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dimanche 16 septembre 2018

Le goût amer de l'abîme de Neal Shusterman

le gout amer de l'abime

  • Nom: Le goût amer de l'abîme de Neal Shusterman
  • Lu en: français
  • Pages: 408 pages
  • Sorti le: 30 août 2018
  • Editeur: Nathan
  • VO: paru sous le nom Challenger Deep en avril 2015
  • Tome Unique

Caden est un adolescent de quinze ans ordinaire, qui s'intéresse à l'athlétisme et aux jeux vidéo. Pourtant, il adopte un comportement de plus en plus étrange aux yeux de ses parents : il marche seul et pieds nus dans les rues, craint que ses camarades de classe ne veuillent le tuer... Dans son esprit, Caden est devenu le passager d'un navire voguant sur des mers déchaînées. Lorsque cela devient trop difficile pour lui de garder le contact avec la réalité, ses parents doivent l'interner en asile psychiatrique. Commence pour le jeune homme un long voyage qui doit le mener au plus profond des abysses, au risque de s'y noyer… Inspiré d'une histoire vraie, un roman d'une justesse incroyable sur les maladies mentales.

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Alors ce que je peux vous dire du Goût amer de l'abîme c'est que j'attendais énormément de ce roman. Pour avoir lu les séries Fragmentés et La Faucheuse qui sont excellentes, j'étais très curieuse de découvrir ce nouveau roman de l'auteur dans la veine du Young Adult contemporain. De plus, l'intrigue est basée sur des faits réels puisque l'auteur raconte l'histoire de son fils atteint de maladie mentale : la schizophrénie. Autant dire que ce n'est pas un sujet aisé et là, ce n'est vraiment pas passé, ça été même très dur de finir le roman.

Tout d'abord, je n'ai pas compris les passages dans lesquels Caden, 15 ans, s'imagine dans son esprit être le passager d'un vaisseau de pirates, voguant sur des mers. Il parle et se confie au Capitaine et il y a aussi un perroquet qui le met devant ses contradictions. Le début est donc tellement confus et vraiment brouillon que j'ai eu du mal et n'ai jamais réussi à bien saisir ce qu'il fallait comprendre. Caden vit sa vie de tous les jours, entre les cours, les jeux videos et sa passion pour l'athtlétisme. Puis dans la fiction, il vit sa vie de marin sur un bateau qui se dirige vers la fosse des Mariannes, un lieu dangereux. Dans la vraie vie, il est persuadé qu'un élève du lycée veut le tuer et ce côté paranoïaque et accusateur m'a vraiment déconcertée. Et cette impression d'évoluer dans un monde étrange et pas forcément structuré, même complètement abstrait ne m'a pas quittée une seule seconde.

Je crois que c'est rare mais je n'ai éprouvé aucun plaisir à lire ce roman. Les parties concernant la réalité m'ont plus intéressée parce que on découvre comment la maladie se déclare, comment elle évolue de manière négative et destructrice, comment les parents font face. J'ai bien aimé la fin, lorsqu'on comprend d'où vient la figure du capitaine. Et là je me suis dit hourra! Le traitement de l'imaginaire est plutôt réussi je pense parce que Neal Shusterman arrive bien à décrire la confusion de l'esprit, les dérives et l'éloignement avec la réalité... j'ai juste pas du tout accroché.


En bref, des débuts difficiles pour une lecture en demie-teinte. J'ai aimé certains passages, dont certains sont émouvants notamment lorsque les parents font interner leur enfant mais je n'ai pas du tout accroché au personnage de Caden. La manière qu'à l'auteur de nous présenter la maladie et de nous montrer son évolution peut vous convaincre à lire ce livre, mais malheureusement je ne peux pas vous le conseiller. C'est à vous de voir parce que je crois que je suis passée complètement à côté, je suis trop déroutée.

chronique_lael


mardi 24 avril 2018

The hate U give - La haine qu'on donne de Angie Thomas

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  • Nom: The hate U give - La haine qu'on donne de Angie Thomas
  • Lu en: français
  • Pages: 496 pages
  • Sorti le: 12 avril 2018
  • Editeur: Nathan
  • VO: paru sous le nom The hate U give le 28 février 2017
  • Tome Unique

Starr a 16 ans, elle est noire et vit dans un quartier difficile, rythmé par les guerres de gangs, la drogue et les descentes de police. Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic; tous les jours , elle fait le grand écart entre ses deux vies, ses deux mondes. Mais tout vole en éclats le soir où son ai d'enfance Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux. Starr est la seule témoin. Et tandis que son quartier s'embrase, tandis que la police cherche à enterrer l'affaire, tandis que les gangs font pression sur elle pour qu'elle se taise, Starr va apprendre à surmonter son deuil et sa colère; et à redresser la tête.

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Depuis le temps qu'on en parle, je ne pouvais plus tarder ma lecture de The Hate U Give et je savais que ce roman allait être une claque même si ce n'est pas un coup de coeur. The Hate U Give est un roman poignant et touchant, qui fait réfléchir sur un sujet malheureusement trop souvent d'actualité : la fusillade par un policier blanc d'un jeune noir.

Il dénonce ainsi le racisme, la violence policière, les abus et les contrôles musclés des autorités, le délit de faciès, les minorités et les quartiers dans lesquels elles sont parquées, les privilèges des Blancs, les injustices faites aux Noirs et les préjugés des uns contre les autres. Il n'y a pas de parti pris, ni au niveau des agents de police, ni pour les Noirs, ni pour les Blancs... mais l'accent est mis sur l'injustice subie par les noirs et comment les préjugés provoquent des drames. Pas de manichéisme donc, mais surtout une critique subtile, nuancée des deux points de vue.

Car ce roman commence d'abord par un drame et une intensité dramatique qui va peser tout le long du parcours psychologique et initiatique de Starr qui assiste impuissante, terrorisée à l'assassinat de son ami Khalil par un policier paniqué. C'est bien le stress et la nervosité et le fait de craindre à tort qu'un gamin de 16 ans puisse vous agresser qui provoque les trois tirs dans le dos du garçon.

Forcément un jeune Noir est un dealer dans le quartier de Starr!! Alors je ne vais pas revenir sur l'intrigue : Starr va être confrontée à l'interrogatoire de la police, va devoir affronter la vaste mascarade lancée par les autorités et les medias pour défendre leur collègue tandis que du côté des quartiers noirs, la colère gronde, les émeutes s'accentuent.

Starr au milieu de tout ça, est une victime elle aussi et elle va devoir trouver la force de parler, trouver le courage de faire ce qui est juste, apprendre à gérer sa peur et son chagrin. Il faut oser lever la voix, témoigner, donner son opinion et se battre contre les injustices, à sa modeste échelle, avec l'impact qu'elle a. J'ai été révolté, en colère contre certains propos complètement stupides, contre ses fausses déductions qui conduisent aux mauvaises manières de penser.

Puis il y a les histoires de gangs, de drogue, de territoires... vraiment le monde de Starr n'est pas tendre et ponctué par des scènes violentes. Elle va montrer son courage et parler, malgré la pression de la police, la manipulation des journalistes et la pression des gangs qui ne veulent pas que soient étalées leurs petites magouilles.


En bref, un roman passionnant, lu d'une traite, bouleversant et absolument indispensable, déprimant face à une fin difficile, totalement injuste et réaliste. On bouillonne de rage mais Starr nous apprend à ne pas céder à la haine, à continuer à faire le bien et à rester fidèle à la mémoire de Khalil. Si les personnages sont tous attachants et parfois géniaux (j'ai adoré les parents de Starr, enfin surtout sa mère) j'ai moins aimé le style "oral" des dialogues sur un ton pêchu, familier bien que l'écriture reste addictive et efficace en terme de rythme. Une lecture juste, cruelle, nécessaire et pertinente que tous, adolescents, comme parents et adultes devraient lire.

chronique_lael