► ► Livres
Bilan des lectures Calendrier des parutions Chroniques Livres Chroniques Mangas Cover reveal Infos livresques In my Mailbox Jeux livresques Lectures communes Lire en VO Mes Conseils livresques Rendez-vous littéraires Sommaire des chroniques
► ► Musique & Cinéma
Critiques cinéma Critiques musicales Sommaire général
► ► Hello World
Hello Japan Rencontres extraordinaires Salons & Dédicaces
► ► Graphisme
Coulisses de mes créations
► ► Mirrorcle World
Anciens designs Concours Les Binômes Les blogs à visiter Mes chroniqueuses Qui suis-je?
► ► Autres Rendez-vous
Autour du blog Booktube Challenges & Tags Dear Friends Lifestyle
mercredi 22 août 2018

The Surface Breaks de Louise O'Neill

the surface breaks

  • Nom: The Surface Breaks de Louise o'Neill
  • Lu en: anglais
  • Pages: 320 pages
  • Sorti le: 3 mai 2018
  • Editeur: Scholastic
  • VF: pas d'info
  • Tome Unique

This is a book with the darkest of undercurrents, full of rage and rallying cries: storytelling at its most spellbinding. Deep beneath the sea, off the cold Irish coast, Gaia is a young mermaid who dreams of freedom from her controlling father. On her first swim to the surface, she is drawn towards a human boy. She longs to join his carefree world, but how much will she have to sacrifice? What will it take for the little mermaid to find her voice? Hans Christian Andersen's original fairy tale is reimagined through a searing feminist lens, with the stunning, scalpel-sharp writing and world building that has won Louise her legions of devoted fans. Contains adult themes.

114149306

J'adore La Petite Sirène de Walt Disney et je n'ai jamais eu l'occasion de lire le conte de Hans Christian Andersen. J'ai eu l'occasion de lire Une fille facile de Louise O'Neill et j'avais été convaincue par son écriture féministe, dénonçant la culture du viol. J'étais très curieuse de lire sa revisite de La Petite Sirène et pour une fois le hardback est juste sublime! 

L'adaptation de Louise O'Neill est plutôt fidèle à celle que l'on connaît. Gaia a perdu sa mère alors qu'elle était très jeune. Au fond de la mer, près des côtes irlandaises, Gaia va avoir 16 ans et rêve de liberté. Son père, le roi des royaumes marins est un homme borné, autoritaire et peu enclin à respecter ses filles sirènes. Tout le monde doit suivre son bon vouloir, et il a déjà contracté un mariage arrangé pour Gaia. A l'aube de ses 16 ans, Gaia va pouvoir prendre son premier bain à la surface, c'est-à-dire voir la terre. C'est là qu'elle assiste impuissante au naufrage d'un bateau. Un garçon humain en tombe et alors que les acolytes de la sorcière de la mer (The Witch Sea) veulent le capturer, Gaia passe un accord pour le sauver...

Pour ma part, j'ai beaucoup aimé cette version parce qu'elle est loin d'être édulcorée et rose puis les personnages pour certains sont ambigus. Par exemple le père de Gaia est un tyran, un piètre père qui n'hésite pas à sacrifier le bien-être de ses filles pour que les affaires politiques du royaume fonctionnent dans son sens et créer des alliances avec des êtres peu recommandables. Gaia n'apprécie pas vraiment son père et on sent qu'elle agit sous la contrainte et la crainte. Ensuite la sorcière des mers n'est pas si méchante que ça. Au contraire malgré un marché peu équitable, elle va aider d'une certaine manière la jeune sirène à découvrir la vérité sur la disparition de sa mère.

On navigue ainsi en eaux troubles, tout n'est pas blanc ou noir avec des scènes sombres et inquiétantes, des intentions mauvaises telles que celles de Zane, le fiancé de Gaia. La petite sirène, loin d'être totalement fascinée par les hommes, a de nombreuses raisons de vouloir échapper à sa vie sous la mer. Cela donne au roman une ambiance assez étrange et plutôt envoûtante qui m'a énormément plu, le tout servi par une écriture efficace, simple et facile d'accès pour le niveau en anglais. Le point de vue de Louise O'Neill est clairement féministe et le roman contient des thèmes adultes comme la soumission de la femme face à une autorité violente, le mariage arrangé, la domination et la possession, l'inégalité des forces entre masculin et féminin.

Le seul bémol que j'ai c'est pour le personnage d'Oliver, le "beau gosse" riche à qui tout sourit, qui a toutes les filles à ses pieds... il est trop caricatural et j'ai été déçue par le côté romance où je m'attendais à mieux. Sinon la fin est géniale et je ne m'attendais pas à cette tournure pleine de rage, de colère, de sentiments forts et de révolte. Le rôle de la Sorcière dans l'histoire et notamment la fin est au début énigmatique et mystérieux puis il devient plus conséquent et important. Elle s'affirme comme une justicière, ni du bien, ni du mal, juste du côté des femmes sirènes pour défendre leurs droits. C'était une tournure plutôt inattendue et qui m'a totalement surprise.


En bref, j'ai aimé le fait que l'auteure suive de près le scénario classique, tout en insérant suffisamment d'originalité et sa touche personnelle dans l'histoire pour la rendre rafraîchissante et captivante. A lire en VO, ce fut un vrai plaisir!!

chronique_lael