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jeudi 16 janvier 2020

Tout un été sans facebook de Romain Puértuolas

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  • Nom: Tout un été sans facebook de Romain Puértuolas
  • Lu en: français
  • Pages:  448 pages
  • Sorti le: 27 février 2019
  • Editeur: Le livre de poche
  • Tome unique

Agatha Crispies est lieutenant de police de la petite ville de New York, Colorado, 150 habitants. Et surtout animatrice d’un club de lecture durant les longues journées où il ne se passe rien. Lorsque survient (enfin !) un meurtre, Agatha se lance dans une enquête fiévreuse durant laquelle on titille une voisine au nom imprononçable, observe un écureuil radioactif, croise un bûcheron au nom de sanitaires, rencontre le Shakespeare du pressing et Old Joe le garde-barrière. Tout cela rythmé par l’ingestion frénétique de donuts au chocolat, à mesure que les morts s’empilent et avant d’aboutir à une solution, cristalline et évidente. C’est Miss Marple s’invitant chez les Simpson, Twin Peaks rebalisé par les frères Coen.

 

Ce livre m'a gentiment été prêté par ma tante alors que je n'avais absolument rien demandé. Elle est venue, elle m'a dit « Lis le ! Il est trop bien ! » et moi en amoureuse des livres que je suis, j'ai accepté avec plaisir. Je n'avais donc aucune idée du pitch du roman, je ne savais même pas que c'était un roman policier. Et ça c'est pas plus mal, parce que peut-être que si j'avais su, j'aurais sûrement repoussé ma lecture. Mais ce n'est pas un roman policier basique parce qu'il est totalement humoristique. Cela dit, l'intrigue est assez commune pour un polar puisqu'il s'agit d'une policière qui enquête sur un meurtre. Cela ne casse pas trois pattes à un canard mais étant donné que je ne lis pas du tout de roman policier, cette intrigue différait de mes habitudes de lectures et du coup elle m'a plu.

 Bon d'accord quand on y pense, le pitch est complètement banal pour le genre. Mais ce n'est pas du tout le cas du personnage principal. Elle se nomme Agatha Crispies (oui un peu comme Agatha Christie), a un physique atypique et exubérant. Elle est noire, grosse et a une peu trop de formes là ou il faut. Bref, elle ne colle du tout pas à l'image d'un flic (si on oublie le fait qu'elle raffole de donuts au chocolat). J'ai bien apprécié ce personnage complètement déjanté aux raisonnements farfelus et bien évidement drôles. J'ai également apprécié les personnages secondaires, fort sympathiques surtout le médecin légiste qui m'a beaucoup fait rire.

 Vous l'avez sans doute compris, ce roman a le mérite d'être drôle et je ne vous apprend rien : rire ça fait du bien. Mais l'émotion que je recherche dans toutes mes lectures, c'est la surprise. Et il n'y a pas mieux pour vous surprendre qu'un roman policier. La surprise était donc au rendez-vous avec tout d'abord un premier événement inattendu et un peu sorti de nulle part je dois l'avouer. Ensuite, il y a eu les révélations, les retournements de situation et moi qui ai pour habitude de les deviner, pour le coup, je n'avais rien vu venir et j'ai adoré ça.

 En outre, la narratrice passionnée de littérature fait beaucoup de digressions littéraire. Et si j'ai bien aimé ses discours sur l'amour de la lecture, j'ai beaucoup moins aimé lorsqu'elle racontait l'histoire d'un grand classique. Non seulement, certains passages m'ont ennuyée à mourir mais en plus d'autres me spoilaient généreusement sur un livre que j'avais l'intention de lire (dans un futur lointain mais quand même!). Pour finir, je dois absolument dire un petit mot sur les titres des chapitres que j'ai adorés.


En bref, je ne m'attendais pas du tout à aimer ce livre mais ce fut totalement le cas. C'était drôle, léger, intriguant et plaisant tout simplement.

chroniqueuses-ayat


vendredi 13 avril 2018

Young Elites de Marie Lu

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  • Nom: Young Elites de Marie Lu
  • Lu en: français
  • Pages: 382 pages
  • Sorti le: 19 avril 2017
  • Editeur: Le livre de poche 
  • VO: paru sous le nom The young elites le 7 octobre 2014
  • Premier tome d'une trilogie

Adelina a survécu à l'épidémie qui a ravagé son pays. Elle en a gardé des marques. Ses cheveux sont passés du noir à l'argenté et une cicatrice barre le côté gauche de son visage. Son père voit en elle une disgrâce pour son nom et sa famille : une malfetto, impossible à marier.Et la rumeur dit que les survivants comme Adelina n'auraient pas récolté que des cicatrices... Ils auraient acquis des superpouvoirs et se seraient regroupés, menaçant l'autorité en place. Bien que leurs véritables identités demeurent secrètes, tout le monde connait leur nom : les Young Elites.

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Après une épidémie de fièvre dévastatrice, certains jeunes survivants ont développé des pouvoirs psychiques liés aux éléments naturels comme créer des hallucinations, manipuler les objets ou s'évaporer dans l'air. Adelina découvre la nature sombre de ses pouvoirs en tentant de fuir son père violent et tyrannique qui souhaite la vendre comme prostituée car c'est une malfetto, autrement dit une marquée impossible à marier.

Mais la confrontation est violente et Adelina invoque des silhouettes démoniaques qui s'en prennent à son père le blessant mortellement. Elle est arrêtée par l'Inquisition, emprisonnée et condamnée à mort. Elle est sauvée par Enzo, le Prince de la Cité d'Estenzia, lui-même banni à cause de ses pouvoirs. C'est dans une sorte de cour des miracles qu'elle va apprendre à contrôler ses dons pour se rallier au plan des Young Elites, un groupe de résistants qui souhaite renverser le pouvoir en place et arrêter Teren, le chef Inquisiteur...

Si ma lecture a été plaisante et agréable je n'ai pas eu l'étincelle incroyable que j'ai eu avec Warcross et il n'y a pas de rebondissements importants. En fait, Young Elites démarre de manière fort convenue quand on connaît les ficelles des romans Young Adult fantastiques. Ca se lit bien, l'écriture est prenante et efficace avec l'alternance tant prisée entre Adelina, Teren, Raffaele, les trois personnages principaux de l'intrigue.

Adelina est l'héroïne, voire l'anti-héroïne de Young Elites. Elle a des pouvoirs mais elle cède volontiers à la colère, à la vengeance et aux mauvaises pensées... celles qui sont sombres et qui la tirent vers le bas. Certes ses pouvoirs sont prodigieux et importants, mais elle n'a pas un bon fond. Même si elle a des circonstances atténuantes et de bonnes intentions, je la trouve assez immature dans ses réactions, dans ses pensées capricieuses et assez prompte à trahir les siens, à céder. C'est un personnage complexe et ambigüe qui commet beaucoup d'erreurs.

Ce qui m'a manqué dans ce premier tome c'est l'originalité. Nous l'avons dans le cadre qui rappelle celui de l'Italie de la Renaissance avec des termes latins et italiens (malfetto, la Cour de Fortunata...) et une hiérarchie qui s'en inspire : les Inquisiteurs, le Roi, le peuple et les Young Elites. Les Young Elites sont traités comme des parias et veulent résister, renverser la monarchie en place.

En matière d'intrigue et de déroulement de l'histoire, l'action se mêle au fantastique mais il n'y a rien de nouveau. L'ensemble m'a rappelé un peu Grisha, pour la relation entre Adelina et Teren, et Shades of Magic pour les pouvoirs magiques. Et puis il y a Enzo, tellement charismatique mais là encore on sent que tout est joué d'avance entre eux. La romance n'en est pas forcément addictive.


En bref, la fin m'a pris par surprise mais le reste du roman est un peu cousu de fil blanc lorsqu'on a déjà lu un certain nombre de romans Young Adult. Ce n'est donc pas un coup de coeur et il y a tellement mieux en ce moment à lire et découvrir que je n'ai pas envie de lire la suite. Pourtant j'avais adoré Warcross de Marie Lu qui lui révolutionne l'intrigue YA. Une bonne lecture mais pas suffisamment explosive à mon goût!

chronique_lael

mardi 6 février 2018

First Love de James Patterson et Emily Raymond

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  • Nom: First Love de James Patterson et Emily Raymond
  • Lu en: français
  • Pages: 310 pages
  • Sorti le: 31 mai 2017
  • Editeur: Le livre de poche jeunesse
  • Fiche: présentation officielle
  • VO: paru sous le nom First Love le 13 janvier 2014
  • Tome Unique

Moi, c'est Axi. J'ai seize ans. J'ai toujours été une bonne élève, surtout pas du genre à m'attirer des ennuis... Jusqu'à aujourd'hui. Il est exactement 4h30 du matin, je viens de me réveiller et de tirer mon sac à dos de sous mon lit. Je pars. Lui, c'est Robinson. Un jour, je l'ai traité de voyou, histoire de rigoler: il n'a jamais oublié. Il a presque dix-sept ans. C'est mon meilleur ami, mon complice de tous les bons... et moins bons... moments. Alors forcément, quand je lui propose de fuguer pour partir en Road-trip à travers les Etats-Unis, il n'hésite pas longtemps. De toute façon, j'ai tout minutieusement préparé. Ou presque... Car comment aurais-je pu prévoir ce qui nous attendait vraiment?

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Nous rencontrons Axi et Robinson, tous deux adolescents. Un jour, ne supportant plus sa vie trop sage, Axi décide de fuguer et de vivre la grande aventure à travers les États Unis d’Amérique. Mais pour qu’elle ait un sens, elle demande à son meilleur ami Robinson de l’accompagner. Ce dernier accepte sans hésitation et c’est ainsi qu’ils prennent la route tous les deux. Alors qu’ils vont passer des jours et des nuits ensemble, des sentiments vont-ils naitre ?

Dans cette histoire, l’intrigue est centrée sur l’évolution de la grande et forte amitié créée entre ces deux jeunes. Elle démontre également une certaine insouciance de la vie et des premiers émois amoureux. C’est d’ailleurs ce qui m’a touché et chaque lecteur peut aussi s’identifier aux protagonistes avec son propre vécu.

De même, le roman possède une très bonne dynamique avec ces courts chapitres et son découpage en deux parties. Lorsque j’ai commencé ma lecture, je me suis questionnée sur la raison de la mention « première partie ». Pourquoi et dans quelle direction les auteurs veulent-ils m’emmener ? Une fois arrivée au début de la seconde partie, j’ai vite compris que le ton de l’histoire était sur le point de changer.

Du coup, j’ai rapidement compris comment le roman allait se terminer. Mais, j’avais besoin de lire chaque phrase, chaque mot, pour être sûre que je ne me trompais pas. Il n’y a que dans ce genre de cas, où il m’est nécessaire d’agir ainsi.
Du côté des personnages, Axi est une jeune fille « modèle » où l’idée de ne pas suivre les règles la paralyse. Grâce à cette aventure, elle va se découvrir et apprendre davantage qui elle est. Quant à Robinson, il se donne des airs de caïd, mais possède au contraire un cœur énorme.

Pour finir, la plume des auteurs est très fluide et addictive. Une fois que je me suis retrouvée plongé dans ce roman, il m’a été très difficile d’en sortir. D’ailleurs, les émotions dégagées m’ont transpercées et plus particulièrement dans la seconde partie.


En bref, James Patterson est surtout connu pour ses polars, mais ce récit écrit à 4 mains m’a fait passer un très bon moment. On fait la connaissance de deux adolescents attachants qui m’ont beaucoup touché par leur histoire et leur crédibilité. Suivre leur Road Trip à travers les Etats-Unis a été un plaisir, surtout que les photos intégrées donnent une dimension réaliste supplémentaire.

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