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samedi 15 décembre 2018

[Cinéma] Les Animaux Fantastiques 2: Les crimes de Grindelwald

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  • Nom: Les Animaux Fantastiques 2: Les crimes de Grindelwald
  • Avec: Johnny Depp, Eddie Redmayne, Jude Law
  • Genres: Aventure, Fantastique
  • Sorti le: 14 novembre 2018

1927. Quelques mois après sa capture, le célèbre sorcier Gellert Grindelwald s’évade comme il l’avait promis et de façon spectaculaire. Réunissant de plus en plus de partisans, il est à l’origine d’attaque d’humains normaux par des sorciers et seul celui qu’il considérait autrefois comme un ami, Albus Dumbledore, semble capable de l’arrêter. Mais Dumbledore va devoir faire appel au seul sorcier ayant déjoué les plans de Grindelwald auparavant : son ancien élève Norbert Dragonneau. L’aventure qui les attend réunit Norbert avec Tina, Queenie et Jacob, mais cette mission va également tester la loyauté de chacun face aux nouveaux dangers qui se dressent sur leur chemin, dans un monde magique plus dangereux et divisé que jamais.

On m'avait prévenue: avec ce second volet des Animaux Fantastiques, soit ça passe, soit ça casse! J'avais bon espoir d'accrocher, mais au final, ce fut une véritable déception! 

Que le film m'a semblé long... en terme d'action, il y a de très belles scènes clés avec des effets visuels magnifiques mais globalement, j'ai trouvé ce second opus relativement creux et plat. Même les informations proposées et les quelques révélations (notamment celle de la fin à laquelle je m'attendais), n'ont pas suffit à garder mon intérêt. 

Honnêtement, je m'attendais à tellement mieux... je n'arrive toujours pas à écrire un avis objectif tant ma déception est grande. Alors que le premier film avait eu le mérite de se construire sa propre identité, j'ai trouvé que cette suite n'avait aucun charisme... les personnages sont sous exploités, voire rendus complètement cul-cul entre Norbert qui semble éperdu d'amour pour une Tina toujours aussi antipathique, tandis que Jacob perd de sa spontanéité et que Queenie se voit aveuglée par l'ennemi. Le groupe, auquel je m'étais attachée dans le premier film, m'a paru bien ennuyeux ici. Pire encore, la notion des Animaux Fantastiques a complètement déserté le film! On oublie la découverte des créatures avec Norbert, cette magie exceptionnelle que j'aimais tant, ici il n'y a rien! 

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Malheureusement, Jude Law et Johnny Depp alias Dumbledore et Grindelwald ne sauvent pas plus le film que les autres. Certes, on sent une relation complexe entre les deux, et on s'attend à une bataille épique entre ces sorciers mais finalement toute l'intrigue autour d'eux reste bien maigre... On suppose que cela sera gardé pour les derniers films, ce qui risque d'être long. 

La seule chose que je retiendrai est le visuel. On s'en prend plein la vue, même si, sur quelques scènes, il y a tellement d'images à la minute qu'on se sent noyé et qu'on ne voit pas grand chose. Les effets magiques sont magnifiques, le tout est soigné. J'ai bien aimé aussi les clins d'oeil à Harry Potter, bien qu'ils ne soient pas nécessaire à mon sens. Les Animaux Fantastiques a justement besoin de se démarquer, or tout a été fait pour rappeler le plus célèbre sorcier à ce jour. Peut être pas la meilleure idée. 

A l'heure actuelle, je ne suis pas certaine de regarder la suite, sachant qu'il y a encore 3 films, je me demande vraiment ce qu'ils pourront inventer pour garder l'intérêt des spectateurs jusqu'à la bataille finale. 


En bref, grosse déception pour ce second volet des Animaux Fantastiques. Au-delà d'effets visuels magnifiques, j'ai trouvé le scénario creux, plat et sans intérêt. Malgré les quelques révélations, la trame n'avance pas. Les personnages ne sont pas exploités, pire ils m'ont semblés plus "cul-cul" qu'autre chose. Alors que le premier film avait fait l'effort de se construire son identité à lui, cette suite multiplie les clins d'oeil à Harry Potter, ce qui n'est pas pour l'aider à se démarquer véritablement. Avec encore 3 films à suivre, je me demande comment cela va évoluer, même si, honnêtement, je ne suis pas certaine de regarder.


samedi 18 août 2018

[Film] To all the boys I've loved before

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  • Nom: To all the boys I've loved before
  • Avec: Lana Condor, Noah Centineo, Janel Parrish
  • Genre: Romance, Comédie
  • Sorti le: 17 aout 2018 sur Netflix

Et si vos amours secrets découvraient la véritable nature de vos sentiments… tous en même temps ? La vie sentimentale de Lara Jean Song Covey passe du rêve à la pire des réalités quand ses lettres d'amour aux cinq garçons qu'elle a toujours aimés arrivent mystérieusement chez leurs destinataires...

To all the boys I've loved before est un roman que j'ai lu il y a 3 ans et demi et il m'avait laissé un excellent souvenir. Toute la trilogie m'a séduite (j'aurai même aimé un quatrième tome!), de fait, quand j'ai appris que Netflix allait proposer l'adaptation, j'ai sauté de joie. Et c'est le jour même de sortie, que j'ai plongé dessus pour le voir. 

Je ne vais sans doute pas faire de grandes comparaisons avec le livre, que j'ai lu donc il y a trop longtemps pour m'en souvenir dans les détails, mais à l'instar de celui-ci, le film est tout aussi feel good et trop mignon. Vraiment, j'ai adoré. On y retrouve l'ambiance particulière liée à la famille Covey - très soudée - que j'ai tant apprécié et tout ce qui tourne autour. Bien évidemment, comme c'est une adaptation, elle va aux points essentiels et manque parfois de profondeur mais le principal est là.

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J'ai trouvé le cast vraiment au top, à commencer par Lana Condor, alias Lara Jean. La jeune femme prête merveilleusement bien ses traits à Lara. Tantôt timide et peu sûre d'elle, tantôt plus audacieuse et affirmée. Peter m'avait déjà séduite dans le roman alors ne parlons même pas d'ici!! L'acteur, en plus d'être hyper craquant, m'a bien convaincue. La palme revient cependant à Kitty, fidèle à elle-même, au caractère bien trempé mais qui reste super attachante. Les seuls que j'ai moins aimés sont Margot (pareil que dans le livre) et Josh. Grosse déception pour ce dernier, je ne me rappelais pas qu'il était devenu aussi lourd et franchement pas très sexy, hahaha! 

L'histoire est donc bien dynamique et se concentre autant sur la relation de Lara Jean et Peter, que la famille de Lara. Il y a un bon dosage, tout s'enchaine bien et cerise sur le gâteau, la bande son est au top! J'ai donc passé un moment délicieux avec cette adaptation! La fin, un peu revisitée, permet de cloturer en un film, ce qui n'est pas plus mal, à voir si netflix adaptera les autres livres, mais honnêtement, ce n'est pas franchement nécessaire. Tout y est! 


En bref, j'ai adoré voir ce roman prendre vie et à l'instar du livre, le film est tout aussi feel good, addictif et trop mignon. J'ai retrouvé l'ambiance du livre à l'écran, avec peut être même un peu plus de dynamisme. Si j'avais une petite réserve concernant le cast, je dois avouer qu'après visionnage, je n'en imagine pas d'autre. Une petite réussite dans son genre, bien construit et qui permet d'offrir une vraie fin parfaite.

jeudi 9 août 2018

[Cinéma] Darkest Minds: Rébellion

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  • Nom: Darkest Minds - Rébellion
  • Avec: Amandla Stenberg, Harris Dickinson, Mandy Moore
  • Genre: Science-Fiction
  • Sorti le: 8 aout 2018

Dans un futur proche, les adolescents ont été décimés par un virus inconnu. Les survivants, dotés de pouvoirs psychiques incontrôlables, sont classés par couleur en fonction du danger qu’ils représentent pour la société, et parqués dans des camps. Ruby, l’une des plus puissantes d’entre eux, parvient à s’en échapper pour rejoindre un groupe de jeunes en fuite à la recherche d’un refuge. Rapidement, cette nouvelle « famille » réalise que fuir ne suffira pas dans un monde où les adultes au pouvoir les ont trahis. Ils vont mener une rébellion, unissant leurs pouvoirs pour reprendre le contrôle de leur avenir.

Je suis allée voir le film directement le jour de sa sortie et premier constat, il n'y avait franchement pas grand monde. Je m'attendais à plus d'intérêt ou d'influence, surtout que ce sont les vacances et que le temps était - pour une fois depuis des semaines - pas au rendez vous. Qu'a cela ne tienne, je ne savais pas trop à quoi m'attendre et j'ai passé un bon moment. 

Je n'ai pas lu le roman, aussi je ne ferai aucune comparaison à ce niveau. Je sais que la série littéraire a rencontré un petit succès et que le film a dû être attendu par les fans. Pour ma part, j'y suis allée plus en mode "curieuse" qu'autre chose. A l'heure actuelle, je trouve que les adaptions des romans young adult sont un peu trop prévisibles. 

Et ce fut malheureusement le cas pour Darkest Minds que j'ai trouvé franchement sans originalité. Qu'on se le dise, j'ai bien aimé, mais objectivement, ce film n'apporte rien de bien neuf dans le paysage des films YA. On se doute du déroulement, le scénario n'est pas surprenant, on devine qui est le méchant et la fin est banale, laissant la porte ouverte à une suite. 

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Si vous avez lu le livre, vous connaissez un peu l'histoire qui conte celles d'ados aux supers-pouvoirs que le gouvernement craint et rassemble dans des camps pour les contrôler. Parmi les facultés, chacun est réparti selon une couleur, à savoir que la verte est la plus commune et la rouge la plus dangereuse. Ruby, notre héroine, est une orange et est donc considérée elle aussi comme dangereuse et incontrollable. Au départ assez effrayée, Ruby va petit à petit s'imposer au sein de son nouveau groupe d'amis et accepter son pouvoir particulier. 

J'ai bien aimé les personnages, Chubs apporte la touche d'humour, Zu la sagesse, Liam la stabilité. Chacun a un pouvoir intéressant, j'ai adoré celui de Liam. Quant à Ruby, j'ai pu m'identifier à certains aspects de sa personnalité et j'ai beaucoup aimé son lien avec Liam. J'avais franchement peur que le film ne tombe dans le cliché d'une romance YA toute guimauve mais heureusement, ce ne fut pas le cas. Certes, on sent qu'entre les deux, il y a une connexion mais ça s'arrête là, au profit de l'histoire. 

Je pense qu'on peut considérer ce film comme une grosse introduction à l'univers. Mention tout de même aux effets spéciaux très bien réalisés et à la musique plutôt bien dosée selon les scènes. 


En bref, j'ai passé un bon moment devant ce film, mais je ne l'ai pas trouvé très original, suivant les traces des précédentes adaptions YA à l'écran. C'est assez prévisible, il faut le reconnaitre. Heureusement, les personnages valent le coup ainsi que les effets spéciaux, très bien réussis. 

mercredi 13 juin 2018

[Cinéma] Jurassic World 2: Fallen Kingdom

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  • Nom: Jurassic World 2: Fallen Kingdom
  • Avec: Chris Pratt, Brice Dallas Howard, Rafe Spall
  • Genre: Aventure
  • Sorti le: 6 juin 2018

Cela fait maintenant trois ans que les dinosaures se sont échappés de leurs enclos et ont détruit le parc à thème et complexe de luxe Jurassic World. Isla Nublar a été abandonnée par les humains alors que les dinosaures survivants sont livrés à eux-mêmes dans la jungle. Lorsque le volcan inactif de l'île commence à rugir, Owen et Claire s’organisent pour sauver les dinosaures restants de l’extinction.  Owen se fait un devoir de retrouver Blue, son principal raptor qui a disparu dans la nature, alors que Claire, qui a maintenant un véritable respect pour ces créatures, s’en fait une mission. Arrivant sur l'île instable alors que la lave commence à pleuvoir, leur expédition découvre une conspiration qui pourrait ramener toute notre planète à un ordre périlleux jamais vu depuis la préhistoire.

J'attendais Jurassic World Fallen Kingdom avec impatience. Il faut dire que son prédécesseur m'avait beaucoup plu, offrant un bel hommage à la première trilogie, tout en s'adaptant à notre ère moderne. C'était un pari réussi, du grand spectacle, mais toujours avec cette petite pointe d'adrénaline et d'appréhension. Je m'attendais à retrouver ces aspects dans ce second volet, mais autant vous dire que je suis bien déçue.

Tout commence pourtant bien, Claire retrouve Owen pour aller sauver les dinosaures de l'île. Une noble cause, surtout que le sponsor garantit un nouveau hâvre de paix. De quoi ravir la jeune femme, qui s'investit beaucoup dans la sauvegarde de ces animaux préhistoriques. Mais déjà, une première incohérence tombe: pourquoi avoir construit un parc qui était en plus fonctionnel, sur une île volcanique? Le risque zéro n'existant pas, cette erreur est impensable. Mais c'est un film, et un très bon prétexte pour conduire l'intrigue. 

Cette première partie a été beaucoup trop courte à mon goût. Les dinosaures sur l'île, c'est ce qui fait la saga Jurassic Park/World. Jusqu'ici, on a toujours été habitué à cette ambiance particulière, plus sauvage et voilà qu'on en est arraché. Je ne m'attendais pas à ce que ce soit si rapide dans l'exécution, comme par hasard, l'équipe débarque quand le volcan est à son apogée. Il faut donc faire vite, trop vite qu'on est déjà reparti. 

On se demande alors vers quelle genre d'ambiance le film va se diriger. Les dinos ramenés chez nous, à quoi vont-il bien servir? Car derrière la noble cause de la sauvegarde, une vérité éclate: il s'agit d'acquérir les dinosaures. Comment l'être humain, conduit par l'argent, ne peut-il pas penser au-delà et se rendre compte que les dinosaures ne sont pas compatibles avec nous? Qu'une cohabitation est impossible? Pourquoi vouloir les utiliser encore pour la guerre? C'est à se demander ce que ces acheteurs ont dans le crâne tant c'est ridicule. Comme si les dinosaures pouvaient être contrôlés. 

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Mais alors qu'on tombe un peu dans le grotesque scénaristique, les choses ne s'arrêtent pas en si bon chemin! Le méchant est aussi méchant que con, Henry Wu n'a toujours pas capté que de créer des dinos encore plus dangereux ne l'aidera pas, et les hommes ne se méfient décidément pas assez pour s'en rendre compte. Pire! Une sous intrigue voit le jour et qui, à mon sens, n'avait pas vraiment sa place.

De fait, les personnages manquent cruellement de consistance. J'avais beaucoup aimé Owen et Claire dans Jurassic World, mais ici, il m'a semblé ne voir que leur ombre. Rien n'est fait pour vraiment développer leur personnalité, le réalisateur se concentrant sur l'action qui s'enchaine à vitesse grand V. C'est sur, on ne s'ennuie pas, mais les personnages en prennent un coup. On sait déjà d'avance qui se fera manger et qui se fera sauver. 

Malgré les effets visuels magnifiques, c'est un film sans surprise, sans rebondissements, sans adrénaline que j'ai visionné. Pourtant l'ambiance avait tout pour plaire. Un manoir, la nuit, comme décor, de quoi faire frissonner! Mais c'est tellement prévisible qu'on en lève les yeux au ciel. Dommage, car cette volonté de se détacher des précédents volets est louable, cela apporte un peu de renouveau, sans toutefois arriver à se démarquer. 

La seule chose qui m'intrigue, c'est de voir comment la suite va être construite, notamment avec Blue qui sauve un peu tout le monde. Ce volet est peut être de transition, de ce fait, le troisième pourrait être grandiose avec les éléments dont on dispose; il faut juste croiser les doigts pour que ce soit bien exploité pour offrir un final réellement explosif et de qualité.


En bref, je ne cache pas ma grande déception face à ce deuxième volet de Jurassic World. Je salue l'effort d'avoir voulu briser les codes que l'on connait depuis Jurassic Park mais l'exécution n'a aucun sens ni profondeur. Ce film démontre que l'être humain se prend pour Dieu et c'est plutôt désolant. Malheureusement, malgé des effets visuels époustoufflants, le scénario ne m'a pas convaincue, je n'y ai retrouvé aucune surprise, ni stress, ni adrénaline. Jurassic World Fallen Kingdom, ou comment banaliser les dinosaures à de simples animaux.

jeudi 7 juin 2018

[Cinéma] Tomb Raider

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  • Nom: Tomb Raider
  • Avec: Alicia Vikander, Dominic West, Daniel Wu
  • Genre: Aventure
  • Sorti le: 14 mars 2018

Lara Croft, 21 ans, n'a ni projet, ni ambition : fille d'un explorateur excentrique porté disparu depuis sept ans, cette jeune femme rebelle et indépendante refuse de reprendre l'empire de son père. Convaincue qu'il n'est pas mort, elle met le cap sur la destination où son père a été vu pour la dernière fois : la tombe légendaire d'une île mythique au large du Japon. Mais le voyage se révèle des plus périlleux et il lui faudra affronter d'innombrables ennemis et repousser ses propres limites.

J'ai longtemps été une grande fan de Lara Croft, aussi j'avais plutôt bien apprécié les films tirés de la franchise. Angelina Jolie m'avait assez bien convaincue dans le rôle, de même que ses aventures, même si j'avoue que certains effets spéciaux ont mal vieilli. Je ne m'attendais pas à un reboot, mais basé sur le même reboot du jeu, je me suis dit, pourquoi pas?

Avec ce Tomb Raider, on découvre vraiment une autre facette de Lara. Elle est jeune, sans ambition mais est persuadée que son père est toujours en vie. Alors qu'elle s'apprête néanmoins à signer un document attestant sa disparition, Lara se voit remettre un objet spécial qui lui délivre un message tout aussi spécial. Une sorte de code, la menant tout droit dans le repère caché de son père... Le choc est grand, de même que les découvertes. 

Avec cette nouvelle aventure, je n'ai absolument pas vu le temps passer! Je ne m'attendais pas à accrocher autant! Je trouve que le film ne souffre pas de longueurs, il n'y a aucun temps mort, on est toujours tenu en haleine. Niveau de l'action, elle arrive à certains moments stratégiques, pour que l'adrénaline soit maintenue. C'es pour moi le gros point fort du film. Le côté aventure est largement respecté et on est complètement dépaysé. 

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Le scénario  quant à lui, est plutôt banal même si la légende japonaise a le mérite d'être originale. Je veux dire par là, qu'il n'y a pas vraiment de surprises. Quelques passages sont aussi grotesques et enlèvent un peu le réalisme au film. Je veux bien que Lara s'entraine à la boxe et soit plutôt fortiche à vélo, mais ses démonstrations de force sont impressionnantes. Je ne sais même pas si c'est humainement possible de tenir autant que Lara mais il faut bien admettre que la jeune femme envoie du lourd.

J'ai beaucoup apprécié Alica Vikander dans ce rôle, elle n'en fait pas des tonnes et à l'image de son personnage, elle est plutôt charismatique. J'espère qu'il y aura une suite pour qu'on puisse la voir évoluer. Par contre, je n'ai pas été super emballée par les rôles secondaires, à l'exeption de Daniel Wu l'interprète de Lu Ren. Ce personnage avait pas mal de potentiel et je l'aurai bien vu comme un véritable partenaire de Lara mais il semblerait que la jeune femme fasse route en solitaire. Dominic West et Walton Goggins jouent leur personnage du père de Lara et du grand méchant avec juste ce qu'il faut, mais rien de bien transcendent pour être réellement retenu. 

Si globalement le film ne surprend pas, il m'a tout de même bien plu car il se regarde avec facilité. Les décors, l'ambiance, tout y est pour passer un bon moment, avec une bande son assez discrète mais bien foutue. Que dire, l'action prime sur la logique, j'ai beaucoup aimé!


En bref, ce reboot de Lara Croft ne séduit pas pour son originalité mais bien pour l'aventure et l'action qui ne faiblissent jamais. Porté par une Alicia Vikander plus qu'en forme, Tomb Raider tient toutes ses promesses d'un blockbuster américain: on ne voit pas le temps passer! J'ai beaucoup apprécié l'univers même s'il ne m'a pas surpris, je me suis attachée à cette nouvelle "version" de Lara. J'espère qu'il y aura une suite pour la voir évoluer. 


samedi 19 mai 2018

Sélection Musicale (9) - Focus Kpop & Jpop

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En dehors des livres, vous connaissez également mon amour pour la musique asiatique. Cette musique fait partie de ma vie depuis maintenant une grosse dizaine d'années et je ne m'en lasse pas. Cette année, j'ai bien envie de mettre cette passion un peu plus en avant avec deux "systèmes": Tout d'abord, j'essaierai chaque mois de vous présenter une sélection musicale des titres ou artistes qui m'ont plu. Ce seront principalement des nouveautés. Par ailleurs, je continuerai à vous proposer des critiques d'albums plus complètes comme je l'ai souvent fait jusqu'ici. Ce seront des albums coups de coeur, nouveaux ou pas! 


  • Sélection Kpop 

1. TVXQ! - New Chapter #1 The chance of Love 

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En mars dernier, les TVXQ! ou DBSK comme vous préférez, ont enfin fait leur comeback après deux ans d'absence. Un retour que j'attendais avec impatience et qui m'a un peu surprise au départ. J'ai toujours en tête l'excellent Keep you head down sorti en 2011 et qui est, selon moi, leur meilleur album en duo (à savoir qu'ils étaient 5 avant). C'est donc mitigée que j'ai écouté cet album mais avec tout ce recul, je dois avouer que je l'aime beaucoup. Il est très homogène, festif, agréable et s'écoute très facilement d'une traite. Pour moi, c'est important! 

Avec cet opus, les TVXQ n'ont plus rien à prouver. Ce sont des légendes (oui oui!) au sein de la Kpop, ils transpirent de charisme. Même si la chanson titre The chance of love n'est pas ma préférée avec son style un peu rétro, je la trouve vraiment addictive et agréable.  Personnellement, je retiendrai surtout des pistes plus modernes et encore plus dynamiques comme Only For You, Bounce ou encore Puzzle le solo de U-Know pour lequel j'ai eu un vrai coup de coeur tant cette chanson lui va comme un gant.  Un album qui m'a donc plu au final et que je vous invite à découvrir, il s'écoute très agréablement et est plutôt chouette si vous aimez lire en chansons.

Ecoutez l'album entier

2. BTS - Love Yourself 'Tear'

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 Comment ne pas parler du groupe BTS? Si vous connaissez pas, sachez que c'est le groupe phare du moment en Corée. Les garçons ont acquis une notoriété impressionnante, qui se répand d'ailleurs à l'international depuis quelques mois. Avec un tel engouement, les BTS sont sans cesse sous les feux des projecteurs. Hier, ils ont sorti leur nouvel album, aux styles variés. J'avoue que je ne connais pas assez leur discographie pour comparer, ayant écouté quelques titres plutôt connus, mais cet album s'est révélé bien sympathique.

Comme je disais, je ne suis pas une experte concernant le groupe, mais je trouve que Fake Love leur va bien. C'est une piste qui met en valeur la voix de chacun, qui a un côté un peu mélancolique mais qui est en même temps dynamique. Ce n'est peut être pas ce que j'écouterai spontannément mais la production est vraiment bien faite.  Globalement j'ai trouvé l'album sympathique, avec une grosse préférence pour Airplane pt.2 avec ses sonorités latines. Franchement, le titre se démarque des autres! Mention à d'autres pistes comme Magic Shop et So What que j'aime énormment et que j'aurai bien vu comme chanson principale.

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3. VIXX - Eau de Vixx 

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 Depuis maintenant 2 ans, je suis avec attention le groupe VIXX. Je trouve qu'ils méritent tellement plus d'attention que ce qu'ils ont, peut être même plus que les BTS (attention, je vais me faire lyncher) car leurs concepts sont toujours fabuleux, réfléchis et travaillés. Ils dégagent une réelle atmosphère, une réelle identité et c'est principalement à cause de ce trait que j'ai été séduite par ces artistes. En avril, VIXX sortait son 3ème album et ce fut avec plaisir que je l'ai découvert. 

J'ai adoré ce qui se dégage de la chanson titre Scentist, en plus d'un clip très esthétique, la chanson m'a vraiment séduite. L'instrumentale est juste magnifique, très travaillée, alternant des couplets plus lents et des refrains plus dynamiques. L'ensemble est très convaincant, excellent choix de chanson titre! Le reste de l'album est vraiment du même accabi, on retrouve une ambiance très spéciale à cet album, c'est très homogène, et à l'image des TVXQ, c'est un opus qu'on écoute quasiment d'une traite. Parmi les chansons de l'album, j'avoue qu'elles m'ont toutes plu (fait rare!) mais si je dois en retenir quelques unes, il est clair que je vais citer Odd Sense, Silence et Trigger qui tirent clairement leur épingle du jeu et Shangri-La à l'atmosphère totalement unique.

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  • Sélection Jpop 

1. EXO-CBX - Magic

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 EXO, c'est un groupe que j'aime aussi d'amour. J'avoue cependant ne pas avoir beaucoup suivi sa sous unité, Exo-CBX. Alors que les 3 garçons ont fait récemment un comeback en Corée, j'étais complètement passée à côté de leur nouvel album japonais. Et quand je l'ai écouté, ce fut une très belle surprise. C'est vraiment le genre d'album que j'adore, ultra festif, de la pure pop! 

Magic contient vraiment beaucoup de chansons qui auraient pu prétendre à la mention de chanson titre, mais c'est Horololo qui est choisie pour promouvoir l'album à travers un clip. J'admets que le titre est excellent même si à côté d'un CBX ou Ka-Ching, elle est peut être un peu plus sage. En effet, les deux chansons dégagent vraiment un certain grain de folie qui nous entraine dans un album déjanté (mais terriblement addictif). Parmi le reste de l'abum, je note Off the Wall qui tire son épingle du jeu.

Ecoutez l'album entier

2. Koda Kumi - AND

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 Après l'excellent W FACE en mars 2017, Koda Kumi délivre déjà un nouvel opus sobrement intitulé AND et qui se révèle être la première partie d'un autre album prévu en septembre nommé DNA. Pour ce nouvel album, Kumi a vraiment joué la carte de la bonne humeur, avec des titres enjoués! A l'instar des albums présentés ci-dessus, AND s'écoute très agréablement notamment parce qu'il se révèle assez homogène et aussi parce qu'il est finalement assez court. 

Si PARTY a été choisie comme chanson promotionnelle, ce n'est certainement pas pour sa qualité, plutôt pour donner le ton à l'album qui se veut vraiment festif et agréable, donnant envie de danser. Heureusement, le reste de l'album propose des pistes de meilleures factures, notamment WHO qui est mon gros coup de coeur. IT'S MY LIFE est aussi assez surprenante et vraiment bien travaillée. Enfin, petite mention spéciale à OUTTA MY HEAD qui se révèle plus mélancolique mais puissante. Les autres pistes se suivent agréablement et s'écoutent avec facilité pour un bon moment musical.

Ecoutez l'album entier

dimanche 6 mai 2018

[Cinéma] Avengers #3 Infinity War

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  • Nom: Avengers #3 Infinity War
  • Avec: Robert Downey Jr, Josh Brolin, Chris Hemsworth, Elizabeth Olsen, Zoe Saldana
  • Genres: Science-fiction, action
  • Sorti le: 25 avril 2018

Despote craint dans tout l'univers, père adoptif de Gamora et Nebula, Thanos a commencé à recueillir les six Pierres d'Infinité : la Pierre du Pouvoir, la Pierre de l'Espace, la Pierre de la Réalité, la Pierre de l'Âme, la Pierre du Temps et la Pierre de l'Esprit. Son objectif est de réunir ces six artefacts sur le Gant de l'Infini, forgé jadis par le nain Eitri sur Nidavellir, afin d'utiliser leur immense puissance pour détruire la moitié de la population de l'Univers et rétablir ainsi un certain équilibre. Dans sa quête le menant sur diverses planètes, la Terre, Knowhere et Vormir, Thanos est aidé par ses nouveaux enfants adoptifs : Cull Obsidian, Ebony Maw, Proxima Midnight et Corvus Glaive. Face à cette nouvelle menace qui concerne l'Univers entier, le groupe de super-héros des Avengers, divisé depuis 2 ans, doit se reformer, et s'associer au Docteur Strange, aux Gardiens de la Galaxie et au peuple du Wakanda.

Cela fait quelques jours que j'ai vu le film et honnêtement je ne sais toujours pas comment je vais écrire cet avis. Infinity War c'est vraiment LE film de l'année, et pourtant celle-ci est loin d'être finie. Comment décrire la complexité du scénario et le génie visuel? Parce qu'avec cet Avengers, non seulement on se retrouve parmi une panoplie de supers-heros mais en plus on en prend plein la vue. 

Pour comprendre tout l'enjeu, il fallait assurément avoir vu les 18 films précédents, si pas, les plus indispensables. Il me manquait à mon actif Dr Strange et Black Panther mais heureusement, cela n'a rien gâché à ma compréhension du scénario. Le fil conducteur est simple: Thanos, un Titan et père adoptif de Gamora, veut rétablir l'équilibre de l'univers en faisant disparaitre la moitié de celui-ci. Pour se faire, il commence sa quête des 6 pierres, toutes éparpillées dans l'univers. Un super Vilain au centre de cet opus, qui va nous conter le film de son point de vue.

Une manoeuvre tout à fait intéressante car Thanos n'est pas le méchant sans cervelle qui cherche à se débarasser de la moitié de l'univers jusque parce qu'il s'ennuie. Il a des croyances et il pense que ses actions sont véritablement bonnes et justifiées. Ainsi, se faisant, l'univers retrouverait enfin son équilibre et de nouvelles ressources. Derrière ce géant au gant de l'infini, se cache un être complexe dont la faille semble être sa fille, Gamora. Malgré tout, il ne reculera devant aucun sacrifice pour retrouver les pierres.

Alors que Thanos progresse, c'est un peu la panique du côté des supers-héros. Ils sont nombreux, aussi nous les retrouvons par petites équipes, chacune ayant un objectif précis pour tenter d'arrêter Thanos. J'avoue que si chacune était intéressante, j'ai beaucoup apprécié suivre la team de Iron Man (surprise!) déjà parce que c'est mon personnage favori, mais aussi parce qu'il est accompagné de Spider Man que je trouve toujours aussi naif mais courageux (j'adore cette sorte de lien paternel entre Iron Man et lui) et surtout parce que Dr Strange est son autre allié. Voilà un personnage que je qualifierai de central en dehors de Thanos. Dr Strange maitrise la pierre du temps, plutôt indispensable et quelque chose me dit que le Dr sait quelque chose que nous, nous ne savons pas encore mais qui sera crucial pour la suite.

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J'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver le duo Vision/ Scarlet Witch qui fonctionne plutôt bien ici, tandis que Thor nous montre enfin sa véritable nature de dieu de la foudre. J'ai toujours plus de réticence avec l'équipe de Captain América mais je dois dire que j'ai apprécié leur voyage au Wakanda qui se révèle être un lieu de haute technologie. Les Avengers sont peut être encore démunis face à Thanos mais ils ont les moyens, juste qu'il faut trouver comment les mettre en place. 

Et donc, si le scénario reste captivant, jusqu'à une fin des plus horrible, vous donnant envie de vous arracher les cheveux ou d'exiger de Marvel de nous donner Avengers 4 sur-le-champ, visuellement c'est grandiose! On voyage sur différentes planètes, chacune ayant sa couleur, son ambiance, les combats sont intenses mais bluffants, c'est juste splendide. Ajoutez à cela une bande son bien dosée et un humour décapant pour alléger la noirceur du récit et le moment cinéma est exquis. 

Je suis donc ressortie du film extatique, un peu chamboulée mais des questions plein la tête. Je suis une inconditionnelle fan du MCU et ce film est un véritable masterpiece, réussissant l'exploit de réunir un casting de dingue pour nous emmener dans un univers encore plus fou mais diablement addictif.


En bref, ce troisième volet des Avengers et plus globalement ce 19ème film du MCU est une sacrée claque. Réunir autant de personnages autour d'une intrigue plutôt complexe, c'était un pari risqué mais totalement réussi. Infinity War arrive à alterner les moments de réflexion, d'action et de surprise avec brillance. Avec en plus des effets spéciaux magnifiques et un humour bien dosé, on ne voit pas le temps passer, tant on s'en prend plein la vue, stressant également pour l'avenir de nos personnages favoris.

samedi 14 avril 2018

[Cinéma] Ready Player One

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  • Nom: Ready Player One
  • Avec: Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn
  • Genre: Science-fiction
  • Sorti le: 28 mars 2018

2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l'OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l'œuf de Pâques numérique qu'il a pris soin de dissimuler dans l'OASIS. L'appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu'un jeune garçon, Wade Watts, qui n'a pourtant pas le profil d'un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…

Lorsque j'ai vu passer la bande annonce, mon intérêt pour ce film s'est éveillé. Et pour cause, la réalité virtuelle en pleine immersion? C'était fait pour moi, surtout depuis mon coup de coeur pour un certain Sword Art Online basé sur le même concept. J'étais curieuse de voir un autre univers mettre en avant cette technologie et le moins que je puisse dire, c'est que je ne suis pas déçue. 

Ready Player One, c'est le film qui ravira tous les geeks, ceux passionnés par les jeux vidéos mais pas seulement. Avec ses très nombreuses références à la pop culture, le film nous donne la sensation d'être dans le futur tout en ressassant le passé. Pour les nostalgiques du genre, ces clins d'oeil sont géniaux. Pour les non initiés ou les plus jeunes, tout ce concept tombe à l'eau. Ready Player One est à mon sens plutôt adressé à cette génération des années 80 qui comprendront toutes les subtilités. Ainsi, comment ne pas mentionner Retour vers le Futur avec la DeLorean conduite par Parzival et la musique emblématique du film entendue à maintes reprises. Comment ne pas frissonner d'horreur devant la scène issue du film  Shinning du célèbre Stephen King. Il y a tellement de références qu'il me faudrait un article entier pour les énumérer. 

Que dire, c'est savoureux, et apporte une certaine touche d'originalité à cette OASIS, ce monde virtuel splendide qui nous en fait prendre plein les mirettes. Steven Spielberg et son équipe démontrent un talent de dingue tant le travail est soigné, au détail près. C'est coloré, vibrant, vivant, parfait. Il y a un tel contraste avec notre réalité grise et morne qu'on a qu'une seule hâte, se connecter à ce monde particulier. J'étais vraiment curieuse de voir comment les personnages réels se "transformaient" et comment la réalité virtuelle était utilisée. Il faut avouer que le parallélisme est top car même dans le jeu, les personnages sont bel et bien conscients de leur entourage réel. 

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Parlons-en, justement, des personnages, j'ai préféré leur alter ego virtuel qu'à leur réelle personnalité, mais ils restent tout de même attachants. J'ai aimé voir le solitaire Parzival se constituer malgré lui un clan pour résoudre l'énigne des 3 clés et remporter l'easter egg, afin d'assurer la survie du jeu et l'empêcher de tomber dans les mains de l'entreprise IOI. Un méchant plutôt banal si vous voulez mon avis, en quête de millions quitte à sacrifier des vies sans scrupules. Au fond, c'est le gros reproche que je peux faire au film, c'est son fil conducteur un peu mince. 

Ceci étant dit, le rythme est tellement fou qu'on ne s'ennuie pas du tout, priant pour les personnages d'arriver au bout de leur quête. J'ai trouvé le jeu d'acteurs plutôt bon même si Tye Sheridan me semblait parfois moins expressif que son avatar. L'équipe qu'il forme avec ses amis m'a beaucoup plu car très hétéroclite. Et puis, j'ai bien aimé découvrir qui se cachait derrière ses personnages virtuels haut en couleurs. 

Ready Player One, c'est un petit condensé d'action, d'effets visuels grandioses et de références fantastiques à la pop culture. Un film à voir, pour le spectacle qu'il offre et pour toute la nostalgie qu'il transmet. 


En bref, j'ai beaucoup aimé ce film qui, au-delà de la quête du jeu, démontre que la réalité virtuelle peut être plausible. Je nous imagine bien, dans 20 ans, nous projeter dans ces nouveaux mondes pour échapper au nôtre, probablement aussi pauvre et affamé que le 2045 du film. Quant à l'OASIS, j'en ai pris plein les yeux grâce à des effets spéciaux remarquables et aboutis. Un véritable blockbuster américain bien diverstissant avec de nombreuses références à la pop culture qui raviront les plus nostalgiques du genre. 

dimanche 11 février 2018

[Cinéma] Le Labyrinthe 3: Le remède mortel

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  • Nom: Le Labyrinthe 3: Le remède mortel
  • Avec: Dylan O'Brien, Thomas Brodie-Sangster, Kaya Scodelario
  • Genre: Science-fiction
  • Sorti le: 31 janvier 2018 (Belgique), 7 février 2018 (France)

Thomas et les Blocards s’engagent dans une ultime mission, plus dangereuse que jamais. Afin de sauver leurs amis, ils devront pénétrer dans la légendaire et sinueuse Dernière Ville contrôlée par la terrible organisation WICKED. Une cité qui pourrait s’avérer être le plus redoutable des labyrinthes. Seuls les Blocards qui parviendront à en sortir vivants auront une chance d’obtenir les réponses tant recherchées depuis leur réveil au cœur du Labyrinthe.

J'avais très hâte de pouvoir aller au cinéma voir Le remède mortel et pour cause, j'avais lu d'un avis que le film était totalement différent du livre. Une excellente nouvelle pour moi qui n'avait pas du tout apprécié le roman, que j'avais trouvé tordu et sans queue ni tête. 

Le film, quant à lui, offre un fil conducteur bien plus respectable avec un scénario qui tient la route et une fin bien plus cohérente. En général j'aime quand les adaptations de livres restent fidèles, mais il y a des cas, comme celui-ci, où il vaut mieux s'éloigner du support original pour proposer du grand spectacle et quelque chose de plus crédible. 

Crébible à la sauce américaine bien sur. Nous restons dans un blockbuster classique qui nous mène par des scènes d'action à n'en plus finir. Certaines sont tellement prévisibles qu'on en rit, d'autres sont tellement grotesques qu'on lève les yeux au ciel. Malgré tout, j'ai aimé ce rythme effreiné qui ne nous permet aucun répit. C'est prenant et le film défile sous nos yeux à vitesse grand V. 

Le scénario tient donc des grandes lignes du roman. Ce fut pour moi un des points forts du film car il nous offre une meilleure compréhension des enjeux. C'est aussi mieux amené, coordonné et bien que je sois contente que le livre soit un peu oublié, il y a certains passages clés que j'attendais avec impatience, inévitables, qui m'ont émue même si je savais déjà ce qu'il en retournait. Je pense que tout le monde sait à quel moment je fais référence. C'est pour moi LA scène du film, tout en émotion et rage et colère et tristesse. 

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Thomas est aussi bien plus appréciable, plus altruiste, plus humain. Je me rappelle que dans le bouquin, je ne pouvais pas le supporter. Ici, il fait preuve de plus de maturité, il est aussi plus sociable, pensant à ses amis, se battant pour eux. Un gars courageux qui saura reconnaitre ses torts, ceux des autres et les pardonner. Bien évidemment, Thomas ne serait pas ce qu'il est sans ses amis, Newt, Minho et Fryepan pour ne citer qu'eux. Des personnages que j'adore. Du labyrinthe, il ne reste plus grand monde mais on ressent le lien avec tous les blocards. Et comme dirait Newt: "Nous avons commencé cette aventure ensemble, nous la finissons ensemble." L'amitié est donc le centre de cette trilogie, que ce soit entre les Blocards ou les nouveaux comme Brenda et Jorge, totalement plus sympas dans l'adaptation que dans l'oeuvre originale. 

Si dans le premier volume, nous étions un peu à l'âge de pierre, pour ensuite se retrouver sur des terres brulées, ce troisième film est assez violent - comme dirait Newt, encore une fois - et nous catapulte au coeur d'une ville dernier cri, très futuriste avec ses inombrables tours de verre. Le choc est intense mais ce changement totalement bienvenu. Les effets visuels, vous l'imaginez, sont grandioses. On en prend plein la vue. 

Enfin, mention tout de même au jeu d'acteurs que j'ai trouvé très bon, que ce soit Dylan, Thomas, Ki Hong ou Kaya, ils ont tous muris. C'est un plaisir de les revoir tous ensemble, on sent une réelle amitié et c'est pour moi le plus gros point fort de cette trilogie. Ils portent à eux tous toute l'histoire. 


En bref, cette conclusion m'a totalement ravie. Je suis très contente que le film se soit éloigné du roman pour offrir une histoire plus cohérente, moins fantasque et plus humaine. Malgré le côté prévisible du scénario, on en reste pas moins scotché par tant d'action et le temps passe à toute vitesse. Mention spéciale à certains passages très émouvants qui donnent plus de profondeur aux personnages et à l'histoire. Une trilogie bien amenée et qui se termine comme il se doit. 

mardi 16 janvier 2018

[Cinéma] Downsizing

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  • Nom: Downsizing
  • Avec: Matt Damon, Kristen Wiig, Christoph Waltz
  • Genre: Comédie 
  • Sorti le: 10 janvier 2018

Pour lutter contre la surpopulation, des scientifiques mettent au point un processus permettant de réduire les humains à une taille d’environ 12 cm : le "downsizing". Chacun réalise que réduire sa taille est surtout une bonne occasion d’augmenter de façon considérable son niveau de vie. Cette promesse d’un avenir meilleur décide Paul Safranek  et sa femme à abandonner le stress de leur quotidien à Omaha (Nebraska), pour se lancer dans une aventure qui changera leur vie pour toujours.

Hier, par une froide soirée de Janvier, je me suis rendue, en très bonne compagnie, au cinéma pour regarder Downsizing. L’amer sentiment que j’en ai eu à la sortie, c’est celui d’une histoire manquée, une histoire avortée. De l’image du film, au résumé en passant par la bande-annonce, on nous annonce un blockbuster où le potentiel cinématographique atteindrait des sommets. Le premier acte - donc les 30 premières minutes du film - est digne d’un véritable chef-d’œuvre, la science fiction est bel et bien là, nos attentes comblées et notre appétence pour la suite grandissante. 

Toutefois, les motivations premières du film, donc le Downsizing, se perdent complètement par la suite. Ce qui doit être au centre : la réduction de l’être humain, n’est au final qu’un prétexte à une histoire sociale. Le film qui nous émoustille avec ses nombreuses perspectives et ses premières images se détourne subitement de ses origines pour relater une aventure humaine.

Ainsi, malgré la profondeur des rencontres, la drôlerie de certains passages et l’idée transcendante de base, j’ai eu la désagréable impression de m’être fait dupée.  Ne vous attendez pas à une science fiction grandissante, car l’utilisation de la réduction de l’être humain est plus une excuse aguicheuse, que le sujet principal. En revanche, si vous êtes un adepte des comédies de vie alors foncez !
Comme dit le proverbe « L’habit ne fait pas le moine » c’est exactement ce que j’en retire de cette projection. Sous des habits très grands, nous sommes face à une comédie supplémentaire. Le Downsizing s’évapore doucement et Matt Damon avec. Son charisme, son intensité et ses ambitions des premières minutes laissent place à un homme insipide, mou et mielleux.

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De plus, l’utilisation de la miniaturisation pour marquer l’altruisme, le voyage, l’amour et la remise en question m’a vraiment dérangée. Est-on obligé d’être réduit pour avoir accès à cela ? N’y-a-t ‘il pas des choses différentes à traiter quand on évoque la réduction de l’être humain ?
Les proportions du début disparaissent et se transforment en piqûre de rappel et non comme leitmotiv. Où est passé le Matt Damon qui voulait voir sa vie transformée pour quelque chose de meilleur ? Où sont passés les avertissements du monsieur aigri au bar concernant le droit de vote, l’économie mondiale, la dictature ?

La SF aurait donc été pour M.Payne un moyen de mieux montrer les inégalités de notre société ? C’est un film qui ne sait où se placer entre le sujet qu’il met en avant et la réalité cinématographique. Le réalisateur nous lance plein de possibilités extrêmement intéressantes dont aucunes ne sont exploitées.

Mais on peut se demander si tous ces défauts ne sont pas aussi la force du film au final. Toutes ces questions sans réponses conduisent le spectateur à une grande réflexion.  Nous n’en sortons pas entièrement satisfaits, nous en sortons perplexes, pleins de questionnements et nous cessons d’en parler. N’est-ce pas cela force d’un bon film aussi ? Le fait qu’il ne soit pas forcément servi du début à la fin sur un plateau d’argent mais qu’au contraire il nous laisse nombre de fils que l’on peut attraper, imaginer, manier, réinventer encore et encore.


En bref, le film reste bon, il a cette ambiance légère et humaine très ancrée dans la réalité. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une bande annonce mensongère où le réalisateur abandonne son idée principale. La pertinence du récit est incontestable, toutefois Alexander Payne abandonne tout ce qu’il avait introduit et ne tire pas profit de la merveilleuse création de Paul Safranek, jugeant préférable de faire de Downsizing une satire sociale américaine.

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