout cela bien en avant. Asuna est un personnage que j'adore car elle est aussi sensible que forte, mais j'adore son couple avec Kirito. 

Quant au scénario, je fus contente de ne pas avoir réellement lu la trame, la surprise n'en fut que plus grande. Les nouveaux personnages n'apportent pas énormément et il faut avouer que le but de l'intrigue est carrément tiré par les cheveux, mais dans un monde où réalité, virtuel et intelligence artificielle ne font qu'un, au fond, ce n'est pas si étonnant. En tout cas, je me suis prise au jeu, appréciant chaque immersion dans Ordinal Scale. C'était sympa de se retrouver à Shibuya ou le parc Yoyogi (des endroits où j'ai été vraiment!). Malgré tout, je suis un peu comme Kirito, je pense que je préférerai les jeux VR. Le rythme est plutôt bien dosé et la fin est totalement prenante. 

Enfin, petite mention à la musique, toujours parfaite. J'ai bien aimé réentendre quelques classiques ainsi que quelques inédites interprétées par Yuna, un des nouveaux personnages. Quant au graphisme, il est toujours aussi beau, moderne et agréable à l'oeil!


En bref, pour les fans de l'univers et en particulier pour les nostalgiques du premier arc portant sur SAO, le film vous ravira de bout en bout. J'ai adoré retrouver Kirito et Asuna dans une nouvelle aventure et de voir que la continuité a été gardée. Les sentiments ont également été mis fortement en avant, ce que j'ai totalement apprécié. Ordinal Scale n'est pas qu'une histoire de jeu en réalité augmentée, c'est aussi une histoire d'amour, d'amitié et de famille. A voir absolument!