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lundi 22 avril 2019

La muse des cauchemars [Le faiseur de rêves #2] de Laini Taylor

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  • Nom: La muse des cauchemars [Le faiseur de rêves #2] de Laini Taylor
  • Lu en: français
  • Pages:  628 pages
  • Sorti le: 4 avril 2019
  • Editeur: Lumen Editions
  • VO: paru sous le nom Muse of nightmares en octobre 2018
  • Tome Antérieur: Tome 1

Le rêve comme seul rempart contre la violence du monde. Il est un monde où hommes et femmes naissent avec un don précieux, dont seuls les plus puissants gagnent le droit de se servir en temps utile, mais toujours au nom de l'Empire. A respectivement seize et dix-sept ans, Nova et Kora rêvent du jour tant attendu où des envoyés à la peau bleue viendront enfin les enlever. Alors, seulement, elles pourront accomplir leur véritable destin. Très loin de là, à travers l'espace et le temps, dans la mythique Cité oubliée - qu'après tant d'années, Lazlo Lestrange peut désormais contempler de ses yeux -, retentit une explosion qui fait basculer son monde et celui de Sarai. Leur avenir ne tient désormais plus qu'à un fil, celui que manipule par la seule force de son esprit une enfant cruelle et meurtrie. A la fois plus puissant et plus vulnérable que jamais, le jeune homme va devoir choisir : sauver celle qu'il aime ou bien tous les habitants de la ville interdite jusqu'au dernier. Sans compter qu'un danger plus grave encore menace... Car l'oiseau blanc qui surveille la citadelle depuis toujours veille, et il est grand temps pour lui de passer enfin à l'action. Dieux, monstres, fantômes, mondes étranges et guerre totale, La Muse des cauchemars clôt avec maestria une série aussi poétique que haletante. Qu'on se le tienne pour dit : l'univers de Laini Taylor n'a pas fini de hanter nos rêves...

 

J'avais été emporté par l'étrangeté et l'onirisme du Faiseur de rêves, je suis ravie de découvrir la fin de ce magnifique dyptique, atypique dans son écriture, riche et dense dans son intrigue. 

Ce deuxième tome est tout aussi merveilleux quoique très sombre puisque l'heure est à la vengeance, à la colère et à la guerre... l'oeuvre d'une enfant cruelle qui utilise les vivants comme les morts comme des pantins pour parvenir à ses fins. Le monde de Lazlo qui s'est découvert de nouveaux pouvoirs et celui de Sarai devenue muse des cauchemars et proie de cette enfant meurtrie, va changer, profondément, irrévocablement. 

Au niveau du contenu je ne veux pas trop vous en dire pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte, sachez seulement que j'adore le fond, l'explication mystique de tous les pouvoirs surnaturels et dons, ainsi que l'idée et le concept des dieux. Nous avons toutes les réponses sur le métal précieux, ce matériau façonné par quelques hommes seulement et nommé Le Mésarthium. On découvre la réelle identité de Lazlo Lestrange et c'est très surprenant.

Les Séraphins, l'oeuvre et le destin du Tueur-de-Dieux Eril-Fane, les rejetons des dieux, de nouveaux personnages (deux soeurs)... l'auteure rajoute des choses nouvelles tout en répondant à nos attentes sur l'origine de son univers. Et surtout on comprend l'origine de la malédiction qui s'est abattue sur Désolation. La série se conclut merveilleusement bien.

Un univers mystique, mythologique, métaphorique, onirique et ô combien poétique, marqué par une plume qui inspire sérénité et envoûtement. Le Faiseur de rêves et La Muse des cauchemars, cette duologie est une histoire fantastique, charismatique qui a une âme et dont la délicatesse et la poésie n'ont d'égale que le raffinement de la plume de Laini Taylor.

On est un dans un roman fantasy onirique où l'on nage en plein rêve et peuplé de créatures incroyables : séraphins, anges, dieux, fantômes, papillons, humains mêlant magie, mystères et pouvoirs... La structure du récit dans ce tome 2 avec des flashbacks est tout aussi habile et permet de comprendre énormément de choses sur les personnages. 


En bref, une duologie dont je ressors enchantée, à la fois captivante et unique, riche d'un monde fantasy exceptionnel. Fantômes et magie, pouvoirs et dons, dieux et humains, émotion et romance, innocence et vengeance, et bien plus encore pour nous charmer et créer une expérience de lecture authentique!

chronique_lael


vendredi 19 avril 2019

La cité du ciel de Amy Ewing

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  • Nom: La cité du ciel de Amy Ewing
  • Lu en: français
  • Pages:  447 pages
  • Sorti le: 14 février 2019
  • Editeur: Collection R
  • VO: paru sous le nom The Cerulean en janvier 2019
  • Premier tome d'une duologie

« Dans trois jours, Sera Lighthaven procédera au plus grand acte de foi qu’une Céruléenne puisse accomplir, annonça la grande prêtresse. Elle plongera du promontoire situé dans les jardins Nocturnes et répandra son sang pour rompre le cordon. Elle sera honorée et chérie par nous toutes tandis que nous voyagerons vers notre nouvelle destination. » Sera se sentait comme engourdie. Son cerveau refusait de faire le lien avec ce qu’elle venait d’entendre, comme si la grande prêtresse parlait de quelqu’un d’autre. Nous sommes les Céruléennes, notre sang est magique. Ces mots prirent un sens nouveau et absolument terrifiant à ses oreilles. Son sang allait causer sa mort…

 

Sera, 17 ans vit dans la Cité du ciel. C'est une Céruléenne. Cette cité plane au-dessus d'une planète, là-haut, entre ciel et espace. Elle vit avec ses trois mères dans une société dite matriarcale, contrôlée par la Grande Prêtresse, elle-même tenant son pouvoir d'origine divin de Mère Soleil. Leur société est très ancrée dans la religion et la spiritualité. Mais bientôt, alors que Sera ne connaissait pas sa place ni son rôle dans cette hiérarchie, la Grande Prêtresse la choisit comme Elue. Elle devra se sacrifier, sauter des jardins Nocturnes et couper le lien qui unit la cité à la planète d'accueil, pour permettre aux Céruléennes de voyager et de se choisir une nouvelle planète avec des ressources fraîches et neuves...

Léo et sa soeur Agnès vivent à Kaolin. Si l'un est arrogant et superficiel, l'autre est scientifique, volontaire et courageuse. Tous deux cherchent l'approbation d'un père, homme d'affaires impitoyable. Leela est la meilleure amie de Sera. Elle est gentille et douce et pleure la perte de sa meilleure amie sacrifiée. Tolérante et généreuse, elle est en proie à de violents cauchemars où elle sent que Sera a besoin de son aide. Elle enquête et va découvrir des vérités peu engageantes sur le monde tel qu'elle l'a connu... Ces personnages aux destins différents vont se croiser et nous allons suivre pour chacun d'entre eux, leur évolution. Quel sera le rôle de chacun ? De Sera dont la chute finalement ne s'est pas révélée mortelle à Agnès que j'ai adoré et qui va essayer à son niveau de combattre certaines injustices...

J'ai beaucoup aimé La cité du ciel parce que l'univers est étrange, fantastique et très original. Original dans le sens de l'univers magique quasi mystique mais peut-être pas au niveau du déroulement de l'intrigue ni des personnages et de leur évolution. Il y a des rebondissements auxquels je m'attendais mais lorsqu'on est spécialiste des romans YA je pense que c'est normal d'être moins surpris par des retournements de situation. L'univers est riche et dense, très spirituel et proche des romans dystopiques où les héros se rendent compte qu'on leur a menti et que bien des choses s'avèrent être manipulées.

J'ai adoré Agnès, une jeune fille prometteuse qui a du courage et cherche à créer sa propre voie, quitte à attirer les foudres de son père. Mais de manière générale chaque personnage de cette histoire est intéressant et passionnant à suivre. Pour le coup, une lecture fluide qui m'a bien tenu en haleine et qui m'a emporté dans son monde incertain, onirique, magique et aux multiples ramifications. J'ai aimé certains personnages plus que d'autres comme Agnès et Leela et moins Léo et Sera. Par contre j'ai été agréablement surprise par l'évolution psychologique de Léo. 


En bref, une bonne lecture qui a su me séduire pour son fond onirique, et cette cité du ciel énigmatique, son ambiance teintée de mysticisme, de fantastique et de magie mystérieuse, avec des personnages attachants que l'on a envie de voir évoluer, et son écriture assez fluide et novatrice. 

chronique_lael

mardi 9 avril 2019

La voix des ombres de Frances Hardinge

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  • Nom: La voix des ombres de Frances Hardinge
  • Lu en: français
  • Pages:  512 pages
  • Sorti le: 24 janvier 2019
  • Editeur: Gallimard Jeunesse
  • Tome Unique

La jeune Makepeace avait pourtant appris à se défendre contre les fantômes. Mais aujourd'hui un esprit habite en elle. Il est sauvage, fort, en colère... et il est aussi son seul rempart contre la cruelle dynastie de son père. Dans un pays déchiré par la guerre, Makepeace va devoir faire un choix difficile : la liberté ou la vie.

 

J'avais beaucoup aimé L'Ile aux mensonges, étonnamment conquise et subjuguée par l'ambiance instaurée dans ce livre. Je suis moins séduite par La Voix des ombres car j'ai eu énormément de mal à m'imprégner des personnages. L'ambiance est tout aussi réussie pour ce conte sombre, axé sur le surnaturel mais un fantastique assez glauque et effrayant. Bref je ressors partagée de cette lecture car j'ai lu ce roman sans vraiment m'y attacher.

Je n'ai pas forcément compris le lien avec la guerre civile anglaise du XVIIe siècle... si ce n'est pour servir une violence de certains faits et donner plus d'impact et d'urgence à la situation de Makepeace. Makepeace est maltraitée par sa mère qui décède brutalement suite à une révolte dans la rue. Recueillie par un oncle éloigné, Makepeace a un pouvoir secret : celui de voir les fantômes. En effet parfois quand quelqu'un décède, son esprit s'échappe à la recherche d'un endroit à hanter ou d'une personne. Makepeace détient un espace en elle pouvant recueillir ses défunts mais attention à la possession... L'Ours vient en elle. Il est sauvage, et en colère mais c'est aussi et bizarrement son seul refuge et soutien face à la famille de son père...

Manipulation, malédiction et possession, bienvenue dans les rouages et mécaniques de l'esprit. Et celui de Makepeace est étonnant mais porteur de choses terrifiantes et de mystères. Je vous l'ai dit, je n'ai pas été vraiment attirée ni captivée par ce roman. Je peux simplement vous dire que j'apprécie néanmoins l'écriture de l'auteure, à la fois sombre, spirituelle, métaphorique et immersive. Il y a une bonne ambiance et si vous recherchez une lecture différente, avec un univers de fantômes original et atypique, alors il vous faut lire du Frances Hardinge.

Mais j'ai préféré L'île aux mensonges et le roman que je lis en VO Fawkes. C'est d'autant plus dommage pour moi car la couverture est juste époustouflante et en fait un magnifique livre à avoir dans sa bibliothèque.


En bref, encore une lecture surprenante, pas forcément des plus agréables en ce qui concerne mon expérience mais j'apprécie toujours autant la plume de Frances Hardinge. Ici dans les marais humides d'Angleterre, elle est empreinte de mystères et de secrets à ne pas dévoiler. Le côté fantastique n'étant pas aussi présent que le côté historique, je reste un peu sur ma faim sur ce titre mais je suis néanmoins ravie de cette impression étrange dans laquelle je ferme les dernières pages.

chronique_lael

samedi 6 avril 2019

Roi de cendres de Kayla Ancrum

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  • Nom: Roi de cendres de Kayla Ancrum
  • Lu en: français
  • Pages:  336 pages
  • Sorti le: 20 février 2019
  • Editeur: Milan
  • Premier tome d'une duologie

August et Jack n'ont jamais fait partie du même monde. August est discret, alors que Jack est la star du lycée. Pourtant, tous deux partagent bien des secrets, à commencer par leur amitié qui remonte à l'enfance. Quand Jack semble envahi par des hallucinations inquiétantes, c'est le monde d'August qui s'effondre. Il réagit alors de la seule façon qui lui semble envisageable : en plongeant dans la folie de Jack.

 

Rois de cendres est un roman subtil malgré sa violence. La violence du début de deux arrestations pour acte de vandalisme et pyromanie, violence du monde dans lequel vivent August et Jack, le trafic de drogue, la montée progressive de la folie et des hallucinations de plus en plus immersives, la violence de la relation toxique et nuisible... mais c'est aussi une histoire d'amitié hors norme, atypique et insolite, voire d'une histoire d'amour entre deux êtres qui ne peuvent imaginer vivre séparés l'un de l'autre. C'est un roman choc, qui interpelle, parfois dérange et vous percute, même si pour moi il est écrit avec sensibilité et émotions, avec subtilité et tendresse. 

J'ai trouvé les notes de l'auteure absolument convaincantes et importantes. Chacun à sa manière, August comme Jack manquent d'affection dans leur quotidien respectif et familial. C'est ce manque qui les unit l'un à l'autre. Se créer alors une dépendance fusionnelle entre ces deux personnages. C'est ce que raconte Rois de cendres et comment cette dépendance relationnelle se manifeste concrètement. Puis Jack est victime d'hallucinations et se prend pour le Roi d'osier. Il doit trouver le Bleu merveilleux et part dans des délires dangereux et graves. Que va faire August ? Comment va t-il réagir ?

 Rois de cendres est une lecture différente qui pour ma part m'a beaucoup plu mais que j'ai lu avec un certain détachement et du recul. Il est fort d'un point de vue psychologique et la montée tout en tension, tout en stress rend la lecture pleine de suspense et terriblement addictive. Je l'ai lu quasi d'une traite et je ne pouvais plus m'arrêter. Je me souviens d'avoir eu peur pour ces deux là et me demander jusqu'à quel drame ils vont se rendre compte que leurs actes mèneront vers l'impasse.

Mais j'ai été touché aussi, et émue par ce soutien inconditionnel que August apporte à Jack. Comment ils se font du bien mais aussi du mal tous les deux, pourvu qu'ils soient ensemble. L'objet-livre, sa mise en page, les photographies, tout concourt à une expérience littéraire pour mieux s'imprégner de cette histoire unique. C'est intense et toujours troublant... c'est plein de contradictions et de sentiments exacerbés. Ca nous parle d'envies, d'obsessions, de résignations, de négligence, de noirceur et tout ça grandit au fur et à mesure que la folie s'installe dans la tête de Jack. 


En bref, une lecture choc, une lecture passionnante et bluffante qui ne vous laissera pas indifférent tellement la relation entre les deux personnages est forte et fusionnelle. Quand le final arrive et que l'on a toutes les réponses à cette folie, c'est incroyable car on ne s'attendait pas du tout à ça et c'est particulièrement émouvant, de même que les raisons psychologiques invoquées par l'auteure pour décrire cette relation, pourquoi et comment elle est née... Les éditions Milan ont fait fort avec cette publication, non seulement l'objet-livre est splendide et inoubliable mais le contenu l'est tout autant.

chronique_lael

samedi 2 mars 2019

We are young de Cat Clarke

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  • Nom: We are young de Cat Clarke
  • Lu en: français
  • Pages:  360 pages
  • Sorti le: 17 janvier 2019
  • Editeur: Collection R
  • Tome Unique

Le soir même où la mère d’Evan épouse « Breakfast Tim », présentateur vedette de la radio locale, le tout nouveau demi-frère d’Evan, Lewis, est retrouvé inconscient et grièvement blessé. Il est l’unique rescapé d’un terrible accident de voiture. Une tempête médiatique se déchaîne alors et tous les doigts accusateurs sont pointés sur Lewis, jeune toxico solitaire. Tout le monde semble penser que l’accident est lié à une affaire de drogue, mais Evan n’y croit pas une seconde. Aidée par son père journaliste, Harry, elle se met en tête de découvrir ce qui s’est véritablement passé le soir de l’accident. À mesure qu’Evan creuse dans la vie des trois adolescents morts dans le crash, elle va lever le voile sur des vérités dérangeantes et sur un secret qui menace d’anéantir sa famille… ainsi que l’ensemble de la communauté.

 

J'adore les romans de Cat Clarke, je les trouve percutants et addictifs, toujours très bien écrits et proches des préoccupations adolescentes. Je ne savais pas à quoi m'attendre avec We are young mais j'y vais les yeux fermés car pour moi il ne faut pas manquer un Cat Clarke. 

Evan Page est une adolescente de 17 ans, plutôt sérieuse, sauf en ce soir de mariage de sa mère avec son beau-père Tim. Pour faire simple, elle s'envoie en l'air avec un gars qu'elle connaît à peine sans protection. Pourquoi fait-elle ça ? C'est parce qu'elle ne contrôle plus sa vie et disons-le, que sa famille recomposée ne la rend pas heureuse.

La fête est interrompue lorsque le beau-père d'Evan reçoit un appel de l'hôpital. Lewis son fils a eu un grave accident de voiture dont il est le seul survivant. Trois morts, un handicapé dans le coma... une affaire de drogue, d'alcool ? Même si elle a peu d'affinités avec son demi-frère, Evan veut connaître la vérité et je l'ai trouvé attachante et mature parce qu'elle s'investit vraiment pour rétablir la vérité sur Lewis. Que s'est-il passé cette nuit-là ?

 Je ne vous en dis pas plus car comme pour tous les romans de Cat Clarke, il faut les découvrir et découvrir surtout l'intensité de ses intrigues, toujours vives et fortes, parfois chocs comme ici. Et à l'inverse de Girlhood, je n'ai rien vu venir si bien que j'étais totalement prise dans l'ambiance de ce young adult qui file tout en tension dramatique et qui se conclue en une vérité glaçante et pleine d'effroi.

Ce n'est pas joyeux et le thème du deuil est sous-jacent... mais quand tout accuse Lewis et le trafic de drogue, Evan a envie d'avoir des réponses et ce qu'elle découvre est plutôt choquant avec un autre thème encore plus dur à évoquer. Cela n'en fait pas forcément une lecture émouvante car j'ai trouvé que l'auteure rajoutait des éléments d'action, de rebondissements et de petits drames liés au personnage de Tim.

Dans l'ensemble j'ai beaucoup aimé ma lecture. Je n'ai pas forcément accroché à tout l'univers de Evan, son groupe de musique, ses problèmes avec ses amis mais j'ai beaucoup aimé la manière dont elle réfléchit, dont elle s'engage réellement dans la guérison de Lewis. C'est touchant et surprenant venant d'une adolescente comme elle, mais elle montre son côté protecteur même avec son petit frère. 


En bref, We are young est un roman YA efficace et prenant à suivre. L'écriture de Cat Clarke est sans conteste percutante, directe, franche, avec cette force de caractère qui lui est propre. A l'instar de Cruelles et Revanche, c'est que derrière son rythme efficace, addictif et cette incroyable capacité à parler de l'adolescence, il y a beaucoup de profondeur dans ses propos. Une excellente lecture, pas tout à fait le coup de coeur mais c'est dû uniquement au background auquel j'ai peu accroché, sinon les personnages sont bien campés et courageux et les thèmes abordés importants !

chronique_lael


mardi 19 février 2019

Starlight de Cristina Chiperi

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  • Nom: Starlight de Cristina Chiperi
  • Lu en: français
  • Pages:  240 pages
  • Sorti le: 8 novembre 2018
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • Premier tome d'une duologie

Au détour d’un couloir de l’université, Daisy tombe sur celui qu’elle aurait préféré ne plus jamais revoir : Ethan. Ethan, son ex-meilleur ami passionné par les étoiles et les galaxies. Ethan, le responsable du divorce de ses parents. Six ans après, la colère de Daisy n’a pas faibli et la jeune fille est bien décidée à ignorer l’étudiant. Mais son coeur n’est pas du même avis…

 

J'ai reçu Starlight complètement au hasard (appelez ça une erreur de casting) et comme il avait l'air sympa, je me suis lancée à sa découverte. Au début, j'ai plutôt bien accroché à ce roman aux thèmes plutôt intéressants, mais très vite mon intérêt est retombé face à une romance trop simple, brouillonne et peu convaincante.

Ce qu'il faut absolument savoir pour éviter trop d'attentes, c'est qu'il s'agit d'une duologie et que la fin propose un joli cliffhanger qui ne va pas en ravir beaucoup. Ce premier tome est donc tout en superficialité histoire de pouvoir tenir la suite. Je vous avoue que je trouve ça dommage car l'idée d'un one-shot me plaisait bien. 

Parlons peu mais parlons bien, ce que je retiendrai ici, ce sont les thèmes abordés: l'astronomie et la philosophie apportent un gros plus à ce livre, ce qui a réussi à maintenir mon intérêt. J'étais curieuse de découvrir les petites citations, réflexions et autres secrets de l'univers. Bien que ça reste léger et peu aprofondi, j'ai vraiment bien aimé cet aspect et ce concept de réunir ces sujets ensemble. 

Pour le reste, je ne peux pas en dire autant de bien, j'ai trouvé les personnages clichés, leurs liens cousus de fils blancs, des dialogues creux, des réactions immatures...Le seul que j'ai pu supporter c'est Ethan, véritable passionné et ami fidèle. Ce garçon a du potentiel, à contrario de Daisy que j'ai trouvée très centrée sur elle-même, capricieuse et cachotière. Je n'ai pas franchement adhéré à son comportement face à ses amis, elle qui pourtant en a bavé plus jeune. C'est toute l'ironie de l'histoire! 

Un roman très superficiel donc, qui a un certain potentiel mais qui se limite au strict minimum, avec des codes déjà vu des centaines de fois. Cependant, si vous voulez une lecture qui reste agréable, n'hésitez pas à lire Starlight, détente garantie. 


En bref, un roman qui fait passer un bon moment, abordant des thèmes très intéressants comme l'astronomie et la philosophie. C'est pour moi le gros point fort du livre, à contrario de la romance cliché et cousue de fils blancs. J'avoue que je m'étais attendue à un tome unique et à plus de profondeur dans le développement mais attendez-vous à une suite qui, selon moi, ne laisse présager rien de bien folichon.

dimanche 27 janvier 2019

Snow de Danielle Paige

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  • Nom: Snow de Danielle Paige
  • Lu en: français
  • Pages:  374 pages
  • Sorti le: 7 novembre 2018
  • Editeur: Milan
  • Premier tome d'une duologie

Je m'appelle Snow. J'ai 17 ans, et je suis internée dans un hôpital psychiatrique depuis 11 ans. Je suis amoureuse de Bale. J'ai des colères... glaçantes, littéralement glaçantes. Un fou vous dira toujours qu'il n'est pas fou, mais je vous promets que je ne délire pas. En voici la preuve...

 

Attirée par la magnifique couverture et repéré lors de sa sortie en VO, il me semblait idéal de lire Snow en ce mois de janvier, en plus le froid et la neige étaient au rendez-vous. Snow c'est l'histoire d'une jeune adolescente de 17 ans, qui est enfermée dans un hôpital psychiatrique depuis ses 11 ans... ce qui est un peu excessif lorsqu'on songe qu'elle y est depuis son enfance.

Au début du livre, Snow raconte pourquoi elle a été enfermé, choix difficile et nécessaire émanant de sa mère, d'un père inexistant et aux abonnés absents. Snow a des colères... et ses colères sont glaçantes c'est-à-dire qu'elle gèle les gens, les touche ou leur balance de l'air frigorifié. Mais ce qui lui vaut son séjour prolongé c'est que petite, persuadée qu'on l'appelait depuis l'intérieur d'un miroir, elle se fracassa dessus en tentant de le traverser. Rien qui n'effraie le pyromane Bale qui depuis qu'il l'a embrassé a totalement perdu le contrôle de lui-même. 

On navigue un peu dans une sorte de Shutter Island... le lieu fait froid dans le dos. Il s'agit d'un hôpital psychiatrique pas très accueillant qui apparemment n'aide pas plus que ça les pensionnaires. Snow n'a pas l'air vraiment folle. On ne sait pas si c'est de la folie ou si elle est parfaitement lucide mais dès le départ, on devine aisément qu'en fait elle est parfaitement saine d'esprit mais dotée de pouvoirs surréels. Snow c'est l'adolescente à qui il arrive des choses extraordinaires comme ce garçon qu'elle croise dans ses rêves et qui lui parle d'un autre royaume dont elle serait l'héritière princesse.  

A partir de là, on pense à la Reine des Neiges en version initiatique... 

J'ai adoré toute cette première partie qui jongle entre folie ou pouvoirs extraordinaires. On fait la connaissance de l'héroïne un brin sarcastique sur sa situation et on essaie de deviner si tout ça est réel, si elle est folle, si elle rêve de ce mystérieux jeune homme qui l'invite à traverser un miroir de glace. C'est plein de suspense, un peu sombre, totalement addictif mais lorsqu'on bascule dans l'autre partie du livre à savoir lorsque Snow se retrouve de l'autre côté et rencontre la Sorcière des Flots, d'autres personnages et découvre ses véritables origines... je suis un peu partagée.

Tout le côté conte et récit merveilleux est assez bien mené mais il y a trop d'épreuves, trop de passages longs, trop de retours en arrière. Pourtant Snow a un vrai but : déjouer les plans du Roi des Neiges son père et retrouver Bale le soi-disant amour de sa vie (sauf qu'elle va en embrasser ou se laisser embrasser par deux autres donc ses sentiments sont quelque peu fluctuants!). 

Je vous avoue avoir totalement décroché vers la fin... même si l'intrigue se tient bien. Pour moi l'auteure aurait dû alléger ses "faux" rebondissements pour créer quelque chose de plus captivant et de moins lourd au niveau du contenu. Trop de détours, trop d'intrigues sentimentales, pour une fin ouverte qui plus est, qui ne m'a pas totalement convaincue... 


En bref, un univers merveilleux et fantastique très bien amené par le biais du thème de la folie et du miroir... une entrée en matière excellente et captivante qui m'a tenu en haleine. L'entrée dans l'autre royaume et les clins d'oeil à la Reine des Neiges sont bienvenus également mais trop de longueurs et de pseudo romance viennent essouffler une intrigue qui ne manque parfois pas d'actions et de rebondissements. J'ai bien aimé mais je reste partagée !

chronique_lael

vendredi 18 janvier 2019

Fleurir [Puisque c'est ma rose #2] de Jade River

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  • Nom: Fleurir [Puisque c'est ma rose #2] de Jade River
  • Lu en: français
  • Pages: 570 pages
  • Sorti le: 14 janvier 2019
  • Editeur: MxMBookmark - Collection Infinity
  • Tomes antérieur: Tome 1 

La fin de l'année scolaire approche, Abby et Arthur seront bientôt séparés. Mais si le départ de la jeune fille en Irlande se précise, ses préparatifs sont perturbés par les mensonges et les secrets qui l'entourent, par la mystérieuse voiture qui la suit depuis des mois et par son ami Noah, dont les décisions nocives l'affectent. Elle se voit également contrainte de composer avec Ophélie, qui menace de révéler au grand jour sa relation avec Arthur. Prise dans ce tourbillon, Abby se bat, suivant ses convictions et ses envies, peu importe les conséquences. Mais comment trouver sa voie lorsque la voix des autres nous étouffe ?

 

Le premier tome avait été un énorme coup de coeur. J'avais vibré avec les personnages, si attachants. C'est tout naturellement que j'attendais de lire cette suite et des que je l'ai reçue, je n'ai pas attendu pour le dévorer. Malheureusement, je dois admettre que je suis un peu déçue. 

Parlons peu, mais parlons bien, ce qui m'a franchement déplu dans le roman, c'est toute l'ambiance très pesante. Jade River aborde beaucoup de sujets sensibles et délicats - et pour ça, je lui tire mon chapeau car cela reste très intéressant et tout à fait crédible et actuel - mais le récit est considérablement alourdi par une atmosphère déprimante. La pauvre Aby n'en mène pas large, et alors qu'elle se débattait déjà avec des sentiments interdits pour son professeur, elle est loin de s'imaginer toute la misère qui l'attend encore. 

En soi, je ne reproche pas à l'auteure d'avoir abordé ces sujets très difficiles, ils sont d'actualité et chacun a déjà peut-être pu y être confronté de près ou de loin dans sa vie. C'est la manière dont tout cela est amené. C'est très lourd et on se demande sincèrement quand est ce que ça va s'arrêter. A un moment, je n'avais qu'une hâte, c'était de finir le roman. Je me sentais trop écrasée par les épreuves des personnages. J'avais perdu cet attrait que j'avais ressenti dans le premier tome, et le côté addictif, mystérieux et interdit de la romance a, pour moi, complètement disparu dans cette suite.

En effet, on s'éloigne vraiment du sujet principal qu'est la romance interdite entre Aby et Arthur. Même si dans le premier tome, Jade River aborde déjà des sujets sensibles, il m'avait semblé que les deux personnages étaient son point central. Or ici, avec Fleurir, on s'éparpille un peu, l'attention est focalisée sur d'autres, en particulier Noah, au détriment de la relation Aby/Arthur. Même l'histoire du beau professeur, pourtant peu anodine, n'a pas réussi à me toucher autant. C'est comme si Arthur s'était effacé. Du coup, j'ai trouvé que le lien entre Aby et lui perdait de sa superbe. 

Je suis donc très peinée de ne pas avoir apprécié cette lecture comme je m'y attendais. L'épilogue n'a malheureusement pas su me réconcilier avec le reste, l'espoir et la lumière arrivants trop tard selon moi. Je pense retenir de ce dyptique principalement le premier tome que j'avais trouvé magnifique et plus léger. Ceci étant dit, Jade River ayant une très belle plume, je continuerai à suivre ses prochains écrits car je suis certaine qu'elle nous livrera encore de belles histoires!


En bref, une suite et fin un peu en demi-teinte pour moi. Si j'ai apprécié les risques pris par l'auteure d'aborder tous ces sujets difficiles, j'ai trouvé que l'ambiance en prenait sacrément un coup, rendant le récit lourd et déprimant. Je suis assez peinée de le dire, mais j'avais hâte de le terminer. Je n'ai pas retrouvé ce côté adictif du premier qui entourait la relation de Aby et Arthur, Jade River ayant privilégié d'autres aspects dans son livre. J'ai eu la sensation qu'on s'éloignait du sujet principal pour y revenir un peu trop vite sur la fin. Globalement, c'est un dyptique que je conseille, mais j'avais espéré un peu plus de cette suite.

jeudi 17 janvier 2019

De brume, De métal et De cendre de Gwendolyn Clare

de brume

  • Nom: De brume, De métal et De cendre de Gwendolyn Clare
  • Lu en: français
  • Pages:  480 pages
  • Sorti le: 17 janvier 2019
  • Editeur: Lumen
  • Tome Antérieur: Tome 1

Et si on pouvait vraiment créer un monde avec de l'encre et du papier ? En s'armant d'encre et de papier, il est désormais possible de voir naître sous ses doigts des univers entiers. Il suffit, pour accomplir ce miracle, de respecter les règles complexes d'une discipline toute récente, la scriptologie. Elsa est l'un de ces nouveaux savants aux pouvoirs vertigineux. Quand elle découvre avec stupeur que sa mère a mis au point un livre capable de modifier le monde réel, elle n'a plus qu'une idée en tête : récupérer ce dangereux ouvrage avant que ne survienne un drame irréparable. Mais il est déjà trop tard... Non content de la trahir, Leo, l'ami le plus cher d'Elsa, s'est emparé du précieux livre-monde pour le remettre à son père, le terrible Garibaldi. Ce fou furieux entend bien unifier l'Italie, quel qu'en soit le prix. Dès lors, il ne reste plus qu'un espoir à la jeune fille – et à l'humanité tout entière : celui que ses ennemis échouent à déchiffrer le manuscrit qui pourrait bien réduire à néant la planète... Saura-t-elle réparer par l'écriture un monde devenu fou ? Une multitude d'univers créés de toutes pièces entrent en collision dans ce deuxième et dernier tome de la duologie. Passé tragique et ténébreuses conspirations, univers de poche et armes ultimes : suivez cette héroïne armée d'encre et de papier à travers une ribambelle de mondes réels et inventés !

 

J'avais bien aimé le premier tome D'encre, de verre et d'acier avec un univers fantastique original et accrocheur, celui de la formation de mondes parallèles grâce à des pouvoirs scriptologiques. Un peu à la manière d'un Coeur d'encre de Cornelia Funke, les personnages évoluaient dans un monde parallèle, appelé Veldane. Mais suite à un complot, Jumi, la mère de Elsa se fait kidnapper avec le livre-monde. Elsa est contrainte de fuir son univers pour aller dans notre réalité, en Italie et faire appel à de l'aide extérieure. Nous allons suivre Elsa qui est la fille de Jumi, une créatrice d'univers, une scriptologue et nous la retrouvons au début de ce tome 2, dépitée et déçue de la trahison de Leo.

Ce tome 2 et dernier de la duologie est plus axé sur la scriptologie que j'ai adoré car l'auteure étoffe son univers notamment la manière dont on rédige et invente les éléments d'un livre-monde ou méta-livre. Elle donne énormément de détails tous plus intéressants et passionnants les uns que les autres. C'est aussi un roman de réflexion car on suit attentivement les pensées d'Elsa et ses préoccupations qui sont de libérer sa mère, sauver son monde parallèle Veldana, en même temps que le nôtre, tout en déjouant les complots politiques de l'Italie moderne et ceux de Garibaldi, le père de Leo qui veut avoir Elsa sous le coude car c'est une polynathe. Elle décide ainsi de se livrer à Garibaldi, de rentrer dans son jeu afin de mieux le berner et revoler le livre-monde.

On fait des découvertes surprenantes dans ce tome avec pas mal de révélations et d'explications. J'ai adoré la tournure des évènements et la surprise venant de Casa qui apporte son lot de suspense et de rebondissements. On retrouve tous nos personnages préférés dans leurs choix, décisions et même si certains font des erreurs, on est pris d'affection pour eux.

Puis il y a le climat de guerre sous-jacent et dans ce jeu de pouvoir, Elsa est au centre, entre ses sentiments confus pour les frères Leo et Aris et son rôle déterminant dans la destruction du plan de Garibaldi. Loyauté ou amour, devoir ou coeur, quelle voie empruntera-t-elle ? J'ai par contre totalement déchanter sur la fin... le tome est censé être le dernier et je vous avoue que je n'ai rien vu venir. La fin est totalement ouverte et laisse même présager une suite à la fois explosive... cette fin est hallucinante et s'engage pleinement dans le conflit... je suis scotchée et déconfite car du coup je m'attends à une suite.


En bref, un univers sympathique et passionnant, avec des rebondissements, des trahisons, des révélations choc, des réconciliations. On ne s'ennuie pas une seconde et j'ai trouvé que ce tome 2 était bien plus dans l'action pour l'intrigue et extrêmement copieux en termes de description des pouvoirs alchimiques et scriptologiques. Cette suite gagne en maturité et en détails mais je suis un brin décontenancée par cette fin totalement ouverte voire trop qui me laisse sur ma faim...

chronique_lael

lundi 7 janvier 2019

Le prix du sang [Une braise sous la cendre #3] de Sabaa Tahir

une braise T3

  • Nom: Le prix du sang [Une braise sous la cendre #3] de Sabaa Tahir
  • Lu en: français
  • Pages: 570 pages
  • Sorti le: 22 novembre 2018
  • Editeur: Pocket Jeunesse
  • VO: paru sous le nom A reaper at the gates en juin 2018
  • Tomes antérieurs: Tome 1 - Tome 2

Helene Aquilla, la Pie de sang, est assaillie de toute part, elle doit protéger les habitants de l’Empire contre les forces du mal et déjouer les plans de la Commandante. Au même moment, à l’est, Laia cherche à éliminer le terrible Semeur de Nuit et reçoit des menaces inattendues de la part de ses alliés. Quant à Elias Veturius, quelque part entre le monde des morts et celui des vivants, il rejoint les Attrapeurs d’Âmes, sacrifiant sa liberté et son humanité. Au sein de l’Empire et au-delà, la guerre est imminente…

 

J'attendais cette suite avec impatience, et le moins que l'on puisse dire c'est que la barre est toujours aussi haute et que j'ai bien accroché à ma lecture. Sabaa Tahir a du talent et le démontre encore une fois ici.

Des le début on prend ses marques très rapidement. Les événements nous reviennent facilement en mémoire et on prend le rythme avec aisance. J'ai de suite ressenti le côté addictif du bouquin, ce qui fait que j'ai lu les 40% quasiment d'une traite. Le milieu souffre un peu de longueurs, ce qui m'a fait traîner, mais plus j'avançais, plus la fin me tenait, jusqu'à ce que je termine. Un bon dosage donc, qui m'a tenu en haleine tout le long. 

La force de ce troisième tome réside en deux points: son intrigue et ses personnages. Côté intrigue, Sabaa Tahir s'est plus orientée vers la stratégie politique, ce qui n'est pas pour me déplaire, tandis que la magie et le surnaturel s'y joignent sans difficultés. C'est surprenant mais terriblement bien amené, tout coule de source. J'ai été vraiment happée par l'histoire, les révélations arrivants au bon moment, l'action toujours présente. 

Quant aux personnages, ils sont de plus en plus complexes et j'ai aimé les retrouver. Mes préférées ont été La pie de sang et Laia, qui apportent beaucoup de dynamise au roman. La pie de sang s'est révélée être un personnage très attachant, malgré son rôle. Laia, elle, est toujours aussi sensible, mais gagne en maturité. Enfin, Elias, qui a vu sa vie changer. J'avoue que j'ai moins aimé ses chapitres, moins adhéré à ce qu'il est devenu, mais pour l'ensemble de l'histoire, c'était nécessaire. Objectivement, c'est bien pensé, et comme je le disais, tout est tellement maîtrisé, que tous les enchaînements d'événements paraissent naturels. 

Voilà une série qui va crescendo, qui ne s'essoufle pas, au contraire. Je ne peux que saluer l'auteure, qui a fait un travail remarquable sur sa série et j'ai vraiment hâte de lire le dernier tome qui sera forcément très explosif et plein de surprises. 


En bref, un troisième tome toujours aussi addictif que ses prédécesseurs, une intrigue plus stratégique et politique, des révélations intéressantes, le tout écrit avec brillance et intelligence. On sent que Sabaa Tahir maitrise son univers. Malgré quelques longueurs, j'ai beaucoup aimé la tournure des choses ainsi que les personnages. La pie de sang et Laia ont été mes préférées, apportants beaucoup d'action et de dynamisme au roman. Quant à Elias, si je suis un peu déçue de son histoire, elle est néanmoins nécessaire et je suis curieuse de voir son évolution prochaine. Le quatrième et dernier tome s'annonce tout aussi explosif pour un final passionnant.