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mardi 11 avril 2017

A la place du coeur - Saison 2 de Arnaud Cathrine

a la place du coeur

  • Nom: A la place du coeur - Saison 2 de Arnaud Cathrine
  • Lu en: français
  • Pages: 306 pages
  • Sorti le: 23 mars 2017
  • Editeur: Collection R
  • Fiche: présentation officielle

La saison 2 de la série bouleversante d'Arnaud Cathrine. « La fin de l'année 2015 arrive à grands pas. Je me suis souvent demandé ces derniers mois : j'ai quoi à la place du coeur ? À la place du coeur, j'ai toi. » Cette saison est celle de l'éprouvant retour de Caumes à la vie. Il est raconté par son cousin, Niels, depuis la côte Atlantique : tout un été à tenter de sortir Caumes de sa torpeur muette et rageuse. Puis c'est Esther qui prend la parole : elle dont Caumes s'est peu à peu éloigné ; elle dont l'amour ne lâche pas ; elle qui, faute de pouvoir tourner la page, s'est persuadée qu'un après était possible dans ses bras. Mais ces jeunes adultes sont aussi les enfants de novembre, les enfants du Bataclan, du Carillon, du Petit Cambodge. La vie n'a pas fini d'être mise à l'épreuve. La vie n'a pas fini d'être à réinventer.

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Un grand merci à la Collection R pour ce livre.

J'avais beaucoup aimé la première saison d'A la place du cœur, mais alors, ce tome-là a frôlé le coup de cœur. J'ai dévoré l'histoire en moins d'une après-midi tant j'étais absorbée par la vie de Caumes.

Il faut dire que le jeune homme est loin d'être l'innocent et joyeux garçon du premier tome. Il doit faire face au deuil de son meilleur ami, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il voit le fond de très près. J'ai été très touchée par la justesse et la véracité de la plume de l'auteur face au deuil de son personnage principal. Cette façon tellement vraie de retranscrire le vide que laisse une personne que l'on perd, cette envie de se laisser couler sans tenter de remonter. Heureusement pour lui, Caumes peut compter sur Neil et ses amis pour tenter de le ramener dans le monde des vivants.

Ce second tome est très touchant, très bouleversant, je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer, vu la façon dont Caume livre crûment ses sentiments, sa détresse, son besoin d'être compris, ce second volet est encore plus poignant que le premier. Et quelle fin atroce, j'ai vraiment hâte de pouvoir découvrir la saison trois, je suis vraiment curieuse de lire la suite des aventures de Caumes et des autres personnages.

Je vais rester assez vague dans cette chronique puisqu'il s'agit d'un second tome et je ne veux pas vous priver de la découverte, je tiens juste à vous dire que si vous avez aimé le premier tome d' A la place du cœur, vous aimerez encore plus ce second opus. Il est encore meilleur que le premier, toujours dans le style et la plume si particuliers d'Arnaud Catherine, mais c'est ce qui fait une grande partie du charme de cette saga. Lisez ces romans, ils valent vraiment le coup ! 

Chronique rédigée par Olivia


vendredi 7 avril 2017

Opération Pantalon de Cat Clarke

operation pantalon

  • Nom: Opération Pantalon de Cat Clarke
  • Lu en: français
  • Pages: 270 pages
  • Sorti le: 23 mars 2017
  • Editeur: Collection R
  • Fiche: présentation officielle

L'uniforme, oui ! La jupe, non ! Liberté, égalité, pantalon ! Liv (ne l'appelez pas Olivia, il déteste ça) sait depuis toujours qu'il est un garçon et non une fille, mais le règlement très strict de son collège en matière d'uniforme lui interdit de porter un pantalon. Il lui faudra donc porter des jupes. Commence alors l'Opération Pantalon. La seule manière pour Liv d'obtenir ce qu'il veut, c'est de mener la bataille lui-même. Et il ne compte pas seulement changer les règles : il veut changer sa vie, un combat loin d'être gagné d'avance !

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Un grand merci à la Collection R pour ce livre.

Je ne suis pas une grande fan de Cat Clarke, mais il est vrai que depuis quelque temps, je m'intéresse pas mal au sujet transgenre, je trouve que c'est bien de voir une résurgence de thème LGBTQ+ apparaît plus régulièrement dans la littérature, et encore plus dans la jeunesse. Il est important de sensibiliser les plus jeunes. J'ai eu un coup de cœur pour ce fabuleux ouvrage, à la fois plein de bons sentiments et qui invite à la tolérance.

Quoi de mieux pour aborder la question du transgenre, que de passer par l'égalité vestimentaire entre fille et garçon. Car oui, c'est tout le propos du roman, pourquoi en tant que fille devrions-nous être obligée de porter une jupe en guise d'uniforme ?

Ce que nous raconte Cat Clarke, c'est l'histoire de Olivia/Liv qui rêve d'égalité au sein de son école, mais surtout, elle/il revendique son droit à porter un pantalon. Le roman est traité avec tellement de justesse et de réflexion que cela donne un autre aperçu de la question à savoir comment faire, comprendre que la « différence » n'est pas un tabou, comment sensibiliser les plus jeunes de façon à ce qu'ils ne rejettent pas ceux qui ne leur ressemblent pas. Opération pantalon pose d'une très belle façon la question de la tolérance et de l'acceptation. C'est ce que je crois avoir le plus aimé dans cette histoire, pas de mélodrame, pas d'exagération, mais de la réflexion pure et beaucoup, beaucoup de très bons sentiments. Bien sûr, l'auteure a aussi représenté l'homophobie et l'intolérance, mais toujours sans trop forcer sur les traits de ses personnages.

J'ai adoré la plupart des personnages de l'histoire, les mamans d'Olivia/Liv, son adorable petit frère, mais aussi les amis que notre génial personnage principal parvient à se faire, j'adorerais voir ce personnage si fort évoluer, voir comment il sera une fois adulte et quelles seront les batailles qu'il mènera. Opération Pantalon, c'est un roman qui montre que nos convictions valent que l'on se batte pour elles.

Un très gros coup de cœur, totalement inattendu ( ce sont les meilleurs). Je vous recommande franchement cette lecture, et surtout à faire lire au plus jeune pour leur apprendre que l'intolérance vient de l'ignorance et que ce n'est jamais quelque chose de positif ! Ah et n'oubliez pas «  liberté, égalité, Pantalon ! »

Chronique rédigée par Olivia

lundi 3 avril 2017

Le Monstrologue de Rick Yancey

monstrologue

  • Nom: Le Monstrologue de Rick Yancey
  • Lu en: français
  • Pages: 464 pages
  • Sorti le: 19 janvier 2017
  • Editeur: Collection R
  • Fiche: présentation officielle

La peur est parfois notre seule amie. " Voici les secrets que j'ai gardés. La confiance que je n'ai jamais trahie. Mais cela fait aujourd'hui plus de quatre-vingt-dix ans qu'est mort celui qui m'a accordé sa confiance, celui dont j'ai conservé les secrets. Celui qui m'a sauvé... et aussi condamné. " Ainsi commence le journal de Will Henry, jeune apprenti auprès d'un docteur à la spécialité des plus inhabituelles : la chasse aux monstres. Au fil des années passées à ses côtés, Will s'est accoutumé aux visites nocturnes et aux missions périlleuses. Mais lorsqu'une nuit, un pilleur de tombes leur apporte une trouvaille particulièrement macabre, Will et son maître se retrouvent embarqués dans une vertigineuse descente au coeur de l'horreur...

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Un grand merci à la Collection R pour ce livre.

J'ai voulu tenter le genre horrifique avec le Monstrologue de Rick Yancey, après lecture, je me suis rendue compte que ce genre n'était vraiment pas fait pour moi, d'autant plus que j'ai trouvé le roman très gore. Je pense que pour les fans du genre, Le Monstrologue doit être très intéressant, mais moi, j'ai juste fini super angoissée. Je suis une petite chose fragile…

Avec ce roman, j'ai redécouvert la plume de l'auteur qui est très différente de celle qu'il a employé dans sa série post-apocalyptique, beaucoup plus lourde et irrégulière, j'ai trouvé qu'il y avait pas mal de longueurs et que le livre avait du mal à trouver un rythme de croisière. J'ai été assez dégoutée par les descriptions des créatures, cette fois-ci très visuelles. On les imagine sans mal ! 

Il y a pas mal de personnages à cause des récits enchâssés, mais il est un fait, c'est que le personnage principal est très effacé et dans un duo où il passe presque inaperçu c'est, dans un sens, assez compréhensible car Will Henry n'a que douze ans. Par ailleurs, une partie des adultes que côtoie le jeune homme sont vraiment la lie de l'espèce humaine, j'ai été choquée par autant de noirceur.

Je ne lirai pas la suite, parce que clairement, ce n'est pas un récit que j'ai apprécié, parfois, j'étais vraiment plongée dans l'histoire et à d'autres moments totalement à côté. Je pense vraiment qu'il faut être assez fan du genre horreur/gore pour apprécier l'histoire. J'espère marlgré tout que ce livre a trouvé son public. 

Chronique rédigée par Olivia

lundi 12 décembre 2016

Phobos #3 de Victor Dixen

phobos 3

  • Nom: Phobos #3 de Victor Dixen
  • Lu en: français
  • Pages: 624 pages
  • Sorti le: 24 novembre 2016 
  • Editeur: Collection R
  • Fiche: présentation officielle

Fin du programme Genesis dans 1 mois... 1 jour... 1 heure... Ils sont prêts à mentir pour sauver leur peau. Ils sont les douze naufragés de Mars. Ils sont aussi les complices d'un effroyable mensonge. Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre. Elle est prête à mourir pour sauver le monde. Au risque de sa vie, Léonor est déterminée à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps ? Même si le compte à rebours expire, il est trop tard pour renoncer.

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Un grand merci à la Collection R pour l'envoi de ce livre.

 

J'ai eu un presque coup de cœur pour ce troisième tome que je pensais être le dernier. Mais il y a quelques jours, Victor Dixen a confirmé qu'il y aurait un quatrième tome. Je ne vous cache pas que le trois peut se lire comme un final, avec une fin très ouverte, mais une fin quand même. Je pense que je lirais avec plaisir le prochain volume de Phobos.

J'avais moyennement aimé le second tome, mais ce tome 3 a plutôt bien fonctionné sur moi, je reconnais que Victor Dixen a souvent choisi la facilité dans son récit, mais malgré cela l'histoire reste très sympa et il y a toujours cette tension due au suspens. L'intrigue se poursuit et beaucoup de questions trouvent des réponses, mêmes s'il en reste qui attendent encore d'être résolues. Ce troisième opus de Phobos est riche en rebondissements et en révélations chocs.

On le sait maintenant, Victor est un auteur qui ne cache pas son sadisme, il en fait baver à ses lecteurs, mais surtout à ses personnages. Léonor subit beaucoup de choses dans ce tome, surtout vers la fin où tout s'enchaîne, j'en suis restée sur les fesses. J'ai trouvé que le final était vraiment grandiose, on ne le voit absolument pas arriver, il y a énormément d'éléments du récit que je n'avais pas vu venir. Le mot qui résumerait bien mon état dans la fin de Phobos, c'est la surprise, et un peu d'imcompréhension du à la rapidité de l'enchainement des faits.

La fin du tome est très frustrante, tout comme chaque fin dans cette série, mais du coup, cela se comprend vu qu'il y aura une suite. Je suis curieuse de voir ce qu'il va bien pouvoir nous offrir étant donné que pour moi le trois pouvait vraiment servir de fin. Je sais que je me répète, mais cette annonce d'un quatrième tome ma totalement prise au dépourvu.

Avec ma légère déception du second tome, je ne m'attendais absolument pas à autant aimer ce troisième Phobos. Je n'ai pas vu les 620 pages passer tant j'étais happée par la force du récit. La plume de Victor est toujours aussi efficace. Et puis, petit coup de cœur pour cette magnifique couverture qui colle encore mieux que les deux premières à l'histoire.

J'ai passé un formidable moment et je vous recommande très fortement ce tome ! Par contre, je vous conseille absolument de lire les origines avant de vous lancer dans ce troisième opus, pour la bonne et simple raison que certains éléments de l'histoire renvoient à des séquences de Phobos Origine.

Chronique rédigée par Olivia.

mardi 1 novembre 2016

The Outliers de Kimberly McCreight

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  • Nom: The Outliers de Kimberly McCreight
  • Lu en: français
  • Pages: 384 pages
  • Sorti le: 20 octobre 2016 
  • Editeur: Collection R
  • VO: paru sous le nom The Outliers en mai 2016

Un conseil: suivez votre instinct. Tout commence par un texto : Wylie, stp, j'ai besoin de ton aide. Cassie a disparu et ses SMS laissent craindre le pire à son amie... Qu'est-elle partie faire dans les denses forêts du Maine ? A-t-elle été kidnappée ? Est-elle en danger de mort ? Aidée de Jasper, le petit ami de Cassie, Wylie surmonte son agoraphobie pour se lancer à sa recherche. Mais son mauvais pressentiment ne faiblit pas, loin de là : et si de bien plus noirs secrets se cachaient derrière la disparition de Cassie ? Des secrets à même de bouleverser l'équilibre du monde ?

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Un grand merci à la Collection R pour l'envoi de ce livre.

Après ce que j'avais entendu sur Outliers, j'avais un peu peur de le commencer. Mais j'ai été agréablement surprise par cette lecture qui s'avère être une plutôt bonne découverte. J'ai été surprise d'autant adhérer à ce thriller YA, d'autant plus que c'est un genre que je ne porte pas forcément dans mon cœur. Mais la couverture m'a tellement accroché que je devais le lire !

Dans l'ensemble l'histoire est bien ficelée et assez captivante, je n'ai pas vu les chapitres passer ! Ça se lit vraiment très vite. Pour tout dire, il m'a fallut moins d'une après midi pour le dévorer tellement j'ai été embarquée par ce récit.

Les personnages sont intéressants et plaisants, bien qu'un peu trop simples à mon goût, j'aime les personnalités complexes. On apprend très peu de choses sur eux au fil du roman mais malgré cela, on s'attache facilement. Je me suis assez bien identifiée à Weslie, surtout dans sa façon de se voir par rapport au regard des autres. C'est le genre de personnages avec de vraies angoisses que l'on croise rarement mais dans lequel on se reconnaît parfaitement.

J'ai été franchement surprise par le Plot Twist que je ne voyais absolument pas venir, même si au départ je l'ai trouvé un peu tiré par les cheveux. J'ai fini par vite y adhérer. Outliers est typiquement le genre de livre ou il faut entrer sans apriori, sinon vous passez à côté de votre lecture.

Par ailleurs, je ne m'attendait pas du tout à ce que le côté Road Trip du roman m'attire autant, j'ai souvent été déçu par cette aspect là dans mes précédentes lectures. Mais pas du tout dans Outliers, le Road Trip est vivant, bourré d'action. On retient son souffle du début à la fin.

Du coup, cette lecture est une excellente découverte, malgré le fait qu'elle avait une assez mauvaise notation sur le réseau goodreads, je n'attendais pas grand chose et j'ai finalement passé un bon moment avec cette petite nouveauté de la collection R.

Chronique rédigée par Olivia.


lundi 26 septembre 2016

A la place du coeur de Arnaud Cathrine

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  • Nom: A la place du coeur de Arnaud Cathrine
  • Lu en: français
  • Pages: 350 pages
  • Sorti le: 22 septembre 2016
  • Editeur: Collection R

Six jours dans la vie de Caumes qui vit son premier amour.
Six jours de janvier 2015 où la France bascule dans l'effroi.

Ce soir, Caumes a 17 ans et attend le déluge. Il ne sait qu'une chose : à la fin de l'année, il quittera sa ville natale pour rejoindre son frère aîné à Paris. Paris, la ville rêvée. Ce soir, Caumes a 17 ans et attend aussi le miracle qui, à son grand étonnement, survient : Esther – sujet de tous ses fantasmes – se décide enfin à lui adresser plus de trois mots, à le regarder droit dans les yeux et à laisser deviner un « plus si affinités »...
Nous sommes le mardi 6 janvier 2015 et le monde de Caumes bascule : le premier amour s'annonce et la perspective obsédante de la « première fois ». Sauf que le lendemain, c'est la France qui bascule à son tour : deux terroristes forcent l'entrée du journal Charlie Hebdo et font onze victimes...
À la place du coeur, c'est ça : une semaine, jour après jour, et quasiment heure par heure, à vivre une passion sauvageonne et exaltante ; mais une semaine également rivée sur les écrans à tenter de mesurer l'horreur à l'oeuvre, à tenter de ne pas confondre l'information en flux continu avec un thriller télé de plus. Comment l'amour (qui, par définition, postule que « le monde peut bien s'écrouler ») cohabite-t-il avec la mort en marche ? Comment faire tenir ça dans un seul corps, dans une seule conscience ? Comment respirer à fond le parfum de la fille qu'on aime et comprendre, dans le même temps, que le monde qui nous attend est à terre ?

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Un grand merci à la Collection R pour l'envoi de ce livre.

Quand j'ai su de quoi parlait A la place du cœur, j'ai eu un peu peur. Pourquoi ? Parce que je ne savais pas comment j'allais revivre les attentats de Charlie Hebdo. Vivant presque dans Paris, j'ai difficilement vécu ce début janvier. A la place du coeur m'a énormément surpris de ce point de vue.

Ce roman fait ressortir des souvenirs difficiles, sans peine, j'ai revu ces jours de terreurs passer devant mes yeux. Mais ce livre n'est pas que cela, d'une certaine manière Arnaud Cathrine contrebalance ça avec une recherche de la Vie intense. On sent clairement que ses personnages ont le besoin de montrer qu'ils sont vivants. Et quoi de mieux que la découverte de l'amour quand la mort frappe à la porte ?

J'ai énormément de mal à vous donner mon ressenti sur cette lecture, elle était d'une certaine manière très belle, mais aussi très dure. Arnaud Cathrine est un auteur dont la plume frappe plus qu'elle ne caresse, il n'utilise pas de demi-teinte, tout est dans l'instant, le moment présent et l'impact des mots. L'auteur a su rester dans le juste et ne pas en faire trop.

Le personnage de Caumes résume bien toute la dualité de se sentir vivant, il découvre à la fois une chose merveilleuse et une chose horrible. Apparaît ainsi le sentiment de culpabilité, car on ne pense pas trop au mauvais surtout quand le bonheur se trouve à nos côtés. Caumes m'a fait ressentir énormément de choses, j'avais l'impression d'avoir devant moi une vraie personne et non pas un personnage fictif. Caumes est un personnage qui tente de cueillir la vie dans toute son intensité.

Les 70 dernières pages sont celles qui m'ont le plus touchée, elles sont dures, presque plus dures que lorsque l'auteur nous parle des attentats. La fin est tellement frappante, trop frappante, trop criante de réalisme.

J'ai été obligé de lire A la place du coeur en plusieurs fois, tant j'ai été submergée par l'histoire, ce roman m'a fait me rendre compte que je n'étais pas encore tout à fait remise de Charlie. Et que, mon inconscient, lui, y pense. Je ne sais pas si cette chronique vous donnera envie de le lire, mais je pense sincèrement que vous devriez laisser une chance à A la place du cœur.

Chronique rédigée par Olivia.

jeudi 15 septembre 2016

La Sirène de Kiera Cass

la sirène

  • Nom: La Sirène de Kiera Cass
  • Lu en: français
  • Pages: 350 pages
  • Sorti le: 22 septembre 2016
  • Editeur: Collection R
  • VO: paru sous le nom The Siren en janvier 2016

Kahlen est une Sirène, vouée à servir son maître l'Océan en poussant les humains à la noyade. Pour cela, elle possède une voix fatale à qui a le malheur de l'entendre. Akinli, lui, est un beau et gentil jeune homme, qui incarne tout ce dont Kahlen a toujours rêvé. Tomber amoureux a beau leur faire courir un grave danger à tous les deux, Kahlen ne parvient pas à garder ses distances. Est-elle prête à tout risquer pour écouter son cœur ?

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~ ENGLISH REVIEW~ 

I was really curious to read Kiera Cass's new book - well her very first book - and I feel disappointed. I think the author has good ideas but like The Selection, the story was superficial. A shame because I loved the mythology about sirens. This was the most interesting point in the book, and I was grateful for it. It kept me going unlike the heroin, Kahlen. I understood the girl and why she is suffering constantly - being a siren is not funny - but well the book was so depressing I didn't want to continue it. I wanted Kahlen to live more normally but the girl is stubborn and it's not her meeting with the charming Akinli who will change things. I liked Akinli and wished seeing him a lot more but Kiera was really focused on Kahlen. Such a pity because the pseudo love story wasn't convincing at all. I didn't appreciate the "soulmate" thing especially when there is nearly nothing between the two young people. The Siren was an sympathetic book with great ideas but with no further developments. Think I wanted more from it but that's it. 

Un grand merci à la Collection R pour l'envoi de ce livre.

J'attendais Kiera Cass au tournant, après sa saga La Sélection. J'étais curieuse de voir ce que l'auteur allait proposer et bien que La Sirène soit en fait son tout premier roman, j'espérais un tout autre style. Malheureusement, l'auteur ne se démarque pas et reste dans ses acquis. 

Mon problème majeur avec Kiera Cass est qu'elle a d'excellentes idées mais elles restent très peu - voire pas du tout - exploitées. La Sirène ne fait pas exception. On tient pourtant là un sujet très intéressant, peu mis en avant dans le YA. Avec la Sirène, Kiera nous fait découvrir une mythologie particulière, amenée de manière originale. C'est incontestablement le point fort du livre et qui m'aura fait tenir tout le long de ma lecture. 

Kahlen, jeune fille issue d'une famille aisée, est en voyage avec ses parents. Alors que la soirée se déroule mal à cause d'intempéries, les membres du bateau sur lequel ils voyagent sont tous inexorablement attirés par l'océan. La noyade semble aussi inévitable qu'inattendue, aussi quand Kahlen plonge, elle entend la voix de l'Océan. Prête à tout pour ne pas mourir si jeune, Kahlen prête allégeance et devient une Sirène. Une vie de servitude commence pour elle, longue et pesante...

Le véritable atout de ce livre est le lien que partage l'Océan et ses Sirènes. Ce dernier semble doté d'une conscience et d'une faim indomptable, qu'il faut contrôler. Afin de rassasier l'Océan, le rôle des Sirènes est de chanter et de provoquer des catastrophes pour attirer des milliers d'âmes au fin fond de l'eau... une tâche horrible et abominable qui pèse sur chaque fille mais en particulier Kahlen qui ne supporte pas cette souffrance et la destruction massive de familles. La jeune femme est alors la proie de nombreux cauchemars et est très déprimée. 

Une dépression qui se fait ressentir sur tout le roman et qui lui donne une atmosphère très lourde. J'avoue avoir été surprise par ce sentiment et je vous conseille d'être dans un état d'esprit plus joyeux à la lecture de cette histoire, pour ne pas déprimer avec Kahlen. Sa souffrance est telle qu'on la ressent puissance 1000 et on a du mal à progresser et à rester positif. D'autant plus que Kiera Cass prend son temps et que le roman est très lent. Il ne se passe pas énormément de choses et l'auteure s'attarde trop sur Kahlen et ses démons intéreurs. 

Un défaut majeur car le reste de l'intrigue reste assez classique. Tentant de rester éloignée de la civilisation au maximum, Kahlen rencontre néanmoins Akinli, un jeune étudiant. C'est un garçon charmant, plein de vie, qui va apporter un peu de lumière et de chaleur à cette histoire le temps de quelques chapitres. Je m'attendais, à la vue du résumé, à une histoire d'amour plus crédible, plus naturelle que celle proposée par Kiera Cass. En effet, Akinli n'est, selon moi, pas assez présent pour nous faire croire au grand amour. C'est un gros reproche que je fais à l'auteure, qui encore une fois accélère les choses importantes dans les 20 dernières pages et qui passe à côté d'un développement plus poussé. J'ai été incapable de m'attacher à Kahlen ou Akinli et encore moins de croire à leur histoire. Dommage car l'auteure n'hésite pas à utiliser les mots "destins" et "âmes soeurs" pour qualifier sa romance. Des mots qui ont pour moi une signification particulière et qui ne peuvent être utilisés sans une bonne raison. 

Malgré une bonne mythologie, je n'ai pas pu me plonger à fond dans cette histoire. Je pense que Kiera Cass tenait là un sujet passionnant qu'elle a traité de manière totalement superficiel. Du gâchis car il y avait beaucoup de potentiel. L'auteure a tendance à se focaliser sur un seul aspect de son roman et négliger le reste pourtant tout aussi important. 

La Sirène est donc pour moi une lecture sympathique aux idées brillantes mais mal exploitées. Il vous fera néanmoins passer un bon moment, le livre se lisant aussi assez vite grâce au style d'écriture fluide et agréable. Un roman qui méritait bien plus mais qui ravira les fans de l'auteur et les amateurs de sirènes!

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La Sirène a fait l'objet d'une lecture commune avec Jessica du blog Alice Neverland. Sans tarder, découvrez son avis sur le livre!

dimanche 24 juillet 2016

In My Mailbox (143)

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Hello! C'est avec plaisir que je reviens en ce dimanche avec un nouvel IMM! J'avais envie de vous le présenter en vidéo, mais faute de temps, ce sera en photos! Alors durant mes vacances, j'ai reçu de très jolies réceptions, tout d'abord de la part de Michel Lafon que je remercie grandement avec Un merci de trop de Carène Ponte et ensuite Seulement si tu en as envie de Bruno Combes. Deux titres dont les résumés m'ont de suite plu, et auxquels j'ai pu m'identifier. J'ai très hâte de les lire dans les prochains jours! 

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La Collection R m'a aussi gâtée avec un colis spécial été! Outre les superbes ENC de La Sirène de Kiera Cass - qui sort fin septembre officiellement - la maison d'édition a rajouté plein de petits goodies pour nous mettre dans l'ambiance estivale! Franchement, j'adore, je suis fan!!!

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Enfin, je termine cet IMM avec un achat perso qui n'est pas du tout livresque! J'ai en effet craqué pour le nouvel album de Jin Akanishi, sorti fin juin: Audio Fashion. Chanté exclusivement (ou presque) en anglais, ce nouvel opus est juste grandiose, musicalement, Jin signe son meilleur album solo!

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lundi 13 juin 2016

Les Origines [Phobos hors série] de Victor Dixen

phobos origines

  • Nom: Phobos, Les Origines de Victor Dixen
  • Lu en: français
  • Pages: 304 pages
  • Sorti le: 2 juin 2016
  • Editeur: Collection R 

Six pionniers en apparence irréprochables.
Six jeunes terriens rongés par leurs secrets.
Six dossiers interdits, qui auraient dû le rester. 


Ils incarnent l'avenir de l'humanité. 
Six garçons doivent être sélectionnés pour le programme Genesis, L'émission de speed-dating la plus folle de l'histoire, Destinée à fonder la première colonie humaine sur Mars. Les élus seront choisis parmi des millions de candidats pour leurs compétences, Leur courage et, bien sûr, leur potentiel de séduction.
Ils dissimulent un lourd passé. 
Le courage suffi t-il pour partir en aller simple vers un monde inconnu ? La peur, la culpabilité ou la folie ne sont-elles pas plus puissantes encore ? Le programme Genesis a-t-il dit toute la vérité aux spectateurs Sur les « héros de l'espace » ?
Ils doivent faire le choix de leur vie, avant qu'il ne soit trop tard.

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Un grand merci à la Collection R pour l'envoi de ce livre.

J'aime beaucoup Phobos pour son univers et la tension qu'a réussi à mettre en place Victor Dixen dans cette série. Pour le coup, j'étais particulièrement curieuse de lire Les Origines, d'en apprendre plus sur les garçons du programme Genesis, car je trouve qu'ils sont trop effacés vis-à-vis des filles. Mais je dois avouer que j'ai été assez déçue par ce hors-série auquel il manquait quelque chose... mais paradoxalement, cela a éveillé ma curiosité concernant les personnages féminins, peut-être qu'elles auront elles aussi leur tome Origines.

La grande raison de ma déception - qui n'est pas non plus immense, Les Origines est sympa - est que je m'attendais à beaucoup plus. Je pensais que j'allais apprendre énormément de choses sur les personnages masculins de Phobos, mais je suis restée sur ma faim pour la bonne et simple raison que j'ai eu l'impression que Victor Dixen ne faisait qu'effleurer le passé de ses protagonistes. Malgré tout, deux histoires m'ont vraiment plu, ce sont celles de Tao et de Samson, sans doute les deux garçons les plus invisibles de l'histoire et pour lesquels je ressentais beaucoup de curiosité. Encore que j'ai trouvé l'histoire de Samson assez cliché, je ne vous dis pas pourquoi parce que se serait du spoil. L'histoire qui m'a le moins intéressée est celle de Marcus, je l'ai vraiment trouvée tirée par les cheveux, surtout sur la fin.

Mon autre petit problème avec ce tome, c'est le fait que j'avais l'impression que c'était des scènes coupées, d'autant plus que Victor Dixen a gardé son concept de Champ/Hors-Champ et On/OFF. Par conséquent, les chapitres étaient très courts et on n'apprenait pas grand-chose des personnages, d'autant plus qu'on finissait par revivre plusieurs mêmes passages, même si les points de vue changeaient. Heureusement, la plume de l'auteur sauve le tout.

Je pense que Les Origines a surtout pour but de faire patienter les fans en attendant le troisième tome, malgré cela, j'ai passé un sympathique moment en compagnie des garçons.  J'aimerais en apprendre davantage sur Kenji et Mozart qui sont depuis le début de l'aventure mes personnages masculins favoris.

Chronique rédigée par Olivia.

vendredi 20 mai 2016

La Couronne [La Sélection #5] de Kiera Cass

la couronne

  • Nom: La Couronne [La Sélection #5] de Kiera Cass
  • Lu en: français
  • Pages: 336 pages
  • Sorti le: 12 mai 2016
  • Editeur: Collection R
  • VO: paru sous le nom The Crown en mai 2016

Il ne doit en rester qu'un.
Vingt ans après la Sélection d'America Singer, et malgré l'abolition des castes, la famille royale d'Illeá doit à nouveau faire face au mécontentement du peuple : l'heure est venue de lancer une nouvelle Sélection. 
Sa mère à l'article de la mort, son père dévasté, il est temps pour la princesse Eadlyn de passer à la vitesse supérieure dans le processus de la Sélection. Encore novice aux jeux de l'amour et du pouvoir, détestée par une partie de l'opinion publique, elle doit pourtant choisir au plus vite son Élite de six prétendants.
Devenir femme, épouse et reine en l'espace de quelques semaines, telle est la lourde tâche qui repose sur les épaules de la princesse. Mais le coeur peut se révéler un précieux allié, pour qui sait l'écouter...

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~ ENGLISH REVIEW~ 

This is the end! And I think it was about time. This last book was nice but really not so much. I never expected a lot from The Selection series and it was the same for The Crown. Kiera Cass offered a cute book, but not very developped. I can say it was even a little rushed. Easy. Maybe boring. There is no surprise, no action, no suspens in this book. This is a cute book where a cute girl find her cute lover. Eadlyn's selection was boring. I though it was just friends hanging out and not a competition. What a shame.... But, I must say I'm happy with the choice Eadlyn made in the end. She's the only character I loved who was developped enough. She grow up, she opened her heart, her evolution was interesting. As for the plot, it was superficial and inconsistant. Kiera Cass had good ideas but she never developped them. It's sad because I always though this series had so much potential for a good romance and a good political game. But The Selection is just a cute series with love and nothing more really. It was nice to read it.

Un grand merci à la Collection R pour l'envoi de ce livre.

Je n'ai jamais eu de grandes attentes concernant la saga La Sélection. Pour moi c'est une série assez superficielle et peu approfondie qui permet de passer un très bon moment détente, sans prise de tête, loin de son quotidien. La Couronne, dernier tome de la Sélection, ne déroge pas à la règle. Il se lit très vite et reste sympathique, sans plus.

J'avoue que j'avais eu un regain d'intérêt avec Eadlyn dans le 4ème tome. Cette jeune femme est contrainte de se soumettre à sa propre Sélection, en plus d'être l'héritière du trône. Cela faisait beaucoup et nous avions découvert un personnage assez difficile, voire exécrable par moment. Cela étant, Eadlyn avait commencé à bien évoluer et je dois dire que l'auteure a pris le soin de continuer sur cette voie. Malgré son caractère, j'ai toujours apprécié cette héroine au fort tempérament. Je l'ai d'autant plus aimée dans ce dernier tome car la jeune femme grandit, mûrit, sort de sa bulle et se rend compte de la réalité. Que les choses ne sont pas toujours comme on l'espère mais qu'on peut tout tenter pour faire les faire changer.

D'un point de vue de la Sélection, l'auteure ne s'est pas trop embêtée. J'ai eu l'impression de suivre une bande de potes et non une compétition. C'était mou, sans saveur et surtout, sans intérêt. Kiera Cass a choisi la solution de facilité pour se débarrasser de la plupart des prétendants en un tour de main. Une petite ligne et c'était réglé. Du coup, il n'y a eu aucun suspens. Personnellement, j'avais deviné le choix d'Eadlyn déjà dans le tome 4 même s'il m'a fallu un moment pour me resituer qui était qui.

Du gâchis qui ne s'arrête pas là car les nouveaux conflits politiques sont à peine effleurés. On en parle et puis c'est tout. L'auteure tenait pourtant un sujet tout à fait intéressant qui avait beaucoup de potentiel. Hélas, beaucoup de bruit pour rien, comme je le disais plus haut, l'intrigue est superficielle au possible. 

Ceci dit, comme je n'en attendais pas énormément, j'ai passé un bon moment. C'est toujours sympa de recroiser tout le petit monde qui a gravité lors de la Sélection d'América. On les sent enracinés à cette histoire et heureusement qu'ils sont là pour apporter un peu de profondeur aux personnages, aux sentiments et liens affectifs. Kiera a également voulu surfer sur une vague un peu plus dramatique, sans succès, le tout étant retombé comme un soufflé. 

En conclusion, un dernier tome ma foi sympathique mais pas folichon pour un franc. La couronne est resté plat, sans action, ni suspens, ni adrénaline, le tout ayant été présenté de manière bien trop facile, prévisible et rapide. Heureusement, les personnages restent très attachants et malgré la superficialité de l'intrigue, on se prend au jeu de les suivre et de les apprécier. Il était temps que la Sélection se clôture, la saga ayant fait le tour de son sujet. Voilà donc une série qui se lit agréablement, pour passer un moment de pur détente.