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samedi 26 mai 2018

D'encre, de verre et d'acier de Gwendolyn Clare

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  • Nom: D'encre, de verre et d'acier de Gwendolyn Clare
  • Lu en: français
  • Pages: 670 pages
  • Sorti le: 3 mai 2018
  • Editeur: Lumen
  • VO: paru sous le nom Ink, Iron and Glass le 20 février 2018
  • Premier tome d'une duologie

Et si on pouvait vraiment créer un monde avec de l’encre et du papier ? Avec la bonne plume, le bon papier et en respectant des règles complexes, il est désormais possible de voir naître sous ses doigts un nouveau monde. Cette nouvelle branche de la science, la scriptologie, connaît deux adeptes hors du commun : Jumi da Veldana et sa fille Elsa sont nées, comme l’univers d’où elles viennent, sous les doigts d’un scriptologue. Mais elles se sont révoltées et ont elles-mêmes appris, à leur tour, les secrets de cet art, et repris le contrôle de leur petit paradis. Leur bonheur ne dure pas : Jumi cache un noir secret et disparaît, enlevée sous les yeux de sa fille, qui doit s’aventurer dans le monde réel pour retrouver sa trace. Des canaux d’Amsterdam aux rues du Pise, elle finit par trouver refuge dans une véritable " maison de fous " appartenant à l’ordre d’Archimèdes, c’est-à-dire une institution où scriptologues, alchimistes et mécaniciens peuvent venir se mettre à l’abri, étudier et travailler en compagnie d’autres scientifiques. C’est aussi un pensionnat, dont les élèves l’observent avec beaucoup de curiosité – au premier rang d’entre eux, Léo, un mécanicien de génie, avec qui sa rencontre fait des étincelles. L’aide promise à Elsa par l’ordre tardant à se concrétiser, la jeune fille décide de prendre les choses en main. Et ce n’est pas peu dire. Car Elsa, elle aussi, dissimule un secret...

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Regardez cette beauté!!! Dois-je vous dire à quel point j'adore les publications de Lumen ? Je pense que c'est l'étoile montante de l'édition Young Adult en France de par leurs choix éditoriaux, leurs communiqués de presse et la com qu'il y autour de la sortie d'un nouveau titre. D'encre, de verre et d'acier nous plonge au coeur d'une nouvelle intrigue young adult steampunk.

Nous allons suivre Elsa qui est la fille de Jumi, une créatrice d'univers, une scriptologue. Toutes deux sont nées à Veldane, dans un monde inventé à partir d'encre et de papier et de ce fait vivent dans un décor complètement imaginé. La scriptologie permet ainsi d'écrire des livres-monde. Mais Jumi est kidnappée sous les yeux impuissants de sa fille qui n'hésite pas une seule seconde à poursuivre les assaillants... et à sauter de son univers pour rentrer dans la réalité en plein Paris!

De Amsterdam à Pise, Elsa, armée de courage et d'une bonne dose d'intelligence va se retrouver dans une sorte d"asile de fous" qui est en réalité une cour des miracles, un refuge pour les orphelins et où se réunissent plusieurs dons : scriptologie, alchimie et mécanique. Ce pensionnat est sous la protection de l'Ordre d'Archimède, une organisation scientifique qui a pour but de réunir les grands talents. Mais pourquoi Jumi a -t-elle été enlevée ? Et Elsa parviendra-t-elle à la sauver ?

Si l'intrigue fantastique m'a bien plu, avec un univers qui m'a rappelé Coeur d'encre et The young elites avec de très bons ingrédients avec une idée de départ : imaginez que des scriptologues inventent des mondes avec leurs plumes et qu'en parallèle de notre réalité, il y a plusieurs mondes. Ce sont des livres-mondes. L'intrigue est riche, foisonnante et subtilement mise en place grâce à une écriture originale, fluide et onirique, sachant distillée magie, mystères et cohérence.

Il m'a fallu un peu de temps pour bien comprendre toutes les possibilités qu'offraient l'univers fantastique de l'auteure et le rythme est parfois lent, mais hyper prenant et fascinant. Il y a beaucoup d'éléments à assimiler pour bien s'immerger dans l'histoire et comprendre comment tout se tient mais j'ai adoré tout ce côté introductif qui explique la multitude des mondes réels et inventés. Malgré le manque d'action, j'ai aimé prendre mon temps pour comprendre le concept de mondes scriptés mais aussi la découverte du monde réel par Elsa et sa rencontre avec ceux qui l’aideront dans sa quête. 

Je me suis prise d'affection pour Elsa qui est téméraire, mais aussi réfléchie et qui se lance dans l'aventure sans se poser des questions, guidée par l'instinct de survie de son univers, de sa vie et de sa mère. Elle a le sens de la répartie et sait se faire entendre par l'ami de sa mère afin qu'il l'oriente efficacement dans ses recherches. Avec elle on va découvrir les pouvoirs liés aux scriptologues, aux alchimistes et aux mécaniciens. C'est ensuite que viennent les révélations et les rebondissements même si il n'y a pas d'énormes surprises dans les relations entre les personnages et la suite des évènements.


En bref, j'ai passé un super moment dans un univers décrit avec originalité. Le gros point fort du contexte c'est bien sûr tout l'aspect onirique et fantastique qui non sans renouveler le genre des mondes parallèles et des voyages imaginaires, est tout de même assez rafraîchissant. Puis l'autre aspect qui m'a énormément plu c'est tout le côté européen et italien, des décors inspirés de la Renaissance italienne, du vocabulaire italien et une ambiance latine avec des paysages côtiers. J'ai adoré le voyage que fait Elsa et Leo en train de Pise jusqu'à la côté, cela m'a réellement rappelé ma descente ferroviaire de l'Italie jusqu'en Sicile. Dépaysement assuré pour un premier tome, certes introductif mais très prometteur...

chronique_lael


jeudi 24 mai 2018

Le faiseur de rêves de Laini Taylor

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  • Nom: Le faiseur de rêves de Laini Taylor
  • Lu en: français
  • Pages: 670 pages
  • Sorti le: 19 avril 2018
  • Editeur: Lumen
  • VO: paru sous le nom Strange the dreamer le 28 mars 2017
  • Premier tome d'une duologie

Il est une ville, au centre du désert, où nul n’a le droit de se rendre sous peine de mort. De ses entrailles sortaient autrefois d’interminables caravanes chargées de trésors mais, depuis deux cents ans, la cité est coupée du reste du monde… Pire encore, un soir d’hiver, le nom de ce lieu de légende s’évanouit en un clin d’œil de la mémoire de tous – Lazlo Lestrange, orphelin de cinq ans à peine, ne fait pas exception à la règle. Frappé au cœur, le petit garçon restera irrémédiablement fasciné par cette énigme. Quinze ans plus tard, il travaille dans la plus grande bibliothèque du monde, à Zosma, en rêvant de fabuleuses découvertes quand, de la Cité oubliée, émerge tout à coup une curieuse expédition venue recruter les meilleurs scientifiques du continent. Pourquoi diable s’obstiner à réunir ces esprits éminents ? Mystère… Et pourquoi Lazlo voit-il donc ses songes se peupler de visions étranges – à commencer par une déesse à la peau bleue pourtant assassinée, des années plus tôt, par les habitants de la ville interdite ? Qui est-elle vraiment ? Comment le jeune homme, qui ignore tout de sa légende, peut-il bien la voir en rêve ?

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Vous faire une chronique de ce roman va être compliqué tellement il est exceptionnel, dense, complexe et extraordinaire dans son écriture et son intrigue, dans sa quête d'identité et sa poursuite d'un rêve incroyable.Vous faire également un résumé des faits qui s'y déroulent serait également une erreur dans la mesure où Le Faiseur de rêves se lit et offre une belle expérience littéraire.

Nous faisons la connaissance de Lazlo Lestrange, orphelin de cinq ans qui va grandir à la Grande Bibliothèque de Zosma et va lire tout ce qui lui passe par les mains. Lazlo est un rêveur. Il aime lire, il est fasciné par les contes et les légendes oubliées. Les bibliothécaires sont au service des savants et la grande intelligence de Lazlo le conduit à découvrir un secret puissant lui permettant de lier son destin à Thyon, l'alchimiste de Zosma... Lazlo est également obsédé par La Cité Oubliée ou Désolation. Un jour, une caravane de guerriers Tizerkane arrive à Zosma avec pour chef Eril-Fane. Un recrutement étrange a lieu pour servir un projet mystérieux à la Cité Oubliée... Plusieurs savants sont demandés : alchimistes, astronomes, scientifiques, ingénieurs, mathématiciens... tous les savants ayant une solide connaissance des sciences. Le but de leur mission sera révélée une fois à la Cité Oubliée... Lazlo, fasciné ne veut pas laisser passer sa chance et saisit son destin en s'adressant en Inouï, la langue de la Cité Oubliée. Il fera partie du voyage...

Le Faiseur de rêves est une histoire fantastique, charismatique qui a une âme et dont la délicatesse et la poésie n'ont d'égale que le raffinement de la plume de Laini Taylor. On est un dans un roman fantasy onirique où l'on nage en plein rêve peuplé de créatures incroyables : séraphins, anges, dieux, fantômes, papillons, humains mêlant magie, mystères et pouvoirs... Ce qu'il y a de captivant dans ce récit, c'est que tout est expliqué dans une sorte de sérénité qui imprègne le lecteur. Tout est fait pour nous envoûter, nous enchanter, nous dérouter et nous dépayser pour entrer dans un univers sublime mais difficile et injuste.

Certes il y a une mythologie, une guerre ayant jadis opposés des anges déchus aux guerriers Tizerkane. Et ces actes auront des répercussions... Mais en lisant Le Faiseur de rêves, j'avais l'impression de plonger au coeur d'un récit intemporel ou bien universel, babylonien ou d'une Tour de Babel, à la fois linguistiquement captivant et saisissant. C'est parfois terrifiant ou inquiétant car il y a des images et des impressions qui restent gravées puis c'est parfois dur dans le propos, grave et dramatique.

Laini Taylor ne fait pas que nous offrir une intrigue fantasy foisonnante, elle trouve également le moyen d'aborder des thèmes forts comme la différence, le racisme, le poids de nos actes, l'injustice, la guerre, les préjugés des peuples les uns sur les autres. Puis dans toute cet univers, il y a l'amour que se porte deux êtres dont les différences vont s'unir, qui ne se rebutent pas mais au contraire se lient dans une innocence magnifique. L'amour dans toute sa pureté, sa simplicité, son essence et sa sincérité. L'amour qui s'oppose à la haine, à l'esprit vicieux de vengeance, à la méchanceté. On passe par de nombreux sentiments et d'émotions fortes mais on vit tout ça dans un calme étrange et quasi mystique.


En bref, je ne vais pas vous en dire plus. J'ai énormément aimé Le Faiseur de rêves car l'intrigue est dense et les personnages ont une psychologie étoffée. Les images qu'inspire l'univers de la Cité Oubliée sont incroyables et sublimes. Le dépaysement est garanti et n'ayez pas peur de la longueur car ici elle sert l'histoire car tout est lié de manière subtile et habile. J'ai passé un bon moment et j'ai aimé être ainsi dans un monde qui paraît éphémère mais ô combien pénétrant.Une écriture unique pour un récit rare et précieux!

chronique_lael

jeudi 5 avril 2018

Once and For All de Sarah Dessen

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  • Nom: Once and For All de Sarah Dessen
  • Lu en: français
  • Pages: 448 pages
  • Sorti le: 15 mars 2018
  • Editeur: Lumen 
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom Once and For all le 6 juin 2017
  • Tome Unique

À en croire le poète, « il vaut mieux avoir connu l'amour, quitte à le perdre, que n'avoir jamais aimé du tout... » Louna, dix-sept ans, est loin, bien loin, d'en être si sûre - et quand on connaît son histoire personnelle, difficile de le lui reprocher. Ironie du sort, elle qui a appris à la dure que les happy ending, c'est pour les autres, passe son dernier été après le lycée à jouer... les assistantes wedding planners aux côtés de sa mère. De mariages désarmants d'émotion en désastres organisationnels, de témoins qui font leur diva en belles-mères obsédées du détail, Louna va devoir se confronter au cynisme de sa mère, aux pitreries de ses collègues d'un été, au souvenir obsédant d'une nuit parfaite, un an plus tôt à peine, qui la ronge comme l'acide un peu plus chaque jour... Il lui faudra sortir, à l'autre bout du tunnel, vainqueur, qui sait, des obstacles grands et petits que le destin a placés devant elle.

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J'ai découvert la plume de Sarah Dessen il y a quelques années, lors de ma lecture de Décroche-moi la lune. Loin de me laisser un souvenir impérissable, j'avais très envie de donner une seconde chance à cette auteure avec ce roman en particulier, dont le résumé me tentait beaucoup. Reçu de la part de mon amie Jessica - que je remercie encore du fond du coeur - je l'ai aussitôt commencé. Autant dire que je l'ai lu quasiment d'une traite. 

Once and For All est un roman très bien construit et donc très touchant, mêlant habilement comédie, famille et drame. Je vous avoue que je ne m'attendais pas à cette "double" histoire si je peux dire et cela m'a beaucoup surprise, dans le bon sens. Pour moi, cela a inévitablement apporté de la profondeur au récit, et surtout à notre héroine, Louna.  D'emblée j'ai aimé le style utilisé par Sarah Dessen pour nous conter cette tranche de vie. Comme si nous étions avec Louna en permanence et qu'elle s'adressait à nous avec naturel et amitié. Je me suis directement sentie proche d'elle, impliquée dans sa vie, ses sentiments et ses ressentis.

L'été approche et Louna se voit à nouveau contrainte d'aider à sa mère dans son métier qu'est l'organisation de mariages. Une tâche assez ardue mais tout aussi passionnante, même si la jeune fille n'osera l'avouer. Avec elle, on découvre l'envers du décor et j'avoue que j'ai beaucoup apprécié cet aspect du livre. Après tout, les mariages américains sont assez différents des nôtres et bien que le roman soit parfois très axé sur l'organisation dans les moindres détails, je n'ai jamais trouvé ces descriptions ennuyeuses, au contraire.  Entourée de sa mère et de son meilleur ami, la fine équipe nous fait toujours passer un excellent moment, avec beaucoup d'humour et pas mal de cynisme aussi. 

Pour autant, Louna , à peine âgée de 17 ans, ne croit plus en la magie de l'amour, vécu et perdu bien trop vite, lui laissant un trou béant dans la poitrine. Comment y croire à nouveau quand on est convaincu que le grand Amour ne se présente qu'une seule fois dans la vie et que sa chance à elle est passée? Comment ouvrir à nouveau son coeur au risque de s'exposer à nouveau? 

Au delà de cet aspect doux, rose bonbon et rêveur que peut laisser un mariage, Sarah Dessen nous propose un côté plus dramatique dont Louna a été touchée indirectement. Une tagédie d'actualité qui fait froid dans le dos mais qui reste encore bien trop présente aux Etats-Unis de nos jours. Et quand bien même on devine, à travers les mots de Louna, ce qu'il va se passer, on ne peut s'empêcher de ressentir le stress, l'effroi et beaucoup d'émotions. 

Cet événement va littéralement régir sa vie, au point que la jeune fille ne laisse plus la place à l'imprévu. Mais c'est sans compter sur sa mémorable rencontre avec Ambrose, qui va tout changer... J'ai adoré ce garçon au charisme impressionnant, à l'humour douteux et au charme ravageur mais qui est d'une loyauté sans failles. Ce gars là va tout basculer et dans le bon sens: un élément perturbateur qui va aider Louna à reconsidérer sa vision de la vie.

Un duo qui fonctionne à merveille, renforcé par des personnages secondaires tout aussi solides et importants, nous permettant de passer un moment de lecture unique, le coeur gonflé d'amour, d'espoir et de magie, se disant que oui, la vie est vraiment pleine de surprises.


En bref, Once and For All m'a beaucoup plu, d'une part parce qu'il propose un bel équilibre entre l'humour et le drame. J'ai adoré découvrir l'envers du décor des organisations de mariages à l'américaine, de même que l'histoire personnelle de Louna m'a beaucoup touchée. Les personnages, tous autant qu'ils sont, sont attachants, hilarants, à la personnalité bien développée. Au delà de la légèreté globale du récit, les messages passés restent importants et surtout d'actualité. De quoi passer un savoureux moment. 

mercredi 21 février 2018

La couleur du mensonge de Erin Beaty

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  • Nom: La couleur du mensonge de Erin Beaty 
  • Lu en: français
  • Pages: 512 pages
  • Sorti le: 22 février 2018
  • Editeur: Lumen
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom The traitor's kiss le 9 mai 2017
  • Premier tome d'une trilogie

Sage Fowler, seize ans, est une bâtarde recueillie par un oncle riche et respecté. Sa seule chance de s'en sortir ? Faire un beau mariage. Elle se présente donc chez une des entremetteuses chargées de l'évaluation du potentiel de chaque candidat – des femmes qui font et défont les fortunes d'une famille, d'une région, d'un pays tout entier. Mais avec sa légendaire indiscipline et sa langue trop acérée, elle échoue lamentablement. Amusée par son cynisme et son sens aigu de l'observation, la marieuse fait toutefois d'elle son apprentie. Sage s'embarque donc avec un groupe de beaux partis triés sur le carreau dans un périple vers la capitale. Cette précieuse cargaison est escortée par un bataillon de soldats d'élite qui ne tardent pas à réaliser qu'ils sont sur le point de se jeter dans la gueule du loup : le pays voisin, qui prépare une invasion, s'est allié avec certains des seigneurs locaux, et chaque étape du voyage pourrait bien être la dernière. Spécialiste des missions de reconnaissance, l'un des membres de la troupe recrute alors l'aide de Sage. Mais plus elle avance dans sa mission, plus elle découvre, horrifiée, que tout le monde joue double jeu... à commencer par son recruteur lui-même ! Et, doucement, le piège se referme sur elle... Identités secrètes, machinations politiques et jeu de dupes passionné, La Couleur du mensonge fait monter les enchères jusqu'à un final surprenant.

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 J'avais repéré ce titre en VO l'année dernière pour sa très belle couverture fleurie (je suis faible!) et c'est une excellente surprise de le trouver en VF chez Lumen Editions. Alors forcément je voulais absolument le lire mais je dois vous avouer que j'ai été surprise par le rythme assez lent et "intellectuel" de l'intrigue. Ce n'est pas un roman à suspense ou même à ambiance comme je peux souvent les préférer... c'est un roman/ romance qui joue sur une intrigue d'espionnage et de quiproquos identitaires.

Tout commence lorsque Sage Fowler, 16 ans, est envoyée par son oncle chez une entremetteuse/ marieuse Maîtresse Rodelle. A Demora, ces marieuses professionnelles sont chargées de faire et défaire les unions, les alliances et les mariages arrangés au sein des plus influentes familles du royaume. Le Concordium a lieu tous les cinq ans à la capitale et Maîtresse Rodelle accompagne les élues afin d'observer les différents partis possibles pour chacune. Sage est orpheline et recueillie par son oncle qui a décidé de se débarrasser d'elle en la mariant. Mais Sage a un tempérament plutôt fougueux, indiscipliné. Intelligente, au regard aiguisé et à la langue fourchue!! Car Sage n'entend pas du tout se marier et fait tout pour échouer son entrevue avec Maîtresse Rodelle. La situation est amusante et l'entremetteuse repère vite les qualités de la jeune fille dont son sens de l'observation et de la déduction. Elle propose ainsi à Sage de devenir son apprentie marieuse...

 La Couleur du mensonge a deux intrigues principales que l'on va suivre dans une narration en alternance (Sage et Quinn) : une intrigue d'espionnage assez drôle en soi puisque Sage se fait passer pour une candidate potentielle au Concordium lors du voyage jusqu'à la capitale, afin de pouvoir observer à sa guise les allées et venues des différents membres de l'armée, différents partis dont le Capitaine Quinn. Sage va se lier d'amitié avec Ash Carter, le cocher du capitaine, qui semble être un pion insignifiant... lui-même diligenter par son capitaine pour surveiller les candidates au Concordium. C'est donc assez drôle de voir comment les uns interagissent avec les autres, sans dévoiler leur vraie identité et/ou fonctions. On est dans un jeu de dupes qui pourrait virer mal lorsque le capitaine Quinn soupçonne Sage d'être une espionne pour les Kimisars...

 D'où la deuxième intrigue que l'on suit en parallèle : une intrigue militaire et politique ou tactique étudiée par le capitaine Quinn qui voit une possible menace des Kimisars, pays limitrophe, pour la conquête du royaume de Demora. Le capitaine Quinn est chargé d'escorter les jeunes filles candidates au Concordium et de surveiller par la même occasion les différents mouvements des troupes ennemies. Ainsi on évolue dans une double intrigue d'espionnage, d'identités secrètes, de complots politiques à la Game of Thrones où chaque personnage, mauvais ou bon, jouent un double jeu.Il y a d'ailleurs à ce propos une grosse révélation vers la fin du roman (mais que j'avais deviné!!) qui bouleverse la donne sur bien des choses.

 Le roman est porté par une héroïne plutôt percutante et intelligente dont le sens de la débrouillardise, de la séduction et de la finesse lui vaudra bien de sortir de certaines déconvenues. J'ai adoré sa relation avec Ash Carter qui lui-même va faire appel à son sens de l'analyse et à ses idées pour aider l'armée demorienne. Alors si l'intrigue se tient bien et est bien ficelée, elle manque toutefois d'action mais on est dans une sorte de The Curse où l'auteure joue plus sur la stratégie de l'esprit que sur l'action. Ca fonctionne ou pas... car plus de 500 pages c'est un peu long voire trop descriptif par moments. Ce qui m'a énormément plu c'est qu'une bonne partie de l'intrigue ressemble un peu au Jeu de l'amour et du hasard, pièce de théâtre de Marivaux avec des dialogues captivants, des échiquiers mis en place et un double-jeu de masques savamment conçu. Ca c'était vraiment sympa à lire et à découvrir.


En bref, j'ai passé un bon moment de lecture grâce à cette aventure divertissante. Et je trouve que le livre paraît au bon moment, mois du carnaval!! J'ai été plus séduite par l'intrigue d'espionnage/ identité que celle militaire car pour moi l'auteure excelle dans le jeu des personnages et non dans l'action ou le suspense. Les deux rebondissements majeurs ont été très vite déduit et donc m'ont empêché d'être totalement dans la surprise. Je n'en ressors pas déçue, plutôt amusée et à m'attendant peut-être à quelque chose d'un peu plus fou. L'histoire d'amour est certes prévisible mais dans l'ensemble j'ai bien aimé et je suis curieuse de connaître la suite.

chronique_lael

dimanche 3 septembre 2017

A Darker Shade of Magic [Shades of Magic #1] de V.E Schwab

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  • Nom: A Darker Shade of Magic [Shades of Magic #1] de V.E Schwab
  • Lu en: anglais
  • Pages: 400 pages
  • Sorti le: 27 février 2015
  • Editeur: Titan Books
  • Fiche: présentation officielle
  • VF: Sorti sous le nom Shade of Magic en juin 2017

Kell is one of the last Antari—magicians with a rare, coveted ability to travel between parallel Londons; Red, Grey, White, and, once upon a time, Black. Kell was raised in Arnes—Red London—and officially serves the Maresh Empire as an ambassador, traveling between the frequent bloody regime changes in White London and the court of George III in the dullest of Londons, the one without any magic left to see. Unofficially, Kell is a smuggler, servicing people willing to pay for even the smallest glimpses of a world they'll never see. It's a defiant hobby with dangerous consequences, which Kell is now seeing firsthand. After an exchange goes awry, Kell escapes to Grey London and runs into Delilah Bard, a cut-purse with lofty aspirations. She first robs him, then saves him from a deadly enemy, and finally forces Kell to spirit her to another world for a proper adventure. Now perilous magic is afoot, and treachery lurks at every turn. To save all of the worlds, they'll first need to stay alive.

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~ ENGLISH REVIEW~ 

A Darker Shade of Magic is in my TBR list since the end of 2016 and yet, I waited this summer to read it. Its french release in June pushed me to wait a little. And for good reason, I was afraid of not loving. After reading, I can say that I had a great time but it is not a favorite. Indeed, I find that the book really took time to set up. The narration was sometimes very descriptive, and although it was not boring given the amount of things shared, there was a lack of dynamism at the beginning. I had a hard time imagining where the author was going to take us and it slowed down my enthusiasm. But the trigger came when serious things started and Kell met Lila. Immediately, the events took a new turn and I was too curious not to let go of the book. That being said, I enjoyed the story very much, but what attracted me were the characters: Kell and Lila are fierce and brave. I loved their complicity so much! As I said, Schwab took her time to explain the background of her book and despite this famous very narrative side, the different London are fascinating. I really enjoyed knowing their functioning, origins, stories. It's very original. I also loved the fact that Lila can discover the Red and the White and that she is placed at the same level as the reader: for her, everything is new. In the end, we tremble a little with our characters. The Londons are definitely very interesting and full of surprises. Add to that a nice writing style and characters with good personality and you will get a very good book. Given the end, I am very curious to see what the author reserves for the sequel!


A Darker Shade of Magic est dans ma PAL depuis fin 2016 et pourtant, j'ai attendu cet été pour le lire. La panne de lecture n'ayant pas aidé, sa sortie française en juin m'a poussé à attendre un peu. Et pour cause, vu l'engouement, j'avais peur de ne pas aimer. Après lecture, je peux affirmer que j'ai passé un excellent moment mais ce n'est pas un coup de coeur.

En effet, je trouve que le livre a mis vraiment du temps à se mettre en place. La narration était parfois très descriptive, et bien qu'elle n'était pas ennuyeuse vu la quantité de choses partagées, il manquait un certain dynamisme au départ. J'avais du mal à imaginer où l'auteur allait nous emmener et cela a un peu freiné mon enthousiasme.

Mais le déclic est arrivé lorsque les choses sérieuses ont commencé et que Kell rencontre Lila. Tout de suite, les événements ont pris une tournure nouvelle et j'étais trop curieuse pour ne pas lâcher le livre. Avec le recul, j'avoue que j'imaginais un fil conducteur un peu différent ainsi qu'une fin un peu plus tourmentée - il faut admettre que ce premier tome offre une fin qui se suffit à elle-même, malgré les quelques indices ici et là laissant penser  la suite. Cela étant, j'ai beaucoup aimé l'histoire mais ce qui m'a séduit, ce sont les personnages.

Kell est un Antari, un être spécial doté de magie et qui est le seul - avec Holland, l'autre Antari - à voyager entre les différents Londres. Originaire du Rouge, Kell apprécie néanmoins beaucoup le Gris, dépourvu de toute magie depuis bien longtemps. A contrario, il déteste le Blanc, dirigé par des jumeaux avides de pouvoir et sans pitié pour s'en emparer. Kell est aussi un collectionneur et même si cela lui est interdit, il n'arrive pas à s'arrêter. Une petite passion qui lui coutera très cher puisqu'il tombera en possession du seul objet capable de mettre le chaos dans tous les Londres existants. 

Quant à Lila, je l'ai adorée. Une fille de la rue qui tente de survivre en dérobant tout ce qu'elle peut et qui rêve de posséder son propre bateau et équipage pour découvrir le monde. Lorsqu'elle rencontre Kell, les choses ne se déroulent pas comme prévu et les jeunes gens sont obligés de s'associer pour littéralement sauver tous les Londres. Une belle complicité va s'installer entre eux, de même qu'une chouette dynamique. Un duo que j'ai fort apprécié et que j'ai hâte de retrouver. 

Comme je le disais, Schwab a pris son temps pour nous expliquer le background de son livre et malgré ce fameux côté très narratif, les différents Londres sont fascinants. J'ai beaucoup apprécié connaitre leur fonctionnement, les origines, les histoires. C'est très original. J'ai aussi beaucoup aimé le fait que Lila puisse découvrir le Rouge et le Blanc et qu'elle soit mise au même rang que le lecteur: pour elle, tout est nouveau. 

Au final, on se prend au jeu et on tremble un peu avec nos personnages. Les Londres sont définitivement très intéressants et plein de surprises. Ajoutez à cela une plume agréable et des personnages à la personnalité marquée et vous obtiendrez un très bon tome. Etant donné la fin, je suis très curieuse de voir ce que l'auteur nous réserve pour la suite!

samedi 21 janvier 2017

Ces auteurs que j'aime et qui débarquent en France!

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Cela faisait longtemps que je n'avais pas fait ce genre d'articles, mais voilà qu'en ce début 2017, il y a d'excellentes surprises qui se profilent! La première n'est autre que  la traduction de la saga The Winner's Trilogy de Marie Rutkoski que j'ai déjà lue et adorée! Une saga qui se démarque clairement dans le paysage YA et que je vous conseille fortement. Le tome 1, rebaptisé plus simplement The Curse pour sa version française, arrive ce 16 février 2017 chez Lumen Editions. En attendant, voici mon avis sur le premier tome The Winner's Curse.

"Fille du plus célèbre général d’un empire conquérant, Kestrel n’a que deux choix devant elle : s’enrôler dans l’armée ou se marier. Mais à dix-sept ans à peine, elle n’est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la « malédiction du vainqueur » : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l’objet de sa convoitise. Elle ignore encore qu’elle est loin, bien loin, d’avoir fini de payer son geste. Joueuse hors pair, stratège confirmée, elle a la réputation de toujours savoir quand on lui ment. Elle croit donc deviner une partie du passé tourmenté de l’esclave, Arin, et comprend qu’il n’est pas qui il paraît… Mais ce qu’elle soupçonne n’est qu’une infime partie de la vérité, une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie, à elle et à tout son entourage."

darker shade of magic

Toujours chez Lumen, qui gère grave cette année, il faut le dire, Victoria Schwab va également débarquer (date encore inconnue)! Une auteure que j'ai découverte l'année passée avec this savage song et dont la collection s'est vite agrandie dans ma bibliothèque avec l'arrivée de plusieurs titres. Pour sa traduction française, c'est la saga SHADES OF MAGIC qui a été choisie. Je ne l'ai pas encore lue, mais elle attend sagement dans ma PAL. 

There's Grey London, dirty and boring, without any magic, and with one mad King--George III. Red London, where life and magic are revered--and where Kell was raised alongside Rhy Maresh, the roguish heir to a flourishing empire. White London--a place where people fight to control magic and the magic fights back, draining the city to its very bones. And once upon a time, there was Black London. But no one speaks of that now. Officially, Kell is the Red traveler, ambassador of the Maresh empire, carrying the monthly correspondences between the royals of each London. Unofficially, Kell is a smuggler, servicing people willing to pay for even the smallest glimpses of a world they'll never see. It's a defiant hobby with dangerous consequences, which Kell is now seeing firsthand. Fleeing into Grey London, Kell runs into Delilah Bard, a cut-purse with lofty aspirations. She robs him, saves him from a deadly enemy, and finally forces Kell to spirit her to another world for a proper adventure. 

defy the stars

Enfin, quelle heureuse nouvelle de voir à nouveau Claudia Gray traduite en français! Seule la saga Evernight est disponible chez nous aux éditions PKJ. Depuis, c'était le vide, alors que l'auteur a sorti plusieurs séries: Spellcaster que j'ai adoré (édité aux éditions canadiennes si ça vous intéresse) ou Firebird dont j'ai lu le premier tome mais le reste de la série attend dans ma PAL. Jusqu'ici, je n'ai pas été déçue de l'auteur qui inove et maitrise bien ses sujets, aussi je suis ravie de vous annoncer la sortie quasi simultanée de son prochain roman: Defy The Stars. Du genre science-fiction, le roman débarque en VO en avril, tandis qu'il sera traduit chez Castelmore en mai sous le nom Genesis: Le défi des étoiles. 

"Noemi Vidal se bat pour l’indépendance de la planète Genesis, une ancienne colonie de la Terre, dans une guerre qui oppose depuis des années son peuple et les armées de robots terriens… Lors d’une attaque-surprise, Noemi se réfugie dans un vaisseau abandonné où elle rencontre Abel, le prototype le plus sophistiqué jamais conçu. Abel devrait être son ennemi juré… mais la programmation de celui-ci l’oblige à obéir aux ordres de Noemi. Même si cela implique de combattre son propre camp, il devra l’aider à sauver Genesis. Tandis qu’ils traversent la galaxie, Noemi comprend qu’Abel est plus qu’un robot… et ce qu’Abel ressent dépasse toutes les limites de la programmation." 

Voilà des sorties qui me réjouissent complètement! Trois auteurs que j'affectionne et que je vous recommande absolument! Par quelle série allez-vous vous laisser tenter? 

vendredi 13 novembre 2015

The Revolution of Ivy [The book of Ivy #2] de Amy Engel

the revolution of ivy

 

  • Nom: The Revolution of Ivy [The Book of Ivy #2] de Amy Engel
  • Lu en: français
  • Pages: 322 pages
  • Sorti le: 5 novembre 2015
  • Editeur: Lumen 
  • VO: sorti sous le même nom le même jour 

Condamnée à l'exil pour ses crimes, Ivy se retrouve seule au-delà de la barrière qui protège les siens d'un monde hostile, dévasté par l'arme atomique des décennies plus tôt. Trahie par sa famille, abandonnée par Bishop, elle doit quitter Westfall et s'enfonce dans la nature sauvage et découvre qu'elle est habitée. Cette année, mon tour est venu. Mais la ville où elle est née se tord dans les convulsions d'un coup d'État, et le chaos ne tarde pas à régner. C'est un Bishop différent qui débarque dans le camp où Ivy s'est réfugiée, un Bishop qui a découvert, entretemps, plus d'une vérité. Il est temps pour la jeune fille de décider ce qu'elle compte faire : se venger ou... faire la révolution ?

Quelle ne fut pas ma joie de gagner ce livre au concours Lumen! Aussitôt reçu, aussitôt lu. The Revolution of Ivy se lit d'une traite. Un cran en dessous de son prédécesseur, j'ai tout de même beaucoup apprécié ma lecture. Ce second et dernier tome clôture très bien le dyptique.

A la fin de The book of Ivy, la jeune femme se retrouve de l'autre côté de la barrière. Un moment insoutenable mais qui débouche sur une partie de l'intrigue plutôt prévisible: la survie et l'adaptation d'Ivy à cette nouvelle vie. Le début est des lors un peu lent. Ivy, seule, tente de rester debout dans un monde hostile. Mais c'est sans compter sur la faim qui la tenaille et le danger qui l'entoure. Après une très mauvaise rencontre, Ivy tombe sur deux petits nouveaux, qui feront partie de ce second tome.

Grâce à Ash et Caleb, Ivy se reconstruit peu à peu. Ces deux personnages sont assez attachants quoi qu'un poil clichés. Leur personnalité reste en surface mais ils dégagent assez de présence pour qu'on les apprécie. Pendant un temps, Ivy va évoluer avec le duo avant d'intégrer la vie au Camp. Jusqu'à ce que Bishop ne fasse sa réapparition et que les événements s'enchainent...

Retrouver Bishop fut une véritable bulle de tendresse et d'amour. J'aime beaucoup ce personnage. Il fait complètement rêver. C'est rare un héros masculin dans son genre. Bishop est droit, respectueux mais surtout doux envers les autres. Il irradie d'amour et ça se ressent à des kilomètres. Ivy a énormément de chance! Et il lui en a fallu du temps pour enfin l'admettre et l'accepter. Dans ce tome, la jeune fille ne fait pas toujours les bons choix. Elle veut s'endurcir et se montre parfois détestable. Je ne l'ai pas toujours approuvée surtout en ce qui concerne Bishop. Heureusement, elle se rend vite compte que ce gars là, il est unique et qu'il est  tout ce qui compte. Petit à petit Ivy ouvre son coeur et ose penser à un avenir avec sa nouvelle famille. 

Ce tome met encore une fois en avant les liens familiaux. Nous définissent-ils? Doit on agir selon eux? Pas vraiment. Se libérer d'un passé, construire un futur, choisir celui qu'on aime et ceux qu'on considère comme sa famille malgré l'inexistance de liens de sang, c'est le gros message de The Revolution of Ivy. A travers les révélations et rebondissements, on comprend que ce sont nos choix à nous, qui nous définissent.

Malgré une intrigue plus lente, et un peu prévisible, ce dernier tome conclut très bien la série à mes yeux. Amy Engel ne s'encombre de pas de détails superflus et va à l'essentiel. Bien qu'une certaine superficialité existe dans les événements, les sentiments et les émotions sont fortement présents. Que demander de plus? Tout y est pour en faire un dyptique vraiment à découvrir. 

lecture-commune

The Revolution of Ivy a fait l'objet d'une lecture commune avec Mathieu du blog The Shadow Books! Découvrez sans tarder son avis sur le roman!

mardi 7 avril 2015

The Book of Ivy [The book of Ivy #1]

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  • Nom: The Book of Ivy [The Book of Ivy #1] de Amy Engel
  • Lu en: français
  • Pages: 342 pages
  • Sorti le: 5 mars 2015
  • VO: paru sous le même nom le 11 novembre 2014

Au nom de quoi seriez-vous prêt à tuer ? 
À la suite d'une guerre nucléaire dévastatrice, la population des États-Unis s'est retrouvée décimée. Un groupe de survivants a fini par se former, mais en son sein s'est joué une lutte de pouvoir entre deux familles pour la présidence de la petite nation. Les Westfall ont perdu. Cinquante ans plus tard, les fils et les filles des adversaires d'autrefois sont contraints de s'épouser, chaque année, dans une cérémonie censée assurer l'unité du peuple. Cette année, mon tour est venu. Je m'appelle Ivy Westfall, et je n'ai qu'une seule et unique mission dans la vie : tuer le fils du président que je suis destinée à épouser. L'objectif, c'est la révolution, et le retour au pouvoir des miens. Peu importe qu'un cœur de chair et de sang batte dans sa poitrine, peu importe qu'un innocent soit sacrifié pour des raisons politiques. Peu importe qu'en apprenant à le connaître, je fasse une rencontre qui change ma vie. Mon destin est scellé depuis l'enfance. Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.

Ce livre me tente depuis sa sortie VO en novembre dernier. Aussi quand je l'ai reçu en cadeau, j'ai sautillé partout. Le roman est sorti en français tout récemment, les avis étaient de plus en plus nombreux et tous étaient unanimes: ce roman est une bombe. Après lecture, je ne peux qu'apporter ma confirmation à cette affirmation!

The Book of Ivy ne tire pas son épingle du jeu sur sa base dystopique. En effet, de ce côté le décor est similaire à toutes les autres dystopies du genre: le monde a subi une guerre mondiale qui a tout détruit, une poignée de survivants a tenté de se remettre debout et c'est ainsi qu'est née la ville de Westfall. Dans cette petite communauté entourée d'une grande barrière pour se protéger de l'extérieur, deux familles se détestent cordialement. D'un côté les Westall et de l'autre les Lattimer. Si les Westfall ont fondé la ville, ils n'en restent pas moins les perdants face aux Lattimer qui détiennent le pouvoir depuis bien trop longtemps.

Jusqu'ici, rien de bien neuf. Mais l'auteure introduit le mariage arrangé comme preuve de pouvoir suprême. Les filles et fils perdants devront marier un fils, une fille gagnante. Ainsi, personne n'oublie jamais que les Lattimer et leurs parties de la ville sont les plus forts. J'ai beaucoup aimé cette idée car elle va nous entrainer dans les relations humaines et non pas dans un recit dystopique banal. 

Ivy Westfall est promise à Bishop Lattimer à la place de sa soeur Callie. Depuis 2 ans, la jeune fille se prépare à cet événement, sachant que derrière le sacrement du mariage, elle a une mission à accomplir: tuer Bishop pour que la révolution se mette en place. Alors qu'elle pensait le fils du Président aussi insensible que son père, elle se rendra vite compte que Bishop a ses opinions bien à lui et qu'il est beaucoup plus agréable qu'il n'y parait. La mission devient alors impossible. 

Honnêtement, j'ai vraiment adoré Ivy et Bishop et le fait que l'auteure se concentre sur eux. Ivy voit ses convictions brisées et petit à petit elle se remet en question, sur ce qu'elle pense juste ou pas. C'est une héroine très intéressante et assez torturée. En effet, d'un côté, on sent toute la loyauté envers sa famille, de l'autre son amour grandissant pour Bishop. La jeune fille est tiraillée par ses sentiments et au final, elle m'aura époustouflée. La décision qu'elle prend est admirable et à la hauteur de ses croyances. Quant à Bishop, c'est un jeune homme mystérieux, mais doux. Il m'aura complètement fait craquer. On sent que le lien avec Ivy est de plus en plus fort et qu'il donnerait tout pour la protéger. Ce duo est juste magnifique!! 

Le reste de la galerie est tout aussi intéressant, en particulier les familles respectives des deux héros. On se rend compte très vite que tout ce qu'on pensait connaitre d'eux se révèle faux. Notre jugement est erroné. L'ennemi est-il bien celui qu'on croit? Doit-on tout sacrifier pour un désir de vengeance? Le bien d'autrui n'est-il pas la bonne excuse pour reprendre le pouvoir? Voilà autant de questions soulevées ici. Ce rythme soutenu entraine le lecteur dans un tourbillon d'interrogations et la seule chose à faire est de tourner encore et encore les pages. Et quand vient la fin, trop vite, on est complètement abasourdi et frustré.

En conclusion, ce roman est juste passionnant. Je n'en suis pas loin du petit coup de coeur. Je ne tiens pas à en dire plus si ce n'est: foncez les yeux fermés. The book of Ivy est une valeure sure écrit avec justesse et droiture, il vous emportera avec lui sans aucun doute!!