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mercredi 18 avril 2018

Onyx and Ivory de Mindee Arnett

onyx and ivory

  • Nom: Onyx and Ivory de Mindee Arnett
  • Lu en: anglais
  • Pages: 512 pages
  • Sorti le: 15 mai 2018
  • Editeur: Balzer + Bray
  • Fiche: présentation officielle
  • VF: pas d'infos
  • Premier tome d'une série

They call her Traitor Kate. It’s a title Kate Brighton inherited from her father after he tried to assassinate the high king of Rime. Cast out of the noble class, she now works for the royal courier service. Only those most skilled ride for the Relay and only the fastest survive, for when night falls, the nightdrakes—deadly flightless dragons—come out to hunt. Fortunately, Kate has a secret edge: she is a wilder, born with forbidden magic that allows her to influence the minds of animals. And it’s this magic that leads her to a caravan mysteriously massacred by drakes in broad daylight—the only survivor Corwin Tormane, the son of the king. Her first love, the boy she swore to forget, after he condemned her father to death. With their paths once more entangled, Kate and Corwin uncover secrets, both past and present, to face this new threat of drakes who attack in the daylight and the darker menace behind them.

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~ ENGLISH REVIEW~ 

 When I started the book, I thought it would be a classical YA fantasy. The story line seemed "déjà-vu" but I was wrong. This book was really surprising! I couldn't put it down, wanting to know what would happen to the characters I've come to love. Writing from Kate and Corwin POV was a excellent idea, it gave us a bigger vision of the plot. I loved both Kate and Corwin. These two have definitely a special connexion and a love so sincere it was beautiful. I appreciated the fact that they can trust each other.  The plot was great and as I said, really surprising, I didn't see coming the revelations and it was fast paced, with full of action. My adrenaline was up because danger was never too far. It was captivating until the end. Mindee Arnett created her own fantasy world with his own atmosphere and rules and magic. A must read in my opinion. I can't wait to read the sequel now, questions swirling in my mind.

Je suis très heureuse d'avoir pu lire ce roman en avant première et je remercie l'éditeur de me l'avoir permis. Onyx and Ivory est un YA fantasy qui peut paraitre basique dans sa construction et ses éléments mais qui est en réalité très surprenant. J'ai beaucoup aimé cet univers qui m'aura tenu en haleine jusqu'au bout.

Le livre commence au quart de tour, avec Kate, surnommée la traitresse, suite à la tentative d'assassinat du Roi par son père. Alors que ce dernier a été exécuté, Kate s'est retrouvée en exil. Vivant depuis dans une autre ville comme messagère, Kate n'a pas oublié son passé et peine à se faire une place. Alors qu'elle revient d'une mission au cours de laquelle elle a failli se faire attaquer par les Nightdrakes, ces horribles monstres vivants la nuit, Kate ne s'attend pas à revoir Corwin, l'un des princes héritiers, qui fut son meilleur ami et amoureux dans son ancienne vie. 

Loin de se douter que leur chemin se croiseront et s'entremêleront à nouveau, Kate essaie de rester discrète quant à sa condition. C'est en effet une Wilder, qui possède le don de sentir les émotions des animaux. Un don pour lequel elle pourrait être exécutée si elle venait à être découverte. Mais voilà, il semblerait que les Wilders aient procédé à quelques attaques en se servant de Nightdrakes. 

Un mystère qui nous tiendra en haleine tout le livre, et qui m'aura plus d'une fois surprise. Sous ses airs d'intrigue simple, le livre est en fait un vrai page-turner, avec son énorme lot d'action, de stress et de révélations. Pour vous dire, je n'ai rien vu venir. J'avais des théories, qui se sont toutes révélées fausses ou presque. J'ai adoré cette tension dans le roman autour des Wilders persécutés par l'Inquisition. J'ai adoré découvrir les pouvoirs que chacun pouvait avoir. J'ai adoré découvrir que les Wilders ne sont pas les seuls à manipuler la magie, qu'il existe plusieurs Ordres de magistes. J'ai adoré qu'en plus de tout ce pan magique de l'histoire, l'auteure installe un climat d'insécurité avec les monstres qui attaquent aussi bien la nuit, que le jour. 

Et si l'intrigue est passionnante et s'enrichit plus on lit, il faut dire qu'elle est portée par des personnages assez exceptionnels. Kate et Corwin ont tout mon respect et mon admiration. Entre eux, on sent que ça ne date pas d'hier. Qu'il y a toujours quelque chose de fort, d'unique. Même si au début de leurs retrouvailles, ils restent campé sur leurs positions, au fur et à mesure, ils arrivent à accepter le passé et à s'aimer à nouveau. A se faire confiance. A se confier. Se protéger. Se battre ensemble. C'est vraiment le genre de personnages que j'apprécie. L'auteure a d'ailleurs eu la brillante idée d'alterner leur point de vue respectif, ainsi on peut mesurer toute l'étendue de leurs sentiments, et cela nous donne une plus large vision de ce qu'il se trame. 

Mais que seraient des héros sans l'aide d'autres personnages secondaires? J'avoue que j'ai beaucoup aimé les quelques amis et alliés qui prennent part à l'histoire et qui n'hésitent pas à se salir pour venir en aide à Kate et Corwin. Mention à Dal, Signe, Bonner et Raith qui méritent amplement leur place., de même qu'aux vilains dont il faut se méfier des apparences...

J'aurai encore tellement de choses à dire sur Onyx and Ivory qui est très riche et complexe mais j'aimerai autant vous convaincre de lui laisser sa chance et de le lire. Malgré ses éléments classiques, c'est un petit must read dans le genre YA fantasy, je vous le garantis! 


En bref, Onyx and Ivory est une excellente surprise, un de ces romans fantasy qui semble proposer une trame classique mais qui cache en réalité une intrigue riche, complexe et tout à fait originale. Porté par des personnages à la forte personnalité, ce livre a tout pour plaire, réunissant tous les ingrédients pour passer un excellent moment. Je ne peux que vous le conseiller!


samedi 14 avril 2018

[Cinéma] Ready Player One

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  • Nom: Ready Player One
  • Avec: Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn
  • Genre: Science-fiction
  • Sorti le: 28 mars 2018

2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l'OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l'œuf de Pâques numérique qu'il a pris soin de dissimuler dans l'OASIS. L'appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu'un jeune garçon, Wade Watts, qui n'a pourtant pas le profil d'un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…

Lorsque j'ai vu passer la bande annonce, mon intérêt pour ce film s'est éveillé. Et pour cause, la réalité virtuelle en pleine immersion? C'était fait pour moi, surtout depuis mon coup de coeur pour un certain Sword Art Online basé sur le même concept. J'étais curieuse de voir un autre univers mettre en avant cette technologie et le moins que je puisse dire, c'est que je ne suis pas déçue. 

Ready Player One, c'est le film qui ravira tous les geeks, ceux passionnés par les jeux vidéos mais pas seulement. Avec ses très nombreuses références à la pop culture, le film nous donne la sensation d'être dans le futur tout en ressassant le passé. Pour les nostalgiques du genre, ces clins d'oeil sont géniaux. Pour les non initiés ou les plus jeunes, tout ce concept tombe à l'eau. Ready Player One est à mon sens plutôt adressé à cette génération des années 80 qui comprendront toutes les subtilités. Ainsi, comment ne pas mentionner Retour vers le Futur avec la DeLorean conduite par Parzival et la musique emblématique du film entendue à maintes reprises. Comment ne pas frissonner d'horreur devant la scène issue du film  Shinning du célèbre Stephen King. Il y a tellement de références qu'il me faudrait un article entier pour les énumérer. 

Que dire, c'est savoureux, et apporte une certaine touche d'originalité à cette OASIS, ce monde virtuel splendide qui nous en fait prendre plein les mirettes. Steven Spielberg et son équipe démontrent un talent de dingue tant le travail est soigné, au détail près. C'est coloré, vibrant, vivant, parfait. Il y a un tel contraste avec notre réalité grise et morne qu'on a qu'une seule hâte, se connecter à ce monde particulier. J'étais vraiment curieuse de voir comment les personnages réels se "transformaient" et comment la réalité virtuelle était utilisée. Il faut avouer que le parallélisme est top car même dans le jeu, les personnages sont bel et bien conscients de leur entourage réel. 

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Parlons-en, justement, des personnages, j'ai préféré leur alter ego virtuel qu'à leur réelle personnalité, mais ils restent tout de même attachants. J'ai aimé voir le solitaire Parzival se constituer malgré lui un clan pour résoudre l'énigne des 3 clés et remporter l'easter egg, afin d'assurer la survie du jeu et l'empêcher de tomber dans les mains de l'entreprise IOI. Un méchant plutôt banal si vous voulez mon avis, en quête de millions quitte à sacrifier des vies sans scrupules. Au fond, c'est le gros reproche que je peux faire au film, c'est son fil conducteur un peu mince. 

Ceci étant dit, le rythme est tellement fou qu'on ne s'ennuie pas du tout, priant pour les personnages d'arriver au bout de leur quête. J'ai trouvé le jeu d'acteurs plutôt bon même si Tye Sheridan me semblait parfois moins expressif que son avatar. L'équipe qu'il forme avec ses amis m'a beaucoup plu car très hétéroclite. Et puis, j'ai bien aimé découvrir qui se cachait derrière ses personnages virtuels haut en couleurs. 

Ready Player One, c'est un petit condensé d'action, d'effets visuels grandioses et de références fantastiques à la pop culture. Un film à voir, pour le spectacle qu'il offre et pour toute la nostalgie qu'il transmet. 


En bref, j'ai beaucoup aimé ce film qui, au-delà de la quête du jeu, démontre que la réalité virtuelle peut être plausible. Je nous imagine bien, dans 20 ans, nous projeter dans ces nouveaux mondes pour échapper au nôtre, probablement aussi pauvre et affamé que le 2045 du film. Quant à l'OASIS, j'en ai pris plein les yeux grâce à des effets spéciaux remarquables et aboutis. Un véritable blockbuster américain bien diverstissant avec de nombreuses références à la pop culture qui raviront les plus nostalgiques du genre. 

vendredi 13 avril 2018

Young Elites de Marie Lu

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  • Nom: Young Elites de Marie Lu
  • Lu en: français
  • Pages: 382 pages
  • Sorti le: 19 avril 2017
  • Editeur: Le livre de poche 
  • VO: paru sous le nom The young elites le 7 octobre 2014
  • Premier tome d'une trilogie

Adelina a survécu à l'épidémie qui a ravagé son pays. Elle en a gardé des marques. Ses cheveux sont passés du noir à l'argenté et une cicatrice barre le côté gauche de son visage. Son père voit en elle une disgrâce pour son nom et sa famille : une malfetto, impossible à marier.Et la rumeur dit que les survivants comme Adelina n'auraient pas récolté que des cicatrices... Ils auraient acquis des superpouvoirs et se seraient regroupés, menaçant l'autorité en place. Bien que leurs véritables identités demeurent secrètes, tout le monde connait leur nom : les Young Elites.

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Après une épidémie de fièvre dévastatrice, certains jeunes survivants ont développé des pouvoirs psychiques liés aux éléments naturels comme créer des hallucinations, manipuler les objets ou s'évaporer dans l'air. Adelina découvre la nature sombre de ses pouvoirs en tentant de fuir son père violent et tyrannique qui souhaite la vendre comme prostituée car c'est une malfetto, autrement dit une marquée impossible à marier.

Mais la confrontation est violente et Adelina invoque des silhouettes démoniaques qui s'en prennent à son père le blessant mortellement. Elle est arrêtée par l'Inquisition, emprisonnée et condamnée à mort. Elle est sauvée par Enzo, le Prince de la Cité d'Estenzia, lui-même banni à cause de ses pouvoirs. C'est dans une sorte de cour des miracles qu'elle va apprendre à contrôler ses dons pour se rallier au plan des Young Elites, un groupe de résistants qui souhaite renverser le pouvoir en place et arrêter Teren, le chef Inquisiteur...

Si ma lecture a été plaisante et agréable je n'ai pas eu l'étincelle incroyable que j'ai eu avec Warcross et il n'y a pas de rebondissements importants. En fait, Young Elites démarre de manière fort convenue quand on connaît les ficelles des romans Young Adult fantastiques. Ca se lit bien, l'écriture est prenante et efficace avec l'alternance tant prisée entre Adelina, Teren, Raffaele, les trois personnages principaux de l'intrigue.

Adelina est l'héroïne, voire l'anti-héroïne de Young Elites. Elle a des pouvoirs mais elle cède volontiers à la colère, à la vengeance et aux mauvaises pensées... celles qui sont sombres et qui la tirent vers le bas. Certes ses pouvoirs sont prodigieux et importants, mais elle n'a pas un bon fond. Même si elle a des circonstances atténuantes et de bonnes intentions, je la trouve assez immature dans ses réactions, dans ses pensées capricieuses et assez prompte à trahir les siens, à céder. C'est un personnage complexe et ambigüe qui commet beaucoup d'erreurs.

Ce qui m'a manqué dans ce premier tome c'est l'originalité. Nous l'avons dans le cadre qui rappelle celui de l'Italie de la Renaissance avec des termes latins et italiens (malfetto, la Cour de Fortunata...) et une hiérarchie qui s'en inspire : les Inquisiteurs, le Roi, le peuple et les Young Elites. Les Young Elites sont traités comme des parias et veulent résister, renverser la monarchie en place.

En matière d'intrigue et de déroulement de l'histoire, l'action se mêle au fantastique mais il n'y a rien de nouveau. L'ensemble m'a rappelé un peu Grisha, pour la relation entre Adelina et Teren, et Shades of Magic pour les pouvoirs magiques. Et puis il y a Enzo, tellement charismatique mais là encore on sent que tout est joué d'avance entre eux. La romance n'en est pas forcément addictive.


En bref, la fin m'a pris par surprise mais le reste du roman est un peu cousu de fil blanc lorsqu'on a déjà lu un certain nombre de romans Young Adult. Ce n'est donc pas un coup de coeur et il y a tellement mieux en ce moment à lire et découvrir que je n'ai pas envie de lire la suite. Pourtant j'avais adoré Warcross de Marie Lu qui lui révolutionne l'intrigue YA. Une bonne lecture mais pas suffisamment explosive à mon goût!

chronique_lael

dimanche 8 avril 2018

L'horloge de l'apocalypse de Lorris Murail

horloge de l'apocalypse

  • Nom: L'horloge de l'apocalypse de Lorris Murail
  • Lu en: français
  • Pages: 331 pages
  • Sorti le: 5 avril 2018
  • Editeur: PKJ
  • Fiche: présentation officielle
  • Tome Unique

En cavale malgré elle, Norma, dix-neuf ans, abandonne tout pour se cacher dans une tiny house au fin fond du désert d’Arizona. À sa charge, Liz, sa nièce de huit ans qu’elle doit protéger. Pour survivre, elle trouve un boulot de serveuse dans le diner du coin. Alors que Norma peine à s’acclimater à sa nouvelle vie et aux habitants agressifs de la région, elle découvre un mystérieux canal radio. Elle se met alors à écouter en boucle un certain OT, jeune animateur qui mêle blues, anti-trumpisme et prêches apocalyptiques sur le dérèglement climatique et la fin du monde…

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Avec une couverture pareille et un résumé tout aussi alléchant, je pensais sincèrement lire un roman pré ou post apocalyptique, avec une héroine prête à tout pour survivre quitte à être en cavale et se cacher au fin fond de l'Arizona. J'étais très loin du compte et j'ai malheureusement ce sentiment d'avoir été trompée. Car l'horloge de l'apocalypse n'est pas un roman d'action, d'aventure et de survie. C'est un roman engagé et moralisateur, et ça, ça fait toute la différence. 

Un roman engagé donc, qui nous conte, à travers une intrigue plate et ennuyeuse, les dégats que peut faire l'être humain sur sa planète. Objectivement, je suis d'accord avec l'auteur, je suis inquiète de voir à quel point notre planète va mal, entre le réchauffement climatique, la surpopulation et la consommation toujours plus accrue. C'est vrai qu'il faudrait se bouger les fesses. Parce qu'à l'heure actuelle, l'horloge de l'apocalypse, la vraie (concept créé en 1947 pendant la guerre froide), nous indique que nous sommes à minuit moins 2, chose qui n'était plus arrivée depuis 1953. 

Mais dans un roman YA, je m'attendais tout de même à quelque chose de plus attractif pour faire passer ce message sur l'écologie. Or, l'histoire est tout, sauf attractive. On suit Norma et sa nièce, Liz, en Arizona, en attendant que le frère de Norma sorte de prison. Forcée de se débrouiller pour offrir un minimum à la petite fille, notre héroine se dégote un job dans un resto ouvert 24h/24 et où les fréquentations ne sont pas toujours recommandées. 

J'avais espéré quelques rebondissements, en vain. Malheureusement, les personnages ne relèvent pas le niveau. Je me suis maintes fois demandée pourquoi Norma restait dans ce trou paumé alors que clairement, sa vie est menacée. OT et ses prédictions à la radio m'ont lassée (c'est bon, on a comprit que la planète se meurt!), Liz m'a carrément fait froid dans le dos et pour une petite fille de 8 ans, c'est quelque chose! Enfin, je n'ai pas spécialement adhéré à cette image des Américains ultra conservateurs. Certes, je sais que tout cela est réel, il n'empêche qu'à la lecture, ce fut assez usant de voir ces gens saccager, polluer pour le plaisir, enfermés dans leurs petites idées et pro-Trump. Plutôt dur à avaler...

Moi qui aime voyager, rêver, m'évader quand je lis, je dois avouer que ce roman fut un peu une torture. Je suis consciente des enjeux de la planète, mais ce n'est pas ce que je recherche quand je lis du young-adult. Je ne suis pas non plus certaine que ce livre arrivera à sensibiliser les plus jeunes sur la question tant l'éxécution de l'intrigue est mal faite. On a plus l'impression qu'on nous fait la morale qu'autre chose.


En bref, je n'ai pas du tout aimé cette lecture qui ne correspondait pas à ce à quoi je m'attendais. Pensant lire un roman dans une ambiance apocalyptique, je me suis retrouvée avec un livre très engagé et moralisateur sur l'écologie et le comportement humain. Un message en soit intéressant, qui repose d'ailleurs sur la réelle horloge de l'apocalypse, fondée en 1947, mais exploité plutôt de manière dure, cassante et peu optimiste. Sans réel but, l'histoire ne m'a vraiment pas captivée et c'est avec une grosse déception que j'ai refermé ce livre qui n'était pas fait pour moi.

samedi 7 avril 2018

Les mille visages de notre histoire de Jennifer Niven

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  • Nom: Les mille visages de notre histoire de Jennifer Niven
  • Lu en: français
  • Pages: 378 pages
  • Sorti le: 8 février 2018
  • Editeur: Gallimard jeunesse
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom Holding Up the Universe le 4 octobre 2016
  • Tome Unique

Tout le monde croit connaître Libby Groby, pourtant, personne ne s'est jamais intéressé qu'à son obésité. Elle a longtemps vécu recluse dans sa chambre, cachant son corps et ses angoisses. Cette année, sa vie peut changer : Libby s'est inscrite au lycée. Tout le monde croit connaître Jack Masselin : étudiant rebelle, sexy... aux réactions imprévisibles. Sous son arrogance, Jack a enfoui un secret douloureux. Une histoire d'amour rédemptrice. Des ados justes et charismatiques et le courage de s'accepter tel que l'on est.

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Libby revient au lycée après avoir passé des années recluse dans une chambre d'institut spécialisé pour les adolescents obèses. Tandis que Jack Masselin est le garçon cool, sexy du lycée. Les copains de Jack s'apprêtent à faire un sale tour à Libby mais Jack, qui a le coeur juste, décide de s'interposer... à sa manière, spéciale et maladroite.

L'histoire finit mal et la proviseure oblige les deux adolescents à côtoyer un groupe de parole. Si Libby est pleine de doutes, de questions et d'angoisses concernant le regard méchant des autres qui ne voient en elle que son corps obèse, elle va apprendre à découvrir le secret de Jack qui semble charmant mais distant sans vraiment s'investir dans l'émotionnel...

J'ai dévoré ma lecture et j'ai trouvé le personnage de Jack très touchant. Je ne savais même pas que la pathologie dont il est atteint existait et dès les premières pages, j'ai été captivée. Ça se lit très vite et l'écriture est tour à tour drôle, tout en émotion et actuelle. Le point fort c'est qu'il y a beaucoup de dialogues et d'interactivité entre les personnages et dans l'alternance du récit, ce qui fait que le roman se dévore.

Grâce à une écriture enlevée et spontanée, Les mille visages de notre histoire est un roman plein de fougue et d'énergie qui a su aussi me divertir. Bon, il faut dire que Jack comme Libby ne sont pas des ados comme les autres donc leur histoire est atypique. De par les thèmes du roman, la poésie et la sensibilité de l'écriture, on se rapproche des romans de John Green avec une part importante accordée à l'adolescence, à l'amour, à la vie, au deuil, à l'obésité et aux troubles psychologiques avec des personnalités complexes, ambigües et extrêmement attachantes. 

C'est aussi l'occasion d'évoquer le poids du regard des autres, de la cruauté gratuite des ados entre eux, ces ados qui ne se font aucun cadeau. Heureusement on va comprendre très vite les motivations de Jack et saisir le pourquoi du comment de son acte. C'est de cet acte que va naître une rencontre inattendue, salvatrice à la fois pour Libby et pour Jack.

J'ai aimé le message de ce Young Adult contemporain qui est un parcours du combattant, un apprentissage difficile mais nécessaire de l'acceptation de soi. S'accepter tel qu'on est avec nos défauts physiques, nos maladies, nos désillusions, notre apparence même si cela ne plaît pas aux autres, même si ça ne leur convient pas. En fait ils vont s'aider l'un l'autre à trouver le courage de montrer ce qu'ils sont, qui ils sont. Et ça c'est plutôt un beau message.


En bref, j'ai passé un excellent moment en compagnie de Libby et Jack. C'est une histoire d'amour vraiment sympa et originale à suivre pour son côté intimiste, de celle qui pardonne tout, qui vous pousse à voir au-delà de vous-même. Une relation si charismatique, tellement réciproque et pleine de complicité, qui a su susciter en moi beaucoup d'empathie, surtout pour la pathologie de Jack qui dès le départ m'a émue. Je peux donc vous dire que Les mille visages de notre histoire m'a totalement convaincue alors que j'avais des réserves sur Tous nos jours parfaits. C'est un roman solaire, improbable et lumineux!  En tout cas, Jennifer Niven devient une auteure YA à suivre de très près. 

chronique_lael


jeudi 5 avril 2018

Once and For All de Sarah Dessen

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  • Nom: Once and For All de Sarah Dessen
  • Lu en: français
  • Pages: 448 pages
  • Sorti le: 15 mars 2018
  • Editeur: Lumen 
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom Once and For all le 6 juin 2017
  • Tome Unique

À en croire le poète, « il vaut mieux avoir connu l'amour, quitte à le perdre, que n'avoir jamais aimé du tout... » Louna, dix-sept ans, est loin, bien loin, d'en être si sûre - et quand on connaît son histoire personnelle, difficile de le lui reprocher. Ironie du sort, elle qui a appris à la dure que les happy ending, c'est pour les autres, passe son dernier été après le lycée à jouer... les assistantes wedding planners aux côtés de sa mère. De mariages désarmants d'émotion en désastres organisationnels, de témoins qui font leur diva en belles-mères obsédées du détail, Louna va devoir se confronter au cynisme de sa mère, aux pitreries de ses collègues d'un été, au souvenir obsédant d'une nuit parfaite, un an plus tôt à peine, qui la ronge comme l'acide un peu plus chaque jour... Il lui faudra sortir, à l'autre bout du tunnel, vainqueur, qui sait, des obstacles grands et petits que le destin a placés devant elle.

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J'ai découvert la plume de Sarah Dessen il y a quelques années, lors de ma lecture de Décroche-moi la lune. Loin de me laisser un souvenir impérissable, j'avais très envie de donner une seconde chance à cette auteure avec ce roman en particulier, dont le résumé me tentait beaucoup. Reçu de la part de mon amie Jessica - que je remercie encore du fond du coeur - je l'ai aussitôt commencé. Autant dire que je l'ai lu quasiment d'une traite. 

Once and For All est un roman très bien construit et donc très touchant, mêlant habilement comédie, famille et drame. Je vous avoue que je ne m'attendais pas à cette "double" histoire si je peux dire et cela m'a beaucoup surprise, dans le bon sens. Pour moi, cela a inévitablement apporté de la profondeur au récit, et surtout à notre héroine, Louna.  D'emblée j'ai aimé le style utilisé par Sarah Dessen pour nous conter cette tranche de vie. Comme si nous étions avec Louna en permanence et qu'elle s'adressait à nous avec naturel et amitié. Je me suis directement sentie proche d'elle, impliquée dans sa vie, ses sentiments et ses ressentis.

L'été approche et Louna se voit à nouveau contrainte d'aider à sa mère dans son métier qu'est l'organisation de mariages. Une tâche assez ardue mais tout aussi passionnante, même si la jeune fille n'osera l'avouer. Avec elle, on découvre l'envers du décor et j'avoue que j'ai beaucoup apprécié cet aspect du livre. Après tout, les mariages américains sont assez différents des nôtres et bien que le roman soit parfois très axé sur l'organisation dans les moindres détails, je n'ai jamais trouvé ces descriptions ennuyeuses, au contraire.  Entourée de sa mère et de son meilleur ami, la fine équipe nous fait toujours passer un excellent moment, avec beaucoup d'humour et pas mal de cynisme aussi. 

Pour autant, Louna , à peine âgée de 17 ans, ne croit plus en la magie de l'amour, vécu et perdu bien trop vite, lui laissant un trou béant dans la poitrine. Comment y croire à nouveau quand on est convaincu que le grand Amour ne se présente qu'une seule fois dans la vie et que sa chance à elle est passée? Comment ouvrir à nouveau son coeur au risque de s'exposer à nouveau? 

Au delà de cet aspect doux, rose bonbon et rêveur que peut laisser un mariage, Sarah Dessen nous propose un côté plus dramatique dont Louna a été touchée indirectement. Une tagédie d'actualité qui fait froid dans le dos mais qui reste encore bien trop présente aux Etats-Unis de nos jours. Et quand bien même on devine, à travers les mots de Louna, ce qu'il va se passer, on ne peut s'empêcher de ressentir le stress, l'effroi et beaucoup d'émotions. 

Cet événement va littéralement régir sa vie, au point que la jeune fille ne laisse plus la place à l'imprévu. Mais c'est sans compter sur sa mémorable rencontre avec Ambrose, qui va tout changer... J'ai adoré ce garçon au charisme impressionnant, à l'humour douteux et au charme ravageur mais qui est d'une loyauté sans failles. Ce gars là va tout basculer et dans le bon sens: un élément perturbateur qui va aider Louna à reconsidérer sa vision de la vie.

Un duo qui fonctionne à merveille, renforcé par des personnages secondaires tout aussi solides et importants, nous permettant de passer un moment de lecture unique, le coeur gonflé d'amour, d'espoir et de magie, se disant que oui, la vie est vraiment pleine de surprises.


En bref, Once and For All m'a beaucoup plu, d'une part parce qu'il propose un bel équilibre entre l'humour et le drame. J'ai adoré découvrir l'envers du décor des organisations de mariages à l'américaine, de même que l'histoire personnelle de Louna m'a beaucoup touchée. Les personnages, tous autant qu'ils sont, sont attachants, hilarants, à la personnalité bien développée. Au delà de la légèreté globale du récit, les messages passés restent importants et surtout d'actualité. De quoi passer un savoureux moment. 

samedi 31 mars 2018

Zenith [The Adroma Saga #1] de Sasha Alsberg & Lindsay Cummings

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  • Nom: Zenith [The Androma Saga #1] de Sasha Alsberg & Lindsay Cummings 
  • Lu en: anglais
  • Pages: 534 pages
  • Sorti le: 16 janvier 2018
  • Editeur: Harlequin TEEN
  • Fiche: présentation officielle
  • VF: pas d'info
  • Premier tome d'une saga

Most know Androma Racella as the Bloody Baroness, a powerful mercenary whose reign of terror stretches across the Mirabel Galaxy. To those aboard her glass starship, Marauder, however, she's just Andi, their friend and fearless leader. But when a routine mission goes awry, the Marauder's all-girl crew is tested as they find themselves in a treacherous situation and at the mercy of a sadistic bounty hunter from Andi's past. Meanwhile, across the galaxy, a ruthless ruler waits in the shadows of the planet Xen Ptera, biding her time to exact revenge for the destruction of her people. The pieces of her deadly plan are about to fall into place, unleashing a plot that will tear Mirabel in two. Andi and her crew embark on a dangerous, soul-testing journey that could restore order to their shipor just as easily start a war that will devour worlds. As the Marauder hurtles toward the unknown, and Mirabel hangs in the balance, the only certainty is that in a galaxy run on lies and illusion, no one can be trusted.

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Ce qui m'a clairement attiré dans Zenith ce sont les auteures, notamment Sasha Alsberg dont je suis la chaîne Booktube. Quand un booktuber sort un livre qui plus est de YA, je suis plus que curieuse et intriguée. Force est de constater que Zenith est bien écrit mais manque tout de même d'originalité dans la construction du récit et surtout dans l'intrigue. Pour du space opera je dois avouer que l'intrigue ne décolle pas du tout et qu'on est loin d'un Illuminae ou Defy the stars, voire même de The Diabolic, dont les trois ont la particularité de se dérouler dans l'espace et dans le genre SF.

Andi alias Androma est le chef de l'équipe du Marauder, un vaisseau de mercenaires qui sillonne la galaxie Mirabel. Nous sommes dans un contexte de guerre intergalactique avec de nombreuses planètes et communautés mais deux vont sensiblement émerger. D'un côté nous avons la défaite de Xen Ptera qui a échoué à la dernière bataille et dont le dirigeant se tient clandestinement dans l'ombre, attendant l'heure de sa revanche. De l'autre nous avons Arcardius qui a remporté la victoire.

Suite à un accident, Andi a fui Arcardius et est devenue The Bloody Baroness, autrement dit une mercenaire sanglante qui n'hésite pas à tuer et piller pour obtenir satisfaction. Mais le passé d'Androma était très différent. Lors d'une mission de routine, la Marauder est rattrapée par un chasseur de primes puissant nommé Dex. Celui-ci doit la ramener face au General Cortas afin qu'elle affronte son destin et qu'elle l'aide à remplir une mission spéciale pour Arcardius... 

Si les personnages sont tous attachants et que j'ai aimé suivre leurs péripéties, j'ai trouvé que certaines descriptions étaient trop longues et faisaient pêcher le rythme pourtant bon et efficace de l'action. Les rebondissements sont bien dosés et honnêtement ça se lit très bien car l'écriture est fluide et prenante. On voit que les auteures sont des spécialistes du YA dans la mesure où la construction du récit, l'annonce des effets, des révélations, et l'alternance des chapitres entre les différents personnages sont parfaitement bien dosés et maintiennent le lecteur en haleine.

J'ai pris plaisir à suivre l'ensemble car le niveau en anglais était facile et accessible. Ma lecture en fut naturelle et j'ai pu facilement repérer les enjeux de l'intrigue et comprendre l'univers de cette guerre interstellaire. Il y a d'ailleurs d'autres éléments de l'intrigue à découvrir notamment dans la romance et les relations entre Andi et Dex. Comment ces deux-là se connaissent-ils ? Pourquoi Andi est-elle devenue cette meurtrière froide et sanguinaire ? Quel secret cache-t-elle ? Quelles blessures intérieures ? Il y a aussi d'autres personnages que l'on va suivre comme Dex, drôle, volontiers cynique mais qui lui aussi cache des choses. Il y a Lira la coéquipière d'Andi et Valen Cortas. Et ce qui est intéressant c'est de voir comment tout ce monde interagit, va se rencontrer et aller vers des buts communs ou opposés. 

On ne peut donc pas nier que l'histoire se lit toute seule et que l'on prend plaisir à suivre l'évolution de l'intrigue. Pourtant si la fin est excellente, j'ai trouvé que 534 pages c'était trop lourd à digérer ainsi qu'un manque d'originalité dans l'intrigue. Il ne se passe pas des trucs de fou!! ça reste parfois un peu prévisible même si là encore le final est addictif et particulièrement soigné. 


En bref, en terme d'intrigue ce n'est pas révolutionnaire et pour du space opera je préfère des univers plus originaux comme Illuminae ou The Diabolic. Sur fond de guerre interstellaire et de conquête du pouvoir, on va suivre les aventures de Androma Racella appelée aussi The Bloody Baroness avec un petit côté western qui est sympa. J'ai aimé le mélange de la SF avec des épées, des combats mais ça ne décolle pas. C'est agréable à lire, il y a des rebondissements, une intrigue amoureuse, beaucoup d'éléments et de personnages à découvrir... mais ce n'est pas hyper transcendant.

chronique_lael

jeudi 29 mars 2018

Le week-end de Natasha Preston

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  • Nom: Le week-end de Natasha Preston
  • Lu en: français
  • Pages: 378 pages
  • Sorti le: 28 février 2018
  • Editeur: Hachette
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom The cabin le 6 septembre 2016
  • Tome Unique

Ils pensent qu'ils sont invincibles. Ils pensent pouvoir faire et dire ce qu'ils veulent, sans jamais avoir à en assumer les conséquences. Ils ne m'ont pas laissé le choix. Il est temps pour eux de payer pour leurs péchés. » Une fête à la campagne, dans un chalet loin de tout, c’est exactement ce dont Mackenzie avait besoin. Peut-être aurait-elle attendu avec moins d’impatience ce week-end avec ses amis si elle avait su que, après une nuit aussi amusante qu’inoubliable, deux d’entre eux seraient retrouvés morts, sauvagement assassinés. Il n’y a aucune trace d’effraction, aucun signe de lutte, et les cinq survivants se suspectent les uns les autres. Quelqu'un ne dit pas la vérité. Et la première erreur de Mackenzie est de croire que ce cauchemar est terminé...

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Je n'irais pas par quatre chemins mais je suis navrée, je n'ai pas aimé Le week-end. Je suis bien embêtée car j'avais aimé La cave du même auteur mais Le week-end est moins bon, nettement moins. Il y a un certain nombre d'incohérences et de choses peu crédibles.

D'ailleurs j'ai été bien en peine de découvrir le coupable mais au fur et à mesure qu'on avance dans l'intrigue, on s'aperçoit que l'héroïne vit dans le mensonge et les secrets. Là où l'auteure a cru voir du suspense en présentant chaque personnage comme potentiellement coupable, n'a en fait qu'accentuer le côté "tiré par les cheveux" de cette intrigue. Quand tout le monde a un alibi et que chacun a ses secrets finalement, trop de suspects tue le suspense.

Enfin tout ceci reste tout de même bien sommaire et immature car les secrets sont en fait des gamineries à mes yeux. Un tel couche avec une telle, un autre est amoureux d'elle, il sera question d'alcool, de drogue, de sexe et d'un accident etc... ça tourne principalement autour d'intrigues amoureuses, de coeurs brisés!!! Pas de quoi s'extasier. 

Par ailleurs, les personnages manquent de psychologie et de profondeur et si j'ai pu apprécier une partie du livre, le roman peine à décoller. De plus je n'aime pas du tout le genre d'adolescents décrits dedans. Il n'y a que des mauvais exemples. Je peux paraître vieux jeu mais je pense qu'il faut faire attention au message véhiculé dans les romans ados et YA.

En résumé, l'histoire est somme toute très classique. MacKenzie part en week-end dans un chalet reculé au coeur des bois en compagnie de sa meilleure amie Courtney, de son petit ami que tout le monde déteste, Josh. Il est accompagné par son frère aîné Blake et par deux autres amis : Megan et Kyle. MacKenzie tombe sous le charme de Blake et essaye de faire des efforts pour ne pas juger Josh. Ils passent leur soirée voire même la journée à boire de l'alcool (super!!!) et le lendemain matin le groupe retrouve Josh et Courtney sauvagement poignardés de plusieurs coups de couteau. La police enquête mais n'a trouvé aucun signe d'effraction. Le coupable se trouve donc parmi eux.


En bref, l'alibi manque d'approfondissement et j'ai envie de dire : "tout ça pour ça". Ah d'accord! Jusqu'à cette fin démentielle, précipitée et complètement invraisemblable qui annonce un second tome. STOP!! Sinon ça se lit bien car Natasha Preston a un style alerte même si je lui reproche l'immaturité de ses personnages. Alors certes ça se lit vite si on supporte de rester à la surface mais ça manque énormément d'originalité.

chronique_lael

mercredi 28 mars 2018

The Vanishing Girl de Laura Thalassa

the vanishing girl

  • Nom: The Vanishing Girl de Laura Thalassa
  • Lu en: français
  • Pages: 365 pages
  • Sorti le: 8 mars 2018
  • Editeur: Michel Lafon
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom The Vanishing Girl le 15 mars 2014
  • Premier tome d'une trilogie

Chaque nuit, Ember disparaît. Elle peut alors se téléporter n’importe où : à l’étranger ou dans la chambre du garçon qui lui plaît… Après dix minutes, elle réapparaît là où elle s’est évaporée. La jeune femme a toujours réussi à dissimuler ce don incroyable, jusqu’au jour où le séduisant Caden la kidnappe. Elle comprend alors que son pouvoir est une arme et que certains sont prêts à tout pour se l’approprier. Enfermés dans une base secrète du gouvernement, Ember et Caden s’allient contre leur gré pour assurer des missions de téléportation toutes plus risquées les unes que les autres. Mais Ember est prête à tout pour retrouver sa liberté. Même si cela signifie un dangereux rapprochement avec Caden…

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The vanishing girl me tentait depuis quelques années, sans pour autant que je saute le pas. Avec l'arrivée du livre dans nos contrées, ce fut pour moi l'occasion de le découvrir, non sans appréhension suite à quelques avis bien mitigés. Après un début effectivement difficile, que je trouvais assez décousu, la suite m'a autant surprise que régalée: j'ai adoré. 

 Il faut dire que The vanishing girl a ce côté addictif qui fait qu'on ne peut lacher le livre avant de l'avoir fini. Dévoré quasiment d'une traite, je ne m'attendais pas à autant accrocher à cette histoire mêlant science-fiction et romance de manière assez habile et bien dosée. 

Des le départ, nous savons que Ember peut se téléporter depuis le début de son adolescence. La jeune femme, aujourd'hui âgée de 18 ans, a toujours pris soin de rester discrète sur ce don aussi particulier qu'inexplicable. Mais ces derniers temps, ses téléportations sont différentes, il semblerait que quelqu'un l'aiguille dans ses déplacements jusque là anodins. Est ce possible? Une question à laquelle Ember ne va pas tarder à avoir une réponse, puisqu'un beau jour, le gouvernement vient la réclamer, comme étant sa propriété. 

C'est un choc pour cette dure à cuire au caractère bien trempé. Que vient faire le gouvernement? Et quel lien a-t-il avec son don? C'est tout l'enjeux du livre que nous allons tenter de découvrir avec Ember, mais la partie s'avère corsée. De ce côté, l'auteure a encore gardé pas mal de suspens, se concentrant sur l'adaptation d'Ember à sa nouvelle vie au centre et les missions qu'on lui affecte. Ce pan de l'histoire est assez prenant, avec pas mal de mystère et d'action. On ne s'ennuie pas une seconde, mieux encore, à chaque nouvelle mission, l'adrénaline grimpe en flèche. 

Pour contrebalancer cette intrigue, Laura Thalassa introduit une romance assez présente. Autant être au courant de suite auquel cas vous n'êtes pas fan de ce mélange. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé la relation que développent Ember et son partenaire Caden. Le jeune homme est vraiment très attachant et charismatique, il m'a de suite plu. Leurs échanges sont drôles et sarcastiques, mais on sent d'emblée l'attirance. Il est vrai que cela peut sembler extrêmement rapide mais dans le contexte, cela ne m'a pas gênée. Je crois que les personnes vivent les émotions différemment vu leur quotidien et le risque lié à chaque mission.

Entre Ember et Caden se crée une véritable complicité. Personnellement j'ai adoré que ces deux là puissent autant se faire confiance, n'aient pas peur de parler franco et de se confier l'un à l'autre. Si Ember a peur, Caden lui témoigne un amour sans failles et c'est souvent chaud entre eux, il faut l'avouer (l'auteure n'hésite pas à détailler les scènes d'amour). Sa protection est admirable et c'est en tadem qu'ils vont finalement avancer, jusqu'à échafauder un plan de fuite suite à des révélations plus que dangereuses... 

Plus on avance, plus le roman va crescendo et comme je le disais, c'est très addictif. Le style s'affirme également au fil des pages, et bien qu'il reste beaucoup de zones d'ombre, le roman est plutôt fluide. J'ai franchement hâte de retrouver cet univers dans le second tome, surtout à cause de la teneur du cliffhanger.


En bref, The vanishing girl est une sacrée surprise. Je ne m'attendais pas à aimer autant, surtout que le roman est assez addictif en soi. Le côté science-fiction m'a énormément plu même s'il reste encore assez mystérieux; de quoi attiser ma curiosité. Enfin, j'avais peur face à la romance mais elle a bien fonctionné avec moi. J'ai beaucoup aimé les caractères de Ember et Caden, assez opposés, mais qui se complètent à la perfection. Un amour sincère mis à l'épreuve par la dureté de leurs missions. Que dire, avec un tel cliffhanger, vivement la suite!

dimanche 25 mars 2018

Le dernier saut de Alexandra Sirowy

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  • Nom: Le dernier saut de Alexandra Sirowy
  • Lu en: français
  • Pages: 416 pages
  • Sorti le: 1er mars 2018
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom The telling le 2 aout 2016
  • Tome Unique

Au début de l’été, Ben, le demi-frère adoré de Lana, disparaît sous ses yeux. Les vacances suivent leur cours, mais les fêtes sur la plage et les premiers émois amoureux sont teintés d’inquiétude. Quand Lana et ses amis trouvent le corps de Maggie, l’ex-petite amie de Ben, tout est remis en question : ce dernier est-il mort ? Maggie est-elle impliquée ? Et si Lana était la prochaine victime sur la liste ?

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Après avoir dévoré et apprécié Dans l'ombre de Stella qui fut un coup de coeur, il me fallait découvrir le nouveau thriller de Alexandra Sirowy. Comme pour son précédent roman, Alexandra Sirowy a l'art et la manière de nous plonger dans une ambiance à la fois angoissante mais tellement bien cachée et dissimulée dans le quotidien que rien n'est choquant. Pourtant une légère tension est palpable.

L'héroïne s'appelle Lana. Elle n'était pas très populaire mais l'arrivée de son demi-frère Ben change un peu la donne. Lorsque celui-ci est décédé dans des circonstances terribles, sauvagement assassiné, Lana attire l'attention d'une bande d'amis dont elle a toujours rêvé de faire partie. Ils se rendent souvent près d'une falaise, souvent théâtre de plongeons mortels mais Lana se remémore ses souvenirs avec Ben. Elle n'hésite pas, par défi ou pour échapper au poids de la mort de Ben, elle plonge... sous la surface de l'eau elle retrouve le corps de Maggie... l'ex petite-amie de Ben...

 Je ne vous en dis pas plus car je ne veux pas vous gâcher la surprise et les nombreux effets/ rebondissements de cette intrigue soigneusement menée. Encore une fois Alexandra Sirowy fait attention à l'ambiance, aux décors et apporte à ses thrillers une dimension addictive. Le rythme est sacrément efficace et nous tient en haleine. Le lecteur se demande pourquoi Ben a été tué de cette manière, quel est le lien avec Maggie.

On va donc suivre le déroulement de l'enquête de la police depuis le meurtre de Ben jusqu'à la disparition de Maggie. Si on comprend vite que les deux affaires sont liées, on est complètement perdu lorsqu'il y a une nouvelle victime, amie avec Lana. Est-ce que tout ça a à voir avec Lana ? Est-ce une vengeance habilement orchestrée ? Mais pourquoi ? Il nous manque quelque chose ainsi qu'à Lana pour tout mettre le puzzle en ordre. Mais Lana possède des réponses : Maggie et son amie ont été empoisonné et la mise en scène du dernier meurtre fait froid dans le dos car elle est tirée d'une histoire que Ben racontait à Lana... Alors Ben est-il réellement mort ?

 Mais rien ne vous prépare à ce que l'on va découvrir. Le point fort et l'originalité de l'auteure est de nous proposer certes un thriller addictif, intense, dans des ambiances sombres, inquiétantes... mais il y a aussi une dimension folklorique ou fantastique dans ses histoires. Des becs d'oiseaux retrouvés dans la gorge d'une victime, des empoisonnements, des découvertes macabres auréolées d'histoires racontées pour se faire peur. Et tout s'embrouille, tout est confus, tout se confond pour l'héroïne qui essaye de démêler la logique des meurtres.

Au final j'ai plus apprécié cette intrigue dont le final reste ancré dans un réel, bien glauque où le monstre à proprement parler l'est d'une manière inattendue et choque aussi par cette noirceur de l'âme humaine. On frôle parfois des situations invraisemblables mais l'ensemble est prenant avec un style hyper marquant. Et peu importe si l'alibi est exagéré.


En bref, tout contribue à faire grimper le suspense au plus haut point avec de plus, des décors qui accentuent l'angoisse et la tension ! L'auteure arrive à distiller des indices qui sèment le trouble dans les hypothèses les plus folles. L'héroïne, que j'ai adoré, développe une ambiguïté qui déroute plus d'une fois avec un jeu très convaincant, entre les indices qu'elle découvre, qu'elle cache et sa mémoire qui revient par bribes, ses souvenirs avec Ben, ses sentiments compliqués et contradictoires. Il y a beaucoup de choses à découvrir dans ce roman. Elle aborde dans ce thriller les thèmes des relations fraternelles, des secrets inavouables et horrifiques de famille, de l'enfance volée, perturbée et d'une innocence violentée. Pour moi Alexandra Sirowy est en train de devenir la reine du thriller YA tellement c'est bon.

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