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jeudi 3 mai 2018

Les confins du monde [La conspiration #3] de Maggie Hall

les confins du monde

  • Nom: Les confins du monde [La conspiration #3] de Maggie Hall
  • Lu en: français
  • Pages: 398 pages
  • Sorti le: 18 avril 2018
  • Editeur: Collection R 
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom The ends of the world le 18 juillet 2017
  • Tomes antérieurs: Tome 1 - Tome 2

Le Cercle des Douze n’est finalement pas ce à quoi s’attendait Avery… Mais elle aussi a de quoi les surprendre. Depuis la mort de sa mère, Avery se retrouve encore plus dépendante de Stellan et de Jack. Pris dans une toile de trahisons et d’attirance fatale, tous trois doivent désormais unir leurs efforts pour enrayer la plus dangereuse conspiration que le monde ait jamais connue. De Jérusalem à Rome en passant par la Russie, du froid glacé des catacombes à la chaleur des flashs des paparazzis, Avery West va devoir affronter son destin, qu’il soit placé sous le signe du salut… ou sous celui de la destruction.

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J'étais très excitée et contente d'avoir ce dernier tome de la trilogie entre les mains mais je dois avouer que je n'ai pas ressenti l'exaltation et l'enthousiasme autant que pour le second tome qui est mon préféré. En fait il a fallu d'abord me remémorer les derniers évènements et cela m'a un peu coupé, perturbé dans ma lecture des premiers chapitres.

Toutefois les rebondissements s'enchaînent et notamment la solution à toute l'intrigue si bien que j'ai pu reprendre mes marques dans l'univers de La Conspiration. Il sera question de terrorisme, d'arme biologique et Avery fait des découvertes décevantes et éprouvantes sur la véritable logique du Cercle des Douze. La pauvre, elle qui était déjà en détresse et meurtrie par le décès de sa mère et la trahison ultime de sa demie-soeur et demi-frère.

 J'ai adoré la théorie de l'auteure selon laquelle le sang mélangé du treizième couple forme un virus mortel. Avery et Stellan vont devoir trouver un remède au virus et reprendre les recherches sur le tombeau d'Alexandre. Les scènes d'action qui se déroulent dans les quartiers de Jérusalem sont scénaristiquement très réussies! On est vraiment dans une affaire de trahisons et de complots politiques pour la prise du pouvoir et tout ceci fait très organisation secrète comme l'Ordre des Templiers ou même un genre d'Assassins Creed. L'intrigue est donc toujours aussi captivante et l'auteure répond à toutes nos questions.

 Côté personnages, j'ai encore une fois beaucoup aimé l'évolution de l'héroïne. Avery découvre des choses bouleversantes mais elle reste réfléchie et posée. Sa relation avec Stellan bouge aussi dans ce tome aussi bien parce qu’elle découvre qu’ils sont liés l'un à l'autre par leur destin mais aussi par leurs sentiments et émotions. Mais je dois dire que la romance n'est pas le point fort de l'auteure et cela ne m'a provoqué aucun émoi.  


En bref, au niveau de l'intrigue, La Conspiration se conclut de manière magistrale, mêlant habilement secrets de l'archéologie, roman historique, société clandestine et enjeux politiques ou de pouvoir. J'ai beaucoup apprécié ce dernier tome même si j'ai trouvé des inégalités dans son contenu : des passages plus longs alternés avec des passages trop rapides, de retournement de situation, de révélations chocs mais la chasse au tombeau est moins bien menée. Malgré tout l'ensemble reste passionnant et intéressant, pour ce mélange entre Night School et le Da Vinci Code. C'était sympa à lire et à découvrir et j'en garde un bon souvenir.

chronique_lael


samedi 17 février 2018

Girlhood de Cat Clarke

Girlhood

  • Nom: Girlhood de Cat Clarke
  • Lu en: français
  • Pages: 360 pages
  • Sorti le: 5 octobre 2017
  • Editeur: Collection R
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom Girlhood le 4 mai 2017
  • Tome Unique

L’amitié, c’est comme une allumette…… il suffit d’une étincelle pour se brûler les doigts. J’ai sombré quand ma soeur jumelle est morte, et mes amies m’ont reconstruite, morceau par morceau. Depuis, je pensais que jamais rien ne pourrait nous séparer. Jusqu’à ce que débarque cette nouvelle fille…

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 La première chose que je pourrais vous dire sur Girlhood c'est que ce n'est pas mon préféré ni le meilleur roman de l'auteure (face à Cruelles et Revanche qui m'ont marqué). Pourquoi ? Et bien on commence à saisir la spécialité de Cat Clarke c'est-à-dire le thriller adolescent qui monte en tension et révèle une finale dramatique. Bien que les thèmes abordés soient importants, j'ai ressenti moins d'intensité en lisant l'histoire de Harper, soeur jumelle de Jenna.

Jenna est décédée d'une crise cardiaque suite à sa maladie : l'anorexie. Harper vit dans la culpabilité constante car c'est elle qui a parlé de régime et lorsqu'elle a vu que chez Jenna cela prenait des proportions déraisonnables, il était déjà trop tard. Pour fuir la pesanteur et la morosité du climat familial, Harper décide d'aller en pensionnat, pour prendre en main sérieusement ses études. La vie se passe bien, elle se fait un groupe d'amies qui chacune ont la tête sur les épaules, ont une passion. Le courant passe. Puis arrive une nouvelle fille Kirsty. Entre Harper et Kirsty, tout de suite c'est l'harmonie émotionnelle. Elles se comprennent. Elles ont vécu les mêmes épreuves. Elles ont perdu une soeur et c'est comme si elles avaient besoin d'en trouver une autre. La complicité naît de leur douleur commune. Harper se confie, entame des conversations qu'elle n'a pas avec ses autres amies. C'est sincère, c'est profond... et non dénué de sentiments complexes voire affectifs. Jusqu'au moment où petit à petit, la cassure avec ses amies l'éloigne de tout ce qu'elle a vécu...

 Plusieurs thèmes sont abordés dans Girlhood : le deuil, la culpabilité, l'amitié, l'orientation sexuelle et identitaire, la jalousie,, la confiance, les rivalités, la maladie, les mensonges. Le lecteur est pris dans cette relation particulière, évoluant vers un schéma dangereux, exclusif et malsain. On sent que Kirsty n'est pas nette mais on ne sait pas de quoi il en retourne vraiment. Certes il y a donc du suspense mais le climat est beaucoup moins pesant que dans les autres romans de Cat Clarke. Si je me suis attachée au personnage de Harper, je la trouve également parfois trop immature et influençable. Cela m'a dérangé. Par contre, j'aime beaucoup le style d'adolescentes que décrit Cat Clarke : ce sont souvent des filles sérieuses, qui ont des passions, des passe-temps (musique, sport) et prennent à coeur leurs études. C'est un aspect très positif de l'adolescence. 

 Vous l'aurez compris, j'ai vu venir les ficelles de l'intrigue très vite en cernant le personnage ambigu et complexe de Kirsty mais la révélation reste tout de même poignante et déchirante. Il y a beaucoup de psychologie, si bien qu'il est impossible de lâcher le livre tellement les questions fusent, l'envie de savoir est là, entre addiction et frénésie. J'ai été bluffée, surprise par certains rebondissements et révélations qui rendent l'intrigue encore plus dramatique. J'ai beaucoup aimé ce roman pour ce côté intelligent, cette réflexion sous-jacente sur les apparences, la vraie nature de personnes que l'on croyait bien connaître et qui nous déçoivent, ce suspense captivant et divertissant et toutes ces émotions contradictoires, entières qu'il met en avant. J'ai aimé voir le processus par lequel Harper commence à voir clair dans le jeu de Kirsty.


En bref, si ce n'est pas, à mon sens, le plus abouti et le plus intense des Cat Clarke, Girlhood reste un roman YA efficace et prenant à suivre. L'écriture de Cat Clarke est sans conteste percutante, directe, franche, avec cette force de caractère qui lui est propre. A l'instar de Cruelles et Revanche, c'est que derrière son rythme efficace, addictif et cette incroyable capacité à parler de l'adolescence, il y a beaucoup de profondeur dans ses propos. La fin, bien que trop rapide, m'a bouleversée et émue.

chronique_lael