► ► Livres
Bilan des lectures Calendrier des parutions Chroniques Livres Chroniques Mangas Cover reveal Infos livresques In my Mailbox Jeux livresques Lectures communes Lire en VO Mes Conseils livresques Rendez-vous littéraires Sommaire des chroniques
► ► Musique, Séries & Cinéma
Critiques cinéma Critiques musicales Critiques séries Sommaire général
► ► Hello World
Hello Japan Rencontres extraordinaires Salons & Dédicaces
► ► Graphisme
Coulisses de mes créations
► ► Mirrorcle World
Anciens designs Concours Les Binômes Les blogs à visiter Mes chroniqueuses Qui suis-je?
► ► Autres Rendez-vous
Autour du blog Booktube Challenges & Tags Dear Friends Lifestyle
jeudi 3 janvier 2019

Dry de Neal & Jarrod Shusterman

dry

  • Nom: Dry de Neal & Jarrod Shusterman
  • Lu en: français
  • Pages:  445 pages
  • Sorti le: 16 octobre 2018
  • Editeur: Collection R
  • Tome Unique

La sécheresse s'éternise en Californie et le quotidien de chacun s'est transformé en une longue liste d'interdictions : ne pas arroser la pelouse, ne pas remplir sa piscine, limiter les douches... Jusqu'à ce que les robinets se tarissent pour de bon. La paisible banlieue où vivent Alyssa et sa famille vire alors à la zone de guerre. Soif et désespoir font se dresser les voisins les uns contre les autres. Le jour où ses parents ne donnent plus signe de vie et où son existence et celle de son petit frère sont menacées, Alyssa va devoir faire de terribles choix pour survivre au moins un jour de plus.

 

J'étais très impatiente de lire du nouveau Shusterman après mon coup de coeur pour La faucheuse 2 (Thunderhead) alors quand j'ai lu le résumé de DRY, je me suis dit que c'était très prometteur. Et pour cause, l'intrigue de départ est flippante et carrément crédible : imaginez que la Californie soit en pénurie d'eau potable. Après les restrictions d'eau, les hypermarchés se trouvent également en rupture de stock de bouteilles.

La panique s'amplifie lorsque les robinets domestiques ne coulent plus. Alyssa explique ainsi comment petit à petit, le climat environnant devient instable et de plus en plus violent. Soif, désespoir, jalousie, le coté sombre des gens fait surface lorsqu'il faut survivre...

 Non seulement l'intrigue est canon, celle d'un roman catastrophe tout à fait probable où chaque action et drame peut se révéler être vrai de nos jours. Il suffit de voir comment les gens réagissent lorsqu'on parle d'argent, de salaires, les manifestations etc... pour se rendre compte que DRY n'exagère pas et cible avec précision ce que l'on peut devenir face à notre survie.

Tout est permis, et tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins. Autrement dit plus d'une fois ce roman m'a bluffé et j'ai adoré suivre Alyssa qui est une héroïne brillante et intelligente. Ses pensées et ses réactions sont justes et réfléchies. Elle sait réagir dans l'urgence.

Toute la question de ce roman pré-apocalyptique est de trouver de l'eau, retrouver les parents de Alyssa et son petit frère. On s'attache très vite à tous les personnages, à ce qu'ils vivent. La montée d'adrénaline est là, entre coups de stress, tension dramatique et rebondissement de folie. J'ai adoré ma lecture 100% rythmée par une écriture addictive, géniale et haletante. 


En bref, j'ai littéralement dévoré ce roman. Le rythme et l'intrigue sont excellents, les personnages sont pris dans des situations complexes mais ils ont de bons réflexes, agissent plutôt que d'attendre la fin du monde. Sans compter la réflexion sous-jacente sur notre société de consommation, nos habitudes et notre propre utilisation de l'eau courante... tout ce que raconte les auteurs est totalement juste et flippant. Les réactions des gens font froid dans le dos et si l'on peut être choqué, on se demande ce que l'on aurait fait à leur place. Le scénario catastrophe est mené avec brio et goût du sensationnel... j'ai été scotchée et j'ai adoré ! 

chronique_lael


dimanche 16 septembre 2018

Le goût amer de l'abîme de Neal Shusterman

le gout amer de l'abime

  • Nom: Le goût amer de l'abîme de Neal Shusterman
  • Lu en: français
  • Pages: 408 pages
  • Sorti le: 30 août 2018
  • Editeur: Nathan
  • VO: paru sous le nom Challenger Deep en avril 2015
  • Tome Unique

Caden est un adolescent de quinze ans ordinaire, qui s'intéresse à l'athlétisme et aux jeux vidéo. Pourtant, il adopte un comportement de plus en plus étrange aux yeux de ses parents : il marche seul et pieds nus dans les rues, craint que ses camarades de classe ne veuillent le tuer... Dans son esprit, Caden est devenu le passager d'un navire voguant sur des mers déchaînées. Lorsque cela devient trop difficile pour lui de garder le contact avec la réalité, ses parents doivent l'interner en asile psychiatrique. Commence pour le jeune homme un long voyage qui doit le mener au plus profond des abysses, au risque de s'y noyer… Inspiré d'une histoire vraie, un roman d'une justesse incroyable sur les maladies mentales.

separator

Alors ce que je peux vous dire du Goût amer de l'abîme c'est que j'attendais énormément de ce roman. Pour avoir lu les séries Fragmentés et La Faucheuse qui sont excellentes, j'étais très curieuse de découvrir ce nouveau roman de l'auteur dans la veine du Young Adult contemporain. De plus, l'intrigue est basée sur des faits réels puisque l'auteur raconte l'histoire de son fils atteint de maladie mentale : la schizophrénie. Autant dire que ce n'est pas un sujet aisé et là, ce n'est vraiment pas passé, ça été même très dur de finir le roman.

Tout d'abord, je n'ai pas compris les passages dans lesquels Caden, 15 ans, s'imagine dans son esprit être le passager d'un vaisseau de pirates, voguant sur des mers. Il parle et se confie au Capitaine et il y a aussi un perroquet qui le met devant ses contradictions. Le début est donc tellement confus et vraiment brouillon que j'ai eu du mal et n'ai jamais réussi à bien saisir ce qu'il fallait comprendre. Caden vit sa vie de tous les jours, entre les cours, les jeux videos et sa passion pour l'athtlétisme. Puis dans la fiction, il vit sa vie de marin sur un bateau qui se dirige vers la fosse des Mariannes, un lieu dangereux. Dans la vraie vie, il est persuadé qu'un élève du lycée veut le tuer et ce côté paranoïaque et accusateur m'a vraiment déconcertée. Et cette impression d'évoluer dans un monde étrange et pas forcément structuré, même complètement abstrait ne m'a pas quittée une seule seconde.

Je crois que c'est rare mais je n'ai éprouvé aucun plaisir à lire ce roman. Les parties concernant la réalité m'ont plus intéressée parce que on découvre comment la maladie se déclare, comment elle évolue de manière négative et destructrice, comment les parents font face. J'ai bien aimé la fin, lorsqu'on comprend d'où vient la figure du capitaine. Et là je me suis dit hourra! Le traitement de l'imaginaire est plutôt réussi je pense parce que Neal Shusterman arrive bien à décrire la confusion de l'esprit, les dérives et l'éloignement avec la réalité... j'ai juste pas du tout accroché.


En bref, des débuts difficiles pour une lecture en demie-teinte. J'ai aimé certains passages, dont certains sont émouvants notamment lorsque les parents font interner leur enfant mais je n'ai pas du tout accroché au personnage de Caden. La manière qu'à l'auteur de nous présenter la maladie et de nous montrer son évolution peut vous convaincre à lire ce livre, mais malheureusement je ne peux pas vous le conseiller. C'est à vous de voir parce que je crois que je suis passée complètement à côté, je suis trop déroutée.

chronique_lael