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jeudi 3 mai 2018

Les confins du monde [La conspiration #3] de Maggie Hall

les confins du monde

  • Nom: Les confins du monde [La conspiration #3] de Maggie Hall
  • Lu en: français
  • Pages: 398 pages
  • Sorti le: 18 avril 2018
  • Editeur: Collection R 
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom The ends of the world le 18 juillet 2017
  • Tomes antérieurs: Tome 1 - Tome 2

Le Cercle des Douze n’est finalement pas ce à quoi s’attendait Avery… Mais elle aussi a de quoi les surprendre. Depuis la mort de sa mère, Avery se retrouve encore plus dépendante de Stellan et de Jack. Pris dans une toile de trahisons et d’attirance fatale, tous trois doivent désormais unir leurs efforts pour enrayer la plus dangereuse conspiration que le monde ait jamais connue. De Jérusalem à Rome en passant par la Russie, du froid glacé des catacombes à la chaleur des flashs des paparazzis, Avery West va devoir affronter son destin, qu’il soit placé sous le signe du salut… ou sous celui de la destruction.

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J'étais très excitée et contente d'avoir ce dernier tome de la trilogie entre les mains mais je dois avouer que je n'ai pas ressenti l'exaltation et l'enthousiasme autant que pour le second tome qui est mon préféré. En fait il a fallu d'abord me remémorer les derniers évènements et cela m'a un peu coupé, perturbé dans ma lecture des premiers chapitres.

Toutefois les rebondissements s'enchaînent et notamment la solution à toute l'intrigue si bien que j'ai pu reprendre mes marques dans l'univers de La Conspiration. Il sera question de terrorisme, d'arme biologique et Avery fait des découvertes décevantes et éprouvantes sur la véritable logique du Cercle des Douze. La pauvre, elle qui était déjà en détresse et meurtrie par le décès de sa mère et la trahison ultime de sa demie-soeur et demi-frère.

 J'ai adoré la théorie de l'auteure selon laquelle le sang mélangé du treizième couple forme un virus mortel. Avery et Stellan vont devoir trouver un remède au virus et reprendre les recherches sur le tombeau d'Alexandre. Les scènes d'action qui se déroulent dans les quartiers de Jérusalem sont scénaristiquement très réussies! On est vraiment dans une affaire de trahisons et de complots politiques pour la prise du pouvoir et tout ceci fait très organisation secrète comme l'Ordre des Templiers ou même un genre d'Assassins Creed. L'intrigue est donc toujours aussi captivante et l'auteure répond à toutes nos questions.

 Côté personnages, j'ai encore une fois beaucoup aimé l'évolution de l'héroïne. Avery découvre des choses bouleversantes mais elle reste réfléchie et posée. Sa relation avec Stellan bouge aussi dans ce tome aussi bien parce qu’elle découvre qu’ils sont liés l'un à l'autre par leur destin mais aussi par leurs sentiments et émotions. Mais je dois dire que la romance n'est pas le point fort de l'auteure et cela ne m'a provoqué aucun émoi.  


En bref, au niveau de l'intrigue, La Conspiration se conclut de manière magistrale, mêlant habilement secrets de l'archéologie, roman historique, société clandestine et enjeux politiques ou de pouvoir. J'ai beaucoup apprécié ce dernier tome même si j'ai trouvé des inégalités dans son contenu : des passages plus longs alternés avec des passages trop rapides, de retournement de situation, de révélations chocs mais la chasse au tombeau est moins bien menée. Malgré tout l'ensemble reste passionnant et intéressant, pour ce mélange entre Night School et le Da Vinci Code. C'était sympa à lire et à découvrir et j'en garde un bon souvenir.

chronique_lael


mercredi 2 mai 2018

Lumière, Caméra, Action! de Shira Anthony

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  • Nom: Lumière, Caméra, Action! de Shira Anthony
  • Lu en: français
  • Pages: 249 pages (ebook)
  • Sorti le: 25 avril 2018 (ebook) 25 mai 2018 (papier)
  • Editeur: MxM Bookmark
  • Fiche: présentation officielle
  • Tome Unique

Quand le professeur Wesley Coolidge accepte, pour l’été, un poste de conseiller historique sur un film de pirates tourné en Caroline du Nord, la dernière personne sur laquelle il s’attend à tomber est son futur ex-mari, l’acteur Sander Carson. Tout comme le pirate haut en couleurs qu’il incarne, Sander, alias Sam Carr, a l’habitude d’obtenir ce qu’il veut, et il fait bien comprendre qu’il veut à nouveau Wesley dans sa vie. Sam a perdu Wesley quand il a quitté leur vie new-yorkaise pour une carrière à Hollywood. Mais Wesley a enfin réussi à recoller tous les morceaux de son cœur et n’est pas intéressé par Sam et Wesley : Le Retour. Convaincre Wesley de donner une seconde chance à leur relation demandera à Sam bien plus que des excuses et des souvenirs du bon vieux temps. Si Sam veut que Wesley lui revienne, il va devoir lui montrer qu’ils peuvent réellement naviguer ensemble sous le soleil couchant – une vraie « happy end » qui ne se terminera pas après le défilement du générique de fin.

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C'est en recevant un mail de MxM Bookmark que j'ai découvert Lumière, Caméra, Action! de Shira Anthony. Curieuse, j'ai été très heureuse de voir que netgalley m'accordait la chance de lire ce roman. Cela fait longtemps qu'on parle de la romance M/M autour de moi sans jamais avoir osé sauter le pas. Avec Lumière, Caméra, Action, j'ai pu me faire mon propre avis sur le genre et je peux vous dire que j'ai été convaincue.

Pour ma toute première romance M/M, je suis très contente d'avoir pu commencer avec ce roman. Il m'a de suite plu: son contexte, les personnages, le petit côté historique, et bien évidemment la romance. Elle est spéciale en son genre parce qu'il ne s'agit pas d'une romance classique mais plutôt un amour que deux êtres tentent de retrouver avant qu'il ne soit réellement trop tard. 

Wesley est un professeur respecté, dont la spécialité n'est autre que les Pirates. Lorsqu'on lui propose un poste estival pour être conseillé sur un tournage de film mettant en scène Stede Bonnet, un pirate des années 1700, Wesley hésite quelques secondes. Après tout, il adore ce sujet, il n'avait rien de prévu de particulier cet été et c'est fortement bien payé. 

Mais sa bonne humeur est de courte durée quand il se rend compte que son futur ex-mari n'est autre que la vedette du film et que tout ça n'est que pure manigance pour tenter de le récupérer. Car Sam Carr, alias Sander Carson, est têtu et veut absolument récupérer son mari avant que le divorce ne soit officiellement prononcé à la fin de l'été. 

J'avoue que j'ai trouvé l'ambiance excellente. Parlons d'abord du tournage, que j'ai trouvé bien fait même s'il sert un peu de prétexte à l'histoire entre Wes et Sam. J'ai néanmoins fort apprécié ce petit contexte historique entourant Stede Bonnet, et les lieux du tournage qui sont totalement réels. Je ne vous cache pas avoir été lire l'histoire de ce Pirate sur Wikipédia et de me rendre compte que l'équipe du tournage tentait de proposer quelque chose de crédible. C'était assez amusant et instructif, donnant une atmosphère unique au roman. 

Quant à l'histoire de Sam et Wes, elle m'a beaucoup touchée. Plus qu'une reconquête, les deux époux doivent faire face à une réalité difficile, à laquelle ils ne sont pas forcément prêts. Avec son métier d'acteur, Sam fut forcé de s'éloigner de son mari, qui a très mal vécu la distance. Mais pire encore, que devient un couple lorsque la communication n'existe plus, qu'on se sent étranger l'un pour l'autre, incapable de se soutenir ou de s'épauler? 

Malgré le fait que Sam nous sorte le grand jeu pour récupérer Wes et ainsi alléger l'histoire et nous faire rire, ce roman aborde pas mal de questions existentielles et les sacrifices que l'on peut faire par amour. Car ces deux là s'aiment comme des dingues depuis 10 ans. Mais que faire quand l'un vit à Los Angeles et l'autre à New York? Comment trouver des compromis?

C'est tout l'enjeu du récit et cela m'a beaucoup plu. Sam et Wes sont d'autant plus très attachants, humains, avec leurs qualités et leurs défauts. J'avais très envie que ça s'arrange entre eux car on ne peut nier la connexion qu'ils partagent, qu'elle soit plus spirituelle ou physique. Leur amour est fort et c'est au coeur de la tempête que les mariés trouveront la force de braver vent et marée. 


En bref, quel bonheur d'avoir découvert ce roman que j'aurai dévoré en quelques petites heures, incapable de le lâcher avant de connaitre le fin mot de l'histoire. Pour une première romance M/M, je suis comblée! J'ai de suite éprouvé de l'affection pour Wes et Sam, leur souhaitant vraiment de retrouver l'amour comme au premier jour. Plus qu'une reconquête, ce livre nous pousse à réfléchir sur les sacrifices qu'on est prêt à prendre pour l'être aimé. Dans une ambiance de tournage très sympathique amenant son petit contexte historique, Lumière, Caméra, Action est un superbe roman que je recommande chaudement.

mardi 1 mai 2018

[Manga] Card Captor Sakura Vols 1 & 2 de CLAMP

card captor sakura card captor sakura volume 2

  • Nom: Card Captor Sakura Vols 1 & 2 de CLAMP
  • Lu en: français
  • Pages: 258 pages
  • Sorti le: 18 avril 2018
  • Editeur: Pika Edition
  • Fiche: présentation officielle
  • Série en 9 volumes

Alors qu’elle feuillette un livre mystérieux, Sakura laisse accidentellement s’échapper aux quatre vents des dizaines de cartes magiques ! La jeune élève de CM1 décide de les récupérer au plus vite. Mais les esprits farceurs des cartes sont peu enclins à se laisser capturer ! Accompagnée de Kélo, un petit animal étrange et de son amie Tomoyo, la jeune fille devra apprendre à maîtriser au mieux ses pouvoirs magiques pour devenir une vraie héroïne !

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Card Captor Sakura, c'est un des manga qui a rythmé ma jeunesse. Je m'en souviens encore, j'étais à l'école et mes deux meilleures amies parlaient sans cesse de la jeune chasseuse de cartes. Voulant savoir de quoi il en retournait, j'ai pris au vol l'anime, qui passait quotidiennement à cette époque. Tombant amoureuse de l'univers, je me suis mise à acheter les manga...dans un sens chronologique particulier.

En effet, comme j'avais commencé l'anime à la seconde saison, j'ai fait de même avec le manga. Cette saison m'avait tellement enchantée que j'ai voulu voir ce que ça donnait sur papier! Résultat, je n'ai jamais lu les premiers tomes de Sakura... autant vous dire qu'avec cette édition anniversaire, c'était l'occasion rêvée de m'y mettre. 

Si l'univers m'est donc totalement familier, me plonger dans ces deux premiers volumes a été une véritable découverte! J'ai enfin pu reprendre les bases et entamer une réelle progression dans le monde magique de Sakura. Que dire, même après autant d'années, je me suis régalée. J'ai ressenti cette nostalgie liée à mon adolescence, ce fut assez fort et intense.

Sakura est une petite fille pleine d'énergie qui se voit confier une mission pas comme les autres: récupérer les cartes de Clow, un magicien hors norme, suite à l'ouverture d'un livre magique. Pour l'y aider, le gardien du livre, Kéro, rejoint notre monde sous la forme d'une peluche afin de guider Sakura. Mais que serait notre nouvelle héroine sans Tomoyo, sa meilleure amie, pour lui confectionner de beaux costumes et filmer ses exploits? 

Le rythme est assez soutenu, au cours des deux premiers volumes, Sakura arrive à attraper pas mal de cartes, malgré les embûches et l'arrivée de Shaolan Li, son rival dans la chasse aux cartes. Cela ajoute un peu plus d'adrénaline et oblige Sakura a se surpasser pour capturer les cartes le plus vite possible. C'est sur, on ne s'ennuie pas.

J'avais oublié comme le manga est drôle. Outre cette quête magique, il y a un humour décapant qui m'a fait rire pas mal de fois! Tous les personnages y mettent du leur, c'est hilarant. Bien entendu, d'autres moments sont plus sensibles, comme tout ce qui touche à la famille de Sakura. Les Clamp ont réussi le pari de nous emmener dans une aventure hors du commun tout en dosant leur récit pour offrir des temps de réflexion. Voir que la famille et l'amitié sont aussi mis en avant est un très gros point fort.

Autre gros plus du manga, ce sont bien évidemment les dessins. Le chara-design est splendide, propre à Clamp et on ne peut que succomber à tant de beauté scénaristique. C'est doux, précis, magique. J'ai toujours aimé le trait des Clamp, quel plaisir de le retrouver.


En bref, quel bonheur de me replonger dans l'univers de Sakura! Moi qui n'avais jamais lu les premiers tomes, malgré la familiarité du manga, ce fut une totale découverte. C'est comme si je retombais à l'adolescence mais que je lisais le manga avec un regard tout neuf. Ces deux premiers tomes ont été un vrai régal, entre magie, action, famille et un humour hilarant, voilà qui promet de passer un excellent moment!

mercredi 25 avril 2018

Roar [Stormheart #1] de Cora Carmack

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  • Nom: Roar [Stormheart #1] de Cora Carmack
  • Lu en: anglais
  • Pages: 380 pages
  • Sorti le: 13 juin 2017
  • Editeur: Tor Teen
  • Fiche: présentation officielle
  • VF: pas d'infos
  • Premier tome d'une duologie

In a land ruled and shaped by violent magical storms, power lies with those who control them. Aurora Pavan comes from one of the oldest Stormling families in existence. Long ago, the ungifted pledged fealty and service to her family in exchange for safe haven, and a kingdom was carved out from the wildlands and sustained by magic capable of repelling the world’s deadliest foes. As the sole heir of Pavan, Aurora’s been groomed to be the perfect queen. She’s intelligent and brave and honorable. But she’s yet to show any trace of the magic she’ll need to protect her people. To keep her secret and save her crown, Aurora’s mother arranges for her to marry a dark and brooding Stormling prince from another kingdom. At first, the prince seems like the perfect solution to all her problems. He’ll guarantee her spot as the next queen and be the champion her people need to remain safe. But the more secrets Aurora uncovers about him, the more a future with him frightens her. When she dons a disguise and sneaks out of the palace one night to spy on him, she stumbles upon a black market dealing in the very thing she lacks—storm magic. And the people selling it? They’re not Stormlings. They’re storm hunters.

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~ ENGLISH REVIEW~ 

I thought I will love this book (see this beautiful cover!!) but I was wrong. If I liked the beginning, the book didn't convince me in the end.  And yet, there are some great things in this novel, starting with the background. I loved what the author imagined around storms. It is a pretty innovative idea on the subject that seduced me. I was eager to know more about these storms that seem to have a heart, or even a thought but destroy everything in their path. An original context therefore, which could have been better exploited in my opinion. Indeed, I must admit that the pace of the book is quite slow. Meanwhile, a lot of narrative and a heroine who likes to complain. If, initially, Aurora had seemed endearing to me, I soon got sick of her later. Her behavior annoyed me greatly all along the novel, it was quite difficult to read. This was the case for other characters as well, which I found too indented and therefore unappealing.Unfortunately, things do not work out with the romance that gradually sets in.  Especially since this romance takes over everything else. Aurora's quest is long and nothing is happening. Even on the side of the Palace, it's boring. However, we feel that the author wanted to create a climate of tension, but honestly, I did not find that it brought more to the novel, on the contrary, it was just to furnish , in my opinion.

Roar de Cora Carmack avait tout pour le plaire: une couverture magnifique, un résumé alléchant, en bref, de quoi passer un excellent moment. Malheureusement, si le début m'a beaucoup plu, je dois reconnaitre la défaite. La suite ne m'a pas convaincue.

Et pourtant, il y a d'excellentes choses dans ce roman, à commencer par le background. J'ai adoré ce qu'a imaginé l'auteure autour des tempêtes, cyclones, ouragans. C'est une idée assez innovante sur le sujet qui m'a séduite et enchantée. J'avais hâte d'en connaitre davantage sur ces tempêtes qui semblent munies d'un coeur, voir même d'une pensée mais qui détruisent tout sur leur passage. Un contexte original donc, qui aurait pu être mieux exploité à mon sens. 

En effet, il faut avouer que le rythme du livre est assez lent et que les révélations sur les tempêtes sont faites vraiment sur la fin. Entre temps, beaucoup de narratif et une héroine qui aime se plaindre. Si, au départ, Aurora m'avait semblé attachante, je l'ai vite prise en grippe par la suite. Son comportement m'a énormément agacée tout le long du roman, c'était assez difficile à lire. Même si on comprend les raisons de ses innombrables sautes d'humeur et railleries, Aurora ne m'est pas apparue sympathique pour autant. Ce fut le cas pour les autres personnages, que j'ai trouvés trop en retrait et donc peu attachants.

Malheureusement, les choses ne s'arrangent pas avec la romance qui s'installe progressivement et le jeu du chat et de la souris dont nous sommes témoins à chaque page. Aurora est d'une nature influençable et se laisse un peu berner par les sentiments d'autrui, c'est prodigieusement affligeant. Heureusement pour elle,  avec Locke (oui parce que avant, il y a eu Cassius pendant 3 jours), cela semble plus sérieux. Malgré la sincérité et la détermination du jeune homme, le couple ne m'a pas séduite et j'ai de nombreuses fois levé les yeux au ciel. Vous savez combien j'ai du mal avec les insta-love. 

D'autant que cette romance prend un peu le pas sur tout le reste et comme je vous le disais, le livre stagne pas mal. La quête d'Aurora est longue et il ne se passe rien. Même du côté du Palais, c'est ennuyeux. Pourtant, on sent que l'auteure a eu envie de créer un climat de tension pour qu'on stresse un peu, mais honnêtement, je n'ai pas trouvé que ça apportait plus au roman, au contraire, c'était juste pour meubler selon moi. 


En bref, si Roar possède un background très intéressant et assez original, cela n'a pas suffi à me convaincre. A l'heure où j'écris ces lignes, je ne suis toujours pas certaine de lire la suite. En cause, des personnages peu sympathiques, une héroine agacante et une romance qui prend trop le pas sur le reste. J'en attendais clairement plus mais force est de constater que je me suis plus ennuyée qu'autre chose avec ce livre. 

mardi 24 avril 2018

The hate U give - La haine qu'on donne de Angie Thomas

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  • Nom: The hate U give - La haine qu'on donne de Angie Thomas
  • Lu en: français
  • Pages: 496 pages
  • Sorti le: 12 avril 2018
  • Editeur: Nathan
  • VO: paru sous le nom The hate U give le 28 février 2017
  • Tome Unique

Starr a 16 ans, elle est noire et vit dans un quartier difficile, rythmé par les guerres de gangs, la drogue et les descentes de police. Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic; tous les jours , elle fait le grand écart entre ses deux vies, ses deux mondes. Mais tout vole en éclats le soir où son ai d'enfance Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux. Starr est la seule témoin. Et tandis que son quartier s'embrase, tandis que la police cherche à enterrer l'affaire, tandis que les gangs font pression sur elle pour qu'elle se taise, Starr va apprendre à surmonter son deuil et sa colère; et à redresser la tête.

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Depuis le temps qu'on en parle, je ne pouvais plus tarder ma lecture de The Hate U Give et je savais que ce roman allait être une claque même si ce n'est pas un coup de coeur. The Hate U Give est un roman poignant et touchant, qui fait réfléchir sur un sujet malheureusement trop souvent d'actualité : la fusillade par un policier blanc d'un jeune noir.

Il dénonce ainsi le racisme, la violence policière, les abus et les contrôles musclés des autorités, le délit de faciès, les minorités et les quartiers dans lesquels elles sont parquées, les privilèges des Blancs, les injustices faites aux Noirs et les préjugés des uns contre les autres. Il n'y a pas de parti pris, ni au niveau des agents de police, ni pour les Noirs, ni pour les Blancs... mais l'accent est mis sur l'injustice subie par les noirs et comment les préjugés provoquent des drames. Pas de manichéisme donc, mais surtout une critique subtile, nuancée des deux points de vue.

Car ce roman commence d'abord par un drame et une intensité dramatique qui va peser tout le long du parcours psychologique et initiatique de Starr qui assiste impuissante, terrorisée à l'assassinat de son ami Khalil par un policier paniqué. C'est bien le stress et la nervosité et le fait de craindre à tort qu'un gamin de 16 ans puisse vous agresser qui provoque les trois tirs dans le dos du garçon.

Forcément un jeune Noir est un dealer dans le quartier de Starr!! Alors je ne vais pas revenir sur l'intrigue : Starr va être confrontée à l'interrogatoire de la police, va devoir affronter la vaste mascarade lancée par les autorités et les medias pour défendre leur collègue tandis que du côté des quartiers noirs, la colère gronde, les émeutes s'accentuent.

Starr au milieu de tout ça, est une victime elle aussi et elle va devoir trouver la force de parler, trouver le courage de faire ce qui est juste, apprendre à gérer sa peur et son chagrin. Il faut oser lever la voix, témoigner, donner son opinion et se battre contre les injustices, à sa modeste échelle, avec l'impact qu'elle a. J'ai été révolté, en colère contre certains propos complètement stupides, contre ses fausses déductions qui conduisent aux mauvaises manières de penser.

Puis il y a les histoires de gangs, de drogue, de territoires... vraiment le monde de Starr n'est pas tendre et ponctué par des scènes violentes. Elle va montrer son courage et parler, malgré la pression de la police, la manipulation des journalistes et la pression des gangs qui ne veulent pas que soient étalées leurs petites magouilles.


En bref, un roman passionnant, lu d'une traite, bouleversant et absolument indispensable, déprimant face à une fin difficile, totalement injuste et réaliste. On bouillonne de rage mais Starr nous apprend à ne pas céder à la haine, à continuer à faire le bien et à rester fidèle à la mémoire de Khalil. Si les personnages sont tous attachants et parfois géniaux (j'ai adoré les parents de Starr, enfin surtout sa mère) j'ai moins aimé le style "oral" des dialogues sur un ton pêchu, familier bien que l'écriture reste addictive et efficace en terme de rythme. Une lecture juste, cruelle, nécessaire et pertinente que tous, adolescents, comme parents et adultes devraient lire.

chronique_lael


mercredi 18 avril 2018

Onyx and Ivory de Mindee Arnett

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  • Nom: Onyx and Ivory de Mindee Arnett
  • Lu en: anglais
  • Pages: 512 pages
  • Sorti le: 15 mai 2018
  • Editeur: Balzer + Bray
  • Fiche: présentation officielle
  • VF: pas d'infos
  • Premier tome d'une série

They call her Traitor Kate. It’s a title Kate Brighton inherited from her father after he tried to assassinate the high king of Rime. Cast out of the noble class, she now works for the royal courier service. Only those most skilled ride for the Relay and only the fastest survive, for when night falls, the nightdrakes—deadly flightless dragons—come out to hunt. Fortunately, Kate has a secret edge: she is a wilder, born with forbidden magic that allows her to influence the minds of animals. And it’s this magic that leads her to a caravan mysteriously massacred by drakes in broad daylight—the only survivor Corwin Tormane, the son of the king. Her first love, the boy she swore to forget, after he condemned her father to death. With their paths once more entangled, Kate and Corwin uncover secrets, both past and present, to face this new threat of drakes who attack in the daylight and the darker menace behind them.

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~ ENGLISH REVIEW~ 

 When I started the book, I thought it would be a classical YA fantasy. The story line seemed "déjà-vu" but I was wrong. This book was really surprising! I couldn't put it down, wanting to know what would happen to the characters I've come to love. Writing from Kate and Corwin POV was a excellent idea, it gave us a bigger vision of the plot. I loved both Kate and Corwin. These two have definitely a special connexion and a love so sincere it was beautiful. I appreciated the fact that they can trust each other.  The plot was great and as I said, really surprising, I didn't see coming the revelations and it was fast paced, with full of action. My adrenaline was up because danger was never too far. It was captivating until the end. Mindee Arnett created her own fantasy world with his own atmosphere and rules and magic. A must read in my opinion. I can't wait to read the sequel now, questions swirling in my mind.

Je suis très heureuse d'avoir pu lire ce roman en avant première et je remercie l'éditeur de me l'avoir permis. Onyx and Ivory est un YA fantasy qui peut paraitre basique dans sa construction et ses éléments mais qui est en réalité très surprenant. J'ai beaucoup aimé cet univers qui m'aura tenu en haleine jusqu'au bout.

Le livre commence au quart de tour, avec Kate, surnommée la traitresse, suite à la tentative d'assassinat du Roi par son père. Alors que ce dernier a été exécuté, Kate s'est retrouvée en exil. Vivant depuis dans une autre ville comme messagère, Kate n'a pas oublié son passé et peine à se faire une place. Alors qu'elle revient d'une mission au cours de laquelle elle a failli se faire attaquer par les Nightdrakes, ces horribles monstres vivants la nuit, Kate ne s'attend pas à revoir Corwin, l'un des princes héritiers, qui fut son meilleur ami et amoureux dans son ancienne vie. 

Loin de se douter que leur chemin se croiseront et s'entremêleront à nouveau, Kate essaie de rester discrète quant à sa condition. C'est en effet une Wilder, qui possède le don de sentir les émotions des animaux. Un don pour lequel elle pourrait être exécutée si elle venait à être découverte. Mais voilà, il semblerait que les Wilders aient procédé à quelques attaques en se servant de Nightdrakes. 

Un mystère qui nous tiendra en haleine tout le livre, et qui m'aura plus d'une fois surprise. Sous ses airs d'intrigue simple, le livre est en fait un vrai page-turner, avec son énorme lot d'action, de stress et de révélations. Pour vous dire, je n'ai rien vu venir. J'avais des théories, qui se sont toutes révélées fausses ou presque. J'ai adoré cette tension dans le roman autour des Wilders persécutés par l'Inquisition. J'ai adoré découvrir les pouvoirs que chacun pouvait avoir. J'ai adoré découvrir que les Wilders ne sont pas les seuls à manipuler la magie, qu'il existe plusieurs Ordres de magistes. J'ai adoré qu'en plus de tout ce pan magique de l'histoire, l'auteure installe un climat d'insécurité avec les monstres qui attaquent aussi bien la nuit, que le jour. 

Et si l'intrigue est passionnante et s'enrichit plus on lit, il faut dire qu'elle est portée par des personnages assez exceptionnels. Kate et Corwin ont tout mon respect et mon admiration. Entre eux, on sent que ça ne date pas d'hier. Qu'il y a toujours quelque chose de fort, d'unique. Même si au début de leurs retrouvailles, ils restent campé sur leurs positions, au fur et à mesure, ils arrivent à accepter le passé et à s'aimer à nouveau. A se faire confiance. A se confier. Se protéger. Se battre ensemble. C'est vraiment le genre de personnages que j'apprécie. L'auteure a d'ailleurs eu la brillante idée d'alterner leur point de vue respectif, ainsi on peut mesurer toute l'étendue de leurs sentiments, et cela nous donne une plus large vision de ce qu'il se trame. 

Mais que seraient des héros sans l'aide d'autres personnages secondaires? J'avoue que j'ai beaucoup aimé les quelques amis et alliés qui prennent part à l'histoire et qui n'hésitent pas à se salir pour venir en aide à Kate et Corwin. Mention à Dal, Signe, Bonner et Raith qui méritent amplement leur place., de même qu'aux vilains dont il faut se méfier des apparences...

J'aurai encore tellement de choses à dire sur Onyx and Ivory qui est très riche et complexe mais j'aimerai autant vous convaincre de lui laisser sa chance et de le lire. Malgré ses éléments classiques, c'est un petit must read dans le genre YA fantasy, je vous le garantis! 


En bref, Onyx and Ivory est une excellente surprise, un de ces romans fantasy qui semble proposer une trame classique mais qui cache en réalité une intrigue riche, complexe et tout à fait originale. Porté par des personnages à la forte personnalité, ce livre a tout pour plaire, réunissant tous les ingrédients pour passer un excellent moment. Je ne peux que vous le conseiller!

samedi 14 avril 2018

[Cinéma] Ready Player One

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  • Nom: Ready Player One
  • Avec: Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn
  • Genre: Science-fiction
  • Sorti le: 28 mars 2018

2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l'OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l'œuf de Pâques numérique qu'il a pris soin de dissimuler dans l'OASIS. L'appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu'un jeune garçon, Wade Watts, qui n'a pourtant pas le profil d'un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…

Lorsque j'ai vu passer la bande annonce, mon intérêt pour ce film s'est éveillé. Et pour cause, la réalité virtuelle en pleine immersion? C'était fait pour moi, surtout depuis mon coup de coeur pour un certain Sword Art Online basé sur le même concept. J'étais curieuse de voir un autre univers mettre en avant cette technologie et le moins que je puisse dire, c'est que je ne suis pas déçue. 

Ready Player One, c'est le film qui ravira tous les geeks, ceux passionnés par les jeux vidéos mais pas seulement. Avec ses très nombreuses références à la pop culture, le film nous donne la sensation d'être dans le futur tout en ressassant le passé. Pour les nostalgiques du genre, ces clins d'oeil sont géniaux. Pour les non initiés ou les plus jeunes, tout ce concept tombe à l'eau. Ready Player One est à mon sens plutôt adressé à cette génération des années 80 qui comprendront toutes les subtilités. Ainsi, comment ne pas mentionner Retour vers le Futur avec la DeLorean conduite par Parzival et la musique emblématique du film entendue à maintes reprises. Comment ne pas frissonner d'horreur devant la scène issue du film  Shinning du célèbre Stephen King. Il y a tellement de références qu'il me faudrait un article entier pour les énumérer. 

Que dire, c'est savoureux, et apporte une certaine touche d'originalité à cette OASIS, ce monde virtuel splendide qui nous en fait prendre plein les mirettes. Steven Spielberg et son équipe démontrent un talent de dingue tant le travail est soigné, au détail près. C'est coloré, vibrant, vivant, parfait. Il y a un tel contraste avec notre réalité grise et morne qu'on a qu'une seule hâte, se connecter à ce monde particulier. J'étais vraiment curieuse de voir comment les personnages réels se "transformaient" et comment la réalité virtuelle était utilisée. Il faut avouer que le parallélisme est top car même dans le jeu, les personnages sont bel et bien conscients de leur entourage réel. 

ready player one

Parlons-en, justement, des personnages, j'ai préféré leur alter ego virtuel qu'à leur réelle personnalité, mais ils restent tout de même attachants. J'ai aimé voir le solitaire Parzival se constituer malgré lui un clan pour résoudre l'énigne des 3 clés et remporter l'easter egg, afin d'assurer la survie du jeu et l'empêcher de tomber dans les mains de l'entreprise IOI. Un méchant plutôt banal si vous voulez mon avis, en quête de millions quitte à sacrifier des vies sans scrupules. Au fond, c'est le gros reproche que je peux faire au film, c'est son fil conducteur un peu mince. 

Ceci étant dit, le rythme est tellement fou qu'on ne s'ennuie pas du tout, priant pour les personnages d'arriver au bout de leur quête. J'ai trouvé le jeu d'acteurs plutôt bon même si Tye Sheridan me semblait parfois moins expressif que son avatar. L'équipe qu'il forme avec ses amis m'a beaucoup plu car très hétéroclite. Et puis, j'ai bien aimé découvrir qui se cachait derrière ses personnages virtuels haut en couleurs. 

Ready Player One, c'est un petit condensé d'action, d'effets visuels grandioses et de références fantastiques à la pop culture. Un film à voir, pour le spectacle qu'il offre et pour toute la nostalgie qu'il transmet. 


En bref, j'ai beaucoup aimé ce film qui, au-delà de la quête du jeu, démontre que la réalité virtuelle peut être plausible. Je nous imagine bien, dans 20 ans, nous projeter dans ces nouveaux mondes pour échapper au nôtre, probablement aussi pauvre et affamé que le 2045 du film. Quant à l'OASIS, j'en ai pris plein les yeux grâce à des effets spéciaux remarquables et aboutis. Un véritable blockbuster américain bien diverstissant avec de nombreuses références à la pop culture qui raviront les plus nostalgiques du genre. 

vendredi 13 avril 2018

Young Elites de Marie Lu

young elites

  • Nom: Young Elites de Marie Lu
  • Lu en: français
  • Pages: 382 pages
  • Sorti le: 19 avril 2017
  • Editeur: Le livre de poche 
  • VO: paru sous le nom The young elites le 7 octobre 2014
  • Premier tome d'une trilogie

Adelina a survécu à l'épidémie qui a ravagé son pays. Elle en a gardé des marques. Ses cheveux sont passés du noir à l'argenté et une cicatrice barre le côté gauche de son visage. Son père voit en elle une disgrâce pour son nom et sa famille : une malfetto, impossible à marier.Et la rumeur dit que les survivants comme Adelina n'auraient pas récolté que des cicatrices... Ils auraient acquis des superpouvoirs et se seraient regroupés, menaçant l'autorité en place. Bien que leurs véritables identités demeurent secrètes, tout le monde connait leur nom : les Young Elites.

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Après une épidémie de fièvre dévastatrice, certains jeunes survivants ont développé des pouvoirs psychiques liés aux éléments naturels comme créer des hallucinations, manipuler les objets ou s'évaporer dans l'air. Adelina découvre la nature sombre de ses pouvoirs en tentant de fuir son père violent et tyrannique qui souhaite la vendre comme prostituée car c'est une malfetto, autrement dit une marquée impossible à marier.

Mais la confrontation est violente et Adelina invoque des silhouettes démoniaques qui s'en prennent à son père le blessant mortellement. Elle est arrêtée par l'Inquisition, emprisonnée et condamnée à mort. Elle est sauvée par Enzo, le Prince de la Cité d'Estenzia, lui-même banni à cause de ses pouvoirs. C'est dans une sorte de cour des miracles qu'elle va apprendre à contrôler ses dons pour se rallier au plan des Young Elites, un groupe de résistants qui souhaite renverser le pouvoir en place et arrêter Teren, le chef Inquisiteur...

Si ma lecture a été plaisante et agréable je n'ai pas eu l'étincelle incroyable que j'ai eu avec Warcross et il n'y a pas de rebondissements importants. En fait, Young Elites démarre de manière fort convenue quand on connaît les ficelles des romans Young Adult fantastiques. Ca se lit bien, l'écriture est prenante et efficace avec l'alternance tant prisée entre Adelina, Teren, Raffaele, les trois personnages principaux de l'intrigue.

Adelina est l'héroïne, voire l'anti-héroïne de Young Elites. Elle a des pouvoirs mais elle cède volontiers à la colère, à la vengeance et aux mauvaises pensées... celles qui sont sombres et qui la tirent vers le bas. Certes ses pouvoirs sont prodigieux et importants, mais elle n'a pas un bon fond. Même si elle a des circonstances atténuantes et de bonnes intentions, je la trouve assez immature dans ses réactions, dans ses pensées capricieuses et assez prompte à trahir les siens, à céder. C'est un personnage complexe et ambigüe qui commet beaucoup d'erreurs.

Ce qui m'a manqué dans ce premier tome c'est l'originalité. Nous l'avons dans le cadre qui rappelle celui de l'Italie de la Renaissance avec des termes latins et italiens (malfetto, la Cour de Fortunata...) et une hiérarchie qui s'en inspire : les Inquisiteurs, le Roi, le peuple et les Young Elites. Les Young Elites sont traités comme des parias et veulent résister, renverser la monarchie en place.

En matière d'intrigue et de déroulement de l'histoire, l'action se mêle au fantastique mais il n'y a rien de nouveau. L'ensemble m'a rappelé un peu Grisha, pour la relation entre Adelina et Teren, et Shades of Magic pour les pouvoirs magiques. Et puis il y a Enzo, tellement charismatique mais là encore on sent que tout est joué d'avance entre eux. La romance n'en est pas forcément addictive.


En bref, la fin m'a pris par surprise mais le reste du roman est un peu cousu de fil blanc lorsqu'on a déjà lu un certain nombre de romans Young Adult. Ce n'est donc pas un coup de coeur et il y a tellement mieux en ce moment à lire et découvrir que je n'ai pas envie de lire la suite. Pourtant j'avais adoré Warcross de Marie Lu qui lui révolutionne l'intrigue YA. Une bonne lecture mais pas suffisamment explosive à mon goût!

chronique_lael

dimanche 8 avril 2018

L'horloge de l'apocalypse de Lorris Murail

horloge de l'apocalypse

  • Nom: L'horloge de l'apocalypse de Lorris Murail
  • Lu en: français
  • Pages: 331 pages
  • Sorti le: 5 avril 2018
  • Editeur: PKJ
  • Fiche: présentation officielle
  • Tome Unique

En cavale malgré elle, Norma, dix-neuf ans, abandonne tout pour se cacher dans une tiny house au fin fond du désert d’Arizona. À sa charge, Liz, sa nièce de huit ans qu’elle doit protéger. Pour survivre, elle trouve un boulot de serveuse dans le diner du coin. Alors que Norma peine à s’acclimater à sa nouvelle vie et aux habitants agressifs de la région, elle découvre un mystérieux canal radio. Elle se met alors à écouter en boucle un certain OT, jeune animateur qui mêle blues, anti-trumpisme et prêches apocalyptiques sur le dérèglement climatique et la fin du monde…

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Avec une couverture pareille et un résumé tout aussi alléchant, je pensais sincèrement lire un roman pré ou post apocalyptique, avec une héroine prête à tout pour survivre quitte à être en cavale et se cacher au fin fond de l'Arizona. J'étais très loin du compte et j'ai malheureusement ce sentiment d'avoir été trompée. Car l'horloge de l'apocalypse n'est pas un roman d'action, d'aventure et de survie. C'est un roman engagé et moralisateur, et ça, ça fait toute la différence. 

Un roman engagé donc, qui nous conte, à travers une intrigue plate et ennuyeuse, les dégats que peut faire l'être humain sur sa planète. Objectivement, je suis d'accord avec l'auteur, je suis inquiète de voir à quel point notre planète va mal, entre le réchauffement climatique, la surpopulation et la consommation toujours plus accrue. C'est vrai qu'il faudrait se bouger les fesses. Parce qu'à l'heure actuelle, l'horloge de l'apocalypse, la vraie (concept créé en 1947 pendant la guerre froide), nous indique que nous sommes à minuit moins 2, chose qui n'était plus arrivée depuis 1953. 

Mais dans un roman YA, je m'attendais tout de même à quelque chose de plus attractif pour faire passer ce message sur l'écologie. Or, l'histoire est tout, sauf attractive. On suit Norma et sa nièce, Liz, en Arizona, en attendant que le frère de Norma sorte de prison. Forcée de se débrouiller pour offrir un minimum à la petite fille, notre héroine se dégote un job dans un resto ouvert 24h/24 et où les fréquentations ne sont pas toujours recommandées. 

J'avais espéré quelques rebondissements, en vain. Malheureusement, les personnages ne relèvent pas le niveau. Je me suis maintes fois demandée pourquoi Norma restait dans ce trou paumé alors que clairement, sa vie est menacée. OT et ses prédictions à la radio m'ont lassée (c'est bon, on a comprit que la planète se meurt!), Liz m'a carrément fait froid dans le dos et pour une petite fille de 8 ans, c'est quelque chose! Enfin, je n'ai pas spécialement adhéré à cette image des Américains ultra conservateurs. Certes, je sais que tout cela est réel, il n'empêche qu'à la lecture, ce fut assez usant de voir ces gens saccager, polluer pour le plaisir, enfermés dans leurs petites idées et pro-Trump. Plutôt dur à avaler...

Moi qui aime voyager, rêver, m'évader quand je lis, je dois avouer que ce roman fut un peu une torture. Je suis consciente des enjeux de la planète, mais ce n'est pas ce que je recherche quand je lis du young-adult. Je ne suis pas non plus certaine que ce livre arrivera à sensibiliser les plus jeunes sur la question tant l'éxécution de l'intrigue est mal faite. On a plus l'impression qu'on nous fait la morale qu'autre chose.


En bref, je n'ai pas du tout aimé cette lecture qui ne correspondait pas à ce à quoi je m'attendais. Pensant lire un roman dans une ambiance apocalyptique, je me suis retrouvée avec un livre très engagé et moralisateur sur l'écologie et le comportement humain. Un message en soit intéressant, qui repose d'ailleurs sur la réelle horloge de l'apocalypse, fondée en 1947, mais exploité plutôt de manière dure, cassante et peu optimiste. Sans réel but, l'histoire ne m'a vraiment pas captivée et c'est avec une grosse déception que j'ai refermé ce livre qui n'était pas fait pour moi.

samedi 7 avril 2018

Les mille visages de notre histoire de Jennifer Niven

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  • Nom: Les mille visages de notre histoire de Jennifer Niven
  • Lu en: français
  • Pages: 378 pages
  • Sorti le: 8 février 2018
  • Editeur: Gallimard jeunesse
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom Holding Up the Universe le 4 octobre 2016
  • Tome Unique

Tout le monde croit connaître Libby Groby, pourtant, personne ne s'est jamais intéressé qu'à son obésité. Elle a longtemps vécu recluse dans sa chambre, cachant son corps et ses angoisses. Cette année, sa vie peut changer : Libby s'est inscrite au lycée. Tout le monde croit connaître Jack Masselin : étudiant rebelle, sexy... aux réactions imprévisibles. Sous son arrogance, Jack a enfoui un secret douloureux. Une histoire d'amour rédemptrice. Des ados justes et charismatiques et le courage de s'accepter tel que l'on est.

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Libby revient au lycée après avoir passé des années recluse dans une chambre d'institut spécialisé pour les adolescents obèses. Tandis que Jack Masselin est le garçon cool, sexy du lycée. Les copains de Jack s'apprêtent à faire un sale tour à Libby mais Jack, qui a le coeur juste, décide de s'interposer... à sa manière, spéciale et maladroite.

L'histoire finit mal et la proviseure oblige les deux adolescents à côtoyer un groupe de parole. Si Libby est pleine de doutes, de questions et d'angoisses concernant le regard méchant des autres qui ne voient en elle que son corps obèse, elle va apprendre à découvrir le secret de Jack qui semble charmant mais distant sans vraiment s'investir dans l'émotionnel...

J'ai dévoré ma lecture et j'ai trouvé le personnage de Jack très touchant. Je ne savais même pas que la pathologie dont il est atteint existait et dès les premières pages, j'ai été captivée. Ça se lit très vite et l'écriture est tour à tour drôle, tout en émotion et actuelle. Le point fort c'est qu'il y a beaucoup de dialogues et d'interactivité entre les personnages et dans l'alternance du récit, ce qui fait que le roman se dévore.

Grâce à une écriture enlevée et spontanée, Les mille visages de notre histoire est un roman plein de fougue et d'énergie qui a su aussi me divertir. Bon, il faut dire que Jack comme Libby ne sont pas des ados comme les autres donc leur histoire est atypique. De par les thèmes du roman, la poésie et la sensibilité de l'écriture, on se rapproche des romans de John Green avec une part importante accordée à l'adolescence, à l'amour, à la vie, au deuil, à l'obésité et aux troubles psychologiques avec des personnalités complexes, ambigües et extrêmement attachantes. 

C'est aussi l'occasion d'évoquer le poids du regard des autres, de la cruauté gratuite des ados entre eux, ces ados qui ne se font aucun cadeau. Heureusement on va comprendre très vite les motivations de Jack et saisir le pourquoi du comment de son acte. C'est de cet acte que va naître une rencontre inattendue, salvatrice à la fois pour Libby et pour Jack.

J'ai aimé le message de ce Young Adult contemporain qui est un parcours du combattant, un apprentissage difficile mais nécessaire de l'acceptation de soi. S'accepter tel qu'on est avec nos défauts physiques, nos maladies, nos désillusions, notre apparence même si cela ne plaît pas aux autres, même si ça ne leur convient pas. En fait ils vont s'aider l'un l'autre à trouver le courage de montrer ce qu'ils sont, qui ils sont. Et ça c'est plutôt un beau message.


En bref, j'ai passé un excellent moment en compagnie de Libby et Jack. C'est une histoire d'amour vraiment sympa et originale à suivre pour son côté intimiste, de celle qui pardonne tout, qui vous pousse à voir au-delà de vous-même. Une relation si charismatique, tellement réciproque et pleine de complicité, qui a su susciter en moi beaucoup d'empathie, surtout pour la pathologie de Jack qui dès le départ m'a émue. Je peux donc vous dire que Les mille visages de notre histoire m'a totalement convaincue alors que j'avais des réserves sur Tous nos jours parfaits. C'est un roman solaire, improbable et lumineux!  En tout cas, Jennifer Niven devient une auteure YA à suivre de très près. 

chronique_lael