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mardi 14 mai 2019

Ashlon de H. ROY

ashlon

  • Nom: Ashlon de H.ROY
  • Lu en: français
  • Pages:  387 pages
  • Sorti le: 3 avril 2019
  • Editeur: J'ai lu

À Aurora, chaque citoyen a sa place, mais une place se mérite.L’avenir de Sigal, destinée à transmettre le Savoir, semblait tout tracé avant que sa sœur ne fasse une chute fatale. Contrainte de la suppléer au cœur de l’Essaim, le bras armé de la cité, la jeune femme de 18 ans est propulsée dans un univers impitoyable et lutte chaque jour pour se montrer à la hauteur de sa mission.Lors d’une ronde, le destin met sur sa route un inconnu dont la présence sur le territoire est sans doute illégale. La loi voudrait qu’elle le dénonce, voire qu’elle le tue. Or, pour une raison obscure, Sigal n’est pas certaine de pouvoir s’y résoudre. Et cela pourrait lui valoir de très gros ennuis…

 

Ce roman me faisait envie avec son résumé alléchant et sa magnifique couverture. Je n'avais jamais encore lu cette auteure et je peux vous dire que je suis ravie d'avoir découvert sa plume. 

Ashlon possède un univers incroyable qui m'a plu des le départ. J'ai adoré le monde qu'a imaginé H.Roy, très complet visuel. Mon seul regret? De ne pas en avoir eu assez! Le système des peuples, les croyances et les coutumes de chacun...j'avoue j'en redemande! Moi qui suis friande des one-shot, je trouve que Ashlon méritait une suite, pour nous immerger encore plus dans cet univers fascinant. 

Les personnages ne sont pas en reste, Sigal fait une héroine très attachante, à la personnalité bien définie. Plutôt douce, elle sait faire preuve d'un caractère fort quand il le faut. Sa rencontre avec le guerrier Ashlon va tout chambouler, et lui faire découvrir le véritable amour.

Je pense qu'il faut prendre cette histoire avant tout pour ce qu'elle est: une romance. C'est tout de même le point central, et même si j'ai d'emblée apprécié Ashlon, j'ai trouvé que leur histoire d'amour allait trop vite. Je sais qu'on peut resentir énormément de sentiments pour quelqu'un en très peu de temps mais ici, il m'a maqué un petit quelque chose. Les personnages sont trop vite sure d'eux et c'est un peu trop facile. Heureusement, le contexte vient lui-même semer quelques embuches pour nous tenir en haleine jusqu'au bout.

Une lecture agréable et bien dosée donc, sublimée par une plume fluide et efficace. J'aurai aimé en avoir davantage, car l'univers offre énormément de potentiel et l'auteure aurait pu aller encore plus loin dans le développement de son histoire. J'ai en effet trouvé qu'à 30% de la fin, les choses allaient beaucoup trop vite, pour arriver au point final en un temps record. Ceci dit, l'ensemble est cohérent et tout à fait satisfaisant.


En bref, j'ai beaucoup aimé cette lecture à l'univers incroyable, qui aurait d'ailleurs mérité un peu plus d'approfondissement ou même un second tome. Le monde imaginé par l'auteure m'a vraiment plu, porté par des personnages attachants. Sigal s'est révélée être une héroine très agréable à suivre, à la personnalité bien définie à l'instar d'Ashlon, le love interest. Mon seul bémol? La romance précipitée et une fin un peu trop rapide à mon goût. Ceci étant dit, je conseille vivement ce roman.


lundi 13 mai 2019

[Cinéma] Avengers: Endgame

avengers-endgame

  • Nom: Avengers: Endgame
  • Avec:  Robert Downey Jr, Chris Evans, Scarlett Johansson, Chris Hermsworth
  • Genres: Science-fiction, Action, Fantastique
  • Sorti le: 24 avril 2019

Le Titan Thanos ayant réussi à s'approprier les six Pierres d'Infinité et à les réunir sur le Gantelet doré, il a pu réaliser son objectif de pulvériser la moitié de la population de l'Univers d'un claquement de doigts. Les quelques Avengers et Gardiens de la Galaxie ayant survécu, Captain America, Thor, Natasha Romanoff, War Machine, Nébula et Rocket, espèrent réparer le méfait de Thanos, mais il s'avère que ce dernier a détruit les pierres. Alors que chacun essaie de continuer sa vie et d'oublier les nombreuses pertes dramatiques, Scott Lang, alias Ant-Man, parvient à s'échapper de la dimension subatomique où il était coincé depuis la disparition du Docteur Pym, de sa femme et de sa fille Hope. Lang propose aux Avengers une solution pour faire revenir à la vie tous les êtres disparus, dont leurs alliés et coéquipiers : récupérer les Pierres d'Infinité dans le passé grâce à l'univers quantique...

ATTENTION SPOILERS

Et voilà on y est... Avengers Endgame était pour moi LA sortie à voir cette année et après un Infinity War exceptionnel, mes attentes étaient hautes. Malheureusement, je dois admettre que je suis déçue de ce Avvengers qui clôture une série de films géniaux.

Je ne vais pas prendre de gants, attention à certains spoilers, mais il faut bien exprimer son ressenti. Honnêtement, je ne pensais pas que le film proposerait ce type de scénario. Je croyais qu'il continuerait là où s'est arrêté son prédécesseur et si c'est effectivement le cas pendant la première demi-heure à tout casser, ce bond de 5 ans dans le temps m'a surprise. La dynamique change, on est plus dans la mélancolie et la tristesse, pas cette adrénaline que j'espérais. La seule chose positive qui m'a plu, c'est de voir l'évolution de Iron Man, mon perso favori. 

Mais ce démarrage est long, très très long. Après 5 ans sans solution, il a fallu qu'Ant Man débarque comme une fleur avec une idée absurde pour que tout le monde s'y mette: le voyage dans le temps. Je ne cache pas que j'ai du mal avec ce concept, il y a souvent pas mal d'incohérences et Endgame n'y échappe pas. Si on ne se pose pas trop de questions, ça passe. 

Et c'est là que débute le fan service avec le renvoi de nos survivants dans diverses époques passées. Comme je le disais, Endgame joue ses cartes sur la nostalgie ou l'émotion, alors quand on retombe dans le 1er Avengers de 2012, c'est sur, on ressent un petit quelque chose. Mais très vite, ça part en cacahuètes et l'humour un peu trop présent devient lourd. Jusqu'ici, ça ne m'avait jamais dérangée, mais pour moi Endgame devait montrer une facette plus grave, plus sérieuse.

avengers_endgame_group_shot

Malheureusement ce côté humoristique ne s'arrête pas au scénario, certains personnages comme Thor ou Hulk en prennent un sacré coup. Envolés leur personnalité de feu, leur tempérament de guerrier! Thor se complaît dans sa déprime, tandis que Hulk devient une gentille attraction faisant des photos avec ses fans. Oubliée aussi, la Captain Marvel surpuissante. Quel gâchis. Reste plus qu'à compter sur Iron Man, Captain America ou Black Widow pour assurer. Et ça marche, ces trois personnages, en plus d'un Clint super en forme et vas-y-que-je-dégaine-mes-flèches-à-tout-va, font progresser l'intrigue.

La seconde partie est donc plus intéressante, plus dynamique mais ô combien trop rapide dans son excécution. Le film souffre d'un manque d'équilibre évidemment, c'est dommage. Mais quand survient la bataille finale, on a beau se dire qu'au niveau visuel, ça envoie du lourd, ça ne vaudra jamais un Seigneur des Anneaux. Malgré la réapparition des anciens, tout va trop vite, rien n'est coordonné, et on se doute de ce qui va arriver...

La fin m'a laissée sur ma faim, et même si elle m'a arrachée des larmes (parmi les morts, fallait-il vraiment que ce soit eux??), j'ai comme un sentiment d'inachevé... Je n'arrivais pas à penser autre chose que "tout ça pour ça?" et ça m'a fait mal. Car cet univers est riche et les personnages attachants et charismatiques, ils auraient mérité mieux, à mon sens. 


En bref, je m'attendais tellement à autre chose... Si je savais que Endgame signait la fin d'un cycle, j'avais espéré que les événements se déroulent autrement. Le film dure tout de même 3h et seule la seconde partie m'a intéressée. L'abus du fan service m'a un peu dérangée, quand c'est trop c'est trop; mais j'ai bien compris que la nostalgie était de mise et quelques scènes m'ont arraché la larme à l'oeil. Ceci étant dit, j'ai trouvé que le film souffrait d'incohérences et que le scénario était devenu trop simple. Mais le pire, c'est que certains personnages sont bafoués, me laissant extrêmement déçue quant à leur sort. Je voulais plus, tellement plus, mais il faudra bien se contenter de cette fin et tourner la page.

vendredi 10 mai 2019

Cendres de Johanna Marines

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  • Nom: Cendres de Johanna Marines
  • Lu en: français
  • Pages:  407 pages
  • Sorti le: 4 avril 2019
  • Editeur: SNAG
  • Tome Unique

Londres, East-End, 1888, ère industrielle. C'est dans ce quartier malfamé que vivent Nathaniel et sa soeur de rue, Luna. Lui, sillonne les rues à la tombée de la nuit. Elle, est une voleuse hors pair. Mais un soir, lors d'une énième tournée, le jeune homme fait une macabre découverte. Des rues sombres de la capitale en passant par un manoir victorien luxueux... De soirées mondaines où le diamant est roi aux tavernes miteuses où l'opium circule dans les veines...

 

Londres, 1888. Agathe, jeune femme courageuse et un brin naïve est embauchée comme parurière chez les Henwoorth. Un poste bien particulier puisqu'il s'agit d'afficher des bijoux de valeur lors de bals mondains afin d'attirer les clients. Mais on sait peu de choses sur l'ancienne parurière et surtout pourquoi elle a disparu sans un mot. Le fils aîné de la famille, Archibald est d'ailleurs étrange et adopte une attitude plus ou moins équivoque envers Agathe qui ne sait pas trop comment réagir.

Lors d'une soirée, Agathe rencontre Luna, une voleuse de talent qui lui vole la parure mais ayant pitié d'Agathe, elle la sauve d'une fâcheuse situation et la conduit chez son frère, Nathaniel Depford. Ce dernier est allumeur de réverbères et ce même soir, il découvre le cadavre déchiqueté d'une jeune femme. Ces trois personnes vont être liées par le destin...

Cendres a été annoncé comme un roman YA à la lisière de plusieurs genres littéraires : thriller, roman historique et accents steampunk. Franchement je ne pouvais qu'être séduite, surtout que j'aime énormément SNAG et qu'après quelques loupés, j'avais vraiment envie d'avoir le coup de coeur pour l'une de leurs publications.

Et ça y'est j'ai frôlé la perfection avec ce titre et je suis conquise par l'écriture efficace et addictive de Johanna Marines. L'entrée en matière est excellente : des rues sombres, des meurtres sauvages, un Londres un brin gothique noyé sous le smog, très steampunk alliant inventions mécaniques et un mystère à la Jack L'Eventreur. Ce roman, et son ambiance, la manière dont il se déroule et où tout s'enchaîne, comment les personnages se croisent m'a rappelé le roman Autopsie Whitechapel de Kerri Maniscalco. 

Du suspense, du thriller, une bonne dose d'adrénaline, la disparition de Luna, une enquête malmenée  et plus d'un mystère à résoudre, tout y est. Bref je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, j'ai adoré le rythme savoureusement entretenu par l'intrigue qui mêle personnages, faits et lieux. L'écriture est volontiers immersive, habilement entretenue et nous tient en haleine de bout en bout. J'ai tout aimé : les personnages et leur psychologie, le jeu du chat et de la souris avec cet Archibald qui a un côté troublant, la volonté de Nathaniel et son inquiétude légitime et tout ce que l'auteure apporte comme éléments à son univers, notamment tout ce qui est inventions : la drogue S, les oiseaux métalliques servant à envoyer des courriers, les chevalomatiques qui remplacent les diligences. Encore!! Encore!!!

J'aurais aimé encore plus de ces inventions pour apporter encore plus d'originalité et de consistance à son intrigue. C'est terriblement efficace et j'ai lu ce roman d'une traite, je n'avais pas envie de le lâcher. J'ai aimé aussi que l'auteure aille droit au but, sans pour autant nous noyer d'informations et en utilisant l'alternance des personnages. La fin est tout aussi excellente et cet opus est le premier d'une série, j'ai mordu à l'hameçon et je veux la suite. J'ai adoré la fin mais quelque chose m'a chagriné, un léger détail dont je ne peux vous parler ici mais qui m'a gêné. Et c'est ce qui fait que je n'ai pas eu le coup de coeur. Une histoire parfaitement imaginée, divertissante, surprenante et dont la fin dévoile une vérité inattendue. Avec Cendres, Snag m'apporte enfin tout ce que j'attendais. 


En bref, des personnages attachants, énormément d'éléments efficaces et un mélange de registre très réussi, qui apporte ici une ambiance tout en tension et pleine de mystère, de l'action, de l'adrénaline et du stress. L'intrigue est subtile et intelligente, je ne m'attendais pas à plusieurs rebondissements bienvenus mais le dénouement fut trop court. L'écriture est maîtrisée et tout s'enchaîne à la perfection. J'ai passé un excellent moment. Le rythme est bon, sacrément palpitant et promet de belles heures de lectures ! 

chronique_lael

mercredi 8 mai 2019

Tiny Pretty Things de Sona Charaipotra & Dhonielle Clayton

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  • Nom: Tiny Pretty Things de Sona Charaipotra & Dhonielle Clayton
  • Lu en: français
  • Pages:  453 pages
  • Sorti le: 2 mai 2019
  • Editeur: Hachette Romans
  • VO: paru sous le nom Tiny Pretty Things en mai 2015
  • Premier tome d'une duologie

Gigi, Bette et June sont danseuses dans la prestigieuse école du Ballet de New York. Lorsque Gigi, nouvelle et seule élève noire, est choisie pour incarner le rôle phare du premier ballet de l'année, les rivalités se déchaînent. Bette, ballerine star de l'école, est prête à tout pour récupérer son titre et éviter la rage de sa mère, qui ne tolère pas qu'elle ne soit pas la meilleure. June rêve quant à elle de ne plus être cantonnée au rôle de l'éternelle doublure. Les trois filles ont bien du mal à résister à la pression du monde impitoyable de la danse. Et les choses vont empirer... jusqu'au drame.

 

Tiny Pretty Things ou l'univers impitoyable de Dallas, de la danse !! raconté par trois adolescentes, danseuses à l'école du Ballet de New-York. Gigi, l'étoile montante, Bette la jalouse et June la battante. Lorsque Gigi la seule danseuse noire et nouvelle en plus vient d'être choisie pour incarner le rôle vedette du premier ballet de l'année, ça fait un tolé dans l'école et Bette, jalouse va élaborer une petite vengeance. Alors qu'elle était la ballerine préférée de l'école, Bette a surtout du mal à accepter de ne plus être au centre de l'attention des professeurs et de son petit ami. June quant à elle, d'origine coréenne, en a marre d'être reléguée au rand de doublure. Pressions, rivalités, coups bas, jalousies et trahisons, Tiny Pretty Things explore les bas fonds de l'univers de la danse, où tous les coups sont permis pour obtenir sa place sur le devant de la scène...

J'ai peu lu de romans qui se passent dans l'univers de la danse, seulement La danse des ombres que j'avais adoré et qui était hyper original mais qui ne traitait pas des relations au sein des danseuses. Alors j'étais curieuse de lire ce titre surtout que l'équipe a fait un superbe travail de promo dessus et que forcément cela donnait envie de le lire ! La curiosité prenant le dessus, je n'ai pas mis longtemps à le sortir de ma pile. Je dois dire que après coup, je ne suis pas hyper enthousiaste et emballée par ce titre mais la fin était tellement dingue et géniale que j'ai envie de connaître la suite.

C'est là tout mon drame!!!Parce que je n'ai pas accroché à certains personnages mais que j'ai beaucoup aimé Gigi même si elle est un peu psycho-dramatique et un peu trop timorée à mon goût, elle reste la plus gentille des trois protagonistes et selon moi la plus honnête. Car mes lecteurs!!! on va tomber dans un univers complètement fou et mesquin, où je me suis désespérée de voir tant de jalousies, de rivalités, de trahisons, de méchancetés... Alors oui nous sommes en plein dans une sorte de Little Pretty Liars mais arrêtons là la comparaison parce que dans Tiny Pretty Things c'est du niveau de maternelle ou collège. Le récit en alternance des trois voix est plutôt sympa à suivre mais mon dieu que de gamineries et d'immaturité pour un univers qui demande quand même un minimum de responsabilités et de sérieux, de sacrifices et de réflexions !

On est à fond dans la compétition et tout tourne autour de "je serais la plus belle/ meilleure pour aller danser". Chamailleries, disputes, sournoiseries et psycho-drames viennent un peu surcharger l'intrigue qui se veut pleine de suspense. Mais ce n'est un scoop pour personne que Bette est dans tous les coups... mais finalement on va s'apercevoir que non. Ce qui nous tient en haleine ce n'est donc pas les personnages à proprement parler mais jusqu'où les danseuses vont aller pour se venger et gagner la partie. On est plus dans un univers de danse mais sur un ring de boxe !!!

Le roman aura le mérite de retranscrire à la perfection ce que peuvent être les sentiments de jalousie, l'ambiance tendue et stressante dans lequel évolue les personnages et toutes les problématiques du corps, de la minceur, du poids, des apparences. Comment la jalousie peut-elle déclencher des comportements à risque et dangereux, voire totalement extrêmes ? Pour moi, Gigi et June ont de réels problèmes, entre la thématique de la maladie cardiaque pour l'une, et les conflits familiaux pour l'autre. Mais Bette, mon dieu qu'elle m'a énervé celle là !!

En tout cas les auteures ne nous épargnent rien de leurs états d'âme et on prend plein la vue. J'ai toujours du mal à cerner June mais c'est l'héroïne qui m'a le plus bluffé par son évolution psychologique. Quant à Bette, elle n'est pas toujours la coupable que l'on croit et on peut avoir quelques surprises dans ce premier volume. 


En bref, une lecture agréable donc mais dont le potentiel addictif m'a été gâché par ce poids lourd des mesquineries. Il n'y a pratiquement que de ça et franchement ça m'exaspère. Cela alourdit l'ambiance déjà tout en tension mais le suspense reste présent. Pour ma part cette série doit encore faire ses preuves dans le deuxième tome mais l'univers de la danse, des spectacles est vraiment bien décrit. Puis la fin est assez incroyable, on ne sait qui croire et comment les choses ont dégénérées aussi vite... A suivre donc !

chronique_lael

lundi 6 mai 2019

Prophétie d'Automne de Sarah M. Carr

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  • Nom: Prophétie d'Automne de Sarah M. Carr
  • Lu en: français
  • Pages:  350 pages
  • Sorti le: 24 avril 2019 (ebook) - 27 mai 2019 (papier)
  • Editeur: MxMBookmark

Ailsa, du clan Cameron, est une jeune femme passionnée et rebelle qui se retrouve malgré elle porteuse d'une prophétie qui va bouleverser son existence. Duncan MacLean, futur héritier du clan MacLean, a toujours été rejeté par un père rongé par la jalousie car convaincu, à tort, que son fils était le fruit d'un adultère. La mort du patriarche délivrera le jeune laird de ses démons et lui ouvrira les portes d'une rédemption dont il se croyait proscrit. Deux êtres que tout oppose, un guerrier sombre et une jeune femme solaire, se retrouvent à jamais liés par le destin, lorsque leurs chemins se croisent par hasard, un jour d'automne sur les bords du Loch Linnhe.

 

Cela faisait très longtemps que je n'avais pas lu de romance historique et je suis très contente de m'être replongée dans ce genre avec Prophétie d'Automne. La couverture m'ayant vraiment tapé dans l'oeil, j'étais très curieuse de découvrir cette histoire. Je peux d'emblée vous assurer que le contenu est à la hauteur de cette beauté. 

J'ai beaucoup aimé me retrouver en Ecosse au coeur des clans Cameron et MacLean. Cette période m'a toujours un peu fascinée et je trouve que l'auteure a fait un joli travail sur son background pour nous offrir quelque chose de solide, de très visuel et tout à fait réaliste. Sa plume fluide et efficace m'aura charmée des le départ, et ce fut avec délice que je me suis plongée dans l'histoire.

Que dire, j'ai vraiment apprécié cette romance, portée par des personnages très forts et attachants. Ailsa, notre héroine, a très vite conquis mon petit coeur, n'étant que bonté. J'ai adoré son caractère très doux mais aussi très ferme quand il le fallait. Ailsa a du répondant et c'est tout à son honneur, surtout face à un Duncan MacLean plutôt insupportable. J'admets que j'ai eu du mal avec ce personnage qui enchaîne les problèmes et les faux pas non-stop et qui aurait mérité une bonne raclée pour se remettre en place.

Malgré tout, l'amour est plus fort et je crois que c'est le message le plus important du livre. Pouvoir traverser les épreuves, pardonner, avancer, aimer, se faire confiance. Toutes ces choses sont bien abordées, et de manière très fluide et cohérente. Même si le livre ne propose pas de véritable action ou de retournements notables, l'histoire de Ailsa et Duncan m'a tenue en haleine du début à la fin. 

Autour d'eux gravite une panoplie d'autres personnages, tous intéressants et ayant un rôle à jouer. L'auteure n'a pas fait dans le superflu, tous ont une personnalité bien propre, rendant l'histoire encore plus riche et solide. L'ensemble m'a réellement séduite, si vous aimez les romances historiques basées en Écosse, avec des personnages bien développés, je ne peux que vous conseiller Prophétie d'Automne.


En bref, une romance historique qui m'a beaucoup plu et qui m'aura permise de me réconcilier avec la lecture! En effet, cela faisait des semaines que je n'avais pu terminer un livre! Avec Prophétie d'Automne, je me suis sentie embarquée dès le départ, notamment grâce aux personnages très attachants et au contexte écossais bien travaillé. L'auteure a vraiment fait du bon travail, je me suis parfaitement imaginée au sein des différents clans. Avec sa plume aussi fluide qu'efficace, la lecture n'en était que des plus agréables. Un one-shot à découvrir avec délice, pour passer un très bon moment.


jeudi 2 mai 2019

[Cinéma] Captain Marvel

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  • Nom: Captain Marvel
  • Avec:  Brie Larson, Jude Law, Samuel L. Jackson
  • Genres: Science-fiction, Action
  • Sorti le: 6 mars 2019

Captain Marvel raconte l’histoire de Carol Danvers qui va devenir l’une des super-héroïnes les plus puissantes de l’univers lorsque la Terre se révèle l’enjeu d’une guerre galactique entre deux races extraterrestres.

Je voulais absolument voir Captain Marvel avant de visonner Avengers Endgame. Depuis son introduction à la fin de Infinity War, j'étais curieuse de découvrir l'histoire de ce personnage important, aux pouvoirs gigantesques, qui pourrait bien sauver tout le monde.  

Ma critique sera courte car je n'ai pas grand chose à dire sur ce film: pour moi, il n'apporte absolument rien à la franchise. L'histoire de Carol Denvers ne m'a pas captivée, de même que l'interpretation de Brie Larson. Le côté dur et mono-expressif de l'héroine/l'actrice m'a assez déplu, il a été difficile de m'attacher à elle. 

L'intrigue en elle-même est classique, on devine aisément qui est le méchant de l'histoire et le cheminement reste prévisible. Les seules petites choses qui ont su garder mon intérêt, ce sont les clins d'oeil à d'autres films du MCU. Nick Fury a été pour moi le personnage le plus intéressant, je suis restée curieuse tout le long concernant la perte de son oeil. Incontestablement, ce personnage a fait du chemin et j'ai bien aimé le voir à ses débuts. Lui qui est très sérieux dans les autres franchises, a su apporter la dose d'humour qu'il me manquait.

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Autre point positif, les effets visuels magnifiques. Il faut reconnaitre que le film constitue un réel spectacle et qu'on s'en prend plein la vue. Se retrouver dans les années 90 a aussi ajouté un plus à l'ambiance, donnant un réel contraste avec les autres planètes et les vaissaux ultra sophistiqués qu'on peut y voir. 

Ceci étant dit, c'est la première fois que je ressens autant de déception dans l'univers Marvel. Le côté Girl Power, c'est très bien, mais personnellement, ça ne m'a pas plus convaincue que cela. Sans doute parce que j'ai eu un réel problème avec le personnage, que j'ai trouvé trop distant et trop froid.

Je sais qu'il s'agit là d'un film introductif mais j'en attendais clairement plus. La preuve, j'ai du mal à mettre en avant des points positifs. Il y avait tout un mystère autour de Captain Marvel, malheureusement, ce n'est pas un personnage que je vais continuer à suivre.


En bref, j'ai été déçue par Captain Marvel. Certes, il s'agit d'un film introductif sur un nouveau personnage, mais l'histoire de Carol ne m'a pas séduite plus que ça. J'ai trouvé le film long et ennuyeux, porté par une Brie Larson peu expressive. Seuls petits points positifs, les quelques clins d'oeil aux autres films de la franchise et la scène post-générique. Vu le statut de Captain Marvel, je m'attendais à nettement mieux la concernant. A voir comment elle s'en sort dans Avengers Endgame!

lundi 22 avril 2019

La muse des cauchemars [Le faiseur de rêves #2] de Laini Taylor

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  • Nom: La muse des cauchemars [Le faiseur de rêves #2] de Laini Taylor
  • Lu en: français
  • Pages:  628 pages
  • Sorti le: 4 avril 2019
  • Editeur: Lumen Editions
  • VO: paru sous le nom Muse of nightmares en octobre 2018
  • Tome Antérieur: Tome 1

Le rêve comme seul rempart contre la violence du monde. Il est un monde où hommes et femmes naissent avec un don précieux, dont seuls les plus puissants gagnent le droit de se servir en temps utile, mais toujours au nom de l'Empire. A respectivement seize et dix-sept ans, Nova et Kora rêvent du jour tant attendu où des envoyés à la peau bleue viendront enfin les enlever. Alors, seulement, elles pourront accomplir leur véritable destin. Très loin de là, à travers l'espace et le temps, dans la mythique Cité oubliée - qu'après tant d'années, Lazlo Lestrange peut désormais contempler de ses yeux -, retentit une explosion qui fait basculer son monde et celui de Sarai. Leur avenir ne tient désormais plus qu'à un fil, celui que manipule par la seule force de son esprit une enfant cruelle et meurtrie. A la fois plus puissant et plus vulnérable que jamais, le jeune homme va devoir choisir : sauver celle qu'il aime ou bien tous les habitants de la ville interdite jusqu'au dernier. Sans compter qu'un danger plus grave encore menace... Car l'oiseau blanc qui surveille la citadelle depuis toujours veille, et il est grand temps pour lui de passer enfin à l'action. Dieux, monstres, fantômes, mondes étranges et guerre totale, La Muse des cauchemars clôt avec maestria une série aussi poétique que haletante. Qu'on se le tienne pour dit : l'univers de Laini Taylor n'a pas fini de hanter nos rêves...

 

J'avais été emporté par l'étrangeté et l'onirisme du Faiseur de rêves, je suis ravie de découvrir la fin de ce magnifique dyptique, atypique dans son écriture, riche et dense dans son intrigue. 

Ce deuxième tome est tout aussi merveilleux quoique très sombre puisque l'heure est à la vengeance, à la colère et à la guerre... l'oeuvre d'une enfant cruelle qui utilise les vivants comme les morts comme des pantins pour parvenir à ses fins. Le monde de Lazlo qui s'est découvert de nouveaux pouvoirs et celui de Sarai devenue muse des cauchemars et proie de cette enfant meurtrie, va changer, profondément, irrévocablement. 

Au niveau du contenu je ne veux pas trop vous en dire pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte, sachez seulement que j'adore le fond, l'explication mystique de tous les pouvoirs surnaturels et dons, ainsi que l'idée et le concept des dieux. Nous avons toutes les réponses sur le métal précieux, ce matériau façonné par quelques hommes seulement et nommé Le Mésarthium. On découvre la réelle identité de Lazlo Lestrange et c'est très surprenant.

Les Séraphins, l'oeuvre et le destin du Tueur-de-Dieux Eril-Fane, les rejetons des dieux, de nouveaux personnages (deux soeurs)... l'auteure rajoute des choses nouvelles tout en répondant à nos attentes sur l'origine de son univers. Et surtout on comprend l'origine de la malédiction qui s'est abattue sur Désolation. La série se conclut merveilleusement bien.

Un univers mystique, mythologique, métaphorique, onirique et ô combien poétique, marqué par une plume qui inspire sérénité et envoûtement. Le Faiseur de rêves et La Muse des cauchemars, cette duologie est une histoire fantastique, charismatique qui a une âme et dont la délicatesse et la poésie n'ont d'égale que le raffinement de la plume de Laini Taylor.

On est un dans un roman fantasy onirique où l'on nage en plein rêve et peuplé de créatures incroyables : séraphins, anges, dieux, fantômes, papillons, humains mêlant magie, mystères et pouvoirs... La structure du récit dans ce tome 2 avec des flashbacks est tout aussi habile et permet de comprendre énormément de choses sur les personnages. 


En bref, une duologie dont je ressors enchantée, à la fois captivante et unique, riche d'un monde fantasy exceptionnel. Fantômes et magie, pouvoirs et dons, dieux et humains, émotion et romance, innocence et vengeance, et bien plus encore pour nous charmer et créer une expérience de lecture authentique!

chronique_lael

vendredi 19 avril 2019

La cité du ciel de Amy Ewing

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  • Nom: La cité du ciel de Amy Ewing
  • Lu en: français
  • Pages:  447 pages
  • Sorti le: 14 février 2019
  • Editeur: Collection R
  • VO: paru sous le nom The Cerulean en janvier 2019
  • Premier tome d'une duologie

« Dans trois jours, Sera Lighthaven procédera au plus grand acte de foi qu’une Céruléenne puisse accomplir, annonça la grande prêtresse. Elle plongera du promontoire situé dans les jardins Nocturnes et répandra son sang pour rompre le cordon. Elle sera honorée et chérie par nous toutes tandis que nous voyagerons vers notre nouvelle destination. » Sera se sentait comme engourdie. Son cerveau refusait de faire le lien avec ce qu’elle venait d’entendre, comme si la grande prêtresse parlait de quelqu’un d’autre. Nous sommes les Céruléennes, notre sang est magique. Ces mots prirent un sens nouveau et absolument terrifiant à ses oreilles. Son sang allait causer sa mort…

 

Sera, 17 ans vit dans la Cité du ciel. C'est une Céruléenne. Cette cité plane au-dessus d'une planète, là-haut, entre ciel et espace. Elle vit avec ses trois mères dans une société dite matriarcale, contrôlée par la Grande Prêtresse, elle-même tenant son pouvoir d'origine divin de Mère Soleil. Leur société est très ancrée dans la religion et la spiritualité. Mais bientôt, alors que Sera ne connaissait pas sa place ni son rôle dans cette hiérarchie, la Grande Prêtresse la choisit comme Elue. Elle devra se sacrifier, sauter des jardins Nocturnes et couper le lien qui unit la cité à la planète d'accueil, pour permettre aux Céruléennes de voyager et de se choisir une nouvelle planète avec des ressources fraîches et neuves...

Léo et sa soeur Agnès vivent à Kaolin. Si l'un est arrogant et superficiel, l'autre est scientifique, volontaire et courageuse. Tous deux cherchent l'approbation d'un père, homme d'affaires impitoyable. Leela est la meilleure amie de Sera. Elle est gentille et douce et pleure la perte de sa meilleure amie sacrifiée. Tolérante et généreuse, elle est en proie à de violents cauchemars où elle sent que Sera a besoin de son aide. Elle enquête et va découvrir des vérités peu engageantes sur le monde tel qu'elle l'a connu... Ces personnages aux destins différents vont se croiser et nous allons suivre pour chacun d'entre eux, leur évolution. Quel sera le rôle de chacun ? De Sera dont la chute finalement ne s'est pas révélée mortelle à Agnès que j'ai adoré et qui va essayer à son niveau de combattre certaines injustices...

J'ai beaucoup aimé La cité du ciel parce que l'univers est étrange, fantastique et très original. Original dans le sens de l'univers magique quasi mystique mais peut-être pas au niveau du déroulement de l'intrigue ni des personnages et de leur évolution. Il y a des rebondissements auxquels je m'attendais mais lorsqu'on est spécialiste des romans YA je pense que c'est normal d'être moins surpris par des retournements de situation. L'univers est riche et dense, très spirituel et proche des romans dystopiques où les héros se rendent compte qu'on leur a menti et que bien des choses s'avèrent être manipulées.

J'ai adoré Agnès, une jeune fille prometteuse qui a du courage et cherche à créer sa propre voie, quitte à attirer les foudres de son père. Mais de manière générale chaque personnage de cette histoire est intéressant et passionnant à suivre. Pour le coup, une lecture fluide qui m'a bien tenu en haleine et qui m'a emporté dans son monde incertain, onirique, magique et aux multiples ramifications. J'ai aimé certains personnages plus que d'autres comme Agnès et Leela et moins Léo et Sera. Par contre j'ai été agréablement surprise par l'évolution psychologique de Léo. 


En bref, une bonne lecture qui a su me séduire pour son fond onirique, et cette cité du ciel énigmatique, son ambiance teintée de mysticisme, de fantastique et de magie mystérieuse, avec des personnages attachants que l'on a envie de voir évoluer, et son écriture assez fluide et novatrice. 

chronique_lael

samedi 13 avril 2019

[Cinéma] Alita Battle Angel

alita

  • Nom: Alita Battle Angel
  • Avec:  Rosa Salazar, Christoph Waltz, Jennifer Connelly
  • Genres: Science-fiction, Action
  • Sorti le: 13 février 2019

Lorsqu’Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur qu’elle ne reconnaît pas, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire. Ce n’est que lorsque les forces dangereuses et corrompues qui gèrent la ville d’Iron City se lancent à sa poursuite qu’Alita découvre la clé de son passé - elle a des capacités de combat uniques, que ceux qui détiennent le pouvoir veulent absolument maîtriser. Si elle réussit à leur échapper, elle pourrait sauver ses amis, sa famille, et le monde qu’elle a appris à aimer.

Depuis la diffusion de la bande annonce, j'avais très hâte de découvrir Alita Battle Angel. Avant mon visionnage cependant, je me suis penchée d'un peu plus près sur l'univers, en découvrant par la même occasion qu'il s'agissait d'un manga à l'origine. J'aurai tôt fait de regarder un peu l'anime pour me faire une idée, et le moins que je puisse dire, c'est que Gunnm m'a bien convaincue. En allait-il être de même pour Alita? 

D'emblée, je peux vous dire que oui, j'ai été extrêmement emballée par le film, même si, comme toute adaptation, il y a pas mal de différences. Certaines sont venues étoffer l'histoire, tandis que d'autres m'ont un peu déçue. En effet, dans ce monde dystopique, l'humanité survit et se réorganise entre la mystérieuse cité suspendue dans le ciel, Zalem, et Kuzutetsu, le bidonville né des déchets de la cité. La vie n'est que violence et insécurité, un trait bien visible dans l'anime, mais quelque peu édulcoré dans le film. La ville étant une décharge, je m'attendais à ce que l'ambiance soit plus sombre et pesante, afin de montrer tout le désespoir des habitants mais il n'en fut rien.

L'histoire se concentre sur Alita, une jeune cyborg amnésique retrouvée par le Dr Ido. D'abord un peu timide et réservée, Alita va vite se dévoiler: en elle se cache une guerrière, c'est évident. Son évolution dans le film est assez rapide, ce qui ne m'a pas gênée pour garder une bonne dynamique au récit. Cependant, on en sait encore très peu sur ses origines, sa perte de mémoire étant un bon prétexte pour mettre en avant ses talents guerriers.  Un mal pour un bien car on ne s'ennuie pas avec elle, et on reste curieux car Alita reste un peu imprévisible. 

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Autour d'elle gravitent certains personnages dont Yugo, le love interest. Il apporte un certain contraste à l'histoire puisque Alita tombe assez vite amoureuse de lui. Cela permet quelques moments plus calmes pour reprendre notre souffle. De plus, Yugo constitue un bon fil rouge pour Alita et conditionne complètement ses actions. 

En soi, le scénario n'a rien d'extraordinaire et donne cette impression d'être inachevé - il y encore tant à découvrir - mais pour introduire l'univers et en particulier Alita, je dois dire que le pari est rempli. Ce premier film tient toutes ses promesses! En plus de m'être laissée emportée par l'histoire et le jeu des acteurs (mention à Rosa Salazar pour son interprétation), j'ai également été séduite par le visuel, très réussi (en particulier les Cyborgs plus vrais que nature), et la musique qui apporte un plus indéniable à l'ambiance globale. 

Si vous aimez les dystopies avec un bon rythme et des personnages attachants, Alita devrait vous plaire, réunissant tous les ingrédients pour passer un excellent moment. Il faut le dire, Alita est un peu unique en son genre.


En bref, j'ai beaucoup aimé le film qui offre une excellente dynamique, porté par des personnages attachants et des effets visuels très réussis.Alita vaut assurément le coup d'oeil, que vous soyez fan du manga d'origine ou pas, l'histoire est suffisamment intéressante pour que notre intérêt soit maintenu du début à la fin. Avec un tel potentiel, je ne serai pas contre une suite à Alita, qui, selon moi, est loin d'avoir livré tous ses secrets.

mardi 9 avril 2019

La voix des ombres de Frances Hardinge

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  • Nom: La voix des ombres de Frances Hardinge
  • Lu en: français
  • Pages:  512 pages
  • Sorti le: 24 janvier 2019
  • Editeur: Gallimard Jeunesse
  • Tome Unique

La jeune Makepeace avait pourtant appris à se défendre contre les fantômes. Mais aujourd'hui un esprit habite en elle. Il est sauvage, fort, en colère... et il est aussi son seul rempart contre la cruelle dynastie de son père. Dans un pays déchiré par la guerre, Makepeace va devoir faire un choix difficile : la liberté ou la vie.

 

J'avais beaucoup aimé L'Ile aux mensonges, étonnamment conquise et subjuguée par l'ambiance instaurée dans ce livre. Je suis moins séduite par La Voix des ombres car j'ai eu énormément de mal à m'imprégner des personnages. L'ambiance est tout aussi réussie pour ce conte sombre, axé sur le surnaturel mais un fantastique assez glauque et effrayant. Bref je ressors partagée de cette lecture car j'ai lu ce roman sans vraiment m'y attacher.

Je n'ai pas forcément compris le lien avec la guerre civile anglaise du XVIIe siècle... si ce n'est pour servir une violence de certains faits et donner plus d'impact et d'urgence à la situation de Makepeace. Makepeace est maltraitée par sa mère qui décède brutalement suite à une révolte dans la rue. Recueillie par un oncle éloigné, Makepeace a un pouvoir secret : celui de voir les fantômes. En effet parfois quand quelqu'un décède, son esprit s'échappe à la recherche d'un endroit à hanter ou d'une personne. Makepeace détient un espace en elle pouvant recueillir ses défunts mais attention à la possession... L'Ours vient en elle. Il est sauvage, et en colère mais c'est aussi et bizarrement son seul refuge et soutien face à la famille de son père...

Manipulation, malédiction et possession, bienvenue dans les rouages et mécaniques de l'esprit. Et celui de Makepeace est étonnant mais porteur de choses terrifiantes et de mystères. Je vous l'ai dit, je n'ai pas été vraiment attirée ni captivée par ce roman. Je peux simplement vous dire que j'apprécie néanmoins l'écriture de l'auteure, à la fois sombre, spirituelle, métaphorique et immersive. Il y a une bonne ambiance et si vous recherchez une lecture différente, avec un univers de fantômes original et atypique, alors il vous faut lire du Frances Hardinge.

Mais j'ai préféré L'île aux mensonges et le roman que je lis en VO Fawkes. C'est d'autant plus dommage pour moi car la couverture est juste époustouflante et en fait un magnifique livre à avoir dans sa bibliothèque.


En bref, encore une lecture surprenante, pas forcément des plus agréables en ce qui concerne mon expérience mais j'apprécie toujours autant la plume de Frances Hardinge. Ici dans les marais humides d'Angleterre, elle est empreinte de mystères et de secrets à ne pas dévoiler. Le côté fantastique n'étant pas aussi présent que le côté historique, je reste un peu sur ma faim sur ce titre mais je suis néanmoins ravie de cette impression étrange dans laquelle je ferme les dernières pages.

chronique_lael